Laïcité et démagogie anti-immigrés

Brève
02/03/2021

Au lycée Pergaud de Besançon, lors d'une conférence sur le thème de la laïcité, certains propos provocateurs de la LICRA (ligue contre le racisme et l’antisémitisme) ont déclenché des réactions indignées de la part d'élèves et de représentants syndicaux.

En effet, donner comme exemple pour définir le racisme « le racisme anti-blanc » et se targuer de « ne prendre pas de gants vis-à-vis de l'Islam », c'est fouiller les poubelles de l'extrême-droite. Loin de rétablir les choses, le Proviseur a sanctionné un élève qui, sur son compte Twitter personnel, avait reproché le biais politique des intervenants.

Ce genre d'intervention empoisonne l'atmosphère, en particulier dans la jeunesse immigrée, et contribue à obscurcir les consciences, tout en prétendant à la « neutralité laïque ».

Prise entre deux feux, la jeunesse a tout intérêt à repousser à la fois l'obscurantisme religieux mâtiné de communautarisme et les manœuvres politiciennes qui pointent du doigt les musulmans. Les causes des divisions et du délitement de la société sont à trouver dans la faillite du système capitaliste et de ses défenseurs de tout poil. C'est armée de cette conscience que la jeunesse pourra lutter efficacement contre tous les racismes et les oppressions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belfort

Moins de profs, moins d'options, la colère gronde au lycée Courbet

Brève
27/02/2021

Une opération lycée mort s’est déroulée ce jeudi 25 février au lycée Courbet de Belfort.

Les enseignants dénoncent des moyens en forte baisse à la rentrée 2021. Dans cet établissement de plus de 600 élèves, jeudi, 76% des enseignants de l’établissement étaient en grève . Peu d’élèves sont venus en cours.

Après deux journées nationales d’action les 26 janvier et 5 février, un boycott le 4 février, par les professeurs, parents et élèves les enseignants poursuivent leur combat. En cause, la dotation de la rentrée prochaine.

Cela se traduirait par la perte d’une cinquantaine d’heures d’enseignement dans ce lycée. Soit deux postes en moins, un enseignant en mathématiques, un autre en chimie. Sans compter les enseignants qui devront se partager entre plusieurs établissements.

Les enseignants ont alerté les parents et élèves sur les conséquences désastreuses de cette politique.

Ce jeudi, les enseignants ont déployé banderoles et pancartes devant l’établissement.

Montbéliard-Belfort

Darmanin roule des mécaniques

Brève
23/02/2021

Après une mise en scène à Montbéliard ou à Belfort, orchestrée par Darmanin, premier flic de France, qui a ordonné au Préfet et sa police de parader dans le quartier de la Petite Hollande "pour rétablir l'ordre républicain". Quelle blague ! Il a annoncé l’arrivée de 8 policiers supplémentaires et de quelques véhicules neufs.

La police intervient très souvent dans cette cité ouvrière pauvre gangrenée par le chômage, la misère, la délinquance et les trafics. On compte des fusillades dans la ville ou des incendies dus aux règlements de comptes des bandes. Et ce ne sont pas les agitations de Darmanin qui changeront quoi que ce soit. D’ailleurs il n’a pas voulu se rendre dans ce quartier de la Petite Hollande

Tous ces politiciens se fichent, comme de l'an quarante, de la vie des habitants des quartiers populaires. Ceux-ci au travail, comme dans leur quartier ne pourront compter que sur leur seule propre mobilisation collective.

Besançon

Un homme grièvement blessé lors d'une agression à caractère raciste

Brève
04/02/2021

Des néonazis dans une rue à Besançon

Un homme a été agressé lundi soir par un jeune de 24 ans qui a prononcé : "Un arabe en costard... je vais me le faire" avant de passer à l'acte. Arrêté, il a été jugé et condamné à 18 mois de prison ferme. 

L'agresseur fréquentait plus ou moins des groupuscules néo-nazis en France et en Suisse. Depuis plusieurs années, ces groupes se montrent à Besançon, dans le Haut-Doubs et à Dijon et ils ont déjà attaqué des militants anarchistes. Ils sont très peu nombreux pour l'instant, mais ils peuvent s'enhardir, élargir leur milieu et devenir une véritable menace. On peut le voir dans d'autres pays ou avec les groupes identitaires qui sont intervenus à plusieurs reprises contre les migrants dans les Alpes.   

Face à cette menace d'extrême-droite, les travailleurs et tous les militants auront à se défendre eux-mêmes.

Audincourt

Non à l'expulsion d'Abakar

Brève
02/02/2021

Lundi 1er février, devant la gendarmerie de Bethoncourt une centaine de personnes est venue soutenir un jeune travailleur que le préfet veut renvoyer en Guinée.

Abakar, le jeune guinéen de 20 ans qui vit à Audincourt dans le Doubs, a été conduit lundi au centre de rétention de Metz, indique son comité de soutien. Une pétition lancée sur internet a déjà recueillie plus de 400 signatures en quatre jours. Le jeune homme est soutenu depuis plusieurs jours à Montbéliard par de nombreuses associations, syndicats ou organisations politiques qui militent pour sa régularisation

Arrivé en France à 14 ans, sans famille, il a passé et réussi un CAP de cuisinier à 18 ans. Ils sont nombreux, contraints à fuir leur pays du fait de la misère ou de toute autre raison. Les renvoyer est un acte indigne, ils font partie de la classe ouvrière et doivent pouvoir vivre là où ils le veulent.