Hypermarché Cora les Ayvelles (Ardennes) :  Un petit coup de pub qui va rapporter gros

Echo d'entreprise
21/04/2020

À Cora, les travailleurs ont reçu la promesse d’une prime de 1 000 euros pour les risques encourus au travail durant l’épidémie. Mais ce petit sacrifice consenti par les actionnaires s’accompagne de plus de flexibilité pour les salariés. Ces derniers se sont retrouvés avec des “compteurs d’heures négatifs”, permettant à la direction de capitaliser des heures de travail qu’elle utilisera en surtravail durant les périodes de fêtes sans avoir à les payer en heures supplémentaires. Cette prime ne compense donc pas la perte de revenu que représente cette nouvelle mesure pour les salariés.

Cette filiale de la holding Delhaize, qui a engrangé 517 millions d’euros au dernier semestre 2019, continue de bénéficier des largesses de l’État, 20 millions d’euros par an au titre du CICE transformé en exonération permanente de cotisations sociales alors que le groupe a supprimé plus de 9 000 emplois en 10 ans. En prenant sur les profits passés et présents, on aurait largement les moyens d’augmenter les salaires et d’embaucher, à condition que les travailleurs l’imposent aux actionnaires.

Mairie de Reims :  Non au vol de congés

Echo d'entreprise
21/04/2020

Dans la droite ligne des ordonnances prises par le gouvernement pour satisfaire les patrons, la municipalité a décidé d’imposer à tous les agents de la Ville de sacrifier trois jours de congés en les posant avant le 11 mai.

Les travailleurs paient déjà le prix de l'incurie du gouvernement en étant confinés des semaines faute de moyens suffisants pour l'hôpital, de masques et de gel hydroalcoolique, pas question pour eux de payer double en perdant en plus des congés !

Hôpital Belair de Charleville :  Des moyens pour les hôpitaux, pas pour les profits

Echo d'entreprise
21/04/2020

Les coupes budgétaires successives qui dégradent les conditions de travail des personnels de santé de l’hôpital public n’ont pas épargné le centre Belair de Charleville. Comme partout, les mouvements de grève et revendications portées depuis des années par ces personnels sont restés lettre morte. La situation s’est encore aggravée avec la crise du Covid-19.

Les personnels soignants ont aujourd’hui à faire face à une énorme surcharge de travail car ils doivent, entre autre, accompagner chaque patient dans le moindre de ses déplacements. Les personnels administratifs et sociaux ne sont pas mieux lotis : pas de masques ni de gants pour ceux qui sont en contact avec les patients, pas de recours possible au télétravail par manque des outils disponibles. Enfin, les travailleurs sont contraints de prendre sur leur temps de congés ou leurs RTT pour compenser le manque de personnel.

Alors que les milliards qui devraient servir à embaucher et fournir le matériel nécessaire continuent à renflouer les caisses du patronat, les travailleurs des services publics paient de leur santé pour faire face à l’urgence. Voilà où mènent des politiques menées au seul profit de la bourgeoisie.

Mannesmann Précision Tubes (Vitry-le-François) :  La production tant que…

Echo d'entreprise
13/04/2020

En sous-activité depuis des mois, l’usine Mannesmann Précision Tubes à Vitry-le-François vivait jusqu’à la crise du covid-19 au rythme de suppression d’équipes de nuit et de journées de récupération imposées. Quand il a été question de confinement, beaucoup, même chez les hiérarchies, pensaient logiquement qu’on allait vers un arrêt total momentané de la production.

Et puis non : la maison mère aurait donné l’injonction de produire en urgence des commandes devenues indispensables ! Mais sans aucun aménagement des horaires ni de l’organisation de la production. Juste une bouteille de désinfectant par personne, mais croisement dans les vestiaires et réfectoires obligatoires !

Le comble, c’est que ce maintien d’activité a été annoncé aux délégués en même temps que l’annonce d’une nouvelle réduction importante de la production dans un futur proche, rendant les inquiétudes sur l’avenir de l’entreprise encore plus grandes !

Produire plus vite en prenant des risques avec la crainte pour son emploi ! « Pour le moment on a les hommes, l’énergie et la matière, alors on produit » se sont entendu dire des travailleurs qui cherchaient des explications auprès d’un responsable… La nouvelle version de « marche ou crève » !

Hôpital de Chaumont :  La débrouille contre l'irresponsabilité

Echo d'entreprise
12/04/2020

À l'hôpital de Chaumont comme partout, les moyens de protection manquent. Dans les services de psychiatrie par exemple, un masque doit être gardé huit heures.

Alors les moyens se développent pour se débrouiller : une initiative a été lancée pour transformer des draps en sur-blouses. L’idée est venue des soignants, qui ont transmis un patron pour la couture, la préfecture a relayé l’appel, les particuliers ont donné des draps et une entreprise associative d’insertion confectionne les sur-blouses à partir des draps collectés.

