Vesoul

Gefco pris la main dans le cambouis

Brève
22/03/2021

Quatre dirigeants de Gefco à Vesoul sont accusés de travail dissimulé en bande organisée. Ils rejoignent 5 autres dirigeants d'entreprises de transport dont trois de Gefco.

Gefco n'a pas payé de cotisations sociales entre 2015 et 2018 pour 35 chauffeurs des pays de l'Est. Un vol de 800 000 euros au détriment de l'URSSAF.

Ils sont aussi accusés de conditions d'hébergement indignes dans des bungalows à Quincey, à côté de Vesoul.

Que feront la justice et le gouvernement, toujours prompts à accuser les chômeurs, vis-à-vis de ces patrons voleurs et trafiquants de main d’œuvre ?

Belfort

General Electric : ..Et contre les licenciements !

Brève
14/03/2021

Dans le secteur General Electric Steam Services, où sont livrés les équipements pour les travaux extérieurs, les travailleurs du bâtiment 37 sont menacés par le transfert de leur atelier à la Courneuve, dans la région parisienne.

Ce transfert concerne une vingtaine de salariés à qui on ne laisse dans les faits, que la solution de partir à la Courneuve ou d’être licenciés.

Dans le même service, au bâtiment 25 où travaille un dizaine de salariés, c’est une menace d’externalisation avec perte de salaire qui est prévue.

Jeudi dans la matinée ces travailleurs ont bloqués le bâtiment 37 et décidé de venir rejoindre les grévistes de Steam Power Système pour renforcer le blocage du site.

Ils ont ensuite pris le relais des camarades de Steam Power pour le blocage du site.

Jeudi après midi a eu lieu une nouvelle réunion avec la direction qui fait pression pour libérer le site car le PDG d’Alstom Poupart-Lafarge devait venir vendredi sur le site, sans doute accompagné du ministre du transport, venu inaugurer le « TGV du futur »

La direction s’est engagée oralement à retirer au moins temporairement le transfert à la Courneuve du plan en cours. Les travailleurs du secteur ont décidé de bloquer le bâtiment 37 jusqu’à que cette décision soit confirmée par écrit.

Belfort

General Electric : Grève pour les salaires ......

Brève
14/03/2021

. Dans la partie General Electric Steam Power Système (turbines à vapeur et Alternateur), ont eu lieu les négociations salariales.

Résultat des salaires pratiquement bloquées après un gel des augmentations en 2020, pour cause de COVID.

En plus, c’est le mépris de la direction qui s’est rajouté. Elle a osé proposer une hausse de 7 centimes d’euros bruts de la prime de panier, passant de 6,27 € à 6,34 €, dans un premier temps et une augmentation "faramineuse" de 23 centimes d’euros brut sur ce même panier d’équipe.

Là, c’était trop et ça été le coup de colère : Mardi matin c’est l’équipe de nuit qui a décidé le blocage du site, suivie immédiatement par l’équipe du matin. Les grévistes bloquent l’entrée de l’usine et tous les camions ou véhicules sur le site.

Jeudi matin une délégation de grévistes s’est rendue à un débrayage qui avait lieu à l’Alstom, présente sur le site, leur proposant de venir les rejoindre au piquet de grève. C’est plusieurs dizaines d’entre eux qui sont venus les rejoindre.

La direction accepte une prime de 1000 euros, d’autres primes dont certaines pour les seuls grévistes. Mais surtout le patron accepte l’embauche d’intérimaires et d’apprentis en tutorat, qui était une revendication des grévistes.

A l’Assemblée Générale qui a suivi est décidée majoritairement la levée du blocage.

Fonderie Eurocast (Delle -Territoire de Belfort)

La grève a fait reculer une direction arrogante

Brève
14/03/2021

Lundi 8 mars, dans cette fonderie d’aluminium du groupe GMD, sous-traitante de l’automobile, les ouvriers des trois équipes ont démarré la grève, avec la CGT, à la suite du résultat des négociations annuelles sur les salaires. 20 euros bruts, c’est juste une aumône, après zéro en 2020, et alors que les actionnaires de GMD ne cessent d’aspirer des bénéfices.

En même temps, la direction voulait supprimer le jour férié supplémentaire, dit « lundi de la Fête de Delle ». C’est un point qui focalisait aussi la colère accumulée depuis des mois contre le directeur, arrivé il y a deux ans, bardé d’un autoritarisme de caserne, qui a multiplié les brimades et les coups tordus.

Il aura réussi à provoquer la grève, suivie par quasiment tous les travailleurs, une centaine sur les 120 (encadrement compris) que compte l’usine. Toute la production, si urgente en temps normal, a alors été arrêtée, les accès bloqués jour et nuit, la direction empêchée de rentrer, et ses mauvais coups étalés dans la presse locale.

Après trois jours de grève, en présence du haut DRH du groupe Fonderie GMD et d’un inspecteur du travail, la direction accordait finalement 38 euros bruts d’augmentation ; les grévistes en voulaient 50. La suppression du jour férié est abandonnée. Si le compte n’y est pas pour le salaire de base, il y aura une prime de 300 euros en avril, et le versement de 375 euros, par salarié, au CSE pour des chèques cadeaux de Noël, qui avaient été sucrés en 2020. Et aussi l’engagement qu’il n’y aura aucune sanction contre les cinq grévistes menacés par la direction d’être assignés au Tribunal pour incitation au blocage de l’usine.

Les travailleurs de chaque équipe ont voté la reprise du travail vendredi matin 12 mars avec le sentiment de s’être fait respecter, en ayant relevé la tête ensemble.

Liberté de la presse

Le préfet de Haut-Saône veut une télévision aux ordres

Brève
07/03/2021

Les syndicats de journalistes du groupe France Télévision dénoncent les atteintes à la liberté de la presse exercées par la préfécture de Haute-Saône. A l'occasion d'une visite inopinée du ministre de l'économie Bruno Le Maire a Arc-les-Gray, le préfet a demandé avec insistance à France 3 Franche-Comté de venir faire un reportage. Devant le peu d'empressement de la rédaction à envoyer une équipe, il a menacé de retirer des autorisations accordées pour un autre sujet. 

Dans le contexte de montée de l'autoritarisme, ces journalistes ont raison de dénoncer ces pratiques qui rappellent le contrôle de la télévision à l'époque de l'ORTF.