Jura

Face aux licenciements, c’est ensemble que les travailleurs peuvent se défendre

Brève
19/09/2020

La liste des licenciements et fermetures d’entreprises s’allonge dans le Jura :

L’Amy à Morez, une soixantaine dont 30 dans le Jura, 110 à SKF à Lons, 45 à C&K à Dole, LMT Belin à Lavancia, fermeture imminente, Kohler (Jacob Delafon) à Damparis menacé de fermeture. Ces licenciements viennent s’ajouter aux fermetures de Logo à Morez il y a trois ans, à toutes les ruptures conventionnelles fréquentes dans la lunetterie depuis des années, forme de licenciements déguisés, et à tous les intérimaires renvoyés depuis le confinement.

La guerre que mène le patronat contre les travailleurs s’est brutalement aggravée.

Chaque entreprise met en avant ses propres raisons, mais tous ces groupes veulent préserver leurs profits. C’est l’ensemble de la classe ouvrière qui est attaquée. Les licenciements et fermetures d’usine sont inacceptables.

Les bénéfices présents et passés (81 millions en 6 ans pour SKF Lons !) doivent servir à maintenir les emplois et les salaires… quitte à travailler moins pour travailler tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

General Electric Belfort

De nouveaux licenciements prévus

Brève
10/09/2020

Maifestation à Belfort contre les licenciements le 22 juin 2019

Mercredi 9 septembre General Electric a dévoilé un nouveau plan de licenciements au niveau européen..

Les annonces faites ce mercredi concernent 1 225 suppressions d'emplois en Europe, dont 618 en France avec notamment la fermeture du site de Villeurbanne (Rhône).

La branche Hydro, qui concerne les Turbo-Alternateurs pour barrages hydrauliques, qui avait déjà subi un plan de licenciements en 2018, n'est pas épargnée. 146 suppressions d'emplois, dont 135 en France. C’est 89 à Belfort, avec la fermeture pure et simple du site hydro. Une trentaine de travailleurs pourrait faire l'objet d'un reclassement sur le site de Grenoble.

C’est le troisième plan en moins d'un an pour GE à Belfort. En plus de 485 licenciements à Turbines Gaz, qui a provoqué une grève en 2019, en début d'année, c’est les 185 postes de son centre de services partagés finance. Enfin, 200 emplois ont été supprimés chez GE Power System (nucléaire et charbon).

General Electric, vient une nouvelle fois de montrer que ses prétendus engagements pris pour faire arrêter la grève, l’année dernière, ce n’était que du pipeau. Ce groupe est d’ailleurs coutumier du fait, le mensonge est même devenu une seconde nature. Il touche de l’argent public, accepte toutes les aides, mais ne se sent aucunement engagé par des promesses.

Il devait parait-il créer 1000 emplois et au bout du compte il va en supprimer 1000 rien qu'à Belfort. C’est ça le capitalisme et toutes les jérémiades et les pleurs de ceux, politiciens ou ministres, qui ont fait semblant d’y avoir cru n’y changeront rien.

Besançon

Grève au collège Voltaire

Brève
08/09/2020

devant le collège Voltaire

Trop c’est trop !

Mardi 8 septembre la quasi-totalité des enseignants du collège Voltaire situé à la ZUP de Planoise se sont mis en grève. Dans ce collège de 650 élèves il manque du personnel dans tous les services.

Les enseignants réclament l’embauche d’un CPE (conseiller d’éducation), il y a une seule CPE à 80 % qui est absente le jeudi. Ils demandent aussi deux postes d’AED (adjoint d’éducation), un poste de documentaliste, une infirmière… Quant aux agents, non seulement il n’y a pas eu d’embauches supplémentaires, mais des absences ne sont pas remplacées. Les agents de la cantine sont aussi en grève. Du fait du Covid ils passent une heure de plus à la cantine, heure prise sur les autres tâches.

Il n’y a pas d’enseignants supplémentaires, ni dédoublement de classe. Les effectifs sont de 28 à 30 élèves par classe, y compris en langue. Comme le dit une gréviste "nous, on fait notre travail le mieux possible, on se bat pour obtenir les moyens dont on a besoin, et l’administration ne nous aide pas !"

Les grévistes, contents de se retrouver aussi nombreux attendent une réponse du rectorat, sans illusion, mais ils ne veulent plus se taire.

Besançon

Maintien des contrats jeunes adultes

Brève
04/09/2020

rassemblement devant le Conseil du département

Lundi 31 août il y avait plusieurs dizaines de manifestants devant le Conseil Départemental du Doubs à Besançon. Des travailleurs sociaux salariés de l’ADDSEA et de l’AHS-FC s’étaient mis en grève à cette occasion.

En effet, le Département du Doubs a décidé de mettre fin brutalement à une vingtaine de contrats jeunes majeurs à Montbéliard et à Besançon, jetant ainsi ces jeunes ouvriers, apprentis ou lycéens à la rue. Le seul motif invoqué par le Département pour ces fins brutales de prise en charge est que ces jeunes d’origine guinéenne ont reçu des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) de la part de la Préfecture. Pourtant, en mars 2020 déjà, le Tribunal Administratif de Besançon avait rappelé au Conseil Départemental du Doubs qu’une OQTF ne constituait pas un motif suffisant pour rompre ou ne pas reconduire un contrat jeune majeur. Ces jeunes, en effet, ont la possibilité de contester ces OQTF devant le tribunal administratif, procédure qui suspend l’OQTF.

Une délégation intersyndicale a été reçue par des responsables du Département, responsables qui ont refusé de répondre aux besoins de ces jeunes, ne serait-ce qu’une prolongation d’un mois de leur hébergement et de leur accompagnement éducatif. Et cela alors même qu’avec 17 millions d’euros d’excédents, le Département a largement les moyens de permettre à ces jeunes de continuer à bénéficier d’un hébergement et d’un soutien éducatif.

La mobilisation doit continuer pour imposer à la Préfecture de répondre aux besoins de ces jeunes et plus largement de tous les jeunes, quelque soit leurs origines, qui ont été accompagnés avant leurs 18 ans par les services de la Protection de l’Enfance.

Besançon

Maty : non aux suppressions d’emplois !

Brève
01/09/2020

Les bureaux de Maty à Besançon

Maty (450 personnes, vente de montres et de bijoux par correspondance) vient d’annoncer 54 suppressions de postes, 38 dans ses magasins dans différentes villes et 16 au siège de Besançon.

Les effectifs ont déjà fondu depuis 15 ans. L’entreprise évoque la baisse régulière du chiffre d’affaire pour la vente sur catalogue et surtout dans ses magasins, mais aussi l'impact de la hausse des prix des métaux précieux. Parallèlement, les entreprises de mécanique sous-traitantes de l’aéronautique tournent au ralenti et bien des travailleurs craignent des licenciements à venir comme ceux déjà annoncés chez Schligler à Seloncourt.

Les travailleurs ne sont pas responsables de ces évolutions. Les patrons voudraient que nous acceptions toutes les incertitudes comme une fatalité. Mais nous, avec ou sans production, c’est notre vie qu’on doit sauver. C’est collectivement qu’il faut imposer le maintien des emplois en répartissant le travail entre tous.