Cora Les Ayvelles, Charleville :  Petite prime sur fond de grands profits

Echo d'entreprise
29/06/2020

Les salariés de Cora ont enfin perçu la prime promise par leur direction. Mais elle a finalement été versée sous forme de prime forfaitaire en fonction du temps de présence : 125 euros par semaine travaillée, s’il n’y a eu aucune absence pour garde d’enfant ou maladie.

Comme si le risque pouvait se calculer au prorata du temps de travail ! Une heure suffit pour être contaminé... Les salariés contraints de rester chez eux pour garde d’enfant ou pour maladie n’ont pas choisi de moins travailler !

Avec le chômage partiel imposé, beaucoup ont vu leurs revenus drastiquement diminuer. Ce prorata est bien mesquin quand on connaît les chiffres d’affaires records réalisés par la grande distribution.

Cette prime, tout le monde devrait la toucher, intégralement et sans condition ! Ce sont d’abord des augmentations de salaire qu’il faut, pas seulement une prime ponctuelle et donnée au compte goutte. Aux travailleurs d’imposer cela collectivement.

Forges de Bologne :  Plan de licenciement déguisé

Echo d'entreprise
28/06/2020

Les organisations syndicales des Forges de Bologne ont informé la presse locale que suite au Comité social et économique (CSE) du 16 juin, la direction avait ouvert la possibilité aux salariés d’une rupture conventionnelle au minimum légal. Il s’agit, ni plus, ni moins d’un plan de licenciement déguisé qui permet à l’entreprise d’alléger l’effectif en évitant les frais d’un plan de licenciements, plus couteux. Une pratique qui a d’ailleurs aussi été mise en œuvre à Bar-sur-Aube.

Au moment même où les pouvoirs publics investissent à sa place, la direction des forges de Bologne fait ainsi la démonstration de ses priorités.

Technipal (Eclaron) :  Fermeture annoncée

Echo d'entreprise
27/06/2020

Mauvaise nouvelle pour la fabrique de palettes d’Eclaron, en Haute-Marne : le déconfinement a été l’occasion d’annoncer la fermeture de l’entreprise. Douze salariés se retrouvent sur le carreau.

C’est le type même de la petite unité fortement dépendante de l’activité de groupes plus gros. Le fonctionnement du capitalisme en crise, pour tous les salariés, c’est une épée de Damoclès au-dessus de la tête en permanence.

Organiser la production et répartir le travail entre tous, et entre toutes les usines existantes sans perte de salaire, est la seule solution pour sauver la peau des travailleurs, de tous les travailleurs, chômeurs, précaires, intérimaires comme CDI.

La Halle (Langres) :  Fierté et solidarité

Echo d'entreprise
27/06/2020

Samedi 20 juin, les quatre salariées de l’enseigne « La Halle », à Langres, se sont affichées « en grève ». L’enseigne est en effet sortie du confinement avec l’annonce de la fermeture de magasins (289 sur 830). Si les salariées de Langres ne sont pas directement visées, elles se sentent concernées, et elles ont raison.

Cette réaction de solidarité de quelques salariées d’un petit magasin a été remarquée et appréciée par de nombreux passants.

Il y a de quoi être fières !

Ferry-Capitain :  Débrayage pour les conditions sanitaires

Echo d'entreprise
10/06/2020

Jeudi 28 mai, des travailleurs de Ferry-Capitain, à Joinville, ont débrayé pour protester contre la pénurie de masques, l’absence de visières transparentes, les douches inaccessibles car vétustes, l’inexistence de plan de circulation dans les ateliers et lieux clos.

La direction, qui aime parler de la cafetière et du four à micro-ondes dans les réunions consacrées à la sécurité, laisse les salariés trop proches les uns des autres sur les postes de travail et dans les vestiaires.

En clair, les patrons sont d’accord pour discuter de tout ce qui ne leur coûte rien. Les travailleurs ont bien raison de ne pas se laisser faire.

Hôpital de Joinville (52) :  Les soignants ne font pas l’aumône

Echo d'entreprise
09/06/2020

Lundi 25 mai, à l’occasion de l’ouverture des négociations dites du « Ségur de la santé », des travailleurs de l’hôpital de Joinville, soutenus par le syndicat Force ouvrière, ont exprimé leur colère. Ils ne croient pas aux belles promesses « faites par le gouvernement » qui laissent penser « que des changements vont s'opérer tant pour le système hospitalier que pour le personnel hospitalier ainsi que pour les patients et résidents. »

Tout ça, c’est du bla-bla et les hospitaliers ne sont pas dupes : ils l’ont affirmé clairement : « des revalorisations de salaires et non des médailles ou des primes! » On ne saurait mieux dire.

