Petit Bateau (Troyes) :  La semaine de 4 jours passe à la trappe

Echo d'entreprise
06/06/2020

Prenant prétexte de limiter le nombre de masques portés par jour, la direction de Petit Bateau a décidé de changer les horaires à la production depuis la reprise. Des ouvrières qui travaillaient sur 4 jours du lundi au jeudi doivent désormais le faire sur 5, avec des horaires journaliers réduits.
Cela ne fait pas l’affaire de celles qui habitent loin, notamment à proximité des anciens sites Petit Bateau de Virey-sous-Bar (32 km) ou de Tonnerre dans l’Yonne (60 km). Il y a plusieurs années, elles ont été regroupées à leurs dépens sur le site de Troyes avec la maigre « compensation » de ne se déplacer que 4 fois par semaine. C’est 5 allers-retours hebdomadaires à présent.
Un changement provisoire le temps du risque sanitaire, comme l’a présenté la direction ? Faudrait pas qu'elle nous balade trop longtemps !

 

Ardennes CN, Nouzonville :  Si le marché ne décolle pas, ce n'est pas aux travailleurs d'en faire les frais

Echo d'entreprise
03/06/2020

Fabricant de machines-outils, Ardennes CN, essentiellement sous-traitant de l'aéronautique à Nouzonville, est cloué au sol par la crise. En effet, l'activité dans ce secteur ne redécolle pas puisque les grands donneurs d'ordre, Safran et Airbus, ne prévoient pas de relancer leurs commandes avant 2022.

Le patron a su user de toutes les largesses de l'État : prêts garantis et paiement des salaires. Mais pour les travailleurs, les salaires ont été amputés de 15 % pendant la période de chômage partiel et aujourd'hui seulement un quart d'entre eux ont repris le travail.

Ce n'est pas aux travailleurs de payer le ralentissement de l'économie lié à cette crise. Si les commandes baissent et que l'activité se réduit, il faut réduire les cadences et le temps de travail tout en maintenant les salaires. Il faut répartir le travail entre tous sans perte de salaire. Pour cela, il faudrait aller récupérer l'argent là où il est : dans les coffres-forts des entreprises du CAC.

En 2019, les donneurs d'ordre Safran et Airbus ont respectivement réalisé un bénéfice de 2,5 et 6,9 milliards d'euros : voilà de quoi assurer les emplois et les salaires !

Gedimat-Spire, Charleville-Mézières

Première brique de la construction du rapport de force

Echo d'entreprise
02/06/2020

Les travailleurs de Gedimat-Spire, société de matériaux de construction de Charleville-Mézières, se sont mobilisés pour obtenir le retour de deux de leurs collègues, le décompte des heures travaillées pendant le confinement et l’application des règles sanitaires. Ils ont eu gain de cause concernant la réintégration de leurs collègues et les clients devront désormais porter des masques.

Par contre, il n’y a pas eu d’avancée concernant le temps de travail. Pendant le chômage partiel, certains ont travaillé plus de 8 heures par jour et jusqu’à 43 heures par semaine. C’est la logique de rentabilité qui prévaut : faire produire plus en économisant un maximum de salaires.

Même si le compte n’y est pas encore, cette première mobilisation a marqué des points. Cela montre bien que pour se faire entendre, les travailleurs doivent s’organiser et ne rien lâcher. Face aux pressions patronales qui s’aiguisent, aiguisons nos colères !

Mairie de Reims :  Tickets perdants

Echo d'entreprise
31/05/2020

Comme dans nombre d’entreprises, les travailleurs de la mairie de Reims reçoivent des tickets-restaurant. Il s’agit d’un véritable complément de salaire ; la preuve : la plus grande part est dépensée dans des magasins alimentaires.

Eh bien, avec l’épidémie, beaucoup de communaux en arrêt-maladie ont eu la désagréable surprise de découvrir qu’au-delà de quatre jours d’arrêt, ils perdaient des tickets. Pourtant, aux dernières nouvelles, même en arrêt-maladie, on doit continuer de se nourrir !

Cette retenue de tickets-restaurant est injustifiable et elle est révélatrice du problème de fond : l’insuffisance des salaires.

MSF-SAI, Glaire, Ardennes

Les travailleurs doivent toucher leur dû

Echo d'entreprise
30/05/2020

La semaine prochaine, le 3 juin, cela fera un an que les 38 salariés de MSF (Moquettes et Sols de France) et de sa filiale de maintenance SAI (Support Ardennes Industries), ont été licenciés. Un an sans toucher un seul centime des indemnités de licenciement qui auraient dû leur être versées par le liquidateur et l’AGS (Association pour la Gestion du régime d’assurance des créances et des Salaires).

Cette dernière retarde leur versement au prétexte que des procédures judiciaires contre les gérants successifs sont actuellement toujours en cours.

Dans les mois précédant leur licenciement, les travailleurs n’ont pas toujours perçu leurs salaires. Ils ont dû souscrire à une nouvelle mutuelle puisque leur employeur avait cessé de le faire. Leur situation financière s’est donc aggravée et pour certains, est devenue catastrophique. En janvier 2020, sur les 38 travailleurs licenciés, 6 ont pu accéder à la retraite, mais 4 seulement ont retrouvé un CDI, 3 un CDD et 25 restent dans des situations précaires, en intérim ou sans emploi. Ils se retrouvent endettés, parfois menacés d’expulsion. Dans un contexte économique de plus en plus difficile pour les travailleurs, ces indemnités de licenciement de 8 000 à 40 000 €, soit 1,2 millions d’euros, sont vitales.

