Montbéliard-Belfort

Darmanin roule des mécaniques

Brève
23/02/2021

Après une mise en scène à Montbéliard ou à Belfort, orchestrée par Darmanin, premier flic de France, qui a ordonné au Préfet et sa police de parader dans le quartier de la Petite Hollande "pour rétablir l'ordre républicain". Quelle blague ! Il a annoncé l’arrivée de 8 policiers supplémentaires et de quelques véhicules neufs.

La police intervient très souvent dans cette cité ouvrière pauvre gangrenée par le chômage, la misère, la délinquance et les trafics. On compte des fusillades dans la ville ou des incendies dus aux règlements de comptes des bandes. Et ce ne sont pas les agitations de Darmanin qui changeront quoi que ce soit. D’ailleurs il n’a pas voulu se rendre dans ce quartier de la Petite Hollande

Tous ces politiciens se fichent, comme de l'an quarante, de la vie des habitants des quartiers populaires. Ceux-ci au travail, comme dans leur quartier ne pourront compter que sur leur seule propre mobilisation collective.

Besançon

Un homme grièvement blessé lors d'une agression à caractère raciste

Brève
04/02/2021

Des néonazis dans une rue à Besançon

Un homme a été agressé lundi soir par un jeune de 24 ans qui a prononcé : "Un arabe en costard... je vais me le faire" avant de passer à l'acte. Arrêté, il a été jugé et condamné à 18 mois de prison ferme. 

L'agresseur fréquentait plus ou moins des groupuscules néo-nazis en France et en Suisse. Depuis plusieurs années, ces groupes se montrent à Besançon, dans le Haut-Doubs et à Dijon et ils ont déjà attaqué des militants anarchistes. Ils sont très peu nombreux pour l'instant, mais ils peuvent s'enhardir, élargir leur milieu et devenir une véritable menace. On peut le voir dans d'autres pays ou avec les groupes identitaires qui sont intervenus à plusieurs reprises contre les migrants dans les Alpes.   

Face à cette menace d'extrême-droite, les travailleurs et tous les militants auront à se défendre eux-mêmes.

Audincourt

Non à l'expulsion d'Abakar

Brève
02/02/2021

Lundi 1er février, devant la gendarmerie de Bethoncourt une centaine de personnes est venue soutenir un jeune travailleur que le préfet veut renvoyer en Guinée.

Abakar, le jeune guinéen de 20 ans qui vit à Audincourt dans le Doubs, a été conduit lundi au centre de rétention de Metz, indique son comité de soutien. Une pétition lancée sur internet a déjà recueillie plus de 400 signatures en quatre jours. Le jeune homme est soutenu depuis plusieurs jours à Montbéliard par de nombreuses associations, syndicats ou organisations politiques qui militent pour sa régularisation

Arrivé en France à 14 ans, sans famille, il a passé et réussi un CAP de cuisinier à 18 ans. Ils sont nombreux, contraints à fuir leur pays du fait de la misère ou de toute autre raison. Les renvoyer est un acte indigne, ils font partie de la classe ouvrière et doivent pouvoir vivre là où ils le veulent. 

PSA

Par-delà les frontières, la force des travailleurs, c'est la grève !

Brève
30/01/2021

Les travailleurs de l'usine du groupe PSA à Kenitra au Maroc ont fait grève mercredi 27 janvier. Ils dénoncent, entre autres, les salaires insuffisants et les primes comme les heures supplémentaires non payées.

La majorité d'entre eux ont des contrats de douze mois sans couverture médicale ni protection en cas d’accident, et des salaires ne dépassant pas 2400 dirhams, soit moins de 250 euros. Le groupe Peugeot a ouvert cette usine en 2019, profitant des avantages fiscaux de la zone franche « Atlantic » ouverte en 2012, pour y produire la Citroën Ami.

Les travailleurs n'ont pas mis longtemps à donner à Peugeot la réponse que méritent ses méthodes.

General Electric Belfort-Bourogne

Débrayages et blocages pour les salaires

Brève
29/01/2021


Turbine bloquée vendredi 29 Janvier à Belfort

Après plusieurs débrayages massifs dans toutes les équipes depuis le lundi 25 janvier, à Bourogne, les ouvriers ont décidé, depuis jeudi, de bloquer ce site.

Toute la production est à l’arrêt.

A Belfort, dans la foulée de ceux de Bourogne, les débrayages ont commencé jeudi, ils ont continué par le blocage d'une turbine en sortie d'atelier (voir photo ci-jointe)

La colère a éclaté suite aux propositions de la direction dans le cadre des NAO sur les salaires : rien pour les travailleurs, qui veulent une augmentation des salaires pour tous, alors que le PDG Larry Culp va toucher un bonus de 47 millions de dollars et que les profits et les dividendes aux actionnaires ont encore bondi en 2020.

Les travailleurs de Turbine Gas, qui viennent de subir un plan de 485 licenciements, ne sont plus assez nombreux dans les ateliers pour sortir la production, toujours plus pressurés. Et toujours au nom de la compétitivité, la direction veut remettre en cause des primes, le temps de douche payé.

Elle s’appuie sur des recommandations sanitaires de la Médecine du travail, en cette période de pandémie, pour tenter de modifier les horaires de travail des équipes, sans compensation des pertes de salaire d’heures de nuit notamment , et aussi supprimer des jours RTT ; etc..

Les dernières propositions pour les salaires de la Direction : 0,5 % d’augmentation générale, (et 0,95 % pour des augmentations individuelles qui divisent , contestées dans leur principe par les ouvriers).

C’est toujours aussi indécent. La colère est toujours là ; la mobilisation aussi !