Boulangerie de L'Europe, Reims :  Première grève à l'usine

Echo d'entreprise
08/06/2020

Depuis la nuit de dimanche à lundi, les ouvriers de la Boulangerie de l’Europe à Reims (groupe Neuhauser) sont en grève pour obtenir une prime de 1 000 € pour avoir travaillé lors de la période de confinement et contre le retrait d’une prime de productivité. Le mouvement est particulièrement bien suivi puisque plus de 80 % des 95 salariés sont en grève avec un arrêt total de la production et il s’est étendu dans la journée au site de Folschviller en Moselle et le site de Maubeuge devrait embrayer demain.

Les travailleurs sont aussi particulièrement en colère sur leurs conditions de travail car la direction leur a caché un cas de contamination de coronavirus pour ne pas à avoir à supporter le coût d’une désinfection de l’usine.

Derrière le groupe Neuhauser, on retrouve la famille Soufflet, la plus grande fortune de la région Champagne-Ardenne, qui pourtant l’instant ne veut rien céder.

En tout cas, ce qui est certain, c’est que dans cette usine qui n’a jamais connu de grèves depuis 1975, les travailleurs ont le sentiment d’avoir retrouvé leur dignité et la grève se poursuit.

AT France (Troyes) :  Une prime en trompe-l’œil

Echo d'entreprise
06/06/2020

La direction de l’usine des andouillettes de Troyes a annoncé une prime de 100 euros à ceux qui avaient travaillé le jeudi de l’Ascension. Cela fait des années que les salaires sont au plus bas et les primes au minimum de la convention collective. Par contre, pour produire plus avec moins de personnel, les conditions de travail n’ont pas cessé de se dégrader. Même en pleine épidémie de Covid-19, la production ne s’est jamais complètement arrêtée malgré la baisse de débouchés due à la fermeture des restaurants.
Avec cette prime, le patron espère peut-être nous préparer à produire à plein rendement pendant l’été, y compris les samedis. Alors comme ailleurs, il faudra nous battre collectivement pour de vraies augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail.

Petit Bateau (Troyes) :  La semaine de 4 jours passe à la trappe

Echo d'entreprise
06/06/2020

Prenant prétexte de limiter le nombre de masques portés par jour, la direction de Petit Bateau a décidé de changer les horaires à la production depuis la reprise. Des ouvrières qui travaillaient sur 4 jours du lundi au jeudi doivent désormais le faire sur 5, avec des horaires journaliers réduits.
Cela ne fait pas l’affaire de celles qui habitent loin, notamment à proximité des anciens sites Petit Bateau de Virey-sous-Bar (32 km) ou de Tonnerre dans l’Yonne (60 km). Il y a plusieurs années, elles ont été regroupées à leurs dépens sur le site de Troyes avec la maigre « compensation » de ne se déplacer que 4 fois par semaine. C’est 5 allers-retours hebdomadaires à présent.
Un changement provisoire le temps du risque sanitaire, comme l’a présenté la direction ? Faudrait pas qu'elle nous balade trop longtemps !

 

Ardennes CN, Nouzonville :  Si le marché ne décolle pas, ce n'est pas aux travailleurs d'en faire les frais

Echo d'entreprise
03/06/2020

Fabricant de machines-outils, Ardennes CN, essentiellement sous-traitant de l'aéronautique à Nouzonville, est cloué au sol par la crise. En effet, l'activité dans ce secteur ne redécolle pas puisque les grands donneurs d'ordre, Safran et Airbus, ne prévoient pas de relancer leurs commandes avant 2022.

Le patron a su user de toutes les largesses de l'État : prêts garantis et paiement des salaires. Mais pour les travailleurs, les salaires ont été amputés de 15 % pendant la période de chômage partiel et aujourd'hui seulement un quart d'entre eux ont repris le travail.

Ce n'est pas aux travailleurs de payer le ralentissement de l'économie lié à cette crise. Si les commandes baissent et que l'activité se réduit, il faut réduire les cadences et le temps de travail tout en maintenant les salaires. Il faut répartir le travail entre tous sans perte de salaire. Pour cela, il faudrait aller récupérer l'argent là où il est : dans les coffres-forts des entreprises du CAC.

En 2019, les donneurs d'ordre Safran et Airbus ont respectivement réalisé un bénéfice de 2,5 et 6,9 milliards d'euros : voilà de quoi assurer les emplois et les salaires !