Centre hospitalier de Saint-Dizier :  Aveu du manque de moyens

Echo d'entreprise
30/04/2020

Le Centre hospitalier de Saint-Dizier se réorganise pour accueillir de nouveaux les patients non-Covid, le pic de la pandémie étant considéré comme dépassé sur le territoire. Cela signifie réaffecter aux autres affections les lits utilisés pour les patients Covid. Le manque de lits « de précaution » impose donc des réorganisations successives dans un sens puis dans l’autre.

Alors que le président de la région Grand-Est, Jean Rottner, affirme dans la presse nationale qu’une seconde vague est à craindre, le manque de moyens est tel qu’il est nécessaire périodiquement de déshabiller Pierre pour rhabiller Paul.

Michelin (Troyes) :  Pressiontariat

Echo d'entreprise
28/04/2020

La reprise est censée se faire pour l’heure au volontariat. Sauf que lorsque le salarié contacté par son chef direct refuse, il a droit à une relance par le chef au-dessus.

Vu tous les risques de santé, les pneus pourraient attendre… mais pas les profits de Michelin !

 

Michelin (Troyes) :  Gonflé !

Echo d'entreprise
28/04/2020

Aussitôt les usines fermées, Michelin a programmé le vol de 10 jours de congés. Des congés forcés suivis de jours de chômage partiel intégralement indemnisés par l’Etat aux patrons mais avec perte de salaire.

Les travailleurs ont donc été floués de vacances, d’impôts et de salaire, alors que Michelin a fermé sans que cela ne lui coûte un sou.

On comprend que les actionnaires aient prévu d’empocher 360 millions d’euros !

 

Devanlay-Lacoste (Troyes) :  Un 100 % qui ne lui coûte guère

Echo d'entreprise
27/04/2020

Devanlay-Lacoste a prétendu que les salariés ne perdraient pas de salaire, même ceux en chômage partiel. Sauf que Lacoste a utilisé plusieurs combines. D’abord, il a décrété plusieurs semaines en période basse comme c’est rendu possible par les accords de modulation dans le textile. Et puis la direction a imposé de prendre jusqu’à 10 jours de congé : 5 sur le reliquat de l’an passé et 5 sur l’année à venir. Du coup, il y a très peu de chômage partiel.

En fait, ce sont les salariés qui se sont payé le maintien du salaire à 100% !

Cadeau de patron !

Smurfit-Kappa (Épernay) :  Débrouille et profits

Echo d'entreprise
27/04/2020

Tenus de travailler durant le confinement, les ouvriers de la cartonnerie Smurfit à Épernay ont bricolé des séparateurs de postes en carton pour tenter de se protéger.

Qu’a fait le patron de son côté ? Il a commercialisé ces séparateurs !

Comme partout, les travailleurs se débrouillent, les patrons encaissent.

Chantier Imany (Langres) :  le patron a une envie pressante : « ça ne peut pas attendre »

Echo d'entreprise
26/04/2020

À Langres, en Haute-Marne, le chantier de construction de la plate-forme logistique Imany a repris du service. Le PDG de ce groupe explique doctement que l’ouverture de cette plate-forme étant programmée pour janvier 2021, « il n’est pas question que ce chantier prenne du retard ».

Une bonne partie de la population a dû tout arrêter pendant des semaines. Nos vies ont pris du retard. Ce PDG est tellement habitué à donner des ordres qu’il ne voit même pas en quoi ces propos sont choquants.

L’urgence de ces gens-là n’est pas la nôtre, la santé de tous compte plus que de préserver les profits d’une entreprise.

La Poste (Haute-Marne) :  Encore une incurie significative

Echo d'entreprise
26/04/2020

À Wassy, en Haute Marne, une association a fabriqué des masques en tissu et les a proposés aux postiers de Montier-en-Der, la commune voisine, constatant qu’ils n’avaient à leur disposition qu’un petit flacon de gel hydro-alcoolique et rien d’autre.

À l’image de ce qui se passe partout dans le pays, les directions ne font même pas le minimum et quand des solutions sont trouvées, c’est par la solidarité collective de la population.

Hôpital de Saint-Dizier :  Les soutiers de la santé… et les profiteurs

Echo d'entreprise
26/04/2020

À l’hôpital de Saint-Dizier, le personnel de nettoyage est issu d’une entreprise sous-traitante. Parmi les salariées, certaines sont confinées chez elles, malades ou avec leurs enfants. Celles qui restent sont donc mobilisées, mais en effectif réduit sachant que le travail est plus important que d’habitude, vu toutes les tâches de désinfection qu’il faut entreprendre, sur les ordinateurs, les poignées de portes… Un travail irremplaçable, effectué malgré la peur.

Plus de travail pour les salariés restant n’a pas incité le sous-traitant à embaucher autrement qu’au coup par coup, en intérim. Pas question non plus d’augmenter les salaires.

Il y a deux camps : ceux qui sont en première ligne, et leurs patrons qui continuent à en profiter.

Usine Hermès, Bogny-sur-Meuse (Ardennes) :  des masques pour tous, ce serait pas du luxe !

Echo d'entreprise
22/04/2020

À Bogny-sur Meuse, l’usine Hermès qui appartient au groupe qui a enregistré des bénéfices records et un chiffre d’affaires de plus de 6,8 milliards d’euros en 2019 a rouvert ses portes la semaine dernière.

Les ouvrières sont-elles en train de coudre les masques, les surblouses qui manquent aux personnels soignants ? Non, elles ont repris la production de sacs à main de luxe !

Aujourd’hui, ce dont ont besoin les travailleurs, ce n’est pas de sacs en croco, mais d’équipements de protection. Les usines doivent être réquisitionnées pour produire ce qui est nécessaire et vital à toute la population.

Centre de tri postal de Charleville-Mézières (Ardennes)  :  le mépris de la direction pour la santé des agents

Echo d'entreprise
22/04/2020

Le centre de tri de Charleville-Mézières a vu son activité réduite depuis le début du confinement. Durant trois semaines, les agents de la plateforme ont dû travailler sans masque alors que l’on a appris récemment que La Poste détenait un stock de 24 millions de masques chirurgicaux qu’elle n’avait pas jugé bon de distribuer dans les services.

Depuis les masques sont arrivés dans les centres de tri mais la direction continue de mettre en danger la santé des travailleurs. Si les agents qui ont contracté le virus et développé la maladie ont été mis en congé, ceux qui ont été à leur contact sont obligés de continuer à travailler sous prétexte qu’ils ne présentent aucun symptôme (pour le moment), que les distances de sécurités sont respectées, que des gants et les matériels de désinfection sont à leur disposition.

La réalité est que la direction ne veut pas embaucher pour remplacer les travailleurs qui devraient être mis en quatorzaine et expose ainsi les agents à un risque pour leur santé et celle de leur famille. Encore une fois, ce sont les mesures de précaution élémentaires qui passent à la trappe. Cette attitude est cynique et irresponsable dans un contexte où l’épidémie continue de s’étendre et de tuer plusieurs centaines de personnes chaque jour. Elle est l’image de cette société qui privilégie la rentabilité et les profits au détriment de la vie des travailleurs.