L’inventivité des principaux concernés est à souligner, mais en arriver à ce niveau de bricolage montre d’abord l'impréparation du système de santé.

Plate-forme Noz (Chaumont) :  Le patron oblige les salariés à lui faire crédit

Echo d'entreprise
12/04/2020

La direction de la plate-forme Noz s'est permis d'invoquer les difficultés actuelles pour ne pas payer en entier les salaires de fin mars, pas même les 70% du brut (84% du net) qu'elle doit payer en cas de chômage partiel.

Elle a prétendu ne pas avoir reçu les aides de l’État. Des salariés ont prévenu la presse, et devant le scandale annoncé, une régularisation a eu lieu jeudi 9 avril... mais seulement pour ceux qui ne se sont pas mis en droit de retrait avant le déclenchement du chômage partiel. Ceux qui ont fait valoir leur droit de retrait ont vu leurs salaires amputés de plusieurs jours indiqués "en absence autorisée mais non rémunérée".

L’État a annoncé des aides au patronat, et indiqué reporter les impôts et cotisations sociales. Mais cela n'a même pas amené ce patron à se dire qu'il pouvait avancer l'argent à ses salariés. Pourtant, même confinés, les salariés doivent bien payer leur loyer et leurs factures en entier !

 

Forges de Bologne (52) :  Patrons et pouvoirs publics : complices, menteurs et irresponsables

Echo d'entreprise
10/04/2020

Les Forges de Bologne, près de Chaumont, entament une reprise progressive de l’activité. Elles réouvrent, avec les conséquences sanitaires que cela peut avoir, au moment même où sont annoncés de nouveaux décès et où des préfectures décident dans tout le pays d’interdire de sortir pour faire du sport.

Pour rendre plus acceptable la réouverture progressive de cette usine, la direction indique que celle-ci se fera sur la base du volontariat. Mais qu’est-ce que le volontariat quand on sait que beaucoup de travailleurs sont en situation précaire, pour certains, sans aucune rémunération ?

Un autre argument avancé par la direction des forges pour relancer la production est que tout le matériel de protection est mis à disposition du personnel : des masques, des gants, des combinaisons jetables et du produit désinfectant : tout ce qui manque dans les hôpitaux !

Récapitulons : ils mentent quand ils parlent de volontariat, ils s’accaparent du matériel de protection et ils mettent en danger la vie de centaines de personnes. Des criminels encouragés par l’État.

PSA Les Ayvelles (Ardennes) :  En catimini, le groupe prépare son plan de déconfinement

Echo d'entreprise
09/04/2020

Le site PSA des Ayvelles fournit les culasses de moteur pour tout le groupe. Alors que l’épidémie continue de s’étendre et d’ajouter au nombre des victimes du coronavirus des centaines de morts chaque jour, le groupe PSA veut reprendre la production. Il procède sur le site des Ayvelles à « un test de vérification et de mise en place générale des mesures renforcées de sécurité pour les salariés, avant leur reprise d’activité ».

Comme sur le site de Valenciennes et de Douvrin, il s’agit pour le groupe de ne pas perdre de temps et de relancer au plus vite la production des voitures. Une production qui n’a rien de vital en cette période de crise sanitaire.

Derrière ses grandes déclarations, tardives, de participation à l’effort collectif dans la lutte contre l’épidémie en assemblant des pièces de respirateurs médicaux sur le site de Poissy, c’est bel et bien un vaste plan de déconfinement que PSA est en train d’opérer. Cette décision est irresponsable et criminelle car c’est prendre le risque d’augmenter le nombre de malades et de faire exploser les places en urgences. Face à la rapacité patronale, il est urgent de faire valoir collectivement notre droit à la vie et à la santé.

La Poste (Haute-Marne) :  Réouverture de la poste en Haute-Marne

Echo d'entreprise
08/04/2020

La Poste a fermé la semaine dernière et réouvre en ce début de semaine. L’argument est de permettre à tous ceux qui ont un compte à La Poste de pouvoir toucher leur salaire, leur allocation ou leur pension.

L’État, qui a contribué à réduire le nombre de bureaux ces dernières années, est bien obligé de reconnaître que La Poste assure un lien social.

La Poste (Haute-Marne) :  Distribution du courrier : pour quoi faire ?

Echo d'entreprise
08/04/2020

En Haute-Marne comme sur l’ensemble du territoire, les activités de distribution ont été maintenues coûte que coûte pendant deux semaines. La direction n’a pas hésité à faire appel à la police pour obliger certains postiers à retourner à leurs postes.

Dans ce cas, l’entreprise a évoqué le « lien social ». Quand il s’agit d’assurer à chacun d’avoir un minimum pour vivre, on comprend. Mais là, il s’agissait plutôt de favoriser l’activité économique quitte à renforcer le lien épidémique entre facteurs et usagers !