Grève des travailleurs sociaux

Une protestation bienvenue

Brève
04/07/2021

Depuis le 24 juin, les travailleurs sociaux  de la Circonscription d’Action Sociale (CAS) de Chaumont  sont en grève, tous les jeudis. Ce mouvement de grève a été lancé par la CGT de la Haute Marne pour dénoncer le sous-effectif et les conditions de travail. Ils pointent en particulier, le non-remplacement des congés maternité et des congés maladie et demandent des embauches.

En fait, cet appel à la grève correspond à un mot d’ordre national et vient souligner que les travailleurs sociaux font eux aussi les frais de la crise et de la politique d’économie du gouvernement.

Et de fait, le CAS de Chaumont qui est censé aider une population de plus en plus fragilisée par la crise se trouve  en sous-effectif permanent, ce qui ne lui permet pas de faire face à toutes les demandes, en matière de protection maternelle et infantile, par exemple, ou de lutte contre l’exclusion. Les travailleurs sociaux refusent donc d’avoir à choisir entre les dossiers et devoir, comme ils le disent eux-mêmes, "prioriser certaines interventions au détriment d’une partie du public ".

Cette protestation qui continue, vient rappeler que les intérêts de tous les travailleurs sont les mêmes et qu’il est plus qu’urgent d’imposer des conditions de travail et de vie dignes, pour tous.

Services civiques

Comment aggraver la précarité en prétendant lutter contre

Brève
24/06/2021

Créé en 2010 par Sarkozy et destiné aux jeunes de 16 à 25 ans, d’une durée d’au moins vingt-quatre heures par semaine pendant six à douze mois, le bénéfice du service civique était à l’origine exclusivement réservé aux associations. En 2015, Hollande a permis aux organismes publics d’y avoir recours, accélérant fortement son développement.

Ses promoteurs présentaient ce dispositif comme un moyen de développer au sein de la jeunesse l’esprit d’engagement au profit de la collectivité et il n’était pas du tout question, assuraient-ils, qu’il serve à combler des postes vacants ou à remplacer des salariés absents. Cet engagement n’a bien sûr pas été respecté, d’autant que les contrôles sont quasiment inexistants. Alors que le gouvernement réduisait le financement des associations et supprimait des emplois dans toutes les administrations publiques, notamment 150 000 emplois aidés sous prétexte qu'ils ne luttaient pas contre la précarité, le service civique est apparu de plus en plus comme un moyen de pallier le manque de moyens et le sous-effectif.

Ainsi, des structures culturelles locales comme la "Villa Andilly" et "le Signe" en Haute-Marne proposent de telles missions sous-payées plutôt que de recruter. Et ce pour des postes pouvant être à responsabilité, et pour lesquels permis B et voiture sont exigés.

Sous prétexte de lutter contre la précarité, le gouvernement a réussi à remplacer des emplois précaires, mais tout de même payés au smic horaire, par des emplois encore plus précaires et moins payés !

Caméras de surveillance

Une fausse impression de sécurité

Brève
12/06/2021

À Langres, en Haute-Marne, un véritable maillage de la ville a été effectué avec des caméras de vidéosurveillance. Au total, 148 caméras sont réparties entre Langres et ses alentours et constituent un réseau de surveillance. La première a été implantée en 2007 et il est question de rénover un réseau considéré comme vieillissant et d’introduire des caméras de nouvelle génération.

Sauf que le fait de mettre des caméras n’empêche pas les trafics. Londres la ville la plus équipée au monde en vidéo surveillance connait toujours autant de trafics et de délinquance.

Faire reculer l’insécurité c’est d’abord faire reculer le chômage et la misère, combattre le désespoir, pas mettre la population sous surveillance et arroser des entreprises en leur ouvrant des marchés juteux.

Palestra (Chaumont)

Privatisation des activités sportives

Brève
12/06/2021

Les associations sportives de Chaumont ont fait part, dans la presse, de la remise en cause de leurs créneaux d’activité au sein de la nouvelle piscine de Palestra.

En fait, le gestionnaire de la piscine, Récréa, étant un privé, il transforme ces activités auparavant assurées par les associations, avec des bénévoles, en activités payantes. Résultat, les cours de natation pour enfants, l’Aquagym et l’Aquabike, ne seront désormais accessibles qu’à une partie de la population, celle qui peut se payer des activités sportives chères.

La privatisation de ces activités est dans le même esprit que la construction de Palestra, un complexe sportif qui même s’il se trouve dans un quartier populaire, est trop cher pour la plupart des habitants du quartier. Les activités sportives qui étaient assurées par des associations n’y ont pas leur place et où la population se trouve privée d’activités. En somme , une nouvelle piscine pour moins de sport et plus de profits !

Conférence Santé pour le Sud Haute-Marne

Une grand-messe pour faire semblant de s'occuper de la Santé

Brève
04/06/2021

boîte de masques périmés distribués en Haute-Marne

Vendredi 28 mai, une conférence a réuni à Chaumont l'ARS, le préfet, des élus et toutes les autorités possibles qui ont un lien avec la Santé. Le constat est sans appel : au moins 15 % des habitants du territoire (et sans doute 25 % à Chaumont) n'ont pas de médecin traitant; il manque des praticiens dans de nombreuses spécialités, notamment des cardiologues, rhumatologues, pneumologues ou anesthésistes.

Après avoir déploré tous ces problèmes, le seul sujet discuté a été comment revenir à l'équilibre financier, car le déficit de l'hôpital de Chaumont est en réalité la seule chose qui préoccupe vraiment les autorités.

Pendant ce temps, dans une structure hospitalière de Haute-Marne, on distribuait aux soignants des masques FFP2 avec une date limite d'utilisation en 2011.

Pour poser un diagnostic sur l'état de la Santé, il suffit de demander aux soignants. Quant au traitement, il est connu : l'argent pour la Santé, pas pour les financiers !