Groupe PSA - STELLANTIS

2 milliards d’euros de bénéfices en 2020, 12 euros pour les salaires !

Brève
05/03/2021

Débrayage PSA Metz Borny

Ces jours-ci, le groupe PSA-Stellantis a pavoisé dans les médias pour annoncer le versement d’une prime d’intéressement de 3 000 euros bruts pour chaque salarié du groupe en France

En réalité, ce ne sera que 2 700 € nets et à condition d’avoir été 100 % présent au travail. Dans les usines, les milliers intérimaires en sont exclus alors que c’est aussi leur travail, comme celui des CDI, qui permet au groupe d’afficher d’importants bénéfices.

Le groupe n’a pas fait autant de publicité pour les salaires, avec 12 euros nets de plus par mois pour un salaire d’ouvrier de 1 500 euros nets, soit 0,40 centimes d’euros par jour, on comprend que cela aurait fait tâche dans le décor !

La direction ose dire qu’à cause du Covid, elle ne peut pas faire mieux pour les travailleurs du groupe ! Mais pour les actionnaires de Stellantis qui ne vivent que du travail des autres, pas question de faire ceinture puisque le 8 mars 2021, au titre de la fusion PSA-FCA, ils se partageront l’équivalent de 2,5 milliards d’euros issus de la vente des actions Faurecia !

Dans le même temps, PSA annonce la fermeture programmée de son usine de Douvrin dans le nord (ex Française de Mécanique) qui compte 1500 travailleurs. Les 12 milliards d’euros de bénéfices engrangés ces six dernières années par PSA permettraient d’augmenter les salaires, de répartir le travail entre tous sans diminuer les salaires, préserver tous les emplois et embaucher massivement.

La rapacité des familles capitalistes dirigeantes du groupe Stellantis, Peugeot et Agnelli, est sans limite, certes, mais les 400 000 travailleurs des usines de ce groupe ont la force d’imposer que leurs intérêts passent avant les profits.

Belfort

Territoriaux de Belfort : non au vol des congés

Brève
04/03/2021

Jeudi 25 février, plus de 150 travailleurs territoriaux de Belfort se sont rassemblés et fait entendre sous les fenêtres de la direction de la municipalité.

En effet, un audit ayant décrété que les employés municipaux ne faisaient pas les 1 607 heures annuelles imposées par la réforme de la fonction publique votée par le gouvernement actuel, la direction a annoncé la suppression de trois jours de congés et l’augmentation du temps de travail hebdomadaire.

Évidemment, la pilule n’est pas passée, d’autant plus que bien des territoriaux font leur calcul et savent qu’ils travaillent déjà au-delà du temps légal, pour faire face au manque de personnel.

En débrayant et en manifestant, les travailleurs de la municipalité ont affirmé leur refus du vol des congés et de l’augmentation du temps de travail voulus par la direction. D’autant plus que cette augmentation revient à supprimer des postes de contractuels.

À l’issue d’un cortège dynamique dans les rues du centre-ville, ils étaient encore 50 à se réunir pour décider des suites du mouvement au cours d’une assemblée générale.

Celle-ci a voté les revendications : pour conserver tous les congés de tous, pour l’augmentation des salaires et l’embauche des précaires, puis un nouveau rassemblement a été prévu le jeudi 11 mars.

D’ici là, les plus déterminés feront circuler une pétition afin de populariser les revendications et d’entraîner leurs collègues dans le mouvement.

Besançon

Laïcité et démagogie anti-immigrés

Brève
02/03/2021

Au lycée Pergaud de Besançon, lors d'une conférence sur le thème de la laïcité, certains propos provocateurs de la LICRA (ligue contre le racisme et l’antisémitisme) ont déclenché des réactions indignées de la part d'élèves et de représentants syndicaux.

En effet, donner comme exemple pour définir le racisme « le racisme anti-blanc » et se targuer de « ne prendre pas de gants vis-à-vis de l'Islam », c'est fouiller les poubelles de l'extrême-droite. Loin de rétablir les choses, le Proviseur a sanctionné un élève qui, sur son compte Twitter personnel, avait reproché le biais politique des intervenants.

Ce genre d'intervention empoisonne l'atmosphère, en particulier dans la jeunesse immigrée, et contribue à obscurcir les consciences, tout en prétendant à la « neutralité laïque ».

Prise entre deux feux, la jeunesse a tout intérêt à repousser à la fois l'obscurantisme religieux mâtiné de communautarisme et les manœuvres politiciennes qui pointent du doigt les musulmans. Les causes des divisions et du délitement de la société sont à trouver dans la faillite du système capitaliste et de ses défenseurs de tout poil. C'est armée de cette conscience que la jeunesse pourra lutter efficacement contre tous les racismes et les oppressions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belfort

Moins de profs, moins d'options, la colère gronde au lycée Courbet

Brève
27/02/2021

Une opération lycée mort s’est déroulée ce jeudi 25 février au lycée Courbet de Belfort.

Les enseignants dénoncent des moyens en forte baisse à la rentrée 2021. Dans cet établissement de plus de 600 élèves, jeudi, 76% des enseignants de l’établissement étaient en grève . Peu d’élèves sont venus en cours.

Après deux journées nationales d’action les 26 janvier et 5 février, un boycott le 4 février, par les professeurs, parents et élèves les enseignants poursuivent leur combat. En cause, la dotation de la rentrée prochaine.

Cela se traduirait par la perte d’une cinquantaine d’heures d’enseignement dans ce lycée. Soit deux postes en moins, un enseignant en mathématiques, un autre en chimie. Sans compter les enseignants qui devront se partager entre plusieurs établissements.

Les enseignants ont alerté les parents et élèves sur les conséquences désastreuses de cette politique.

Ce jeudi, les enseignants ont déployé banderoles et pancartes devant l’établissement.

Montbéliard-Belfort

Darmanin roule des mécaniques

Brève
23/02/2021

Après une mise en scène à Montbéliard ou à Belfort, orchestrée par Darmanin, premier flic de France, qui a ordonné au Préfet et sa police de parader dans le quartier de la Petite Hollande "pour rétablir l'ordre républicain". Quelle blague ! Il a annoncé l’arrivée de 8 policiers supplémentaires et de quelques véhicules neufs.

La police intervient très souvent dans cette cité ouvrière pauvre gangrenée par le chômage, la misère, la délinquance et les trafics. On compte des fusillades dans la ville ou des incendies dus aux règlements de comptes des bandes. Et ce ne sont pas les agitations de Darmanin qui changeront quoi que ce soit. D’ailleurs il n’a pas voulu se rendre dans ce quartier de la Petite Hollande

Tous ces politiciens se fichent, comme de l'an quarante, de la vie des habitants des quartiers populaires. Ceux-ci au travail, comme dans leur quartier ne pourront compter que sur leur seule propre mobilisation collective.