L’État est capable en deux mois de sortir 300 milliards pour « aider » les entreprises dont 5 pour Renault qui annonce des licenciements ! Quand il s’agit de drainer l’argent public vers les caisses privées, c’est « Tapis rouge » mais quand il s’agit d’indemniser les travailleurs, c’est « Repassez ! » De quoi être sérieusement en colère !

 

PSA Les Ayvelles, Charleville

Pour l’Ascension, le patronat veut faire monter ses profits

Echo d'entreprise
26/05/2020

À PSA, la direction essaie d'accélérer la reprise. Après une semaine en 2x8, les salariés sont maintenant en 3x8. Et alors qu’ils ne devaient travailler que 3 jours, les chefs ont demandé des volontaires pour revenir jeudi et vendredi de l'Ascension.

Déjà en temps normal, le travail de nuit dans les secteurs non vitaux est une aberration : les risques d’accident sont plus élevés et les travailleurs y laissent leur santé et des années d'espérance de vie. Mais, dans le contexte de lutte contre la propagation du virus, c’est encore plus choquant.

Les patrons voudraient que les travailleurs fassent tourner les machines 24h/24, quels que soient les risques encourus. Pour eux, c’est toujours la même rengaine : « rentabilité, rentabilité ». Il nous faudra leur opposer « notre vie et notre santé avant leurs profits ».

Mécanyvois, Carignan, Ardennes :  De Carignan à Casablanca, de Tunis à Porto, un même capitalisme à combattre

Echo d'entreprise
25/05/2020

Mécanyvois, entreprise familiale fondée à Carignan, « fleuron français » de l’outillage aéronautique, fournisseur d’Airbus, Bombardier, Dassault ... est devenue un groupe international, d’abord en s’implantant en zone franche, en Tunisie (2009) puis au Maroc (2016). C’est maintenant à Porto qu’elle compte ouvrir une nouvelle filiale.

En 2016, le PDG de l’entreprise se défendait de délocaliser par appât du gain : « On ne délocalise pas, on accompagne notre client ». En janvier 2020, le Président du groupe affirme sans complexe qu’en Tunisie « les choses se passent sans bâtons dans les roues »; il se plaint d’avoir à payer des impôts en France quand « les Roumains ou les Portugais ne savent pas ce qu’est une taxe foncière »; ou encore se lamente de « ne pas trouver de main d’œuvre qualifiée dans les Ardennes ». Pour les patrons, la seule qualification qui vaille est de ne rien coûter ! Cet exemple montre leur réelle motivation, exploiter toujours plus à moindre coût, et le cynisme avec lequel les bourgeois mènent leurs affaires.

Tous les travailleurs, d’ici et d’ailleurs, ont les mêmes exploiteurs. Organisons-nous au-delà des frontières pour les renverser.

Mécanyvois, Carignan, Ardennes :  La covid-19 a bon dos

Echo d'entreprise
25/05/2020

L’entreprise aéronautique Mécanyvois est classée en « catégorie stratégique ». Elle pourra compter sur les commandes nécessaires d’Airbus « pour passer à travers l’orage » selon son dirigeant. Pour le moment, Mécanyvois ne fait pas partie des entreprises les plus touchées par la crise actuelle.

Pourtant, cela n’a pas empêché la direction du groupe de recourir au chômage partiel pour une partie de ses salariés et de supprimer les heures supplémentaires, pour préserver leur marge. C’est un scandale de plus !

Ce n’est pas aux travailleurs de faire les frais des turbulences du système capitaliste dont le seul but est de faire toujours plus de profits.

C’est aux donneurs d’ordre de compenser les pertes de salaires et de garantir le main-tien de tous les emplois. De l’argent, ce n’est pas ce qui leur manque.

Poste de Haute-Marne :  Une amélioration en trompe l'oeil

Echo d'entreprise
22/05/2020

À la poste, une nouvelle réorganisation a été mise en œuvre, il s’agit de libérer les facteurs trois samedi sur quatre. Pour ce faire, les agents qui travaillent le samedi doivent donc couvrir les tournées de distribution de quatre facteurs !

Autrement dit, il s’agit d’une réorganisation en trompe l’œil où l’objectif est de voir les facteurs travailler davantage en étant ultra-polyvalents, tout en leur faisant miroiter des améliorations.

Cela ne pourra vouloir dire qu’une dégradation des conditions de travail, un service moins bien rendu et un stress plus important pour les facteurs.

Une réorganisation qui pourrait bien ne pas passer comme une lettre... à la poste.

 

Landanger Chaumont :  Un règlement et des pratiques indignes

Echo d'entreprise
22/05/2020

Chez Landanger, une société de fabrication de matériel de chirurgie, basée à Chaumont, la direction a édicté un règlement intérieur qui stipule qu’il est interdit de se servir de son téléphone portable pendant les heures de travail, sous peine de sanction disciplinaire.

À force de vouloir tout régenter et tout contrôler, voilà une direction qui risque bien à coup de règlements iniques de provoquer l’écœurement et la colère. Et une chose est certaine, elle ne l’’aura pas volé.