PSA Vesoul :  PSA sabote les mesures de confinement

Echo d'entreprise
01/04/2020

Alors qu’il y avait 104 cas suspectés ou testés sur le site de Vesoul lundi 31 mars, la direction continue à faire travailler.

D’après ses propres chiffres, il y aurait près de 1 200 personnes sur le site. Visiblement les mesures de sécurité prises par la direction ne marchent pas, il y a eu plus de 20 nouveaux cas ce week-end.

Alors que le personnel de santé nous implore de rester chez nous, alors que l’armée envoie des hélicoptères à l’aérodrome de Frotey-lès-Vesoul pour évacuer des malades de l’hôpital, PSA prend le risque d’augmenter le nombre de malades et de faire exploser les places en urgences.

C’est une attitude irresponsable et criminelle.

Belfort :  L’ennemi n’a qu’a bien se tenir !

Echo d'entreprise
30/03/2020

Nous sommes confinés à la maison mais nous gardons les yeux et les oreilles ouvertes.

Ainsi en quelques jours, sur la RN 19, la route nationale entre Belfort et Mulhouse, nous avons vu au moins 3 convois « d’urgence sanitaire » transportant ... des Yachts!

A Valdoie, le chant matinal des oiseaux a été perturbé par des explosions et rafales de mitraillettes venant du champ de tir du bois d’Offemont.

Il est vrai que le chef de guerre Macron a appelé à la mobilisation générale.

Les galonnés ont retenu «guerre».

Des canons contre un microbe, on est sauvé!

General Electric (Belfort et Bourogne) :  Pour le patron, le confinement passe après la production

Echo d'entreprise
22/03/2020

Il y a une semaine, plusieurs centaines de travailleurs de General Electric refusaient de continuer à travailler à l’usine, à Belfort et à Bourogne, alors que les mesures de confinement étaient annoncées pour toute la population.

Ils avaient exercé leur droit de retrait, en pleine épidémie de coronavirus, les salariés estimaient à juste titre qu'ils n’étaient pas en sécurité dans l'entreprise : aucune distribution de masques, ni de gel hydro alcoolique n'était disponible.

Pourtant ; le travail doit reprendre ce lundi 23 Mars dans certains ateliers chez General Electric à Belfort et Bourogne.

Décision de la direction malgré la crise du coronavirus, une centaine de salariés est attendue à la reprise. Il s'agit de magasiniers, d'usineurs, de contrôleurs dans les ateliers turbines à gaz ainsi que des intervenants sur les fonctions supports (vérificateurs de programme, etc, ...).

Selon les syndicats, tous contre cette reprise, la direction aurait exercé des pressions sur des salariés pour les inciter à reprendre le travail ce lundi.

La direction elle a le culot de déclarer : «En tant qu'acteur stratégique dans le domaine de l'énergie, nous devons assurer la continuité de la production pour répondre aux besoins vitaux de nos clients en France et dans le monde ». Cette même direction qui licencie plusieurs centaines de travailleurs depuis quelques mois

Alors que le confinement est devenu une nécessité impérieuse de santé publique, non seulement pour les travailleurs de General Electric mais pour leur famille et pour toute la population, alors que l’enjeu n’est rien moins qu’une question de vie ou de mort, l’attitude de la direction est irresponsable.

PSA Vesoul :  PSA principal propagateur du Covid-19

Echo d'entreprise
21/03/2020

Tableau cas suspectés au 19 février

Il ne s’est pas passé un jour depuis le 6 mars sans qu’il y ait au moins un cas de personne suspectée d’avoir le Covid-19.

Au total, jeudi 19, ce sont, d'après la direction, 148 personnes qui ont été mis en quarantaine. Dont environ quarante sont fortement suspectés être contaminé. La direction minimise en profitant du fait que les cas suspects ne sont plus testés. On ne sait même pas si les sous-traitants et intérimaires sont comptabilisés dans le tableau donné par la direction. Et l’épidémie continue de progresser. 

Malgré cela la direction maintient l’activité et veut même dépasser les 20 % qu’elle annonçait il y a deux jours.

