Grand contournement ouest de Strasbourg

Comme seul argument les lacrymos...

Brève
11/09/2018

Vue aérienne du parlement européen de Strasbourg

Samedi 8 septembre, près de 5 000 personnes opposées au projet du GCO, le grand contournement ouest de Strasbourg, ont défilé dans la capitale alsacienne. Cette autoroute de 24 km a été envisagée pour désengorger Strasbourg, mais il s’agirait d’un tronçon à péage dont la concession reviendrait à Vinci. Parmi les manifestants, des élus, des militants écologistes, des paysans, des gens inquiets du réchauffement climatique ou de la disparition de zones de nature préservée. Et lundi au petit matin, 500 gendarmes, aidés d’un hélicoptère, ont délogé les quelques dizaines de zadistes contre le GCO, regroupés dans un petit village, Kolbsheim, pour empêcher le déboisement. Le moins qu’on puisse dire est que les autorités ont décidé de montrer leur force et leur détermination contre les opposants au projet.

Si le problème de transport par route autour de Strasbourg est réel, le GCO paraît bien davantage dicté par l’intérêt financier de Vinci que par celui des automobilistes et des habitants de la région. Ce choix de fond, les autorités, qui n’ont pas su convaincre une bonne partie de la population, ont décidé de l’imposer jusqu'à utiliser matraques et gaz lacrymogènes.