Stellantis Sochaux

Nouvelle usine, vieille exploitation

Brève
22/07/2021

La direction de Stellantis (Ex-PSA) de Sochaux vient avec grand renfort de publicité, de présenter sa future usine ultramoderne pour les années à venir, avec une seule ligne de fabrication, avec comme objectif annoncé : devenir le site le plus performant pour la fabrication des SUV en Europe.

Un seul bâtiment de 120 000 m2, une seule ligne de montage, beaucoup d'automatisation et de « meilleures conditions de travail promises aux salariés », avec une meilleure ergonomie pour le travail, paraît-il.

Mais en réalité, le but recherché est de fabriquer 60 à 65 véhicules par heure, un toutes les minutes en diminuant les frais de fabrication.

Quant à l’évolution des emplois, la direction ne cache même pas qu’ils continueront à baisser. Les effectifs n’ont cessé de fondre ces dernières années, avec environ 6 360 salariés en CDI (hors congés seniors et congés de reclassement) au 31 mai 2021, contre un peu plus de 14 000 en 2011.

Pourtant dans le même temps Stellantis annonce une progression du chiffre d’affaire et des bénéfices en hausse, malgré la baisse du nombre de véhicules produits, suite à la pénurie de semi-conducteurs.

Les prétendus bienfaits de la concurrence montrent bien que la seule priorité des patrons c’ est le profit, avec de nouvelles attaques contre les travailleurs !

Besançon

Non à l’expulsion du jeune Guinéen Lamine Diaby

Brève
15/07/2021


Lettres et signatures dans le magasin où travaille Lamine

Lettres et signatures dans le magasin où travaille Lamine

Lamine Diaby, jeune guinéen de 18 ans, a reçu son obligation de quitter le territoire le jour des résultats de son CAP. Major de promotion et viré !

( Lettres et signatures dans le magasin où travaille Lamine )

Né en 2002 à Conakry, capitale de la Guinée, il n’a pas connu sa mère. Lui et son frère décident de quitter leur pays en octobre 2018, ils ont traversé le Mali, l’Algérie, le Maroc, l’Espagne… Les deux frères sont séparés et Lamine poursuit vers la France.

A la boulangerie où il travaille, son patron boulanger et maître d’apprentissage a été choqué et a décidé d’organise la résistance contre cette expulsion. La pétition de soutien mise en ligne lundi 12 Juillet au soir est signée massivement par les clients. Une façon de faire connaître le problème et d’obtenir du soutien pour infléchir la décision de l’administration.

Le jeune homme devenu majeur, la police aux frontières estime ses papiers entachés d’irrégularité, il n’est plus le bienvenu en France.Son patron est en lien avec Stéphane Ravacley qui, au bout d’une grève de la faim, a obtenu la régularisation de son apprenti, Laye Traoré, victime d’un scénario identique.

Ils sont nombreux, contraints à fuir leur pays du fait de la misère ou de toute autre raison. Les renvoyer est un acte indigne, ils font partie de la classe ouvrière et doivent pouvoir vivre là où ils le veulent.

RN 83 Doubs-Jura

Les conséquences des transports dans la jungle capitaliste

Brève
30/06/2021

Camions à la sortie de Besançon sur la RN 83 à hauteur de Micropolis

Le long de l’axe Poligny-Besançon, après des manifestations de riverains dans plusieurs villages, des communes prennent des arrêtés interdisant le passage des poids lourds, avec dernier en date, celui de la ville de Besançon. Les riverains de la RN 83 dénoncent les nuisances liées au passage des poids lourds qui quittent l’autoroute à Poligny pour la reprendre à la sortie de Besançon. Ce sont 2000 camions par jour qui passent par cet axe pour faire des économies de péage.

Dans un contexte de totale libéralisation du transport routier à l’échelle de l’Europe, les grands groupes industriels font depuis trente ans des pressions énormes pour faire baisser le coût du transport des marchandises. Ces choix ont entraîné une dégradation catastrophique des conditions de travail des chauffeurs routiers avec des appels d’offre en cascade où chaque entreprise cherche à gagner sur le coût des trajets, et l’augmentation des dangers et nuisances de cette économie du « tout camion ». 

Les préfets du Doubs et du Jura ont la possibilité d’annuler ces arrêtés municipaux. Gageons qu’ils seront plus sensibles aux arguments des représentants du patronat des transport qui protestent déjà qu’aux habitants des communes concernés. C’est à la dictature qu’imposent les grands groupes industriels sur toute l’organisation des transports que travailleurs et population devront s’attaquer.

Saint-Claude (Jura)

Fonderie MBF : le profit saccage la vie des travailleurs

Brève
24/06/2021

Mardi 22 juin, la fermeture de la fonderie MBF, à Saint-Claude dans le Jura, a été annoncée.

Dans cette ville de plus de 8 000 habitants, près de 300 salariés vont se retrouver sur le carreau. En réalité, 1 200 travailleurs vont être touchés dans la région, toutes les familles sont concernées.

« Six ans que je suis dans cette boîte. Les politiques disent qu’on n’est pas assez mobiles, moi je l’ai fait. La mobilité je connais, j’ai fait 700 bornes. Pour quel résultat ? Pour une fermeture. Vous nous prenez pour qui ? », disait un travailleur en colère.

En France, 13 500 travailleurs des fonderies travaillant pour l’automobile sont menacés. Ceux des fonderies de Bretagne ont fait quarante jours de grève. Ceux des fonderies du Poitou se sont aussi mobilisés.

Les donneurs d’ordres, Renault et PSA, ont fait des milliards de profit et ils ont reçu des subventions de l’État. Ils les ont empochées, et les licenciements continuent sur leurs sites et chez les sous-traitants.

Une banderole installée devant l’usine de MBF résumait : « État assassin ». Les constructeurs le sont aussi.

Cette colère ne doit pas rester isolée à une entreprise. Tous les travailleurs sont attaqués, tous doivent s’organiser pour que ces milliards servent à garantir tous les emplois et tous les salaires.

Besançon

La grève continue chez Stanley Black et Decker

Brève
22/06/2021

Les grévistes en assemblée générale rue Auguste Jouchoux

Chez Stanley Black et Decker qui fabrique des pinces, 80 travailleurs sur 120 sont en grève depuis plus de deux semaines. Stanley Tools, l’autre société présente sur le site de la rue Jouchoux, travaille normalement.

Au gré des rachats et fermetures d’usines, les patrons de Stanley, géant de l’outillage à main, ont divisé les travailleurs en plusieurs entreprises, avec des primes calculées de manière différente. La prime d’intéressement varie du simple à plus du double entre les deux sociétés présentes sur le site à Besançon. Les grévistes refusent cette différence et veulent une prime d’intéressement sécurisée. Ils ont déjà subi la fermeture de l’usine de Laissey et voudraient des conditions salariales proches de la société Stanley Tools.

La semaine dernière, les grévistes ont envahi une réunion de la direction. Ils ont eu la visite de la police qui trouvait qu'ils tapaient trop forts sur des bidons ! Le patron a accordé une amélioration du calcul de la prime d'intéressement, mais les grévistes l'ont repoussé car elle est calculé sur l'année 2020, une année de référence peu représentative de l'activité. A ce jour, le patron s’abrite derrière la direction du groupe aux Etats-Unis pour ne rien décider de plus. Les grévistes refusent le chantage contre cette grève qui "compromettrait de nouveaux investissements" et ils savent qu'ils doivent tenir face à une entreprise géante qui a largement les moyens d'accepter leurs demandes. Ils ont reconduit la grève et ont manifesté sur la zone industrielle de Trépillot ce jeudi matin.