Grève dans l’éducation ! :  Une mobilisation réussie

Echo d'entreprise
04/02/2021

A l’appel de la plupart des syndicats enseignants, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés à Chaumont, le mardi 26 janvier, dans le cadre de la journée de grève nationale, dans l’éducation, pour réclamer la revalorisation immédiate des salaires, un vrai statut pour les Accompagnants des élèves en situation de handicap et des Assistants d’éducation, ainsi que l’abandon des suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires ou encore l’amélioration des conditions de travail.
Dans plusieurs collèges du département, la grève a été bien suivie et de nombreux enseignants ont fait état de classes surchargées du fait des fermetures de classes, ce qui est d’autant plus dangereux en cette période de crise sanitaire.
Cette journée aura ainsi été l’occasion de démontrer que de nombreux enseignants sont loin de se résigner à cette situation.

Livreurs Uber Eats et Deliveroo de Reims :  Trois jours de grève

Echo d'entreprise
29/01/2021

Après une première journée de grève le 10 janvier dernier, l’idée de marquer le coup sur un week-end, vendredi compris, s’est propagée, avec la volonté cette fois-ci de s’organiser en amont, pour imposer aux plateformes une augmentation du prix des courses, ainsi qu’un tarif minimum à 4€50. Il n’est en effet plus rare de devoir se résigner à accepter des trajets de moins de 3€, voire 0,95 € pour une double commande imposée, c’est-à-dire qu’au lieu de ne prendre qu'une commande à la fois, la plateforme en impose aux livreurs une deuxième dont la destination est plus ou moins proche de celle de la première.

Un groupe WhatsApp a vite réuni jusqu’à 150 participants. Lundi 18, un collectif de lutte s’est formé. Des revendications ont été votées et un tract a été distribué le lendemain parmi les livreurs, appelant à se rassembler le vendredi 22 au matin sur la place du centre-ville.

Ce jour-là, une grosse soixantaine de livreurs étaient présents, ainsi que la presse invitée par les grévistes. De petites équipes volantes se sont constituées pour aller à la rencontre de non-grévistes afin de les convaincre de rejoindre le mouvement, ce qui dans l’ensemble a été un succès. C’est ce mode d’organisation qui par la suite a rythmé les trois jours de grève avec systématiquement un rendez-vous en fin de matinée et un autre en début de soirée.

Durant ces trois jours, les applications ont été quasiment mises à l’arrêt. Elles ont pourtant essayé de briser le mouvement en incitant les restaurateurs à faire appel à la police au cas où ils auraient été témoin d’intimidation, ou en proposant des courses d’un coup beaucoup mieux rémunérées. Mais, comme le disait un gréviste : « Ils croient qu’on est faibles ; on va leur montrer qu’on est plus forts ». Le soir, du fait du couvre-feu, les grandes chaînes de fast-food ont dû à chaque fois fermer leurs portes. Et les livreurs, dans un sentiment de fierté, partageaient alors entre eux leurs écrans d'application sur lesquels figuraient qu'aucune livraison n'avait été réalisée.

Au final, si les plateformes n’ont pas donné suite, les livreurs étaient satisfaits d’avoir tenu trois jours, d’avoir relevé la tête. Comme le faisait remarquer l’un des grévistes, des liens de camaraderie se sont créés par-delà les communautés, et beaucoup sentent que ces liens compteront pour l’avenir, discutant par exemple d’ores et déjà de participer à l’appel à la grève nationale des livreurs le vendredi 29.

Leader Price (Nogent) :  Fermeture annoncée... mais pas aux salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

Dans le lot des fermetures d'entreprises et suppressions d'emplois annoncés, Leader Price est aussi concerné. Aldi s'est porté acquéreur de l'enseigne ; certains magasins seront transformés, d'autres fermés. Celui de Nogent (Haute-Marne) devrait fermer.

Les salariés suivent les épisodes dans la presse nationale et sur internet. Aucune réponse claire ne leur est donnée.

Les héros du confinement ont repris leur statut de salariés méprisés, qu'on peut mettre au rebut sans façon.

Office Public de l'habitat (Saint-Dizier) :  Malaise des salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

L'ambiance est tendue à l'OPH de Saint-Dizier. Des salariés dénoncent l'appauvrissement des moyens et le mépris qu'ils subissent. La situation est d'autant plus inquiétante que la fusion de l'office avec Plurial Novilia pour donner naissance à une structure plus grosse.

Le rapprochement des deux structures est censé rationaliser. Pour l'instant, il se traduit surtout par une aggravation des conditions de travail des salariés, ce qui ne peut aboutir qu'à une dégradation du service rendu aux locataires.

Vaccination à l’Hôpital de Chaumont :  Retardée faute de médecin

Echo d'entreprise
15/01/2021

La campagne de vaccination contre le Covid-19 devait commencer début janvier à l’hôpital de Chaumont pour les soignants de plus de 50 ans. Or, cette campagne a été retardée de quelques jours faute de médecin pour cette opération.

Un tel manque dans un tel endroit est une illustration criante de la situation absurde dans laquelle nous ont amenés des décennies de restrictions budgétaires.

