Profanation du cimetière juif de Quatzenheim

Macron et consorts ne peuvent être des remparts contre l’antisémitisme

Brève
19/02/2019

Tags xénophobes, antisémites et anticommunistes, peints sur le mur de la mairie de Zoebersdorf (Bas-Rhin) en octobre 2018

Dans la nuit du 18 au 19 février, 92 tombes du cimetière juif de Quatzenheim ont été profanées, taguées de croix gammées et marquées d’inscriptions faisant référence à l’extrême droite. Cette profanation, qui vient après les insultes antisémites prononcées à l’encontre de Finkielkraut ce week-end et les chiffres du ministère de l’intérieur qui font état d’un regain des actes antisémites, soulèvent une légitime émotion.

L'antisémitisme, qu'il vienne de l'extrême droite ou des islamistes radicaux, comme le racisme et la xénophobie, sèment la division parmi les travailleurs et sont des poisons mortels pour toute la société.

Macron, qui s’est déplacé cet après-midi au cimetière de Quatzenheim, et bien des politiciens qui sont ou ont été au pouvoir, affirment aujourd’hui avec force vouloir lutter contre l’antisémitisme. En réalité ils l’instrumentalisent, et s’en servent notamment pour instruire un procès à charge contre les gilets jaunes. Mais eux-mêmes, qui aggravent ou ont aggravé la situation matérielle et morale des classes populaires, ont une large part de responsabilité dans ce délitement de la société qui permet aux idées les plus réactionnaires de prospérer. On ne combattra pas l'antisémitisme en s'alignant derrière eux.