Des maisons de champagne assoiffées de profit

Brève
05/03/2019

Près de 300 salariés du champagne ont manifesté devant l’entrepôt des transports Caillot pour dénoncer la sous-traitance, le jeudi 28 février. C’est un emploi sur quatre qui est ainsi sous-traité dans les maisons de champagne avec bien entendu des salaires au rabais et plus de précarité. Au total cela concerne un millier de travailleurs.

Pour de grands groupes comme LVMH, propriété de la plus grande fortune de France, Bernard Arnault, l’affaire est juteuse et ce n’est pas le champagne qui coule à flots mais les profits. Même dans ce secteur du luxe, ce n’est que par le rapport de force que pourront être imposées de meilleurs salaires pour tous !

Sucrerie de Bazancourt

Un jugement bien trop clément

Brève
05/03/2019

Pour leur responsabilité dans la mort de deux ouvriers le 13 mars 2012, le patron de l'entreprise Cristanol qui exploite le site, et celui de l'entreprise sous-traitante, Carrard, qui a recruté les cordistes ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis et 15 000 € d'amende.

Certes, ils sont condamnés, mais c'est une satisfaction bien mince quand on se rappelle qu'un autre ouvrier est mort dans les mêmes circonstances en juin 2017. Pour d'autres faits, on aurait parlé de criminels récidivistes.

Pour la justice aujourd'hui, il est moins grave de sacrifier des ouvriers sur l'autel du profit que, par exemple, d'être arrêté en manifestant pour vivre dignement de son travail.

Sucrerie de Bazancourt

Ouvriers cordistes tués : les patrons condamnés

Brève
04/03/2019

Deux ouvriers cordistes sont morts ensevelis sous des tonnes de sucre à la sucrerie de Bazancourt le 13 mars 2012.

Le jugement vient seulement d'être rendu, 7 ans après. Les deux entreprises concernées (celle exploitant le site et le sous-traitant qui employait les cordistes) ont été condamnées à 100 000 € d'amende, et soumises à un contrôle tous les 6 mois. Les patrons des deux sociétés ont écopé de 15 000 € d'amende et 6 mois de prison avec sursis.

C'est une satisfaction de voir la responsabilité évidente des patrons reconnue par la justice. Mais pour éviter de nouveaux drames, il faudra aller plus loin : s’en prendre à la loi du profit elle même !

"Grand Débat" - Reims

Les Gilets Jaunes sont toujours là

Brève
03/02/2019

Samedi matin 2 février, près de 150 gilets jaunes se sont invités aux portes du gymnase René Tys de Reims où se déroulait le Grand Débat.

« Mascarade ! Enfumage ! Supercherie ! » voilà ce que, à raison, les gilets jaunes pensent de ce « grand débat ». Et les violences policières du week-end dernier viennent encore renforcer leur colère contre ce gouvernement qui prétend écouter mais qui dans le même temps envoie ses forces répressives armées de matraques, de gaz lacrymo, de LBD et de grenades de désencerclement !

« Après le grand débat, on sera encore là ! », visiblement la tentative de diversion de Macron ne prend pas.

 

Reims

Les profs mobilisés ont rejoint les Gilets Jaunes

Brève
03/02/2019

Samedi dès 7h, quelques professeurs, parents et lycéens sont allés rejoindre les gilets jaunes devant les portes du Grand Débat. Ils distribuaient un tract contre les réformes Blanquer dont le but est, sous couvert de réorganisation des filières, de supprimer des moyens dans l’éducation.

Le gouvernement fait des économies sur les services publics de l’éducation, de la santé, du logement… qui servent à tous et fait toujours plus de cadeaux aux gros patrons !

Travailleurs du public, du privé, lycéens, retraités, tous sont touchés par les attaques du gouvernement au service des plus riches, alors c’est tous ensemble qu’il faut faire entendre notre colère pour faire reculer le gouvernement !