Tract de campagne

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28/01/2015

Votez pour des candidats ouvriers dans une circonscription ouvrière

Il est écœurant, révoltant, d'entendre le gouvernement et les grands patrons nous prêcher la nécessité de faire encore et toujours des sacrifices pendant que les classes riches vivent dans le luxe.

C'est pour dire qu'il y en a assez, qu'on en a ras-le-bol de cette situation, que Lutte ouvrière sera présente à l'élection législative partielle du 1er février 2015 provoquée par la démission de Moscovici, nommé à la Com- mission européenne. Michel Treppo, ouvrier de l'industrie automobile, sera le candidat de Lutte ouvrière, le parti d'Arlette Laguiller.

Les ouvriers doivent voter pour des ouvriers, pas pour des politiciens bourgeois. Il ne faut pas que les votes ouvriers se dispersent sur des candidats qui tous veulent servir les intérêts des riches.

Face aux mesures anti-ouvrières du gouvernement, à la droite qui rêve de revenir aux affaires, au FN qui voudrait sa place à la mangeoire, il faut que s'exprime un vote pour des militants ouvriers, communistes, fidèles à leurs idées comme à leur classe sociale.

Moscovici est tout un symbole des politiciens au service de la bourgeoisie. Grand ami de la famille Peugeot, ministre de l'Économie et des Finances de Hollande, il fait partie aujourd'hui de la Commission européenne dirigée par Jean-Claude Juncker, homme de droite et ancien Premier ministre du paradis fiscal du Luxembourg.

Le suppléant de Moscovici se présente pour le Parti socialiste. Mais depuis près de trois ans, il a approuvé au Parlement toutes les mesures anti-ouvrières des gouvernements Hollande. Voter pour le candidat du Parti socialiste serait lui dire merci d'avoir renié ses promesses.

Tous les gouvernements successifs ont pris des décisions en faveur des capitalistes qui sont les vrais et seuls responsables de la crise.

Nous en savons quelque chose dans la région. PSA a supprimé 8500 emplois à Sochaux en douze ans, sans compter les intérimaires qui ne font pas partie des statistiques mais se retrouvent quand même à pointer à Pôle emploi. Les décisions de PSA ont entraîné des milliers de licenciements dans les petites entreprises, chez les artisans, les commerçants, pendant que les gouvernements supprimaient des bureaux de Poste, des emplois dans les hôpitaux et l'enseignement.

Tous ceux qui ne font que vivre de leur travail sans exploiter personne payent pour une crise dont ils ne sont pas responsables. Pendant que les vrais responsables, les capitalistes, sont arrosés de subventions publiques.

Il n'est évidemment pas question de voter pour les chevaux de retour de droite et souhaiter le retour de Sarkozy qui poursuivrait la politique anti-ouvrière menée depuis 40 ans que dure une crise qui plonge les classes populaires dans la misère et envoie la société dans le mur.

Et à plus forte raison voter pour l'extrême droite sous prétexte « qu'on ne l'a jamais essayée » serait se tirer une balle dans le pied. La dynastie bourgeoise des Le Pen, comme les autres, rêve de servir les maîtres du monde, les capitalistes.

Avez-vous entendu une seule fois Marine Le Pen s'en prendre à la famille Peugeot? À ces actionnaires qui suppriment des emplois pour garnir leurs comptes en banque avec le sou- tien de l'État? Non, les Le Pen font partie de la bourgeoisie et du système qu'ils prétendent combattre.

Le FN ne sait que s'en prendre aux immigrés, à la concurrence étrangère, à l'Europe mais jamais aux vrais responsables de la situation dramatique des classes populaires, la bourgeoisie de tous les pays et d'abord celle bien de chez nous. En divisant les travailleurs entre Français et immigrés, Le Pen fait le jeu du patronat qui divise pour régner.

Aucun politicien n'a jamais fait de cadeau aux travailleurs. C'est toujours par les luttes collectives que notre sort a changé.

Le vote pour les candidats ouvriers de Lutte ouvrière sera le moyen d'affirmer que nous ne nous laissons plus berner d'illusion électorale en illusion électorale par des politiciens au service des riches.

En votant Lutte ouvrière, vous ferez entendre les exigences des travailleurs. Il faut imposer au patronat de mettre fin au chômage en interdisant les licenciements et en partageant le travail entre tous sans pertes de salaires.

Il faut augmenter les salaires, les pensions et les allocations dont les niveaux aujourd'hui ne permettent pas de vivre décemment pour les classes populaires, pendant que les classes riches vivent dans le luxe.

Il faut enfin contrôler les comptes et les décisions des capitalistes qui imposent leur dictature sur la société.

Affirmer fièrement ce que nous voulons, affirmer les exigences de ceux qui font vivre la société et l'enrichissent, c'est la seule chose utile à faire pour les travailleurs avec le bulletin de vote. Puisqu'on nous demande notre avis, donnons-le ! C'est un premier pas, la condition préalable aux grandes luttes collectives qui permettront d'imposer nos exigences aux capitalistes et aux financiers qui vivent en parasites sur la société.

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Au lieu de leur «union nationale», vive l'unité du monde du travail !

Les attentats du début du mois ont bouleversé le pays. Un des buts recherchés par les terroristes étaient de creuser un fossé de sang et d'incompréhension dans la population. Et de fait, ces attentats ont fait ressortir ce qu'il y a de pire dans la société : l'antisémitisme, l'islamophobie, le racisme.

Aujourd'hui, on cherche à nous mettre dans le crâne que notre identité toute entière dépend de notre origine ou de notre confession. Mais notre identité ne se résume pas à cela. Et un aspect, oh combien important, de notre identité c'est d'être travailleur, d'être ouvrier pour certains, employés, gardiens, aides soignantes, caissières pour d'autres.

C'est à l'usine, au bureau, c'est au travail que l'on passe plus de la moitié de sa vie.

Quand on en sort, on en sent la fatigue dans les jambes, dans le dos. On garde en tête ce qu'il s'y est passé, l'ambiance de travail, les vexations, les problèmes et aussi la camaraderie, et les luttes. Parce que c'est encore de notre travail que dépendent notre salaire et nos conditions de vie.

Cette vie, nous la partageons avec nos compagnons de travail. La galère de l'exploitation, la galère des fins de mois qui commencent la première semaine du mois, le chantage du chef...tout cela nous le partageons. Face au patron nous avons les mêmes revendications. Nous formons une classe sociale. Une classe qui est composée de travailleurs de toutes origines et de toutes religions mais qui a fondamentalement les mêmes intérêts et qui doit se battre unie.

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