Besançon

Mobilisation pour Siva

Brève
16/06/2010

Depuis une semaine la mobilisation contre l'expulsion de Siva Sivasankaran se renforce à Besançon. Siva est connu pour vendre des roses le soir dans les restaurants afin de payer ses études. Il est en France depuis dix ans en attente d'un travail et avec la volonté de fonder une famille.

La forte mobilisation a poussé le préfet à demander un nouvel examen de son dossier, mais rien n'est encore gagné et la pression doit encore s'amplifier.

Von Roll - Delle

Des millions pour les actionnaires, rien pour les salariés

Brève
16/06/2010

Les ouvriers de Von Roll à Delle, ex-UDD, en sont à leur deuxième semaine de grève et de blocage de l'usine. Ils revendiquent 70 euros d'augmentation de salaire.

Pendant que Von Roll conduisait un plan "social" qui a abouti à vingt suppressions d'emploi à Delle en 2009, la direction a versé presque le double de dividendes aux actionnaires : 26 millions en 2009 contre 16 millions d'euros en 2008. Et pour les ouvriers : rien ! Ils se lèvent à trois heures du matin pour 1 300 euros par mois, et leur salaire ne suit pas l'évolution du coût de la vie. Le PDG, lui, a été augmenté cette année de 300 000 euros, son salaire annuel atteignant 1,8 millions.

Pour l'instant, la seule réponse de la direction a été d'attenter une action en justice contre l'occupation de l'usine et un refus catégorique de discuter des salaires, en arguant qu'il faudrait augmenter aussi les 3000 salariés du groupe en Europe. Eh bien oui, ce sont tous les salaires qui sont à la traîne.

La voracité de ces grands patrons est sans limite, sauf à être freinée par la lutte de ceux qui suent leurs profits.

Delle (Territoire de Belfort)

La crise a bon dos

Brève
11/06/2010

A Delle, dans le territoire de Belfort, près de la frontière suisse, l'usine Von Roll Isola est occupée par une majorité de travailleurs, en grève depuis le mardi 8 juin 2010. Cette entreprise fait partie d'un trust suisse et travaille à Delle essentiellement pour Alstom et Général Electric.

En décembre 2009, lors des négociations annuelles, la direction prétextant une baisse de commandes due à la crise avait décidé un gel des salaires, avec des mesures de chômage partiel (jusqu'à cinq jours par mois) et la suppression de 20 postes au cours de cette année 2009.

Mais depuis mars, l'activité a repris. La CGT souligne au passage que les dividendes distribués aux actionnaires par le groupe suisse en 2009 s'élevaient à 26 millions d'euros « soit le double de l'année précédente ! »

Les travailleurs ont donc repris leur revendication de décembre, une augmentation de 70 euros par personne. La seule réponse de la direction, à ce jour, c'est une hypothétique réunion dans une semaine. Pas de quoi satisfaire les grévistes qui ont décidé de poursuivre leur grève.

Valentigney (Doubs)

Fonds publics à fonds perdus

Brève
08/06/2010

L'usine Peugeot Japy, à Valentigney (480 salariés), fabriquant entre autres des crémaillères de direction pour l'automobile, vient de faire une bonne opération. Alors qu'elle est en pleine expansion malgré la crise, c'est la communauté d'agglomération dirigée par le socialiste Moscovici qui est venue pallier la "frilosité" des banques.

Comment ? En rachetant les locaux de l'entreprise pour 1,21 millions d'euros, pour les relouer aussitôt à son ancien propriétaire, et en ajoutant une garantie pour un emprunt bancaire de 4 millions d'euros. Tout le monde il est content : le patron, les banques et Moscovici. "Nous sommes en quelque sorte le banquier de l'entreprise" a déclaré publiquement ce dernier. Un exemple de plus de mise à la disposition du patronat des fonds publics.

Valentigney (Doubs)

Nous avons tous à faire face aux mêmes menaces que les travailleuses de chez EAK

Brève
12/05/2010

Le directeur de l'équipementier auto EAK, à Valentigney (80 salariés) vient de passer une nuit à l'usine, retenu par le personnel en colère.

Une nuit d'ailleurs, ce n'est pas cher payé : la fermeture de l'usine est programmée pour la fin de l'année, et cet individu essaye actuellement de se débarrasser de 42 travailleuses en gratifiant chacune en tout et pour tout de... 6 000 € au maximum !

Ces travailleuses exigent des compensations financières conséquentes et non l'aumônes ; ou bien de véritables reclassements et non des propositions

bidons.

Elles sont véritablement en état de légitime défense !

Chaque ouvrier, dans toute la région, peut comprendre dans quelle situation elles sont. Elles doivent pouvoir compter sur la solidarité de tous.