Mairie de Reims :  Toujours mobilisés contre le vol des congés

Echo d'entreprise
09/04/2021

Les agents de la ville et de l'agglomération de Reims continuent de s’organiser pour refuser le vol de congés que gouvernement et municipalité veulent leur imposer avec la loi Dussopt.

Lors du précédent débrayage le 26 mars, les grévistes avaient collectivement décidé de se remettre en grève pour la quatrième fois le 8 avril. Il s’agissait aussi de répondre au « sondage » organisé par la direction, qui non contente de leur voler entre 7 et 12 jours de congé, voudrait que les agents acceptent de bon cœur de voir leur temps de travail hebdomadaire augmenter, et leur demande s’ils « préfèrent » travailler 36h10, 37h30 ou 39h par semaine.

Malgré la difficulté de discuter dans les services, vidés par le télétravail et la nécessité de garder les enfants suite à la fermeture des écoles, et bien conscients que les restrictions actuelles tombent à pic pour la municipalité, une bonne vingtaine d’agents ont tout de même réussi à s’organiser pour convaincre leurs collègues de détourner ce sondage en agrafant dessus un bandeau rappelant leur revendication : que tous les agents gardent tous leurs congés, et sans travailler davantage.

Jeudi 8 avril, plusieurs services comme les inscriptions scolaires, la médiathèque Croix-Rouge, le guichet numérique « Reims contact » étaient partiellement ou totalement fermés du fait de la grève. Celles et ceux qui avaient récolté dans leurs services les sondages détournés se sont retrouvés devant la mairie pour les rassembler et les adresser à la direction. Ils ont fait sortir de son bureau l’adjoint au maire chargé du personnel et ont rempli l’urne devant lui avec 217 sondages détournés.

Toutes et tous étaient contents d’avoir pu mener à bien cette action qui continue de montrer à la direction qu’il existe des travailleuses et des travailleurs qui ne laissent pas passer ses attaques sans réagir, et sont prêts à poursuivre le combat à l’avenir.

Walor, Bogny-sur-Meuse ( Ardennes) :  Soutien aux grévistes assignés en justice

Echo d'entreprise
07/04/2021

Walor, leader européen de fabrication de pièces usinées pour l’automobile, est de nouveau en butte à la colère des travailleurs, cette fois sur son site de Bogny-sur-Meuse. Les salaires y sont insuffisants,  les pressions patronales s’exercent à tous les niveaux. Et ce sont les femmes qui ont donné l’impulsion au mouvement : leur salaire, à poste équivalent, est de 200 euros inférieur à celui des hommes.  

95% des travailleurs du site de Bogny-sur-Meuse sont  en grève depuis mercredi 31 mars. Ils se battent pour une augmentation du taux horaire et l’égalité salariale. Face à ce mouvement, la direction a sorti la grosse artillerie : constat d’huissier et comparution devant la justice de quatre grévistes, qui doivent répondre du chef d’accusation  d'« entrave à la liberté de travailler ». Ils sont menacés de licenciement.  A croire que ces quatre là ont bloqué à eux seuls un site comptant 184 salariés, dont la quasi totalité est en grève depuis une semaine. Face à ce mouvement qui rappelle la grève victorieuse des travailleurs du site Walor de Vouziers en février dernier, la direction est vite passée à l’offensive et a opté pour des manœuvres d’intimidation. 

Une quarantaine de personnes s’est retrouvée devant le tribunal de Charleville-Mézières mardi 6 avril pour soutenir les travailleurs menacés. Les grévistes sont bien déterminés à se défendre et à poursuivre leur mouvement, soutenus par leurs collègues grévistes qui, eux, sont restés sur le piquet devant l’usine.

Forges de Bologne :  0 % d’augmentation, une provocation

Echo d'entreprise
10/03/2021

Après un premier rassemblement d’environ 200 personnes jeudi 25 février dans l’usine des Forges de Bologne, en Haute-Marne, une centaine d’ouvriers ont fait grève plusieurs heures mardi 2 mars, soit un tiers des présents sur le site à cette heure-là. La solidarité avec ce débrayage allait cependant bien au-delà, et cela s’est ressenti sur la production.

