Guichets SNCF :  Les cheminots s’adressent aux usagers

Echo d'entreprise
16/10/2020

La semaine dernière, les cheminots de Chalindrey ont animé un café rencontre avec les usagers pour dénoncer les conséquences de la suppression de postes à la SNCF. La direction veut en effet rendre les agents polyvalents pour mieux réduire les effectifs en gare comme dans les trains. C’est la même politique de réduction des coûts qui est à l’oeuvre dans les hôpitaux, les écoles et tous les services utiles à la population.

En attendant, l'initiative des cheminots de s’adresser aux usagers, qui sont aussi des travailleurs, est une bonne chose, parce que ce qui est vrai à la SNCF l’est aussi dans les autres secteurs où tout est organisé pour le profit de quelques-uns et non pas pour les services utiles à tous.

Contrecarrer cette politique de profit à tout prix ne pourra se faire que par des luttes d’ensemble qu’il est nécessaire de préparer dès maintenant.

Saint-Gobain, Bayard-sur-Marne :  Débrayage contre les suppressions de postes prévues

Echo d'entreprise
11/10/2020

Saint Gobain compte plusieurs usines dans le Grand Est, dont une de 2 000 salariés à Pont-à-Mousson près de Nancy et une de 200 salariés à Bayard-sur-Marne, en Haute-Marne. L'entreprise a annoncé, il y a plusieurs semaines, vouloir se séparer de 60 % de son capital. Un fonds d'investissements américain et un groupe chinois seraient sur les rangs. Pour l'instant, les salariés ne disposent pas de plus d'informations mais ils ont déjà commencé à se mobiliser pour se défendre.

Se mobiliser à l’avance, sans attendre le résultat d’éventuels pourparlers est en effet la meilleure garantie pour les travailleurs face à la rapacité des patrons et autres financiers.

OPA de Veolia sur Suez :  Débrayage à Saint-Dizier

Echo d'entreprise
03/10/2020

Les salariés de Suez ont manifesté le 22 septembre à Paris, devant le siège d’Engie, pour protester contre le projet d’achat de presque 30% d’Engie, dont Suez est une filiale par le groupe Veolia, qui pourrait entraîner entre 4000 et 4600 emplois. Les salariés de Suez Saint-Dizier ont aussi débrayé pour s’opposer à l’avance à toute attaque et se sont réunis devant l’hôtel de ville.

Dans ce contexte d’attaques spéculatives par des sociétés rapaces, la direction de Suez voit plutôt d’un bon oeil cette résistance des salariés à cette OPA hostile qu’elle refuse aussi, mais les travailleurs ont bien raison de ne compter que sur leur propre résistance collective qui est la seule garantie contre les appétits patronaux.

Troyes :  Petit Bateau : les travailleurs réclament leur dû

Echo d'entreprise
29/09/2020

Lundi 14 septembre, plus de 230 salariés de Petit Bateau ont déposé plainte aux prud’hommes de Troyes contre leur direction. Depuis des années, celle-ci refuse de payer les tickets restaurant, ce qui représente un préjudice d’environ 1100 euros par an. L’accès à un repas bon marché pose le problème plus général de la faiblesse des salaires. À l’usine de Troyes comme au centre logistique de Buchères, les salaires sont souvent proches du minimum, c’est-à-dire loin de ce qui serait nécessaire pour vivre correctement.
La constitution des dossiers de plainte pour obtenir les tickets restaurant a rencontré un succès auquel la direction ne s’attendait probablement pas. Preuve en est, depuis le dépôt, elle essaye de convaincre des salariés, notamment certains cadres, de revenir sur leur plainte. Et certains délégués, qui ont initié le mouvement, sont, comme par hasard, privés de pause.
Pour dissuader du maintien de plainte, la direction de Petit Bateau n’hésite pas à se servir du chantage aux « difficultés » de l’usine. Un équilibre financier fragile ? À d’autres ! Le groupe Rocher, qui possède la marque Petit Bateau, est richissime avec à sa tête Bris Rocher, 43e fortune du pays en 2020. Quant à l’entreprise Petit Bateau elle-même, elle n’a pas hésité à payer des millions pour se séparer de hauts cadres du groupe. Alors de l’argent pour les tickets restaurants et pour augmenter substantiellement les salaires, il y en a dans les coffres du patronat !

Fermeture d’Yto (Saint-Dizier) :  Les salariés attaquent aux prud’hommes

Echo d'entreprise
25/09/2020

L’entreprise Yto, située à Saint-Dizier, est en train de fermer. Plusieurs salariés ont décidé de saisir le tribunal des prud’hommes pour obtenir de véritables indemnités de licenciement. Il faut dire que les indemnités pour ces licenciements sont très inférieures aux précédentes, puisqu’elles n’excèdent pas 15 000 euros.

