Reims : gestion de la crise

Un bus nommé retour… à la case départ

Brève
03/04/2020

manifestation du 17 décembre 2019 à Paris

Mardi 31 mars, un bus affrété par le CHU de Reims et transportant 8 malades atteints du Covid-19, à destination du CHU de Tours, a reçu l’ordre de rebrousser chemin à mi-parcours. Quelles que soient les circonstances à l’origine de cet incident, manque de coordination entre les services, décisions prises dans l’urgence ou jeu d’influences politiques, ce nouvel aléa démontre surtout à quel point la gestion de la crise sanitaire est catastrophique.

Ces transferts de grands malades, dans des conditions coûteuses en moyens humains, matériels, et périlleuses pour les personnes, sont révoltants. Ils ont beau jeu de se renvoyer la balle alors que, jour après jour, les personnels hospitaliers et les malades paient le prix fort, et de leur vie, l'incurie criminelle de ceux qui nous gouvernent et qui ont fermé des milliers de lits d’hôpital ces dix dernières années. Les manifestants de la Santé scandaient il y a peu « L’État compte ses sous, nous compterons les morts », jamais slogan n’a pris chair de manière si rapide et si violente.

La liste est très longue des comptes que nous aurons à régler à l’issue de cette crise, si nous ne voulons pas en rester… à la case départ.

Reims : gestion de la crise

Comment perdre une bonne occasion de se taire…

Brève
03/04/2020

Mardi 31 mars, un bus affrété par le CHU de Reims et transportant 8 malades atteints du Covid-19, à destination du CHU de Tours, a reçu l’ordre de rebrousser chemin à mi-parcours.

Le maire de Reims, Arnaud Robinet, s’est empressé de mettre en cause une décision politique de la direction générale de la Santé et du cabinet du ministre. On ne connaît pas les tenants et aboutissants de l’échec de ce transport.

Ce qui est sûr, c’est que Arnaud Robinet a la mémoire courte. Il oublie vite ses propres responsabilités. Ainsi, à l’occasion de ses vœux aux personnels du CHU, le 23 janvier dernier, il a été pris à partie par des syndicalistes de la CGT, qui dénonçaient la situation alarmante de cet hôpital public asphyxié par des années de restrictions budgétaires. À l’époque, il défendait la commission médicale d’établissement, rappelant que le projet "d'un nouvel hôpital" était conditionné à des fermetures de lits toujours plus nombreuses.

L'épidémie de coronavirus dans le Grand Est

Une hécatombe dans les Ehpad

Brève
03/04/2020

La grève des aides-soignantes des Opalines à Foucherans dans le Jura en 2017 avait initié un mouvement de protestation contre le manque de personnel dans les Ehpad

L’Agence régionale de la Santé a annoncé que 570 personnes sont décédées dans les Ehpad du Grand Est au 31 mars, au moment où la région dépassait le millier de morts dans les hôpitaux. Selon l’ARS, pas moins de 411 établissements sur 620 seraient touchés par l’épidémie. Le terrible décompte quotidien des morts du Covid 19 commence à prendre en compte toutes ces personnes âgées qui sont décédées du coronavirus dans les Ehpad.

Même s’il est impossible de savoir la cause de chacun de ces décès, les tests de dépistage n’ayant pas été faits dans les Ehpad, le simple fait qu’il y ait 314 morts dans le Haut-Rhin, le département d’où est partie l’épidémie dans la région, montre clairement que la plupart sont décédées du Covid 19.

Le manque de personnel dénoncé par les salariés des Ehpad qui ont fait grève à de multiples reprises est devenu un drame avec l’épidémie qui a aussi frappé les soignants. Sans parler du manque de masques et de tests. C’est le même drame que vivent aussi les Urgences, celui de l’incurie du gouvernement qui ajoute à la catastrophe sanitaire.

Marne

Un préfet préoccupé de la santé... des patrons

Brève
02/04/2020

Le préfet devrait bientôt y installer son bureau

Interpellé par les syndicats sur quelles entreprises seraient indispensables, le préfet a indiqué que sa préoccupation était de poursuivre l'activité économique. En clair : les entreprises doivent rester ouvertes ! Comme partout, le slogan du gouvernement n'est plus "restez chez vous", mais "allez bosser" !

Il en a même rajouté en s'opposant à l'avance à une restriction d'horaires dans les grandes surfaces car "il faut que les consommateurs puissent bricoler".

Après s'être attaquées aux hôpitaux et aux services publics, détruit des stocks de masques, supprimé des lits de réanimation pendant des années, après avoir dit tout et son contraire, maintenant les autorités préfectorales encouragent des entreprises à sortir des productions non-urgentes alors qu'on manque de masques et de respirateurs.

C'est vraiment un art du bricolage totalement irresponsable !

Ardennes, covid-19

Crise économique : ce n’est pas aux travailleurs de payer

Brève
23/03/2020

Avec les fermetures d’usines, certains travailleurs sont mis au chômage partiel, d’autres voient leur mission d’intérim se terminer prématurément, tous se demandent comment leurs familles vont faire pour (sur)vivre pendant les semaines et les mois qui viennent ?

Les 300 milliards d’aides annoncées par Macron pour aider les entreprises ne doivent pas encore servir à engraisser toujours plus les actionnaires ! Ce ne sont pas les patrons mais les travailleurs qui doivent être payés ! Cela, il nous faudra l’imposer collectivement.