Caisse d'épargne Grand Est

550 suppressions d'emplois en vue

Brève
27/01/2019

Il faudra bien lui faire rendre gueule

Les salariés ont appris par la presse la volonté de la direction de supprimer 550 emplois en quatre ans sur les 3010 que comptent les 10 départements de la région Grand Est.

La raison invoquée par la direction de la Caisse d’Épargne est évidemment la "digitalisation", l'informatisation du travail : les clients n'auraient plus besoin de présence humaine puisqu'ils font tout en ligne eux-mêmes.

Outre que nombre de clients se plaignent de cette situation où plus personne n'est là pour les écouter, la véritable raison est à chercher ailleurs : c'est la soif de profit du capital financier.

Les salariés ont exprimé la satisfaction que la transparence s'impose grâce à la presse. Maintenant, ils savent contre quoi se battre et les pouvoirs publics ne pourront plus se cacher. Il faudra bien obliger "l’Écureuil" à lâcher ses noisettes.

Reims

Une arrestation révoltante

Brève
17/01/2019

Une infirmière rémoise est poursuivie par la Justice pour avoir dessiné à la peinture à l’eau un petit coquelicot sur le parvis de la mairie, le 9 novembre dernier, à l'occasion d'un rassemblement écologiste. Son dessin était complété de la mention « on veut des coquelicots, pas de glyphosate ». Suivie par la vidéosurveillance mise en place par la mairie, elle a été interpellée par deux policiers alors qu’elle s’apprêtait à dîner avec sa fille dans un restaurant. Elle a été conduite en garde à vue, sa fille étant laissée livrée à elle-même.

La mairie a porté plainte pour dégradation, et l'affaire suit son cours. Lundi dernier 7 janvier, le procureur a proposé une amende de 500 € et un stage de citoyenneté à ses frais (250 € de plus) pour éviter un procès, ce qu’elle a refusé.

Cette condamnation a évidemment indigné et une protestation officielle a été émise, à laquelle s'est jointe Lutte ouvrière.

On peut trouver des policiers et des juges pour s'acharner de toute la force de leur bêtise sur un coquelicot. On en voit moins s'en prendre à ceux, plus puissants, qui commercialisent des produits provoquant des cancers.

Transport des handicapés (Reims)

C'est pas brillant

Brève
17/01/2019

Depuis le 1er janvier, le transport des handicapés a été confié par le « Grand Reims » (la communauté d'agglomération) à une nouvelle société : « Lucky Star » (Bonne étoile)…

Le moins que l’on puisse dire c’est que de bonne étoile, il n’est pas question que ce soit pour les travailleurs ou les usagers. Pour les premiers, ce sont de nouveaux locaux qui ne répondent pas aux normes et un logiciel de réservation qui ne fonctionne pas correctement. Pour les usagers, ce sont des délais plus longs, des attentes parfois interminables et en prime des locaux de Lucky Star même pas aux normes pour accueillir les personnes à mobilité réduite !

Selon le « Grand Reims », le nouveau prestataire devait amener une plus grande qualité de service et si ce dernier ne s’améliore pas, un changement d’entreprise pourrait intervenir.

Il serait bien plus simple et juste que le « Grand Reims » gère directement ce service public nécessaire au lieu de le confier à la rapacité d’actionnaires privés.

Sucrerie Cristanol (Bazancourt - Marne)

Cordistes tués : 7 ans pour un procès… et un mort de plus !

Brève
16/01/2019

Près de sept ans après la mort de deux ouvriers cordistes dans un silo de la sucrerie Cristanol à Bazancourt, le procès a enfin eu lieu vendredi 11 janvier. Il a révélé de nombreux dysfonctionnements au niveau de la sécurité. La responsabilité de Cristanol a été engagée, de même que celle de l’entreprise de nettoyage Carrard qui agissait en tant que sous-traitant ayant employé ces deux cordistes intérimaires.

Au cours de ce procès, chacun a cherché à nier sa responsabilité en rejetant la faute sur les autres… Cela n’a pas empêché Cristanol de continuer à passer par la sous-traitance. Un nouveau décès a d'ailleurs eu lieu en juin 2017 dans les mêmes circonstances. L'ouvrier avait été une nouvelle fois enseveli sous des tonnes de sucre. Un nouveau procès devrait avoir lieu…

L’attitude des entreprises est irresponsable et conduit à ces drames. Il ne s’agit pas de fatalité mais d’un mépris de la vie des travailleurs.

 

Reims (Marne)

Les lycéens, eux aussi, sont dans la rue

Brève
01/12/2018

Des lycéens ont manifesté dans les rues de Reims ce vendredi matin à l’appel des syndicats UNL et FIDL.

Aux cris de « Macron, t’es foutu, les lycéens sont dans la rue », « Le pouvoir c’est nous », « Non, non, non à la sélection » ou encore « Touche pas à mon prof », plusieurs dizaines de lycéens se sont d’abord retrouvés devant le lycée Jean Jaurès avant de rejoindre le lycée Libergier où les troupes ont vite grossi à plusieurs centaines. En fin de matinée, une partie d’entre eux est allée rejoindre les lycéens du lycée Roosevelt, qui eux avaient fait un blocage la veille, réunissant 200 jeunes.

Avec les réformes en cours ou à venir que ce soit celle de Parcoursup et de la sélection à l’entrée de l’université, les classes surchargées, la réforme du bac, les suppressions de profs ou encore le service national universel, les lycéens ont bien raison de se mobiliser.