L’annonce de la « proposition » de la direction du site d’accorder 0 % d’augmentation a fait déborder le vase. Le mécontentement est d’autant plus grand que les plus hauts cadres, eux, ne sont pas soumis au même régime. « La direction nous avait dit qu’elle nous remercierait pour avoir travaillé pendant le Covid. Des mercis, elle en a plein la bouche, mais nous, on attend autre chose ! »

Le prétexte avancé par la direction est « la mauvaise santé du site », ce qui n’a pas convaincu les travailleurs, puisque le groupe LISI, propriétaire des Forges, affiche de confortables profits de 41,5 millions d’euros, dont 37,8 millions d’euros pour la seule branche aéronautique.

Les participants au rassemblement avaient d’autant plus envie de se faire entendre que l’avenir est incertain. Le chômage partiel continue, les intérimaires ont été renvoyés, et l’usine ne compte déjà plus que 580 salariés, contre 730 avant la crise sanitaire. Cette incertitude est renforcée par la perspective du déménagement à Chaumont dans les années qui viennent. Avec ce déménagement à moins de 20 kilomètres, la direction gagne un site tout neuf payé en grande partie par les fonds publics, et a annoncé qu’il y aurait sans doute moins de 500 salariés une fois le déménagement terminé.

Cette grève n’a pas permis d’obtenir une augmentation, la direction s’étant contentée de parler d’une nouvelle prime « anti-accidents » : une prime qui serait dégressive en fonction des accidents comptabilisés par atelier. Cette proposition est vécue comme une provocation : les accidents sont fréquents et cela revient à culpabiliser les futurs accidentés.

En tout cas, ce qui domine aujourd’hui est la fierté d’avoir relevé la tête. Dix ans se sont passés depuis la dernière grève, mais maintenant, ce qui se dit c’est que « la paix sociale, c’est terminé ».

Charbonneaux-Brabant (Reims) :  Perdre sa vie à la gagner

Echo d'entreprise
25/02/2021

La justice vient de condamner l’entreprise rémoise Charbonneaux-Brabant, fabricant de vinaigre et de moutarde, pour le décès d’un de ses salariés en mars 2018.

La presse relate les conditions de l’accident : ce travailleur est mort asphyxié dans la cuve d’un fermenteur à vinaigre. Il y était descendu pour intervenir sur le moteur défectueux d’une turbine. Mais le taux d’oxygène était inférieur à 6 % en raison d’un mauvais réglage du ventilateur. L’enquête a relevé de nombreuses non-conformités, dont le masque sans arrivée d’oxygène.

Les tribunaux ont sanctionné le président de la société d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. Aux travailleurs de mettre fin à tout ce système de course au profit qui exploite et tue au quotidien !

Mairie de Reims :  Les agents en grève contre le vol de leurs congés

Echo d'entreprise
15/02/2021

À Reims, les travailleuses et travailleurs de la ville et de l’agglomération ne sont pas prêts à laisser passer la dernière attaque de la municipalité qui veut augmenter leur temps de travail et supprimer entre sept et douze jours de leurs congés.

Après une première journée de grève fin janvier qui avait déjà réuni deux cents travailleurs, plus de cent cinquante agents se sont à nouveau retrouvés le mardi 9 février devant l’Hôtel de ville pour montrer leur détermination.

Au même moment dans les bureaux, la direction, après avoir expliqué pendant des semaines que cette suppression des congés était imposée à tous par la loi et qu'il n'y avait pas moyen d'y déroger, discutait finalement des moyens de faire passer la pilule en lâchant quelques jours, mais seulement pour certaines catégories d’agents aux conditions de travail ou horaires particuliers, comme le travail de nuit ou en horaires décalés. Sur le parvis, les grévistes, pas dupes de la manœuvre grossière de la direction pour essayer de les diviser en cédant des miettes à quelques uns, ont voté leur revendication. Pour eux, une seule exigence : conserver TOUS les jours de congés pour TOUS les travailleurs.

Conscients que ce premier recul de la direction est dû à leur mobilisation, les grévistes ne comptent pas en rester là. Ils ont décidé de chercher à étendre leur mouvement en faisant tourner une pétition. Une trentaine d’entre eux se sont portés volontaires pour aller la porter dans les nombreux services de la mairie et chercher à convaincre et entraîner leurs collègues.

