Pour l’Éducation, un seul mot d’ordre : toujours moins !

Brève
14/02/2018

L’Inspection Académique de Besançon a annoncé la dotation de postes pour la rentrée prochaine : ce sera ZERO poste supplémentaire !

Elle a réparti cette dotation de la manière suivante : + 14 postes pour le Doubs, - 12 pour le Jura, - 6 pour la Haute-Saône et + 4 pour le Territoire de Belfort. Il faudrait, avec ce 0 poste, élargir le dispositif de dédoublement des classes de CP aux CE1 dans les zones de REP +, assurer les remplacements des enseignants absents ou en formation, ouvrir les classes de maternelle et d’élémentaire partout où c’est nécessaire, maintenir le dispositif « Plus de maîtres que de classes »…

L’année dernière, la seule mesure de dédoublement des CP avait nécessité 30 postes ! Autant dire que c’est une nouvelle dégradation des conditions d’enseignement qui est programmée.

Alors quand le gouvernement annonce dans le même temps une augmentation du budget de l’armée de 32,4 à 34,2 milliards en 2018, et des dizaines de milliers de recrutements, cela en dit long sur ses priorités : il choisit d’envoyer les jeunes perdre leur vie ou menacer celle des autres en Afrique ou ailleurs, plutôt que les éduquer.

Haute-Saône - Vesoul

Protestations contre les expulsions, manifestations de soutien aux migrants

Liberté de circulation et d'installation pour tous !

Brève
13/02/2018

Vesoul : Manifestation de soutien aux migrants

Début février, le même jour, deux familles originaires d’Arménie vivant en Haute-Saône depuis plusieurs années, dont la régularisation est refusée, ont été raflées par les gendarmes, expédiées au centre de rétention de Metz et, dès le lendemain, mises dans un avion pour l’Arménie.

Pour l’une de ces familles, les deux plus grands enfants étant introuvables, la mère n’est pas partie. Le préfet a alors exécuté la « mesure d’éloignement » sur le père avec un bébé dans les bras et deux autres enfants qu’il a été contraint d’aller chercher à la sortie de l’école, encadré par des gendarmes.

Dès cette nouvelle connue, devant le collège de Saint-Loup, les enseignants ont accompagné les élèves qui se sont rassemblés et ont envoyé des messages de fraternité à leurs cinq copains qui manquent à l’appel. Au lycée voisin de Luxeuil, une trentaine d’enseignants ont débrayé, et protesté, avec les lycéens, pour soutenir Assia, fille d’une des familles expulsée, déterminée à revenir étudier ici, ainsi que ses frères. Devant la Préfecture de Vesoul, les soutiens et amis de la famille écartelée, au nombre d’une soixantaine, ont dénoncé le sort qui lui est fait, le chantage de la Préfecture pour forcer la mère à retrouver ses grands enfants et lui faire accepter un regroupement familial…en Arménie, alors qu’ils veulent être régularisés en France.

Macron, Colomb et les préfets organisent des expulsions au pas de charge et durcissent les conditions d’accueil des migrants.

Parmi la soixantaine qui sont au centre d’accueil et d’orientation d’Echenoz-La Méline, près de Vesoul, des jeunes venant souvent de pays africains et ayant traversé l’enfer, beaucoup refusent d’être réexpédiés dans le premier pays d’Europe, la Grèce, l’Italie où ils sont arrivés, car ils veulent pouvoir rester en France. Soutenus par des bénévoles qui les aident au quotidien, et le Collectif d’Aide aux Migrants de Haute-Saône, ils étaient aussi nombreux à participer à la deuxième manifestation organisée le 10 février dans les rues de Vesoul qui a regroupé une centaine de personnes. Sur les banderoles et les pancartes, on lisait « nous refusons d’être complices des réexpéditions », « Unis, nous ne nous tairons pas », « nous sommes 7 milliards d’étrangers dans le monde », « accueil des exilés, un droit, une volonté ».

Peugeot Japy

Redressement judiciaire, rachat, cession : le train-train pour les capitalistes, toujours des menaces pour les travailleurs

Brève
12/02/2018

L’entreprise Peugeot Japy, implantée depuis 1830 à Valentigney et convertie à la fin des années 1950 en fournisseur pour l’industrie automobile, a contribué à la fortune des deux vieilles familles capitalistes de la région.

La recette ? Des générations d’ouvriers exploitées, et un pompage de l’argent public, comme en 2009 où elles ont obtenu de la Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard qu’elle rachète, contre la modique somme de 1,2 millions d’euros, une partie du site pour la leur « louer ».

Aujourd’hui, le groupe Farinia est sur les rangs pour racheter l’entreprise, une offre jugée « sérieuse et solide » par Maike Automotive auquel appartient Peugeot Japy. Elle consiste en une promesse de maintien des 500 emplois, à condition que les travailleurs acceptent de perdre leurs congés payés, leurs RTT et leur ancienneté ! Rien que de normal pour les capitalistes, mais les travailleurs n’ont pas dit leur dernier mot.

Téléperformance Belfort

Non aux licenciements quels que soient leurs noms !

Brève
11/02/2018

Teleperformance à Belfort, centre d’appel sous-traitant de SFR, a comme projet de réduire ses effectifs. Si le projet en est toujours au stade des discussions, deux options sont envisagées par la direction : le congé de mobilité ou la rupture conventionnelle collective (RCC) prévue par la réforme du Code du travail. 35 postes pourraient être supprimés sur le site de Belfort, qui compte 190 salariés, et plus de 250 à l'échelle nationale. La direction veut profiter des ordonnances Macron pour camoufler un nouveau plan social. Installée au Techn'Hom (sur le site Alstom (ex-Bull) depuis 2005, la plateforme n'en est pas à son premier coup dur.

À Belfort, plus de 230 postes ont été supprimés depuis 2012, entraînant alors des mouvements de grève. Reste à savoir quelle option sera privilégiée par la direction de Teleperformance, qui pourrait être, après PSA, dans les premières entreprises de la région à recourir aux RCC.

Teleperformance est une entreprise qui se porte bien. Elle emploie près de 217 000 salariés répartis sur 74 pays, pour un chiffre d'affaires de 3,65 milliards d’euros en 2016. Son PDG est payé 18 millions d'euros en 2016, outre les dividendes. Par contre les salariés en France sont eux rémunérés au Smic, puis un peu plus après quelques années de travail dans l'entreprise. De quoi provoquer une juste colère de la part des travailleurs !

Besançon

Contre la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur, des étudiants manifestent

Brève
06/02/2018

les manifestants devant le rectorat de Besançon

Hier mardi 6 février, certains syndicats enseignants et les étudiants appelaient à la grève et à manifester contre la réforme du baccalauréat et les suppressions de postes d'enseignants prévues à la rentrée prochaine. À Besançon, une centaine de jeunes se sont rassemblés devant le rectorat et ont manifesté.

Pour l’entrée dans le supérieur, le gouvernement a changé la procédure et la plateforme informatique. Mais le problème, c’est le manque de places dans les facultés, et avec l’arrivée de 40 000 nouveaux bacheliers l’année prochaine, la situation ne peut que s’aggraver. Le gouvernement ne veut pas mettre les moyens pour accueillir les nouvelles générations dans le supérieur, alors il organise l’éviction des jeunes des milieux populaires.

Le gouvernement attaque les enseignants et les étudiants et les raisons de manifester à nouveau ne manquent pas.