Sur ce site, les patrons ont démontré qu’ils pouvaient être de toutes les nationalités et penser de la même manière : tirer le maximum de profits avant de se sauver. À une trentaine dans une usine qui a compté jusqu’à 3000 salariés, il n’est sans doute pas possible d’empêcher la fermeture. Mais c’est une bonne nouvelle que les derniers salariés essaient de se défendre, en faisant payer le plus possible le dernier exploiteur en date.

Prime Covid :  Une arme pour diviser les travailleurs

Echo d'entreprise
30/08/2020

Le bloc opératoire de Chaumont est dirigé par la clinique, mais dans les locaux de l’hôpital. Les agents chargés de la désinfection sont des salariés d’une entreprise sous-traitante. Dans les locaux de l’hôpital public, il y a donc deux étages de sociétés privées qui se servent des infrastructures publiques pour faire du profit.

Ces salariés chargés de la désinfection, n’ayant pas le même « statut », n’ont pas eu droit à la même prime Covid. Au lieu des 1500 € annoncés dans les médias, ils n’ont eu en général que 500 €, dont 200 € en bons d’achat ! Bons d’achat qui ne permettaient même pas de faire des courses n’importe où.

Même quand les capitalistes font semblant de faire un cadeau, c’est avant tout pour nous diviser.

Fermeture de magasins Camaïeu :  Une décision inacceptable, des procédés choquants

Echo d'entreprise
29/08/2020

Un plan de restructuration vise Camaieu à l’échelle nationale avec la suppression en France de 487 emplois sur 3 146 et la fermeture de 123 magasins sur 634, dont ceux de Chaumont et de Langres.

Ces licenciements sont d’autant plus inacceptables que les dirigeants n’ont pas hésité à cacher ce qu’il en était de l’avenir des salariés, jusqu’au matin même de l’annonce.

À Chaumont, les salariées n’ont été averties que l'après-midi pour le lendemain, par un message de caisse ! Leur objectif pour la journée leur avait, lui, été transmis comme d’habitude...

Que le groupe Camaïeu se trouve en difficulté, aucun salarié ne peut le vérifier : nous n’avons pas accès aux comptes. Mais de toute manière, c’est le problème des propriétaires et des actionnaires. Les salariés n’ont aucune raison d’en faire les frais.

Fermeture d’Yto (Saint-Dizier) :  Comment le patronat a ruiné une ville

Echo d'entreprise
19/08/2020

Le parking vide devant l'usine Yto fermée

L’usine Yto a fermé ses portes : les 36 derniers salariés ont été licenciés début août.

Ouverte en 1950, cette usine a compté jusqu’à 2800 salariés au début des années 1980. Elle a changé de nom régulièrement : CIMA, puis Case, McCormick, enfin Yto en 2011. Chaque rachat à partir des années 1990 a conduit à des suppressions d’emplois, toujours avec le prétexte de « sauver l’entreprise ». Chaque repreneur a menti, supprimé des emplois et laissé la place au suivant.

Autant d’emplois perdus dans une ville de 25000 habitants, c’est une catastrophe qui a des conséquences dans tous les domaines.

Cora Les Ayvelles, Charleville :  Petite prime sur fond de grands profits

Echo d'entreprise
29/06/2020

Les salariés de Cora ont enfin perçu la prime promise par leur direction. Mais elle a finalement été versée sous forme de prime forfaitaire en fonction du temps de présence : 125 euros par semaine travaillée, s’il n’y a eu aucune absence pour garde d’enfant ou maladie.

Comme si le risque pouvait se calculer au prorata du temps de travail ! Une heure suffit pour être contaminé... Les salariés contraints de rester chez eux pour garde d’enfant ou pour maladie n’ont pas choisi de moins travailler !

Avec le chômage partiel imposé, beaucoup ont vu leurs revenus drastiquement diminuer. Ce prorata est bien mesquin quand on connaît les chiffres d’affaires records réalisés par la grande distribution.

Cette prime, tout le monde devrait la toucher, intégralement et sans condition ! Ce sont d’abord des augmentations de salaire qu’il faut, pas seulement une prime ponctuelle et donnée au compte goutte. Aux travailleurs d’imposer cela collectivement.

Forges de Bologne :  Plan de licenciement déguisé

Echo d'entreprise
28/06/2020

Les organisations syndicales des Forges de Bologne ont informé la presse locale que suite au Comité social et économique (CSE) du 16 juin, la direction avait ouvert la possibilité aux salariés d’une rupture conventionnelle au minimum légal. Il s’agit, ni plus, ni moins d’un plan de licenciement déguisé qui permet à l’entreprise d’alléger l’effectif en évitant les frais d’un plan de licenciements, plus couteux. Une pratique qui a d’ailleurs aussi été mise en œuvre à Bar-sur-Aube.

Au moment même où les pouvoirs publics investissent à sa place, la direction des forges de Bologne fait ainsi la démonstration de ses priorités.