Besançon

Une mobilisation réussie

Brève
27/11/2020

devant les services de la villes

Les personnels du service éducation de Besançon, notamment les Atsem, étaient plus de 300 en grève jeudi 26 novembre et 150 à manifester sous les fenêtres des services de la ville.

Plus de 80 % des écoles de la ville ont été touchées, 118 des 195 accueils périscolaires fermés.

La crise sanitaire a mis en lumière tout ce qui n’allait pas : manque de moyens mais aussi le manque de reconnaissance. Malgré l’augmentation de la charge de travail avec le protocole sanitaire, aucun recrutement significatif permettant d’assurer le nettoyage et l’entretien régulier des locaux.

La mise en place de renforts venus d’autres services est intervenue bien tardivement, mais surtout elle n’est pas pérenne. Les grévistes demandent des embauches massives, la titularisation des contractuels et l’abrogation du jour de carence.

Une première étape de la mobilisation qui en appellera d’autres si rien ne bouge.

Belfort

Le virus de la pauvreté encore plus dangereux que le Covid

Brève
26/11/2020

Dans l’édition locale de L’Est Républicain du 25 Novembre, est révélée l’augmentation de la grande pauvreté dans la population belfortaine. Dans ce département, déjà le plus pauvre de Franche-Comté avant la crise sanitaire, les deux confinements ont été de terribles accélérateurs. « On est sur une pente montante de semaine en semaine », observe le Secours populaire

Le Secours populaire revendique une hausse de 60 % de sa fréquentation depuis mars, tout comme les Resto du Cœur ou le Secours Catholique. La conséquence d’une paupérisation apparaît à travers certains indicateurs parlants : d’une part le chômage, qui a bondi de 8,1 % depuis un an, d’autre part le nombre de bénéficiaires du RSA (4 447 foyers en août 2020), qui a progressé de 10,4 % sur l’année écoulée.,

D'une manière générale, tous les types de ménage sont touchés : couple avec ou sans enfant, famille monoparentale, femme seule et homme seul, étudiants etc… La crise sanitaire a accéléré brutalement la crise économique et donc la pauvreté.

Pour y faire face, les associations se retrouvent sans moyens, avec des stocks qui fondent et des bénévoles épuisés. Cette pauvreté ne vient pas de rien : les licenciements à General Electric, ou à PSA, le renvoi des intérimaires, les licenciements chez les sous-traitants en sont les principales causes

Mais cette urgence sociale ne rentre pas dans le « plan d'urgence » à 100 milliards du gouvernement, distribués au patronat exclusivement.

Montbéliard-Belfort

Contre l’Impunité des violences policières.

Brève
24/11/2020

L’article 24 de la nouvelle loi dite de sécurité globale menace d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende ceux qui diffuseraient des images de policiers ou de gendarmes en intervention, sous prétexte de les protéger.

Mais l’objectif du gouvernement est d’intimider ceux qui dénonceraient des violences policières. Des syndicats de journalistes, la Ligue des droits de l’homme, et jusqu’au haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, dénoncent cette mesure.

Lutte Ouvrière appelle à se joindre au rassemblement Samedi 28 Novembre 2020 à 14H30 à la pierre à poissons à Montbéliard pour protester contre l’évolution autoritaire du pouvoir.

Nous avons devant nous une crise grave du système capitaliste, accélérée par la crise sanitaire et le gouvernement est du côté du patronat, prêt à imposer aux travailleurs un recul inédit dans tous les domaines dont celui (entre autres) de supprimer les témoignages des violences policières.

Université de Besançon

Les étudiants confrontés au reconfinement

Brève
11/11/2020

Plusieurs syndicats de personnels et d'étudiants de l'université protestent contre les condition de ce nouveau confinement. Si les étudiants ont pu suivre les deux premiers mois de cours normalement, ces syndicats demandent la généralisation du prêt de portables et des aides alimentaires.

Le président de l'université se défend en exposant ce qui a été prévu. Mais le nombre d'ordinateurs portables reste insuffisant : l'université en annonce 110 et 150 à venir, alors que bien des lycées se sont mieux préparés et peuvent en prêter plus d'une soixantaine pour un nombre d'élèves bien inférieur. Mais surtout les étudiants les plus défavorisés ne peuvent plus travailler et cumulent les difficultés.  

Dans les amphis surchargés hier, devant les cours en ligne s'ils le peuvent aujourd'hui, ces étudiants apprendront peut-être la révolte contre cette société. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Doubs

Saint-Vit : un patron à l’offensive

Brève
11/11/2020

La société Alliance-mim, sous-traitante de l’horlogerie et de l’aéronautique, licencie 19 personnes dans la zone industrielle de Saint-Vit.

Depuis plusieurs mois, elle a placé une partie des 125 personnes en chômage partiel. Le patron a fait son annonce avec une vidéo envoyée par mail. Il voulait mettre en place une rupture conventionnelle collective mais la Direccte s’y est opposée pour finalement valider un plan de licenciement un peu amélioré. Apôtre du lean-management, il mène la guerre aux salariés restants en les culpabilisant.

Que l’horlogerie et l’aéronautique connaissent un recul des commandes, c’est une chose, mais les travailleurs n’en sont pas responsables. Le groupe d’horlogerie Richemont, principal actionnaire, a réalisé des bénéfices considérables avec l’augmentation des ventes du luxe depuis 15 ans. Ces profits doivent servir à maintenir les emplois et les salaires chez tous les sous-traitants.