Base BA 113 - Saint-Dizier

Une visite qui n’augure rien de bon

Brève
11/03/2021

La ministre des Armées Florence Parly a visité la base BA 113 de Saint-Dizier, en Haute-Marne, vendredi 5 mars. Elle s’est félicitée de voir qu’un plan mis en œuvre l’année dernière, impliquant une collaboration avec le constructeur Dassault, avait permis d'augmenter de 70 à 82 le nombre de Rafales disponibles pour des opérations extérieures comme au Mali ou vendus à des dictatures comme celle d’Arabie Saoudite, troisième client de Dassault.

Quand on sait qu’un seul de ces engins coûte plus de 50 millions d’euros et que le coût d’entretien à l’année de la flotte est évalué à plusieurs centaines de millions d’euros, ça laisse songeur sur les milliards dilapidés par l’Etat français pour satisfaire les profits des Dassault et autres Lagardère. Avec de telles sommes, combien de lits d’hôpitaux, d’écoles, de crèches pourrait-on construire ?

Travailleurs détachés

Intermédiaires condamnés, donneurs d'ordre épargnés

Brève
02/03/2021

Pour effectuer des travaux de bûcheronnage, il est fréquent que les donneurs d'ordre fassent appel à des entreprises sous-traitantes. Les règles sur le travail détaché ont permis que des entreprises se spécialisent dans cette surexploitation des travailleurs. Ainsi, une entreprise vient d'être condamnée à Chaumont pour avoir créé une société roumaine fictive. Elle n’avait aucune activité en Roumanie. Les bûcherons qui venaient travailler en France étaient sous-payés, rémunérés au tarif pratiqué dans leur pays d’origine.

Au tribunal, la société a été condamnée pour travail dissimulé et blanchiment d'argent. Elle doit donc payer une amende et rembourser des cotisations sociales et autres impôts et taxes non payées. En revanche, les salariés exploités n'étaient pas considérés comme victimes et n'ont donc eu aucune indemnisation alors qu'ils ont dû travailler loin de chez eux pour un salaire au-dessous du minimum légal. Quant aux donneurs d’ordre, ils sont passés à travers les radars et la justice ne voit rien à leur reprocher.

Les lois ne sont pas là pour empêcher d'exploiter les travailleurs, qu’ils soient français ou roumains : elles ne servent qu’à donner au grand patronat les moyens d’accroître en toute impunité ses profits.

Agriculture

Les producteurs protestent contre la grande distribution

Brève
27/02/2021

Jeudi 18 février, une « opération coup de poing » a été organisée dans les grandes surfaces de Chaumont, Langres et Saint-Dizier, pour réclamer une « rémunération juste des producteurs » et dénoncer « la baisse des tarifs demandée par la grande distribution lors des négociations commerciales ».

La crise sanitaire n’a pas du tout entamé les profits de la grande distribution. Elle les a même dopés ! Mais les producteurs, eux, sont bien loin d’en avoir bénéficié. Même la loi Egalim, censée garantir aux agriculteurs un revenu décent, n’est pas respectée par les distributeurs.

Les producteurs ont donc bien raison de dénoncer la situation qui leur est faite et de se mobiliser. Ils doivent recevoir sans réserve le soutien de tous les salariés, qui sont aussi les consommateurs à qui la grande distribution impose ses prix.

Finances locales

Baisses des dotations aux collectivités locales

Brève
27/02/2021

Dans plusieurs communes et agglomérations de Haute-Marne, les recettes sont en baisse, notamment parce que l’Etat réduit de plus en plus ses dotations. Ainsi par exemple, dans l’agglomération de Saint-Dizier, la baisse s’élève à 50 000 euros ; dans celle de Chaumont, les autorités annoncent, comme conséquence, des économies sévères sur les services utiles à la collectivité.

Il n’y a pourtant aucune raison pour que ce soit la population qui fasse les frais de ces baisses des dotations de l’Etat. De l’argent, il y en a, dans les caisses du gouvernement. S’il était moins généreux avec les grands groupes capitalistes, il pourrait financer sans problème les dotations aux municipalités et tous les services publics.

Marne

Perrier-Jouët Mumm : Les actionnaires de Pernod-Ricard ivres de profit

Brève
26/02/2021

Le groupe Pernod-Ricard a annoncé son intention de transférer 41 emplois de Perrier-Jouët, à Epernay, chez Mumm, à Reims. Derrière ce projet se cache une volonté de faire encore plus de profits en supprimant au passage des emplois, en imposant le travail en équipe et en alignant au plus bas les rémunérations. C'est avec ces méthodes de rapaces que le groupe a pu engranger 1,6 milliard d'euros de bénéfices et que les actionnaires ont vu leur dividende doubler. Depuis cette annonce, les travailleurs ont multiplié les arrêts de travail pour s’opposer au projet et la mobilisation doit se poursuivre les prochains jours