Pontarlier

Grève aux urgences

Brève
22/01/2019

Affiche sur la porte du garage des véhicules d'urgence

Jeudi 17 janvier, le personnel des Urgences de Pontarlier, toutes catégories confondues s’est mis en grève avec le soutien des médecins urgentistes.

Cette fois, la coupe est pleine. Les médecins et le personnel paramédical ne supportent plus cette « souffrance au travail », comme ils le définissent eux-mêmes.

Depuis 2 ans, ils dénoncent le manque de moyens, effectifs, locaux, équipements, pour leur permettre de travailler dans des conditions optimales pour la sécurité des patients. Comme dans tous les services d’urgence du pays, le temps d’attente est beaucoup trop long (entre 5 et 6 heures). Comme partout, c’est la politique d’économie drastique dans les hôpitaux, qui est responsable de cette situation.

Le personnel est très mobilisé. Une pétition a circulé et recueilli 1 200 signatures, dont 200 sur le marché. Un nouvel appel à la grève est lancé pour le 30 janvier.

Vesoul

Cachez ces gilets que je ne saurais voir

Brève
16/01/2019

Après un premier passage devant la justice le 8 décembre pour participation à une opération de blocage à la gare de Vesoul, qui lui a valu une peine de prison de deux mois avec sursis, Céline Roy, jeune militante des Gilets jaunes, est à nouveau convoquée au tribunal fin janvier pour les propos « méprisants » qu’elle aurait tenus envers le préfet lors d’une intervention de la police pour virer les occupants d’un rond-point.

Manifestement, tout le monde n’est pas autorisé à tenir impunément des propos méprisants… Pour elle, la peine encourue est d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende ! Et ce n’est pas terminé puisqu’elle devrait à nouveau comparaître en mars pour d’autres opérations de blocage.

Ces peines exorbitantes révèlent la volonté du gouvernement d’intimider ceux qui osent relever la tête, et de briser la contestation.

Heureusement, cela n’empêche pas la colère de continuer à s’exprimer.

Besançon

Le LP Condé en grève

Brève
16/01/2019

piquet de grève devant le lycée

Mardi 15 janvier, la quasi-totalité des enseignants du lycée professionnel Condé ont fait grève pour dénoncer la fermeture des bac pro SPVL (Service de Proximité et Vie Locale) et CSR (Commercialisation Services et Restauration).

Ils attendent la réponse du rectorat et une assemblée générale décidera jeudi matin de la poursuite de la grève. Ce même jour 250 lycéens de plusieurs lycées de Besançon ont manifesté devant le rectorat contre la réforme des lycées.

La réforme Blanquer-Macron de l’éducation vise à supprimer des milliers de postes d’enseignants et de personnels, et à diminuer les moyens pour une éducation de qualité. C’est ce qu’ont bien compris les enseignants en grève et les lycéens qui manifestent.

Montbéliard

Gilets jaunes, gilets rouges, sans gilets, même colère noire.

Brève
14/01/2019

Samedi 12 janvier, environ 700 manifestants se sont réunis à l’appel des Gilets Jaunes et de 3 organisations syndicales, CGT, FO et FSU, pour se rendre en cortège depuis la zone du Pied des Gouttes jusqu’à la sous-préfecture.

Les participants ont voulu exprimer leur colère et leur indignation contre les décrets pris par le préfet pour déloger les gilets jaunes des ronds-points et des endroits où ils avaient l’habitude de se retrouver, parfois avec l’accord des maires comme à Arbouans ou à Audincourt.

Les tentatives de vouloir faire taire les protestations, de les décourager ou de les orienter vers un entonnoir qui aboutirait à un « grand débat » qui n’abordera pas la question du pouvoir d’achat ne passent pas. Dans le cortège, les pancartes « Le capitalisme exploite les hommes et tue les peuples » ou « Non à la dictature des financiers ! » exprimaient le sentiment de nombreux manifestants : que l’appauvrissement de ceux qui travaillent, qui sont privés d’emploi ou qui ont travaillé, est à mettre en relation avec les fortunes insensées accumulées et dilapidées par les capitalistes.

Certains ont pris conscience qu’en agissant collectivement ils pouvaient se faire entendre, et que pour continuer à peser, il faudra étendre la lutte là où les richesses ont produites : dans les grandes entreprises.

SNCF Réseau Bourgogne-Franche-Comté

Des investissements insuffisants

Brève
10/01/2019

La direction régionale de SNCF Réseau vient d'annoncer des investissements pour un montant de 183 millions d'euros pour 2019. Plus de la moitié de ce montant porte sur la maintenance et le renouvellement du matériel. La SNCF annonce ainsi des efforts sur la sécurité des passages à niveau. La grande région en compte 950 : 7 seront supprimés et d'autres seront "sécurisés" alors que des accidents mortels s'y produisent encore trop souvent, comme à Jonches (Yonne) en 2018 et à Etalans (Doubs) en 2015. 

SNCF Mobilités, qui gère la circulation des trains, a fait un bénéfice net record de 895 millions d'euros. Ces dividendes devraient revenir à SNCF Réseau en 2019, mais en fait l'Etat diminue d'autant sa subvention. Alors que le réseau est dans un état catastrophique, SNCF Réseau n'a pas assez de moyens pour le rénover.

La politique de rendement maximale à coup de réduction de postes se fait au détriment des cheminots et de la sécurité des usagers.