Face à la hausse du prix des carburants, les travailleurs doivent se faire entendre

Augmentation des salaires, des pensions et des allocations !

Brève
28/10/2018

Le prix du carburant ne cesse d'augmenter et des appels à bloquer samedi 17 novembre les routes ou à signer des pétitions en ligne pour exiger la baisse des taxes sur le carburant sont dans bien des conversations.

Les travailleurs ont toutes les raisons de se mobiliser pour ne pas voir leur pouvoir d'achat s'effondrer. Mais ils doivent le faire en défendant leurs intérêts de classe, en formulant leurs propres revendications. Ils ne doivent pas manifester simplement en tant que « usagers de la route », un terme qui recoupe des catégories aux intérêts opposés.

Si les transporteurs routiers, les chauffeurs de taxis ou les entreprises de travaux publics protestent contre la hausse du carburant, ils sauront la répercuter sur leurs clients. Les travailleurs, eux, n'ont que leur salaire pour vivre. Ils paient en faisant le plein, en faisant leurs courses, en payant leurs factures de chauffage, sans jamais pouvoir répercuter ces hausses.

Cherchant à rassembler largement, se disant apolitiques, certains initiateurs du 17 novembre envisagent des blocages en voiture, sans slogans ni banderoles. Mais manifester sans slogans ou derrière un mot d'ordre aussi vague que « à bas les taxes », c'est laisser les porte-paroles des patrons du transport tirer les marrons du feu, obtenir pour eux-mêmes exonérations ou compensations. Outre les taxes, il y a la hausse du cours du pétrole et de la marge des distributeurs.

Ne pas s'en prendre aux profits capitalistes, cela va bien aux politiciens bourgeois qui cherchent les voix des travailleurs pour gouverner demain au service des puissants. Déjà, Le Pen ou Dupont-Aignan ont appelé à « bloquer le pays le 17 novembre » car, disent-ils, « les français en ont marre des taxes ». Mais quel point commun y-a-t-il entre les grands patrons qui estiment toujours payer trop de charges ou d'impôts et les travailleurs dont le budget est grevé par les pleins d'essence ou les factures de chauffage ?

Face aux augmentations des prix, ceux du carburant comme tous les autres, il faut exiger l'augmentation générale des salaires, des pensions de retraite, et leur revalorisation automatique quand les prix augmentent ; autrement dit, l'indexation des salaires sur les prix.