Safran Besançon zone industrielle La Fayette

En grève pour les salaires !

Brève
23/06/2022

Les grévistes devant l'entrée de Safran, au bout de la zone industrielle La Fayette

Depuis mercredi matin, une centaine de travailleurs de Safran Besançon (sur 240 embauchés et une quarantaine d'intérimaires) sont en grève pour des augmentations de salaires. La toute petite augmentation de 37 € net accordée au niveau du groupe en novembre dernier a été totalement mangée par l'inflation. Les grévistes n'acceptent plus ces bas salaires alors que Safran est un groupe aéronautique richissime, conforté par l'augmentation du budget de l'armée. 

Devant cette grève, le directeur refuse de négocier. Il appelle à des réunions atelier par atelier pour expliquer que selon lui, les salaires suivent bien l'inflation et que les grévistes se sont énervés pour rien... Ben voyons ! Pas besoin de ses explications pour se rendre compte au contraire que les fins de mois sont de plus en plus difficiles !

Alors pour l'instant, son discours ne passe pas auprès des grévistes qui continuent le mouvement. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centre hospitalier Novillars (Doubs)

Rassemblement contre une fermeture de service

Brève
19/06/2022

Ce mardi, une centaine de salariés du centre hospitalier psychiatrique de Novillars se sont rassemblés pour protester contre la fermeture partielle d'une unité gériatrique. La direction ferme ce service pour répartir les soignants dans les autres. 

Depuis des années, les employés de Novillars se mobilisent contre les fermetures de lits et la dégradation de leurs conditions de travail alors que les besoins d'accueil dans les unités psychiatriques augmentent.

Les employés en ont assez de prendre sur eux pour maintenir des conditions d'accueil. La direction utilise le fait que le recutement est difficile pour chercher à faire passer ses mesures comme inévitables.

Mais c'est bien le résultat de la politique de santé des gouvernements successifs qui a conduit à cette situation. 

Besançon

Le médico social en colère

Brève
01/06/2022

Ce mardi 31 mai, les salariés du social et du médico-social se sont à nouveau mobilisés à pour leurs salaires et leurs conditions de travail.

Après un an de journées de mobilisation, à ce jour, les annonces d'augmentation ne restent qu'à l'état de promesses creuses qui ne permettent pas de remplir le frigo, que ce soit les 100 euros nets mensuels promis par le Conseil Départemental ou les 183 euros promis par Castex en début d'année. Une proposition patronale est bien en cours d'agrément pour les 183 euros, mais il ne s'agirait que d'une prime et non d'une hausse de salaire, et surtout un tiers des salariés du secteur en seraient exclus, comme notamment le personnel ouvrier, administratif, comptable ou les assistantes familiales.

Nous étions plus de 200 à manifester ce mardi dans les rues de Besançon, avec une forte mobilisation du service AEMO de Besançon, d'Etapes à Dole ou de l'UDAF. Dans d'autres établissements de la région, les salariés ont massivement débrayé comme à l'ITEP de Montbéliard où tout le personnel de l'internat et de l'école ont cessé le travail. Une pétition réclamant une hausse des salaires de 300 euros nets mensuels (intégrant le versement immédiat des 183 euros mensuels du Ségur) à tout le personnel, le maintien de tous nos droits garantis par les conventions collectives et l'amélioration de nos conditions de travail a été signée par 1251 salariés.

Quel que soit le résultat des législatives, les travailleuses et travailleurs du secteur social et médico-social devront continuer à lutter pour obtenir satisfaction.

Besançon

Squat expulsé, mineurs à la rue

Brève
13/05/2022

devant le tribunal administratif

Vendredi 13 mai, à l’appel de Solmiré une association de défense des jeunes migrants, plus de 80 personnes se sont retrouvées devant le tribunal de commerce.

Depuis un an, l’association occupe un appartement pour y loger 6 jeunes migrants que le département refuse de reconnaitre.

Voies navigables de France a qui appartient cet appartement demande leur expulsion. Déjà en juillet 2021, le tribunal avait rejeté une première demande. Cette fois il donnera sa réponse dans trois semaines.

La situation de ces jeunes migrants est ubuesque ; le département refuse de les reconnaitre comme mineurs, et la préfecture ne les considère pas comme majeurs !

Sans logement ils se retrouveront à la rue. La municipalité qui se targue d’être « ville accueillante » fait la sourde oreille. Alors, qu’Il y a 2000 logements appartenant à des bailleurs sociaux inoccupés sur la ville, elle se refuse à en réquisitionner un ou deux, pour ose-telle dire « ne pas créer un appel d’air ».

Les manifestants présents ce vendredi, se sont donné rendez vous dans trois semaines, toujours aussi déterminés à revendiquer un logement pour tous les réfugiés : pour les ukrainiens, comme c’est le cas depuis quelques semaines, mais aussi pour ces jeunes venus d’Afrique.

PSA Vesoul

Stellantis : la direction démasquée

Brève
11/05/2022

Mardi 10 mai, la direction générale de Stellantis a mis fin au port du masque obligatoire dans les usines.

Vu les températures, elle évite de se retrouver face à la colère des travailleurs.

La direction ne manque pas de cynisme dans cette affaire, où elle a été plus zélée que le gouvernement qui a levé l’obligation du port du masque depuis plusieurs semaines.

Elle prétend se préoccuper de la santé des salariés alors qu’elle a continué à les faire travailler en pleine épidémie en 2019, notamment à Vesoul, sans véritables mesures de protection et a ainsi favorisé la propagation de l’épidémie.