ALSTOM : l’Etat au secours…des profits de Bouygues

Communiqué
21/06/2014

Montebourg, après avoir fait son cinéma sur le « Made in France  » a choisi ce vendredi, une alliance d'Alstom avec General Electric - la solution préférée par les actionnaires d'Alstom. L'Etat entre au capital et devient avec 20% le premier actionnaire.

Cette solution permettra à Bouygues de récupérer une partie de ses actions Alstom, ce qu'il voulait faire de toute façon.

L'injection de capitaux par l'Etat dans le groupe Alstom n'est en rien une garantie pour l'emploi. Il n'a pas prévu d'empêcher les licenciements en cours, ni à GE, ni à l'Alstom. En 2004, l'Etat avait mis des fonds dans Alstom sans demander d'annuler les licenciements.

Dernièrement, l'Etat a donné sa garantie à la banque Peugeot, sans demander l'annulation de la fermeture de l'usine d'Aulnay.

L'Etat n'est pas protecteur pour l'emploi, y compris dans ce qui dépend de lui, la fonction publique où les diminutions d'effectifs sont continues.

Que le patron soit l'Etat, un capitaliste français ou étranger, n'est en rien une garantie contre la rapacité capitaliste qui est leur dénominateur commun. Pour défendre leurs emplois et leurs salaires, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Pour Lutte Ouvrière,

Jean-Marie Pheulpin