L’assemblée générale a aussi voté le prochain jour de grève qui permettra de revenir plus nombreux pour déposer la pétition et faire reculer la municipalité.

Le rassemblement s’est joyeusement terminé par une manifestation devant les bâtiments municipaux les plus proches pour faire entendre « On est là, on est là, pour garder tous nos congés, nous on est là. On n’veut pas des RTT, travailler plus c’est pas l’idée, avec le chômage qu’il y a faut embaucher. »

En dénonçant la politique criminelle qui aboutirait à les faire travailler plus alors que les chiffres du chômage explosent, ces grévistes rappellent que leur combat se place sur le terrain de la défense des intérêts communs de tous les travailleurs.

Walor – Vouziers :  Bras de fer remporté par les travailleurs

Echo d'entreprise
11/02/2021

Vendredi 28 janvier, la grève des 90 travailleurs de l’usine Walor, à Vouziers dans les Ardennes, s’est achevée par un recul de la direction, contrainte de céder une augmentation de salaire.

Cette petite usine appartient à un grand groupe, Walor, leader européen de la fabrication de pièces usinées pour l’automobile, qui fournit les grands constructeurs automobiles.

Les ouvriers de l’usine de Vouziers travaillent en 3×8, avec une équipe de week-end et une seconde en cours de constitution. Depuis deux ans, ils subissent de plus en plus de pressions. On leur reproche par exemple des pauses café-cigarette trop longues et des chefs d’équipe supplémentaires sont recrutés pour les surveiller. Les travailleurs, eux, devraient se contenter d’une augmentation du taux horaire de 5 centimes !

Durant le premier confinement, la direction a arrêté la production pendant quinze jours. Elle n’a rien déboursé pour le paiement du chômage partiel et a bénéficié d’un report du versement des cotisations sociales ainsi que d’un prêt garanti par l’État de 27 millions d’euros, ce qui lui a permis de payer ses arriérés de cotisations et d’impôts. Quand la production a repris sur la base du volontariat, les salariés ont obtenu bien péniblement une prime Covid de 150 euros par mois.

Le vase a débordé quand la direction a décidé de supprimer un emploi sur une chaîne de production. Les travailleurs, qui discutaient depuis quelque temps d’un mouvement, ont décidé de faire deux heures de débrayage vendredi 22 janvier. Face au mépris affiché par le patron, ils se sont ensuite mis en grève.

La grève a été suivie par 90 % des travailleurs, sur les chaînes de production comme dans les bureaux. Ils se sont relayés pour occuper l’usine et distribuer des tracts aux abords du site, afin d’expliquer à la population leurs conditions de travail et leur revendication d’une augmentation de 40 centimes de l’heure, ainsi que du rétablissement du poste supprimé. La direction, surprise par la réaction des travailleurs, a lâché assez rapidement 15 centimes.

On était loin du compte, et le mouvement s’est donc poursuivi. La solidarité entre les travailleurs s’est organisée afin de garder les hésitants dans le mouvement. La direction est finalement revenue sur la suppression de poste et a concédé les 40 centimes de l’heure d’augmentation, mais pas à tous. Les grévistes ont alors décidé de maintenir la pression.

Au bout de six jours de grève, la direction a dû céder 46 euros net d’augmentation mensuelle pour tout le personnel. Les travailleurs savent que cette augmentation est insuffisante pour subvenir à leurs besoins. Mais cette mobilisation leur a permis d’obtenir bien plus que ce que la direction était prête à lâcher au départ, et de faire l’expérience de la force d’une lutte collective. Une expérience précieuse pour l’avenir !

Grève dans l’éducation ! :  Une mobilisation réussie

Echo d'entreprise
04/02/2021

A l’appel de la plupart des syndicats enseignants, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés à Chaumont, le mardi 26 janvier, dans le cadre de la journée de grève nationale, dans l’éducation, pour réclamer la revalorisation immédiate des salaires, un vrai statut pour les Accompagnants des élèves en situation de handicap et des Assistants d’éducation, ainsi que l’abandon des suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires ou encore l’amélioration des conditions de travail.
Dans plusieurs collèges du département, la grève a été bien suivie et de nombreux enseignants ont fait état de classes surchargées du fait des fermetures de classes, ce qui est d’autant plus dangereux en cette période de crise sanitaire.
Cette journée aura ainsi été l’occasion de démontrer que de nombreux enseignants sont loin de se résigner à cette situation.

