CHU - Besançon

L’hôpital malade du capitalisme

Brève
14/11/2019

Le 14 Novembre , à l'appel des collectifs inter-hôpitaux et de tous les syndicats, plusieurs centaines d’hospitaliers se sont rassemblés devant l'entrée de l’ARS à Besançon, avec la présence d’usagers venus les soutenir.

Avec ceux du CHU étaient présents également les salariés de l'hôpital psychiatrique de Novillars et de l’hôpital de Vesoul.

Tous, médecins, ouvriers, infirmiers, aides-soignants ou agents d'entretien réclamaient "plus de moyens pour mieux soigner"

En fait, c’est tout l’hôpital public qui fait face à de très graves problèmes et l’exemple de Besançon montre qu’il n’y a pas que les urgences qui sont concernées, loin de là.

Les travailleurs des hôpitaux publics ont mille fois raison de refuser la situation qui leur est faite à eux et aux malades !

Grand Belfort - Ramassage des ordures ménagères

Un grave accident qui provoque une réaction collective des éboueurs

Brève
07/11/2019

Grève des éboueurs de Belfort en 2018 (photo CGT)

Mardi matin 5 novembre, au cours d’une tournée de ramassage dans une rue de Vézelois où le trafic automobile est intense à cette heure, le ripeur descendu du marchepied a été percuté par une voiture qui tentait de dépasser le camion-benne. Polytraumatisé, il a été transporté au CHU de Besançon.

Choqués et en colère, le lendemain, l’ensemble des éboueurs ont exercé leur droit de retrait. Seule une tournée sur dix a été effectuée. Ils dénoncent des horaires et des conditions de travail qui mettent en péril leur sécurité. D’abord, ils réclament un retour à l’ancien horaire de 5h à 12h qui permettait, en commençant plus tôt le matin, d’éviter le ramassage des déchets au plus fort du trafic routier dans les rues. C’est Meslot, maire de Belfort et Président de l’Agglomération, leur employeur, qui avait imposé en 2014 de faire partir les tournées plus tard, à 6h, malgré les protestations des éboueurs.

Au-delà de cette question des horaires qui tenaille les éboueurs, la pression est permanente pour aller toujours plus vite, avec une charge de travail qui augmente, par le recours au privé et par les sanctions. Quand les éboueurs étaient en grève en 2018 , le même Meslot avait fustigé leur lutte avec tout le mépris du politicien réactionnaire anti-ouvrier, qu'il est.

Ses décisions étant contestées après cet accident, Meslot a osé déclarer que le retour à l’ancien horaire était "une vieille revendication peut-être pour se faire payer une heure de nuit"...

Ce grave accident, qui a fait réagir collectivement les éboueurs, est aussi la conséquence d’une politique générale d’économies les plus crasses au détriment des conditions de travail et de la sécurité des travailleurs. Une sale politique dont le Président du Grand Belfort a sa part !

Hôpital Nord Franche-Comté-Trévenans

Urgences : toujours pire

Brève
06/11/2019

Avec 272 personnes prises en charge samedi 2 novembre, les urgences de l'hôpital Nord Franche-Comté (HNFC) de Trévenans ont connu un nouveau pic d'activité. La moyenne journalière est de 230 passages, ce qui met déjà régulièrement les urgences sous tension .

Mais faute de lits en nombre suffisant, ceux des patients dont l'état de santé nécessite une hospitalisation, dont beaucoup très âgés,  se sont retrouvés sur des brancards dans les couloirs, sans aucune intimité, comme trop souvent aux urgences. Cinq d'entre eux, ont attendu un lit d'hospitalisation plus de 50 heures, d'autres 40 ou encore 20 heures.

Cette situation de crise, avant même les pics de grippe hivernale, ne peut que se reproduire, tant que la direction et l'ARS resteront sourdes aux demandes d'ouverture de lits, selon les besoins.

 

 

 

General Electric Belfort - Bourogne

Nouveau débrayage dans les ateliers

Brève
05/11/2019

Il n’a pas fallu longtemps pour que le patron tente de revenir sur les quelques engagements qu’il avait pris pour faire lever les piquets de grève à Turbines Gaz, il y a une dizaine de jours.

Le lundi 4 Novembre, dès le début des « négociations », la direction a tenté de revenir sur l’indemnisation des jours de grève accordée pour faire reprendre le travail, et que ce soit au moins en partie à la charge des travailleurs. GE est décidément spécialiste pour ne pas tenir ses promesses

Aussitôt cette nouvelle connue, le travail a été arrêté dans les ateliers. Un ultimatum a été envoyé par les grévistes : si les engagements pris n’étaient pas tenus, les ateliers seraient à nouveau bloqués.

Finalement, c’est le directeur de General Electric Europe, Patrick Maffeis qui a dû venir, en personne, s’expliquer dans l’atelier et s’engager devant tous que l’accord sur l’indemnisation des jours de grève serait respecté.

De quoi se souvenir que c’est la mobilisation qui seule peut faire reculer l’arrogance de la direction.

Projet de fusion PSA - Fiat Chrysler

Le Monopoly continue

Brève
31/10/2019

Les deux groupes ont annoncé officiellement qu’un projet de fusion était en discussion. Ce jeu de Monopoly pour capitalistes s’accompagne en général de plans de suppressions d'emplois car les patrons y voient une occasion de faire des économies d’échelle.

« Il y aura des postes en doublon », entend-on déjà dire. Au ministère des Finances, on se déclare préoccupé par la défense de l’emploi...

Les travailleurs de Ford, de Conforama, de General Electric à Belfort ont pu vérifier ce que valaient ces promesses de politiciens !

Il n’y a rien qui justifie qu’on prive des travailleurs de leur gagne-pain, en France, comme en Italie ou ailleurs.

Les seuls qui sont de trop, ce sont les actionnaires de PSA et de Fiat Chrysler qui font doublon et s’enrichissent en parasite sur le dos des travailleurs !