REYDEL-Rougegoutte (Territoire de Belfort)

Coup de colère des intérimaires de Randstad

Brève
20/03/2019

L’usine SMRC (ex REYDEL), à Rougegoutte, compte plus de 600 travailleurs dont la moitié sont intérimaires et des planches de bord y sont produites pour PSA Sochaux.

Mardi 19 mars, une quarantaine d'intérimaires de l’agence Randstad n'ont pas pris leur poste. Ils ont débrayé pour réclamer la prime « Gilets jaunes » de 300 à 500 euros que l’agence d’intérim refuse de leur payer sous prétexte qu'elle ne pouvait la verser qu'aux salariés qui travaillaient le 31 décembre. Sauf que Randstad savait parfaitement qu’à cette date, l'usine SMRC était fermée en raison des congés de fin d'année.

Après les erreurs fréquentes sur leur paie, le non-paiement d’heures supplémentaires, des samedis travaillés et des primes de fin de mission, pour les intérimaires ce refus de leur payer cette prime a mis le feu aux poudres et les intérimaires de l’équipe d’après-midi ont voté à l'unanimité la poursuite du mouvement.

Le lendemain, mercredi 20 mars, les intérimaires ont repris le travail et reste à savoir si des discussions qui devaient avoir lieu avec le patron, l’après-midi, cette prime leur sera payée, ou pas.

VISTEON a été racheté par REYDEL il y a quelques années et racheté à nouveau en 2018 par un groupe indien appartenant à un fonds d’investissement. A chaque rachat, de grosses sommes d’argent ont été dépensées avec des suppressions d’emplois à la clef, et il n’y aurait pas d’argent pour des primes ?

Alors cette protestation des intérimaires, ça au moins, SMRC et Randstad, ne l’ont pas volée !

Dernière minute : Les intérimaires de Randstad, grace à leur coup de colère, ont obtenu une prime "Gilets jaunes" d'une somme nette de 480 euros. Leur lutte a payé

Doubs

Pour le maintien jusqu’à 21 ans des contrats jeunes majeurs.

Brève
20/03/2019

sur les grilles de l'hôtel du département

Le 15 mars, c’est à 70 que les salariés de l’aide à l’enfance, fortement mobilisés, se sont rassemblés devant le siège du département. Début 2019, le département avait annoncé la fin des contrats jeunes majeurs à 18 ans au lieu de 21 ans.

La vice présidente du département en charge de l’enfance a annoncé à une délégation intersyndicale que le département proposait d’autres formes d’aides, sans donner la moindre réponse quant aux critères d’attribution, bref du cas par cas avec tous les risques d’arbitraire que cela permet.

Tant que les garanties, à tous les jeunes qui le souhaitent, d’un accompagnement jusqu’à 21 ans, et sans discrimination de nationalité, ne seront pas données, la mobilisation continuera.

Besançon

Manifestation du 19 mars : les enseignants en nombre

Brève
19/03/2019

devant la chambre de commerce

Près de 1000 personnes ont manifesté, ce mardi 19 mars à Besançon. Les enseignants étaient les plus mobilisés et représentaient une bonne moitié du cortège. En particulier les enseignants du premier degré, il y a eu 50 % de grévistes dans les écoles du Doubs.

Après des prises de parole devant la Chambre de commerce, dénonçant les méfaits de la loi Blanquer dans l’Éducation et plus généralement la politique du gouvernement, le cortège dynamique est parti dans les rues du centre ville.

Besançon

Fralsen : grève pour les salaires

Brève
19/03/2019

le moral est bon après le barbecue

Ce mardi 19 mars la quasi-totalité des ouvriers de l’usine Fralsen à Besançon, sont en grève. Fralsen fait partie du groupe Timex et produit des pièces pour des montres qui sont assemblées en Asie du Sud Est. Ils y a une centaine d’employés sur le site de Besançon.

Lors des négociations salariales, la direction proposait 1,8 % d’augmentation, alors que les salariés demandaient 8 %. Ils ont alors demandé le paiement de la prime "gilet jaune" de 1000 €. Le lendemain, la direction a refusé de verser la prime et parle de 2 % d’augmentation annuelle. Devant ce qui est pris pour une provocation, les salariés ont décidé de se mettre en grève et sont tous allés en délégation voir la direction qui ne veut rien lâcher… pour le moment.

C’est donc la grève. Comme le disent les grévistes, il y a du travail, la direction ne cesse de nous demander des efforts. Avec la chute des effectifs chaque opérateur doit s’occuper de plusieurs machines. Il y a des heures supplémentaires et du travail le samedi, ça suffit ! Quand on voit le salaire des cinq plus hauts dirigeants de l’entreprise, qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y a pas d’argent.

Besançon

Fermeture de l’hospitalisation à domicile « maternité »

Brève
15/03/2019

Plusieurs centaines de femmes étaient suivies chaque année, avant et après leur accouchement, par le service d’hospitalisation à domicile de Besançon. Créé en 2003 pour compenser la fermeture des petites maternités et la réduction des durées d’hospitalisation après l’accouchement, il permettait à ces femmes de bénéficier de l’aide et du soutien de sages-femmes, de psychologues et de conseils administratifs.

La raison de cette décision ? Elle est tout simplement budgétaire, parce que dans ce système, le bien-être, le soutien psychologique et social aux jeunes mamans doivent rapporter de l’argent, sinon ils disparaissent !

C’est cette société capitaliste barbare qu’il est urgent de faire disparaître.