En temps de guerre, on appellerait cette attitude du sabotage.

PSA Vesoul :  Au secours !

Echo d'entreprise
19/03/2020

La direction veut maintenir 20 % de l’activité pièces de rechanges, ce qui nécessite la présence de plusieurs centaines de personnes sur le site, avec tous les dangers de contamination pour les salariés et leurs familles.

Par la voix de la CFTC, syndicat constructif, elle prétend que c’est pour assurer le remplacement des pièces de rechange des véhicules de pompiers et des ambulances !

Sans rire, à ce niveau-là on peut s’attendre à tout, au mépris de notre santé.

Téléperformance Belfort :  La police contre les salariés qui défendent leurs conditions de travail... un comble !

Echo d'entreprise
19/03/2020

Les travailleurs du centre d'appel de Téléperformance à Belfort ont débrayé mercredi 18 Mars pour dénoncer leurs conditions de travail pendant l'épidémie de coronavirus. Ils avaient déposé un droit d’alerte pour danger grave et imminent la veille.

À défaut de pouvoir travailler depuis chez eux, les salariés sont obligés de se rendre dans les locaux de l'entreprise, alors que l'encadrement et la direction, sont eux, en télétravail.

Ils réclament la réduction du nombre de téléopérateurs par salle, la mise à disposition de gel hydroalcoolique, une désinfection plus régulière du matériel de travail et un respect des distances de sécurité dans les espaces de pause.

Comble d’ironie, c’est Téléperformance qui est depuis fin février en charge du numéro vert mis en place par l'État pour informer sur le coronavirus et désengorger le 15.

Les salariés ne reçoivent quasiment aucune formation, ou alors "5 minutes top chrono". Le numéro vert est submergé d'appel à chaque nouvelle décision du gouvernement, mais les salariés sont souvent incapables d'apporter des réponses concrètes.

Pendant ce débrayage, les salariés se sont rassemblés devant les locaux de l’entreprise. Mais les rassemblements de plus de 10 personnes étant interdits, la police est intervenue pour les disperser et leur demander de respecter les règles de sécurité. Un comble !

PSA Vesoul :  Un cynisme sans limite

Echo d'entreprise
18/03/2020

Pixabay

Chez PSA Vesoul, toutes les réunions sont annulées et se font par Skype ou visioconférence.

Par contre les entretiens préalables à sanction ou licenciement sont maintenus. La direction demande aux salariés convoqués de rester à 2 mètres de distance pendant l’entretien !

Quand la colère explosera ce n’est pas à 2 mètres qu’elle devra se tenir.

Antollin (Thise) et autres industries Besançon  :  La production dans les secteurs non indispensables doit s'arrêter immédiatement !!

Echo d'entreprise
18/03/2020

Chez Antollin à Thise et Besançon, la production de composants continue. Des salariés sont en confinement, certains depuis 10 jours, le directeur fait prendre la température des travailleurs dans chaque atelier. Pour lui la production doit être livrée à tout prix, pour Nissan, Toyota et d'autres dont les chaînes continuent de tourner. Mais des travailleurs partent, rentrent chez eux, disent qu'il ne faut pas attendre. 

En Alsace, des entreprises d'exploitation forestière ont cessé leur activité, plaçant leur personnel en chômage technique alors que pourtant leurs salariés travaillent isolés en forêt. Dans le même temps, à l'opposé, d'autres patrons continuent de faire travailler leur personnel dans des bureaux et des ateliers à proximité les uns des autres, avec évidement des déplacements dans la journée dans les locaux. A Franois, une entreprise qui répare, modifie des machines, ne travaillant donc pas dans l'urgence dans ce contexte, continue de travailler. Chez Bourgeois découpage, des travailleurs voulaient exercer leur droit de retrait. 

Beaucoup de travailleurs se disent que la production va finir par s'arrêter faute de composants ou parce que les dernières usines de montage automobile vont s'arrêter. Mais ce sera trop tard, le virus aura gagné du terrain. C'est notre bon sens qui doit l'emporter, pas la rapacité des capitalistes.