Viéville (Haute-Marne)

Comment l’État étrangle une commune

Brève
23/04/2021

La commune de Viéville, en Haute-Marne (300 habitants), est menacée d'être mise sous tutelle par l’État : le conseil municipal a refusé l'augmentation de 110% des impôts que préconisait la Chambre régionale des comptes.

La situation vient de la reprise par la commune d'un bar-restaurant-épicerie. Les gérants privés qui se sont succédé ont enchaîné les défauts de paiement, si bien que la commune a décidé d'exploiter elle-même l'établissement. La réglementation lui a interdit une gestion directe : il lui a fallu créer un établissement public avec budget séparé, plus contraignante. Cette réglementation a pour but d'obliger en pratique les collectivités locales à concéder au privé.

Quand l'établissement a été fermé suite aux mesures Covid, l’État a considéré qu'il ne pouvait pas toucher les aides décidées pour les restaurateurs. Les pertes devaient être compensées par la commune, qui s'est retrouvée étranglée. Les deux salariés en contrat de droit privé ont été licenciés, et celle qui était de droit public doit trouver un emploi dans une autre collectivité locale.

L’État est responsable de cette situation : qu’une petite commune essaie de survivre quand la dernière petite épicerie a tiré le rideau, quoi de plus normal ! Ces petites communes survivent tant bien que mal et l'Etat les étrangle. Pendant ce temps, l'argent de l'État servira à gaver les grandes entreprises comme Air France (11 milliards au total depuis novembre) et Renault (5 milliards) !

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