Belfort

Les pompiers en grève tous les jours

Brève
17/07/2019

Depuis le 26 juin dernier, les pompiers professionnels du Territoire de Belfort sont en grève. Ils s'arrêtent de travailler 30 minutes par jour, pour dénoncer principalement un manque de moyens.

Mais comme pour les urgences, les pompiers sont tenus à un service minimum : il doit toujours rester au moins neuf pompiers mobilisables dans chacune des deux casernes belfortaines Alors les grévistes se relaient par tranche de trente minutes pour faire grève.

Le mouvement est très suivi : 80 à 100 % des effectifs de garde y participent chaque jour. À Belfort, comme à Montbéliard, Besançon, Pontarlier et dans tout le pays, les pompiers dénoncent un manque de moyens alors qu'ils doivent faire face dans le même temps, à une explosion du nombre d'interventions.

En 2007, il y avait moins de 8 000 interventions sur le Territoire de Belfort. L'an dernier, c'était 12 000. Mais les effectifs n'ont pas évolué et les conditions de travail se sont dégradées

Les pompiers demandent « le recrutement massif » de sapeurs-pompiers professionnels pour faire face à cette évolution et.une revalorisation salariale via la prime de feu et la compensation du travail de nuit et les week-ends.

Ce ne sont pas les volontaires qui manquent pour assurer le service public alors qu’il y a 6 millions de chômeurs. C’est l’argent public qui manque : il est consacré essentiellement à aider la grande bourgeoisie, la finance au détriment de la collectivité.

General Electric

Légion d’honneur : Les licencieurs décorés

Brève
15/07/2019

Au milieu des sportifs, anciens ministres ou anciens combattants, la dernière promotion de la légion d'honneur a récompensé quelques patrons.

Dans la promotion du premier ministre, on retrouve au grade de Chevalier, Corinne de Bilbao, ex-directrice générale de General Electric France jusqu’en 2019. Elle fait partie de ceux qui ont préparé ou fait exécuter les plans de plusieurs milliers de licenciements, à Grenoble, à Nantes, à Villeurbanne etc et aujourd’hui le millier de licenciements prévu à Belfort. 

Elle a cédé sa place à un ancien conseiller de Macron quand il était ministre de l’économie, ça vaut bien un ruban, non ?

Pays de Montbéliard

Au service du patronat

Brève
07/07/2019

Denis Sommer, député La République en Marche, se distingue par une activité portée sur l’aide aux entreprises.

Muet sur les licenciements chez General Electric Belfort, c’est au chevet des PME sous-traitantes, que son attention se porte.

Il constate que « 19 milliards » manquent dans la trésorerie des PME qui se plaignent d’être les banquiers des grosses entreprises donneurs d’ordre.

Celles-ci ne payent pas dans les délais, ce qui obligent les PME à avoir recours à des banques qui se sucrent largement sur la trésorerie des PME en pratiquant des taux d’intérêts élevés.

19 milliards c'est le double du budget français de la culture qui devrait revenir aux PME, voilà qui donne du grain à moudre au député LREM pour obtenir les faveurs de patronat.

Football club de Sochaux

Le cirque sur le dos de l'exploitation des travailleurs

Brève
07/07/2019

Finalement la DNCG (Direction nationale des comptes de gestion) a évité au Football Club de Sochaux la relégation en Nationale 3 et son maintien en ligue 2.

Cela fait des années que le club vendu par Peugeot à un repreneur affairiste chinois puis mis en gérance à des affairistes du sport espagnol, fait les gros titres de la presse locale.

Dernier épisode : c’est le propriétaire des concessions Nedey, sponsor du club et de l’ex-Maire de Montbéliard et Sénateur du Doubs Louis Souvet, lui-même ex-cadre de PSA, qui appelle au secours la famille Peugeot et le PDG Tavares. Tout ce petit monde habitué des jeux du stade Bonal et du confort des loges pleure la disparition d’un club dont la famille Peugeot a baissé la vitrine comme un fond de commerce qui lui coûtait trop cher.

Fastes, prestiges, salaires mirobolants... beaucoup d’argent venu de l’exploitation du travail de générations d’ouvriers que les patrons trouvaient intérêt à occuper aux jeux du stade.

PSA Sochaux

La valse des millions

Brève
05/07/2019

Sochaux 2022 ou « l’usine du futur » est l’occasion pour PSA de faire sa collecte de fonds publics et les élus formés à satisfaire le patronat sur l’air « si c’est pour créer des emplois », débloquent des millions d’aides.

L’inauguration de la nouvelle presse d’emboutissage a été l’occasion de ce petit monde entre petits fours et coupe de champagne de se féliciter de la performance de cette presse a 33 millions d’euros bâtiment et génie civil compris.

La Région Bourogne Franche Comté, Pays de Montbéliard Agglomération et la Banque des Territoires a mis la main à la poche pour 25 millions d’euros.

C’est le prix de la presse en question…pas mal comme cadeau ! Et ce n’est pas fini PMA va acheter à PSA 50 hectares pour préparer l’installation des fournisseurs à coup de dizaines de millions.

L’argent qui manque pour les services publics, les urgences ou les hôpitaux, se déverse dans les caisses du patronat avec un vote majoritaire des élus de droite comme de gauche.