Poix-Terron (Ardennes)

SNCF : un accident qui met en lumière les besoins vitaux de personnel supplémentaire

Brève
22/10/2019

L’accident entre le TER et le convoi agricole bloqué sur un passage à niveau vers Poix-Terron a fait 11 blessés dont le conducteur du train. C’est le deuxième accident à un passage à niveau en quelques mois dans la région, le précédent ayant eu lieu près d’Épernay en juillet dernier (voir la brève du 18 juillet).

Le conducteur, aujourd’hui en arrêt, a dû briser la vitre de sa cabine pour s’en extirper et se dépêcher malgré ses blessures de signaler l’accident au train venant en face. Si les caténaires n'avaient pas été arrachées au moment de la collusion, coupant l'alimentation électrique de la ligne, il aurait pu à son tour percuter le premier train, ce qui aurait aggravé le bilan humain de l'accident.

Le conducteur n’a pas pu prévenir les passagers de ce qui se passait, puisque la radio a été rendue inopérante du fait de l’accident. Certains ont alors brisé des vitres pour sortir eux-mêmes du train. Entre le moment de l’impact et l’arrivée des pompiers, il s’est ainsi passé un quart d’heure au cours duquel les passagers n’ont eu aucun secours ni aucune information.

Il n’y avait en effet aucun agent accompagnant les voyageurs dans le train en-dehors du conducteur. Et c’est bien là tout le problème que la direction continue pourtant de nier. Sa politique consistant à supprimer de plus en plus de personnel est criminelle, et les cheminots ont entièrement raison de la dénoncer.

Champagne-Ardenne

TER : ce lundi, les cheminots ne reprennent pas le travail

Brève
22/10/2019

L’accident survenu mercredi 16 octobre au passage à niveau de Saint-Pierre-sur-Vence, a mis en évidence ce que les cheminots ne cessent de dénoncer : le manque de personnel à la SNCF ! (suivre ce lien vers la brève)

Depuis jeudi, des cheminots de la région et de toute la France ont cessé le travail pour réclamer plus de moyens et donc des contrôleurs à bord des trains car il en va de la sécurité de tous.

Les négociations nationales et régionales, qui ont eu lieu ce week-end, ne les ont pas satisfaits. Alors pour eux, ce lundi, c’est toujours : « Arrêt en gare de Champagne-Ardenne ».

Cheminots en colère

Brève
21/10/2019

Une collision à un passage à niveau dans les Ardennes entre un TER et un camion a fait plusieurs blessés le 16 octobre.

Le conducteur du train, seul cheminot présent à bord, a dû faire face à d'incroyables difficultés pour engager les procédures de sécurité afin de faire stopper la circulation aux abords de l'accident, alors qu'il était seul et blessé, tandis que les 70 passagers du train restaient livrés à eux-mêmes après le choc.

Face au silence de la direction de la SNCF, le ras-le-bol face à la dégradation incessante de la sécurité, lié au manque de personnel tant à bord des trains que dans les gares, a provoqué la réaction collective des cheminots. En refusant d'assurer la circulation des trains dans ces conditions, c'est la sécurité de tous, cheminots comme usagers, qu'ils protègent.

Michelin - La Chapelle-Saint-Luc (Aube)

Les travailleurs ne doivent pas payer la casse

Brève
15/10/2019

Sur le site de La Chapelle-Saint-Luc, l’usine où sont produits les pneus agricoles, Michelin a mis en place tout un savant planning de journées de chômage partiel. En gros, nombreux sont les salariés qui chôment les jeudis et vendredis. Ce qui se traduit, de mois en mois, par une diminution des salaires de dizaines voire de centaines d’euros.

Lors de ces journées en activité partielle le salarié ne touche que 70 % du brut de l’horaire effectif. Ce qui signifie que pour chaque journée de 8 heures chômée, au lieu de toucher 100 % des 8h, les travailleurs sont indemnisés de 70 % de 7h10. Les 50 minutes de temps de pause inclues dans le temps de travail ne comptent plus. C’est une double arnaque.

À tout cela, s’est ajouté l’arrêt de l’usine de La Chapelle le mardi 8 octobre pour le reste de la semaine. Une pièce qui casse en préparation à chaud et toute l’usine est arrêtée. Là c’est du chômage technique.
Ce chômage technique va-t-il représenter une perte pour les actionnaires de Michelin ? Certainement pas puisque les salaires de tous ceux en activité partielle vont être pris en charge par l’État. Un État qui veille à éviter aux entreprises toute baisse de ressources même en cas d’arrêt de travail pour des raisons techniques ou en cas de soi-disant difficultés conjoncturelles.

Par contre, pour les ouvriers, cela va encore représenter une baisse de salaire. Nos emplois et nos salaires doivent passer avant les dividendes des actionnaires !

Mémorial Charles-de-Gaulle (Haute-Marne)

Encore une grève chez De Gaulle

Brève
15/10/2019

Huit des douze salariés qui font tourner le site de Colombey-les-Deux-Églises ont débrayé dimanche 29 septembre pour protester contre leurs conditions de travail. Ils étaient 17 à l’ouverture du site en 2008, et ne sont plus que douze (dont deux CDD) aujourd’hui, avec la même amplitude horaire. Résultat : des semaines à 40-42 heures en saison haute, les week-end travaillés, jamais deux jours de repos consécutifs, et tout ça pour 1200 à 1400 euros par mois.

Devant cette première grève de l’histoire du mémorial, la direction a proposé 2 % d’augmentation de salaire dès octobre, mais pour les grévistes, ça n’est bien-sûr pas suffisant. Ils réclament notamment une prime pour les dimanche et jours fériés, la suppression des jours de carence et des congés imposés pendant la fermeture du site, un 13ème mois, et de vraies augmentations de salaires.

En tout cas, les salariés ont pu faire l’expérience que c’est collectivement et par le rapport de forces qu’ils ont contraint la direction à prendre en compte leurs revendications.