Mobilisation dans l'Education

Du primaire au lycée : des réformes régressives contestées

Brève
18/06/2019

Des réformes (très) régressives

Cette semaine, plusieurs établissements alsaciens sont touchés par la grève des personnels qui surveillent les épreuves du bac.

Le Ministre Blanquer en répétant un taux de participation de 5,4 % montre une fois encore son mépris pour les personnels et la vérité. Ce taux est rapporté à l’ensemble des personnels, et non à ceux convoqués : il ne signifie donc pas grand-chose. A part la volonté de minimiser la portée d’un geste assez fort – car gêner les examens n’est jamais facile pour un enseignant.

En Alsace, lundi 17 juin, la mobilisation était très diverse : forte au lycée Schumann de Haguenau avec 23 grévistes sur 70, avec des rassemblements à Couffignal et Jean Monnet à Strasbourg – où la rectrice a été accueillie avec des pancartes, à Aristide-Briand à Schiltigheim, et avec quelques grévistes aux lycées Camille Sée à Colmar, et Lavoisier à Mulhouse. Ces enseignants montrent une fois de plus leur rejet d’une réforme des lycées et du bac qui vise à faire des économies sur l’éducation, sujet primordial pour la jeunesse, en particulier populaire. Un rejet qui touche les personnels bien au-delà de cette mobilisation au moment du bac.

Du reste, si par ailleurs la loi dite « école de la confiance » a été votée, deux mesures prévues pour le primaire ont été abandonnées. Les directeurs d'écoles n'auront finalement pas de pouvoir hiérarchique sur leurs collègues et le regroupement des écoles sous la tutelle d'un collège voisin est abandonné. C'est là un fruit de la mobilisation des enseignants du primaire.