Mécanyvois, Carignan, Ardennes

De Carignan à Casablanca, de Tunis à Porto, un même capitalisme à combattre

Echo d'entreprise
25/05/2020

Mécanyvois, entreprise familiale fondée à Carignan, « fleuron français » de l’outillage aéronautique, fournisseur d’Airbus, Bombardier, Dassault ... est devenue un groupe international, d’abord en s’implantant en zone franche, en Tunisie (2009) puis au Maroc (2016). C’est maintenant à Porto qu’elle compte ouvrir une nouvelle filiale.

En 2016, le PDG de l’entreprise se défendait de délocaliser par appât du gain : « On ne délocalise pas, on accompagne notre client ». En janvier 2020, le Président du groupe affirme sans complexe qu’en Tunisie « les choses se passent sans bâtons dans les roues »; il se plaint d’avoir à payer des impôts en France quand « les Roumains ou les Portugais ne savent pas ce qu’est une taxe foncière »; ou encore se lamente de « ne pas trouver de main d’œuvre qualifiée dans les Ardennes ». Pour les patrons, la seule qualification qui vaille est de ne rien coûter ! Cet exemple montre leur réelle motivation, exploiter toujours plus à moindre coût, et le cynisme avec lequel les bourgeois mènent leurs affaires.

Tous les travailleurs, d’ici et d’ailleurs, ont les mêmes exploiteurs. Organisons-nous au-delà des frontières pour les renverser.

Mécanyvois, Carignan, Ardennes

La covid-19 a bon dos

Echo d'entreprise
25/05/2020

L’entreprise aéronautique Mécanyvois est classée en « catégorie stratégique ». Elle pourra compter sur les commandes nécessaires d’Airbus « pour passer à travers l’orage » selon son dirigeant. Pour le moment, Mécanyvois ne fait pas partie des entreprises les plus touchées par la crise actuelle.

Pourtant, cela n’a pas empêché la direction du groupe de recourir au chômage partiel pour une partie de ses salariés et de supprimer les heures supplémentaires, pour préserver leur marge. C’est un scandale de plus !

Ce n’est pas aux travailleurs de faire les frais des turbulences du système capitaliste dont le seul but est de faire toujours plus de profits.

C’est aux donneurs d’ordre de compenser les pertes de salaires et de garantir le main-tien de tous les emplois. De l’argent, ce n’est pas ce qui leur manque.

Poste de Haute-Marne :  Une amélioration en trompe l'oeil

Echo d'entreprise
22/05/2020

À la poste, une nouvelle réorganisation a été mise en œuvre, il s’agit de libérer les facteurs trois samedi sur quatre. Pour ce faire, les agents qui travaillent le samedi doivent donc couvrir les tournées de distribution de quatre facteurs !

Autrement dit, il s’agit d’une réorganisation en trompe l’œil où l’objectif est de voir les facteurs travailler davantage en étant ultra-polyvalents, tout en leur faisant miroiter des améliorations.

Cela ne pourra vouloir dire qu’une dégradation des conditions de travail, un service moins bien rendu et un stress plus important pour les facteurs.

Une réorganisation qui pourrait bien ne pas passer comme une lettre... à la poste.

 

Landanger Chaumont :  Un règlement et des pratiques indignes

Echo d'entreprise
22/05/2020

Chez Landanger, une société de fabrication de matériel de chirurgie, basée à Chaumont, la direction a édicté un règlement intérieur qui stipule qu’il est interdit de se servir de son téléphone portable pendant les heures de travail, sous peine de sanction disciplinaire.

À force de vouloir tout régenter et tout contrôler, voilà une direction qui risque bien à coup de règlements iniques de provoquer l’écœurement et la colère. Et une chose est certaine, elle ne l’’aura pas volé.

PSA Les Ayvelles, Charleville :  Deux poids, deux mesures

Echo d'entreprise
19/05/2020

Lundi 11 mai, alors que le département est toujours en zone rouge, l'usine PSA Les Ayvelles a rouvert ses portes et quelques 200 salariés volontaires ont repris la route de l'usine.

Après avoir suivi une courte formation d'environ une heure sur les gestes barrière et s'être entendu rappeler qu'il fallait se laver les mains, tousser dans son coude, désinfecter les machines... les salariés ont dû se retrousser les manches pour redémarrer dare-dare la production.

Le gouvernement martèle sans cesse que les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits et il envoie ses policiers verbaliser les contrevenants… Mais il s’aplatit devant le patronat qui a besoin de relancer les usines pour faire repartir sa machine à profit.

Pas plus de 10 personnes sauf dans les entreprises où aucune limite n'a été fixée. Or, le patronat ne connaît pas de limite sauf celles que les travailleurs lui imposeront.

Reims : Mairie et Communauté d'agglo :  C'est pas aux agents de payer

Echo d'entreprise
18/05/2020

Au début du mois, Robinet et Vautrin, respectivement maire de la ville et présidente de la Communauté d’agglomération se sont adressés à l’ensemble des personnels pour se plaindre des dépenses engendrées par la crise du Covid-19.

On comprend bien que leur idée, c'est de préparer le terrain pour dire qu'il va falloir accepter de nouveaux sacrifices sur le temps de travail et les effectifs.

