Saint-Claude (Jura)

Fonderie MBF : le profit saccage la vie des travailleurs

Brève
24/06/2021

Mardi 22 juin, la fermeture de la fonderie MBF, à Saint-Claude dans le Jura, a été annoncée.

Dans cette ville de plus de 8 000 habitants, près de 300 salariés vont se retrouver sur le carreau. En réalité, 1 200 travailleurs vont être touchés dans la région, toutes les familles sont concernées.

« Six ans que je suis dans cette boîte. Les politiques disent qu’on n’est pas assez mobiles, moi je l’ai fait. La mobilité je connais, j’ai fait 700 bornes. Pour quel résultat ? Pour une fermeture. Vous nous prenez pour qui ? », disait un travailleur en colère.

En France, 13 500 travailleurs des fonderies travaillant pour l’automobile sont menacés. Ceux des fonderies de Bretagne ont fait quarante jours de grève. Ceux des fonderies du Poitou se sont aussi mobilisés.

Les donneurs d’ordres, Renault et PSA, ont fait des milliards de profit et ils ont reçu des subventions de l’État. Ils les ont empochées, et les licenciements continuent sur leurs sites et chez les sous-traitants.

Une banderole installée devant l’usine de MBF résumait : « État assassin ». Les constructeurs le sont aussi.

Cette colère ne doit pas rester isolée à une entreprise. Tous les travailleurs sont attaqués, tous doivent s’organiser pour que ces milliards servent à garantir tous les emplois et tous les salaires.

Besançon

La grève continue chez Stanley Black et Decker

Brève
22/06/2021

Les grévistes en assemblée générale rue Auguste Jouchoux

Chez Stanley Black et Decker qui fabrique des pinces, 80 travailleurs sur 120 sont en grève depuis plus de deux semaines. Stanley Tools, l’autre société présente sur le site de la rue Jouchoux, travaille normalement.

Au gré des rachats et fermetures d’usines, les patrons de Stanley, géant de l’outillage à main, ont divisé les travailleurs en plusieurs entreprises, avec des primes calculées de manière différente. La prime d’intéressement varie du simple à plus du double entre les deux sociétés présentes sur le site à Besançon. Les grévistes refusent cette différence et veulent une prime d’intéressement sécurisée. Ils ont déjà subi la fermeture de l’usine de Laissey et voudraient des conditions salariales proches de la société Stanley Tools.

La semaine dernière, les grévistes ont envahi une réunion de la direction. Ils ont eu la visite de la police qui trouvait qu'ils tapaient trop forts sur des bidons ! Le patron a accordé une amélioration du calcul de la prime d'intéressement, mais les grévistes l'ont repoussé car elle est calculé sur l'année 2020, une année de référence peu représentative de l'activité. A ce jour, le patron s’abrite derrière la direction du groupe aux Etats-Unis pour ne rien décider de plus. Les grévistes refusent le chantage contre cette grève qui "compromettrait de nouveaux investissements" et ils savent qu'ils doivent tenir face à une entreprise géante qui a largement les moyens d'accepter leurs demandes. Ils ont reconduit la grève et ont manifesté sur la zone industrielle de Trépillot ce jeudi matin. 

Sochaux

« Esplanade de l’industrie ou pompe à profits »

Brève
03/06/2021

« Une esplanade de l’industrie sera crée aux portes de l’usine Stellantis à Sochaux (Peugeot automobiles) » titre l’Est Républicain.

« Cette esplanade va bénéficier d’un fond de recyclage des friches industrielles, pour éviter l’artificialisation d’espaces naturels ou agricoles ».

Comme c’est bien dit : traduction c’est 12 millions d’euros que va apporter le gouvernement via un fond de recyclage des friches. 12 millions d’euros, c’est 2 fois et demi le coût de l’école Louis Souvet récemment ouverte à Montbéliard.

Derrière un vocabulaire précieux et aseptisé se cache le versement de fonds public destinés à satisfaire le patronat en mettant a sa disposition autant de services gratuits « destinés à favoriser l’innovation et la mutation de l’appareil productif territorial vers l’industrie ».

Derrière ce recyclage des friches industrielles qui ne sont ne sont en réalité que des terrains rachetés très cher à PSA, les fonds publics coulent à flots, les politiciens de gauche comme de droite votent à l’unisson. L’argent public coule a flot dans les poches du patronat, quand les ensembles populaires sont à l’abandon.

Hôpital Besançon

Ni héros, ni bl'héros !

Brève
01/06/2021

Rassemblement devant l'hôpital Jean Minjoz

Jeudi 27 mai, 150 employés du CHU se sont rassemblés sur le parvis de l’hôpital Jean Minjoz. Ils se considèrent comme les « oubliés du Ségur » de la santé, accord mis en place par le ministère après la première vague de l’épidémie de Covid.

Le Ségur prévoit des augmentations de salaire pour certains soignants à l’automne. D’abord ce supplément est bien loin de compenser le retard considérable pris par les salaires. Ce qui met en colère, c’est que dans un même hôpital, un même service, un grand nombre de personne en seront exclus. Et hors des hôpitaux et des EPHAD, d’autres salariés dans les domaines du sanitaire, social et médico-social en sont exclus aussi, soit 300 personnes pour l’agence hospitalière Bourgogne Franche-Comté.

Ce rassemblement a permis de se retrouver. Le prochain rendez-vous est fixé le 15 juin pour une journée nationale d’action. Le gouvernement cherche à diviser les travailleurs de la santé mais il ne fait qu’attiser la colère.

Fonderie MBF de Saint-Claude

Aucun travailleur à la rue !

Brève
25/05/2021

Les travailleurs de la fonderie MBF de Saint-Claude, menacée de fermeture, sont en grève depuis 54 jours. Ils multiplient les actions, manifestation à Paris aux côtés des travailleurs d'autres fonderies, déplacement à 150 aux portes de l'usine PSA de Sochaux... Dans l'attente de la validation par le tribunal de commerce du projet du seul repreneur, ils menacent de faire sauter les machines. 

Aujourd'hui l'Etat et la Région Bourgogne Franche-Comté jouent aux sauveurs, parce qu'ils entreraient au capital de l'entreprise pour soutenir ce repreneur. Mais ils soutiennent et accompagnent Renault et PSA, qui ont choisi de réduire leurs commandes à cette fonderie.

Depuis 20 ans, la plupart des fonderies du pays ont connu des repreneurs les uns après les autres. Ainsi en 2012, un PDG italien, par ailleurs président du club de football de Gênes, a pu reprendre la fonderie MBF pour 1 € et 50 000 € pour le stock. Il a ensuite repris GMS à La Souterraine pour déposer le bilan deux ans plus tard. Mais derrière ces margoulins qui s'enrichissent en reprenant puis fermant les usines, on trouve les vrais responsables qui dictent leur loi : les patrons de Renault et PSA.  Ces grandes entreprises de l'automobile suppriment des milliers d'emplois pour faire encore plus de profit.  

De la Bretagne à la Lorraine en passant par le Jura, les travailleurs des fonderies sont attaqués par les mêmes patrons, sous-traitants comme donneurs d'ordre. Pour stopper toutes ces suppressions d'emplois, il n'y a pas d'autre solutions que d'interdire tout licenciement et de leur imposer de répartir le travail entre tous en prenant sur les profits accumulés.