Deliveroo et Uber Eats Reims :  Une première journée de lutte réussie

Echo d'entreprise
15/01/2021

Depuis le début de l’épidémie et encore plus depuis le couvre-feu, les livraisons ont fortement augmenté. Début janvier, les commissions des livreurs ont une nouvelle fois été revues à la baisse par les plateformes.

Face à cela, les livreurs ont discuté via des groupes WhatsApp et devant les restaurants du centre-ville. Ils ont convenu d’une journée de grève. Dimanche 10 janvier, une cinquantaine se sont réunis en assemblée au centre-ville. Des équipes se sont ensuite dirigées vers les plus grandes chaînes de fast-food de la ville (Mac Donald’s, Burger King, KFC, etc.) pour aller à la rencontre de leurs collègues et les convaincre de les rejoindre dans la lutte. Très vite des liens de camaraderie se sont créés.

Par ailleurs, certains restaurateurs ont refusé de préparer des commandes en signe de solidarité et en dénonçant la rapacité des plateformes.

De fait, les fast-food ont été contraints de fermer leurs portes à 18 heures, tandis que Deliveroo et Uber Eats mettaient à l’arrêt leurs applications, prétextant que les livreurs étaient « très occupés » !

Ce premier succès a donné aux livreurs le sentiment de s’être fait respecter et l’idée qu’il faudra recommencer pour obtenir satisfaction sur la rémunération des courses. Le lendemain, plusieurs sont retournés voir leurs collègues pour les convaincre de se réunir et de discuter ensemble de la suite.

ADMR de Haute-Marne :  Les aides à domicile mobilisées

Echo d'entreprise
18/12/2020

Une quinzaine d’aides à domicile se sont fait entendre le mardi 8 décembre, à l’occasion de la journée de manifestation pour exiger que l’augmentation de 183 euros, promise dans le Ségur de la Santé et dont sont exclues de nombreuses catégories de soignants, soit également touchée par les aides à domicile.

Certaines d’entre elles ont témoigné dans la presse de leurs conditions de travail : elles ne se voient proposer qu’un emploi à temps partiel et sont pourtant obligées de se rendre disponibles pour aller voir des personnes âgées, le week-end et en semaine, si bien que les journées sont bien remplies et pourtant très mal payées.

Le travail de ces aides à domicile est pourtant vital pour le maintien à domicile de personnes âgées dépendantes.

Mobilisation des assistants d’éducation :  Une grève contre la précarité

Echo d'entreprise
12/12/2020

Quelques dizaines d'assistants d'éducation et d’accompagnants d’élèves en situation de handicap étaient en grève mardi 1er décembre à Saint-Dizier pour protester contre la précarité et les conditions de travail qui leur sont imposées. Une situation d’autant plus choquante alors qu’il y a des dossiers en attente à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH, ancienne Cotorep), les AESH ne voient pas leurs heures augmentées alors que beaucoup le demandent.

Dans l’éducation nationale comme dans tous les services publics, c’est la recherche d’économies qui préside à tous les choix. Au détriment de l’éducation, de la santé et de toute considération pour les personnels et les élèves.

Grève du secteur médico-social :  Se faire entendre est la meilleure garantie

Echo d'entreprise
11/12/2020

Une trentaine d’agents du secteur médico-social, de l’hôpital André-Breton à Saint-Dizier, ont manifesté pour la troisième fois, jeudi 3 décembre pour réclamer l’augmentation de 183 euros, qui doit être accordée au personnel hospitalier suite au Ségur de la santé et dont sont exclus les autres personnels soignants. Ils ont ainsi défilé dans la ville avant de se rendre à la mairie et de se faire recevoir par le maire.

Ils sont déterminés à se faire entendre et à ne pas se laisser endormir. Ils ont bien raison.

Aube :  Mobilisation des travailleurs de la santé dans l’Aube

Echo d'entreprise
10/12/2020

Le personnel du foyer André-Roche de Troyes dans l’Aube et celui de la maison d’accueil spécialisée (MAS) de Brienne-le-Château ont manifesté le 3 décembre pour réclamer le même complément indiciaire (CTI) mensuel de 183 euros, perçus par leurs collègues de la santé et des Ehpad.

Au foyer André-Roche, géré par l’Association des paralysés de France (APF), la vingtaine de salariées se sont rassemblées le matin du 3 décembre jusqu’au début de l’après-midi pour exprimer leur colère, en brandissant des pancartes. Devant l’établissement, au bord de la rue, toutes les catégories de personnel – accompagnant éducatif et social, aide médico-psychologique, etc. – ont scandé des slogans comme « AES en détresse, AMP sous-payées ! » provoquant des klaxons appuyés et de fréquents gestes de solidarité des automobilistes.

Sur le temps de midi, le même jour, à Brienne-le-Château, une trentaine de salariées de la maison d’accueil spécialisée ont débrayé et manifesté pour les mêmes raisons devant la grille de l’établissement public de santé mentale de l’Aube (EPSMA), leur employeur, distant de 100 mètres à peine.

Tout le monde est en première ligne depuis le début de la Covid, aussi bien dans les hôpitaux, les Ehpad, que dans les structures du médico-social et d’aide à la personne. La différence de traitement imposée par le gouvernement est révoltante.