Devant les agents ils se lamentent mais, dans le même temps, ils demandent aux services de faire remonter le relevé des dépenses qui ne seront pas réalisées. En effet, cette même crise entraîne la suppression de nombreuses dépenses : manifestations sportives et culturelles annulées, nombreux travaux reportés, frais d'eau, d'électricité, d'essence ... réduits du fait du confinement. Et cela, ils se sont bien gardés de le crier sur les toits.

Alors quoi qu’il en soit, dépenses ou économies en plus, ce n’est pas aux agents payés au lance-pierres d'en supporter la note !

Centre de tri, La Poste Charleville-Mézières :  Des cadeaux comme ça ... on peut s’en passer !

Echo d'entreprise
18/05/2020

La direction du centre de tri de Charleville a annoncé, magnanime, que le déconfinement se ferait en douceur, et plutôt que de repasser à six jours de travail, elle octroierait désormais aux postiers 3 samedis de repos sur 4.

Avoir quelques week-ends pour se reposer et profiter de sa famille, quoi de plus réjouissant ? Même s’il faut, un samedi sur quatre, à effectif réduit, découvrir un nouveau circuit pour distribuer la « presse urgente », perdre du temps et gagner en fatigue, tout en s’exposant au virus à chaque tournée.

Mais cette générosité cachait un loup : le volume horaire journalier s’est vu allongé. Il s’agirait maintenant de faire 35 heures sur 5 jours et demi, plutôt que 6 auparavant. Cela permettrait également à la direction, à terme, de se débarrasser des salariés en CDD ou intérimaires pour réaliser les tournées.

Si la direction voulait réellement faire un cadeau, elle embaucherait le nombre d’agents nécessaire pour que tous puissent bénéficier de deux jours de repos. Mais on ne peut jamais faire confiance à ces gestionnaires rapaces. Pour améliorer nos vies et nos conditions de travail, on ne peut vraiment compter que sur nous-mêmes.

Maximo (Brienne-le-Château) :  Maxi profits sur le dos des travailleurs

Echo d'entreprise
15/05/2020

Le confinement a fait exploser la livraison à domicile entre autres pour l’entreprise Maximo, spécialisée dans l’épicerie et le surgelé avec plus de 2000 salariés sur une cinquantaine de sites en France.
Dans celui de Brienne, le confinement a commencé par une rupture d'approvisionnement dont le patron s’est servi pour imposer trois jours chômés déduits des congés. Puis ça a été l’exact opposé avec des horaires et des cadences infernales pour répondre à la demande, le tout sans protection aucune pour les chauffeurs-livreurs pendant des semaines. Il a fallu des protestations, y compris de la part de clients, pour que l’entreprise fournisse masques et gel hydroalcoolique.
Une prime de 1000 euros a bien été promise mais les seules certitudes à ce jour sont que l’entreprise a doublé son chiffre d’affaire et que certains samedis et le lundi de Pentecôte seront travaillés.

Du côté des salariés, la colère monte !

Blanchisserie de l’Hôpital de Chaumont :  Un dévouement à moyens constants

Echo d'entreprise
11/05/2020

La blanchisserie de l’Hôpital de Chaumont fonctionne à plein régime depuis le début de la crise. Si des activités ont été arrêtées au profit de services spécialisés dans le Covid, la mise en place d’un traitement spécial du linge « covid » a augmenté la charge de travail.

Une charge de travail qui a été absorbée par le dévouement des personnels, et lui seul, dans la mesure où aucun renfort n’a été prévu. Même dans ces conditions, l’État n’a donc pas débloqué les moyens nécessaires pour le faire. « Ils ont tenu » a martelé Edouard Philippe, lors de sa présentation du déconfinement à l’Assemblée nationale, en parlant des soignants et des personnels des hôpitaux. C’est vrai, mais malgré le gouvernement.

Urgences de l’hôpital de Charleville-Mézières  :  « Quoi qu’il en coûte », mais à qui ?

Echo d'entreprise
11/05/2020

On se souvient du discours de Macron à la veille du confinement : « La santé n’a pas de prix...le gouvernement mobilisera tous les moyens pour [...] sauver des vies. Quoi qu’il en coûte ». Il avait omis de préciser à qui il en coûterait surtout.

Les services de soins déjà exsangues avant l’épidémie, peinent toujours à obtenir le matériel médical indispensable à la lutte contre le virus. Après des décennies de saignée de leurs effectifs, sans embauche à la hauteur des besoins, les hôpitaux ont dû faire appel à des élèves soignants, aux retraités pour prendre en charge les patients.

Aux urgences de l’hôpital Manchester, parmi les soignants sous-payés, on voit des stagiaires réquisitionnés travailler jusqu’à 60 heures par semaine pour toucher à peine le SMIC, que l’on sait insuffisant pour vivre. Voilà à qui l’État bourgeois présente la facture de ses belles déclarations.

Pas sûr que des applaudissements et la promesse d’une petite prime suffisent à faire oublier les centaines de milliards offerts aux capitalistes qui n’ont que faire de l’intérêt général et de la santé de la population.