Le Pays :  La situation d'EAK évoquée au conseil municipal

Article de presse
27/09/2009

L'annonce de la fermeture de l'entreprise EAK a fait l'objet et d'intervention au conseil municipal.

Lors de la dernière réunion du conseil municipal de Valentigney, le syndicat CGT d'EAK, par le biais de la déléguée syndicale Nicole Blonded, a tenu à alerter les élus sur la fermeture de l'entreprise prévue fin 2010.

« La CGT invite le conseil municipal à soutenir les salariés menacés de licenciement et à se prononcer pour le maintien de l'activité sur le site d'EAK, a déclaré Nicole Blonded. Par ailleurs, nous demandons que le maire de Valentigney et ses adjoints se joignent à la délégation de la Communauté d'agglomération du pays de Montbéliard (CAPM) qui visitera prochainement le site. »

« Tout ce que l'on peut faire pour vous, nous le ferons, a répondu le maire Daniel Petitjean. Je vous assure de ma présence à toutes les réunions que nous organiserons ensemble et je souhaite que rendez-vous soit pris très rapidement. »

Danièle Rébert, conseillère municipale, a déclaré que les salariés sont indispensables sur le site et que des règlements de comptes ne peuvent être tolérés. Le premier adjoint Pierre Mossina a assuré que, très concrètement, au quotidien, la municipalité serait solidaire des salariés d'EAK. Quant à Robert Pintucci, il regrette les pertes d'emplois dramatiques qui se répartiront sur le pouvoir d'achat, donc sur le commerce boroillot. « 7000 chômeurs sont actuellement pris en compte sur le pays de Montbéliard dont 1100 sur Valentigney, a-t-il déploré. Ces décisions prises par le conseil d'administration d'EAK qui ne touchent même pas la crise sont déplorables. »

« Interdire les licenciements »

Michel Treppo, conseiller municipal, a tenu lui aussi à s'exprimer. « En tant qu'élu de Lutte ouvrière et en tant que militant ouvrier, je tiens à affirmer publiquement, dans ce conseil municipal, ma totale solidarité avec les travailleurs de l'usine EAK, menacés de licenciements par leur direction, a souligné l'élu. Une fois de plus, c'est dans les conseils d'administration que des décisions sont prises en cachette, sans aucun contrôle des travailleurs et de la population. C'est pourquoi, face à cette politique patronale, je pense que l'intérêt général de tous les travailleurs c'est de mettre en avant l'interdiction des licenciements et le contrôle des comptes des groupes industriels et bancaires. »

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