Reims, samedi 11 janvier 2020

Solidarité face aux intimidations policières et judiciaires

Brève
16/01/2020

Le parcours de la manifestation du samedi 11 janvier à Reims a pris un chemin inhabituel qui a pu surprendre le chaland. En effet, le cortège s’est rendu devant le commissariat central,  pour y exprimer la solidarité avec Hervé. Les manifestants ont crié leur colère et demandé la libération de leur camarade arrêté le matin même au cours d’un rassemblement devant la CITURA, société des transports rémois.

    Cette arrestation est intervenue à 7 h du matin, alors qu’un groupe de grévistes et gilets jaunes filtraient la sortie des bus depuis 4h30 à raison d’un toutes les 15 minutes, avec l’assentiment des conducteurs. Vers 6h30, un renfort des forces de l’ordre est arrivé. Armés et casqués, ils ont tiré sans aucune sommation des grenades lacrymogènes sur le groupe. Une jeune femme a été brûlée au cuir chevelu et ils ont  arrêté Hervé, le plaquant violemment au sol. Ce dernier est resté 48 h en garde à vue, garde à vue dont le caractère abusif transparaît dans le seul motif retenu « entrave à la circulation sur la voie publique » et l’issue de la composition pénale qui s’est limitée à un rappel à la loi. 

    Ce rappel à la loi devant justifier cette interpellation, il a été assorti d’une amende déguisée sous la forme d’une obligation d’effectuer un stage de « citoyenneté » dont les frais sont à la charge d’Hervé. Là encore, la solidarité a joué à plein : une collecte s’est spontanément organisée durant la manifestation du mardi 14 janvier et a réuni la somme nécessaire. Face à la réforme des retraites et des intimidations exercées pour la passer en force, notre force c’est notre solidarité.

 

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