Haute-Marne

McCormick (Saint-Dizier): trois mois d'incertitude

Brève
14/12/2010

A Saint-Dizier, l'entreprise McCormick (ex-Case) a été mise en cessation de paiement. Le tribunal de commerce a prononcé la liquidation de la société avec poursuite d'activité pour trois mois. Et après ? Personne ne semble savoir.

Les 220 salariés restant sont dans l'incertitude. Au 8 décembre, leurs salaires de novembre n'avaient toujours pas été payés.

Si des patrons ferment ainsi des usines, ce n'est pas parce qu'elles ne sont plus performantes ou parce que les matériels produits sont devenus inutiles. Non, c'est parce que les patrons considèrent que les profits ne sont plus suffisants. Alors, ils retirent leurs capitaux et vont investir ailleurs. Comme cela ils ne perdent rien et font supporter la démence de leur système économique aux travailleurs.

C'est inacceptable.

Champagne-Ardenne

Projet régional de santé: comment gérer la pénurie ?

Brève
14/12/2010

Pour participer à l'élaboration du Projet régional de santé, l'Agence régionale de santé a organisé un débat public. Seulement, le débat ne pouvait pas remettre en cause les économies projetées, et devait être "constructif"...

Être constructif, c'est difficile face à une politique destructrice !

Haute-Marne

Lycée professionnel Blaise Pascal (Saint-Dizier): grève contre la fermeture d'une section

Brève
13/12/2010

Devant le projet annoncé par l'Académie de fermer une section de CAP, l'ensemble du personnel du lycée Blaise Pascal de Saint-Dizier a fait grève lundi 6 décembre. La raison de cette décision est tout bonnement de réaliser coûte que coûte des économies, ce qui n'empêche pas le ministère d'affirmer dans le même temps, avec hypocrisie bien sûr, qu'il faut « revaloriser » les filières CAP qui marchent.

Entre économies et éducation, il faut choisir: c'est ce qu'ont fait tous les personnels du lycée en se mettant en grève.

Ardennes

Ardam-Electrolux Revin : des suppressions de postes dans l’air, mais les travailleurs ne se laisseront pas faire !

Brève
13/12/2010

Les travailleurs d'Ardam-Electrolux de Revin ont multiplié les débrayages et actions depuis l'annonce du transfert d'une partie de la production en Pologne. En 2009, le groupe avait déjà supprimé 82 postes et les travailleurs craignent aujourd'hui une politique de réduction de la production qui vise, à terme, à supprimer les 540 emplois restants. On comprend leur inquiétude quand on connaît les pratiques d'une direction qui s'est déjà illustrée par ce procédé pour fermer le site de Reims en 2004.

Leur colère est d'autant plus justifiée que le groupe Electrolux, numéro deux mondial de l'électroménager, a engrangé en 2009 près de 200 millions d'euros de bénéfice. Par ailleurs, les exonérations de charges dont ils ont bénéficié sont autant de cadeaux aux actionnaires dont les dividendes sont déjà évalués à la hausse pour 2011. La population a récemment manifesté par la signature d'une pétition son soutien aux travailleurs. Leur mobilisation prouve qu'ils ont conscience que les profits accumulés devraient servir à maintenir les emplois et qu'il faut empêcher le patronat et les actionnaires de ruiner une ville ou une région entière.

Reims

Gare de fret : contre la restructuration, les cheminots débrayent.

Brève
10/12/2010

La SNCF vient d'annoncer la suppression d'un tiers des postes de cheminots de la gare de fret. La direction compte restructurer le site de manière à le rendre, dit-elle, encore plus rentable. Peu lui importe d'envoyer ces dix cheminots et leurs familles à l'autre bout de la France. Ce n'est pas une première dans la région puisque la SNCF a fermé la gare de fret d'Epernay en 2006, prétextant une rentabilité insuffisante. Cela fait des années que la SNCF démantèle le transport ferroviaire de marchandises, ou filialise des activités comme elle l'a fait pour la SERNAM. A chaque fois, cela revient à précariser les travailleurs en s'en prenant à leurs conditions de travail ou de rémunération.

Ceci dit, les cheminots de Bétheny ne comptent pas accepter l'avenir qui leur est dessiné par la direction. Ils ont décidé de se mettre en grève dès le vendredi 10 décembre.