Office Public de l'habitat (Saint-Dizier) :  Malaise des salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

L'ambiance est tendue à l'OPH de Saint-Dizier. Des salariés dénoncent l'appauvrissement des moyens et le mépris qu'ils subissent. La situation est d'autant plus inquiétante que la fusion de l'office avec Plurial Novilia pour donner naissance à une structure plus grosse.

Le rapprochement des deux structures est censé rationaliser. Pour l'instant, il se traduit surtout par une aggravation des conditions de travail des salariés, ce qui ne peut aboutir qu'à une dégradation du service rendu aux locataires.

Vaccination à l’Hôpital de Chaumont :  Retardée faute de médecin

Echo d'entreprise
15/01/2021

La campagne de vaccination contre le Covid-19 devait commencer début janvier à l’hôpital de Chaumont pour les soignants de plus de 50 ans. Or, cette campagne a été retardée de quelques jours faute de médecin pour cette opération.

Un tel manque dans un tel endroit est une illustration criante de la situation absurde dans laquelle nous ont amenés des décennies de restrictions budgétaires.

Deliveroo et Uber Eats Reims :  Une première journée de lutte réussie

Echo d'entreprise
15/01/2021

Depuis le début de l’épidémie et encore plus depuis le couvre-feu, les livraisons ont fortement augmenté. Début janvier, les commissions des livreurs ont une nouvelle fois été revues à la baisse par les plateformes.

Face à cela, les livreurs ont discuté via des groupes WhatsApp et devant les restaurants du centre-ville. Ils ont convenu d’une journée de grève. Dimanche 10 janvier, une cinquantaine se sont réunis en assemblée au centre-ville. Des équipes se sont ensuite dirigées vers les plus grandes chaînes de fast-food de la ville (Mac Donald’s, Burger King, KFC, etc.) pour aller à la rencontre de leurs collègues et les convaincre de les rejoindre dans la lutte. Très vite des liens de camaraderie se sont créés.

Par ailleurs, certains restaurateurs ont refusé de préparer des commandes en signe de solidarité et en dénonçant la rapacité des plateformes.

De fait, les fast-food ont été contraints de fermer leurs portes à 18 heures, tandis que Deliveroo et Uber Eats mettaient à l’arrêt leurs applications, prétextant que les livreurs étaient « très occupés » !

Ce premier succès a donné aux livreurs le sentiment de s’être fait respecter et l’idée qu’il faudra recommencer pour obtenir satisfaction sur la rémunération des courses. Le lendemain, plusieurs sont retournés voir leurs collègues pour les convaincre de se réunir et de discuter ensemble de la suite.

ADMR de Haute-Marne :  Les aides à domicile mobilisées

Echo d'entreprise
18/12/2020

Une quinzaine d’aides à domicile se sont fait entendre le mardi 8 décembre, à l’occasion de la journée de manifestation pour exiger que l’augmentation de 183 euros, promise dans le Ségur de la Santé et dont sont exclues de nombreuses catégories de soignants, soit également touchée par les aides à domicile.

Certaines d’entre elles ont témoigné dans la presse de leurs conditions de travail : elles ne se voient proposer qu’un emploi à temps partiel et sont pourtant obligées de se rendre disponibles pour aller voir des personnes âgées, le week-end et en semaine, si bien que les journées sont bien remplies et pourtant très mal payées.

Le travail de ces aides à domicile est pourtant vital pour le maintien à domicile de personnes âgées dépendantes.

Mobilisation des assistants d’éducation :  Une grève contre la précarité

Echo d'entreprise
12/12/2020

Quelques dizaines d'assistants d'éducation et d’accompagnants d’élèves en situation de handicap étaient en grève mardi 1er décembre à Saint-Dizier pour protester contre la précarité et les conditions de travail qui leur sont imposées. Une situation d’autant plus choquante alors qu’il y a des dossiers en attente à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH, ancienne Cotorep), les AESH ne voient pas leurs heures augmentées alors que beaucoup le demandent.

Dans l’éducation nationale comme dans tous les services publics, c’est la recherche d’économies qui préside à tous les choix. Au détriment de l’éducation, de la santé et de toute considération pour les personnels et les élèves.

Grève du secteur médico-social :  Se faire entendre est la meilleure garantie

Echo d'entreprise
11/12/2020

Une trentaine d’agents du secteur médico-social, de l’hôpital André-Breton à Saint-Dizier, ont manifesté pour la troisième fois, jeudi 3 décembre pour réclamer l’augmentation de 183 euros, qui doit être accordée au personnel hospitalier suite au Ségur de la santé et dont sont exclus les autres personnels soignants. Ils ont ainsi défilé dans la ville avant de se rendre à la mairie et de se faire recevoir par le maire.

Ils sont déterminés à se faire entendre et à ne pas se laisser endormir. Ils ont bien raison.

Aube :  Mobilisation des travailleurs de la santé dans l’Aube

Echo d'entreprise
10/12/2020

Le personnel du foyer André-Roche de Troyes dans l’Aube et celui de la maison d’accueil spécialisée (MAS) de Brienne-le-Château ont manifesté le 3 décembre pour réclamer le même complément indiciaire (CTI) mensuel de 183 euros, perçus par leurs collègues de la santé et des Ehpad.

