Belfort

L’hydrogène, prétexte pour pomper l’argent public

Brève
22/05/2021

Le maire de Belfort a annoncé à grand renfort de publicité, l’implantation prochaine d’une entreprise, McPhy Energie, spécialisée dans des équipements pour la production et le stockage de l’hydrogène, à Fontaine, à quelques kilomètres de Belfort.

A la clé, cette entreprise serait censée créer 400 emplois, pour, paraît-il compenser en partie les emplois supprimés par General Electric et Alstom, plus d’un millier rien qu’à Belfort.

Bien entendu, les politiciens de tous bords ont salué cette « bonne nouvelle »

Mais la réalité est moins belle. La confirmation de cette présélection par McPhy devraient intervenir d’ici fin 2021 sous réserve notamment de l’obtention des financements nécessaires, dont ceux sollicités dans le cadre du processus IPCEI, (Projet Important d’Intérêt Européen Commun).

Pour « aider McPhy » a concrétiser son projet, la région Bourgogne-Franche-Comté « va mettre presque 100 millions d'euros sur la filière hydrogène et McPhy bénéficiera aussi de différents dispositifs de la région ».

McPhy, lui « investira » 30 à 40 millions d’euros pour une fabrication qui débuterait en 2024.

Avant de créer d’éventuels emplois, cette entreprise va plus surement se gaver d’argent public et pouvoir s’enrichir. .

Hérimoncourt

Une friche industrielle à l’euro symbolique ?

Brève
18/05/2021

Après avoir licencié et fermé son site historique d’Hérimoncourt pour transférer ses activités à Vesoul, PSA met en vente son site 8.5 millions d’euros. Pas géné PSA alors que les terrains sont classés en zone inondable !

De leur côté, les deux députés PS/LERM Frederic Barbier et Denis Sommer proposent de racheter à l’Euro symbolique ces terrains classés zone inondable.

Quelques industriels en chasse d’un bon coup sont sur les rangs, les politiciens locaux proposent leurs services. Les travailleurs, eux, ont été licenciés, déplacés sur d’autres sites comme à Sochaux ou Vesoul. Les affaires continuent, les vautours sont sur les rangs.

Hérimoncourt

Welp promet des créations d’emploi… si PMA accepte de racheter les terrains à Peugeot !

Brève
03/05/2021

Le groupe allemand Welp, spécialisé dans les véhicules blindés, a annoncé son intention de s’implanter sur le site de l’usine Peugeot d’Hérimoncourt qui a fermé il y a un peu plus d’un an en supprimant 200 emplois. Il fait miroiter l’embauche de… 200 travailleurs ( ! ) … à l’horizon 2026, mais admet que pour son lancement en 2022, le site ne devrait accueillir que… 12 salariés. Welp compte sur d’éventuels contrats avec la police et la gendarmerie pour se développer.

Or si l’entreprise veut bien venir s’installer à Hérimoncourt, il n’est manifestement pas question pour Welp de dépenser un sou pour racheter les terrains, qui appartiennent toujours à Peugeot. Et pour Peugeot, pas question non plus de continuer à verser les 100 000 euros de taxes foncières à la commune. Vers qui se tourner alors ? Tout naturellement vers PMA (Pays de Montbéliard Agglomération) à qui elles demandent de racheter l’ancien site, pour 8 millions d’euros, et de l’aménager.

« Avec Stellantis et les autorités locales, nous sommes en train de voir ce qui va être le mieux pour nous », commente le représentant de Welp. Ce qui serait le mieux pour toute la société, c’est de se débarrasser de ces parasites qui ont le même nez pour flairer l’odeur des aides publiques et le même appétit pour les siphonner.

Besançon Subway

Un patron contre le syndicalisme

Brève
02/05/2021

Une semaine après avoir obtenu la reconnaissance d’une unité économique et sociale entre les trois magasins de Besançon, permettant une représentativité syndicale, le représentant de la CGT était licencié. Licenciement refusé par la direction du travail qui a mis en lumière de nombreuses contradictions et des pressions exercées sur les salariés par la direction.

Lors de la reprise du travail du délégué, la manager du magasin, qui a orchestré depuis le début la campagne contre le délégué – c’est elle qui est à l’origine d’une pétition et de la banderole de soutien à l’employeur – était présente avec son assistant et un autre manager du magasin de Chaleseule.

Le patron des trois magasins Subway de Besançon et de celui de Vesoul, et ses managers, affichent leur haine des syndicats et des militants ouvriers.

General Electric Belfort

La mobilisation contre les licenciements continue

Brève
30/04/2021

200 salariés du site de General Electric Steam Power bloquent depuis jeudi 29 avril le départ d'une turbine destinée à une centrale nucléaire anglaise.

Une action pour protester contre le plan de licenciements qui concerne 200 suppressions d’emplois. Des barrières ont été mises en place pour empêcher le départ du camion transportant cette pièce de 250 tonnes.

Ils réclament l'annulation de ce plan pour permettre d'éviter les départs contraints.

Préserver les emplois et les salaires, c’est cela qui est vital pour tous, en prenant sur les profits de General Electric.

Les travailleurs de General Electric ont raison de continuer à se battre.