Téléperformance Belfort :  La police contre les salariés qui défendent leurs conditions de travail... un comble !

Echo d'entreprise
19/03/2020

Les travailleurs du centre d'appel de Téléperformance à Belfort ont débrayé mercredi 18 Mars pour dénoncer leurs conditions de travail pendant l'épidémie de coronavirus. Ils avaient déposé un droit d’alerte pour danger grave et imminent la veille.

À défaut de pouvoir travailler depuis chez eux, les salariés sont obligés de se rendre dans les locaux de l'entreprise, alors que l'encadrement et la direction, sont eux, en télétravail.

Ils réclament la réduction du nombre de téléopérateurs par salle, la mise à disposition de gel hydroalcoolique, une désinfection plus régulière du matériel de travail et un respect des distances de sécurité dans les espaces de pause.

Comble d’ironie, c’est Téléperformance qui est depuis fin février en charge du numéro vert mis en place par l'État pour informer sur le coronavirus et désengorger le 15.

Les salariés ne reçoivent quasiment aucune formation, ou alors "5 minutes top chrono". Le numéro vert est submergé d'appel à chaque nouvelle décision du gouvernement, mais les salariés sont souvent incapables d'apporter des réponses concrètes.

Pendant ce débrayage, les salariés se sont rassemblés devant les locaux de l’entreprise. Mais les rassemblements de plus de 10 personnes étant interdits, la police est intervenue pour les disperser et leur demander de respecter les règles de sécurité. Un comble !

PSA Vesoul :  Un cynisme sans limite

Echo d'entreprise
18/03/2020

Pixabay

Chez PSA Vesoul, toutes les réunions sont annulées et se font par Skype ou visioconférence.

Par contre les entretiens préalables à sanction ou licenciement sont maintenus. La direction demande aux salariés convoqués de rester à 2 mètres de distance pendant l’entretien !

Quand la colère explosera ce n’est pas à 2 mètres qu’elle devra se tenir.

Antollin (Thise) et autres industries Besançon  :  La production dans les secteurs non indispensables doit s'arrêter immédiatement !!

Echo d'entreprise
18/03/2020

Chez Antollin à Thise et Besançon, la production de composants continue. Des salariés sont en confinement, certains depuis 10 jours, le directeur fait prendre la température des travailleurs dans chaque atelier. Pour lui la production doit être livrée à tout prix, pour Nissan, Toyota et d'autres dont les chaînes continuent de tourner. Mais des travailleurs partent, rentrent chez eux, disent qu'il ne faut pas attendre. 

En Alsace, des entreprises d'exploitation forestière ont cessé leur activité, plaçant leur personnel en chômage technique alors que pourtant leurs salariés travaillent isolés en forêt. Dans le même temps, à l'opposé, d'autres patrons continuent de faire travailler leur personnel dans des bureaux et des ateliers à proximité les uns des autres, avec évidement des déplacements dans la journée dans les locaux. A Franois, une entreprise qui répare, modifie des machines, ne travaillant donc pas dans l'urgence dans ce contexte, continue de travailler. Chez Bourgeois découpage, des travailleurs voulaient exercer leur droit de retrait. 

Beaucoup de travailleurs se disent que la production va finir par s'arrêter faute de composants ou parce que les dernières usines de montage automobile vont s'arrêter. Mais ce sera trop tard, le virus aura gagné du terrain. C'est notre bon sens qui doit l'emporter, pas la rapacité des capitalistes.