Au foyer André-Roche, géré par l’Association des paralysés de France (APF), la vingtaine de salariées se sont rassemblées le matin du 3 décembre jusqu’au début de l’après-midi pour exprimer leur colère, en brandissant des pancartes. Devant l’établissement, au bord de la rue, toutes les catégories de personnel – accompagnant éducatif et social, aide médico-psychologique, etc. – ont scandé des slogans comme « AES en détresse, AMP sous-payées ! » provoquant des klaxons appuyés et de fréquents gestes de solidarité des automobilistes.

Sur le temps de midi, le même jour, à Brienne-le-Château, une trentaine de salariées de la maison d’accueil spécialisée ont débrayé et manifesté pour les mêmes raisons devant la grille de l’établissement public de santé mentale de l’Aube (EPSMA), leur employeur, distant de 100 mètres à peine.

Tout le monde est en première ligne depuis le début de la Covid, aussi bien dans les hôpitaux, les Ehpad, que dans les structures du médico-social et d’aide à la personne. La différence de traitement imposée par le gouvernement est révoltante.

Hôpitaux en Haute-Marne :  Une situation critique

Echo d'entreprise
20/11/2020

Dans de nombreuses structures hospitalières du département, les directions ont demandé à leurs personnels d’être présents, même positifs au Covid, tant qu’ils sont asymptomatiques. Cette décision dangereuse est le résultat du manque criant de personnel.

En arriver à une telle consigne met en évidence l’irresponsabilité de ceux qui ont décidé de ne pas accorder les moyens nécessaires aux hôpitaux. Une politique à l'œuvre depuis des mois et même des années et qui n’a pas été arrêtée entre les deux vagues de Covid, donc entre juin et octobre.

À force de considérer que l’hôpital doit d’abord être rentable et de n’avoir rien anticipé entre les deux vagues de Covid, les autorités, gouvernement en tête, imposent des situations intenables et conduisent à des décisions plus que dangereuses.

Forges de Bologne :  Des ménagements… pour le patron

Echo d'entreprise
14/11/2020

Les Forges de Bologne, sous-traitant aéronautique, doivent déménager d’une dizaine de kilomètres pour s’installer sur la nouvelle zone industrielle “Plein-Est” à Chaumont. Les collectivités locales subventionnent l’opération et ont créé à cet effet une société d’économie mixte pour aménager le nouveau site.

Le futur occupant des lieux ne s’est engagé qu’à les louer, il pourra réserver ses investissements à ce qu’il aurait de toute façon été obligé de faire : remplacer des machines vieillissantes par des outils de production plus modernes.

La situation de crise a conduit l’État à débloquer des sommes considérables pour le grand patronat en aides directes. Mais il y a d’autres dépenses, comme ce type d’aménagements qui sont souvent le résultat d’un chantage à l’emploi. Au passage, les investissements passés de la commune de Bologne, par exemple pour faire une route qui contourne l’usine, sont perdus. Et il y a fort à parier que ce sont encore les collectivités locales qui paieront la dépollution du site abandonné.

Aux Forges aujourd’hui, la situation est inquiétante pour les salariés. Les intérimaires ont été renvoyés. Les salariés en CDI sont incités à partir, de différentes manières. Le chômage partiel "tournant" a fait que tous les salariés ont eu des pertes de salaire. Le site, qui a compté jusqu’à 800 personnes tous statuts confondus, tourne aujourd’hui avec environ 500 personnes. Et ce n’est évidemment pas ce projet, qui comprend un parking de seulement 400 places, qui laisse entrevoir une possibilité de recrutement.

Dans ce secteur où les donneurs d’ordre (Airbus, Boeing, Dassault) font la pluie et le beau temps, rien ne peut sécuriser l’emploi, et toute subvention ne peut servir qu’à assurer des profits aux plus gros. Les engagements des patrons locaux, qui changent régulièrement, n’ont aucune valeur.

Ce déménagement ne créera aucun emploi. Il sera payée avec l’argent des contribuables pour le seul objectif que les patrons soient un peu plus assurés de faire du profit.

Collège Emilie-Carles (Ancerville) :  Les travailleurs de l'éducation se font entendre

Echo d'entreprise
13/11/2020

Le 5 novembre, des personnels du collège Emilie-Carles à Ancerville, à côté de Saint-Dizier, étaient en grève pour protester contre les insuffisances du protocole sanitaire, contre le manque de préparation, les ordres et contre-ordres à propos de l'hommage à Samuel Paty et contre le manque de communication entre la direction de l'établissement et les personnels, qu'ils soient enseignants, AESH personnel de cantine ou encore d'entretien.

Ils ont rappelé dans un communiqué envoyé à la presse que "si l'école "fonctionne malgré tout, c'est uniquement par le travail des personnels présents sur le terrain, au contact direct des élèves : les enseignants, les personnels de la vie scolaire, les AESH, les personnels d'entretien, de service et de restauration".

On ne saurait mieux dire.