Livreurs Uber Eats et Deliveroo de Reims :  Trois jours de grève

Echo d'entreprise
29/01/2021

Après une première journée de grève le 10 janvier dernier, l’idée de marquer le coup sur un week-end, vendredi compris, s’est propagée, avec la volonté cette fois-ci de s’organiser en amont, pour imposer aux plateformes une augmentation du prix des courses, ainsi qu’un tarif minimum à 4€50. Il n’est en effet plus rare de devoir se résigner à accepter des trajets de moins de 3€, voire 0,95 € pour une double commande imposée, c’est-à-dire qu’au lieu de ne prendre qu'une commande à la fois, la plateforme en impose aux livreurs une deuxième dont la destination est plus ou moins proche de celle de la première.

Un groupe WhatsApp a vite réuni jusqu’à 150 participants. Lundi 18, un collectif de lutte s’est formé. Des revendications ont été votées et un tract a été distribué le lendemain parmi les livreurs, appelant à se rassembler le vendredi 22 au matin sur la place du centre-ville.

Ce jour-là, une grosse soixantaine de livreurs étaient présents, ainsi que la presse invitée par les grévistes. De petites équipes volantes se sont constituées pour aller à la rencontre de non-grévistes afin de les convaincre de rejoindre le mouvement, ce qui dans l’ensemble a été un succès. C’est ce mode d’organisation qui par la suite a rythmé les trois jours de grève avec systématiquement un rendez-vous en fin de matinée et un autre en début de soirée.

Durant ces trois jours, les applications ont été quasiment mises à l’arrêt. Elles ont pourtant essayé de briser le mouvement en incitant les restaurateurs à faire appel à la police au cas où ils auraient été témoin d’intimidation, ou en proposant des courses d’un coup beaucoup mieux rémunérées. Mais, comme le disait un gréviste : « Ils croient qu’on est faibles ; on va leur montrer qu’on est plus forts ». Le soir, du fait du couvre-feu, les grandes chaînes de fast-food ont dû à chaque fois fermer leurs portes. Et les livreurs, dans un sentiment de fierté, partageaient alors entre eux leurs écrans d'application sur lesquels figuraient qu'aucune livraison n'avait été réalisée.

Au final, si les plateformes n’ont pas donné suite, les livreurs étaient satisfaits d’avoir tenu trois jours, d’avoir relevé la tête. Comme le faisait remarquer l’un des grévistes, des liens de camaraderie se sont créés par-delà les communautés, et beaucoup sentent que ces liens compteront pour l’avenir, discutant par exemple d’ores et déjà de participer à l’appel à la grève nationale des livreurs le vendredi 29.

Leader Price (Nogent) :  Fermeture annoncée... mais pas aux salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

Dans le lot des fermetures d'entreprises et suppressions d'emplois annoncés, Leader Price est aussi concerné. Aldi s'est porté acquéreur de l'enseigne ; certains magasins seront transformés, d'autres fermés. Celui de Nogent (Haute-Marne) devrait fermer.

Les salariés suivent les épisodes dans la presse nationale et sur internet. Aucune réponse claire ne leur est donnée.

Les héros du confinement ont repris leur statut de salariés méprisés, qu'on peut mettre au rebut sans façon.

Office Public de l'habitat (Saint-Dizier) :  Malaise des salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

L'ambiance est tendue à l'OPH de Saint-Dizier. Des salariés dénoncent l'appauvrissement des moyens et le mépris qu'ils subissent. La situation est d'autant plus inquiétante que la fusion de l'office avec Plurial Novilia pour donner naissance à une structure plus grosse.

Le rapprochement des deux structures est censé rationaliser. Pour l'instant, il se traduit surtout par une aggravation des conditions de travail des salariés, ce qui ne peut aboutir qu'à une dégradation du service rendu aux locataires.