Bronze Alloys (Marne) :  Une ambition de vautour

Echo d'entreprise
02/04/2020

La direction a choisi de continuer la production, alors qu'elle n'a rien d'essentiel dans la période, malgré les nombreux travailleurs dénonçant cette décision.
Aucune mesure sérieuse n'a été prise. Paroles de patron : "les ouvriers peuvent pousser le tourniquet avec leur coude au lieu de la main" ; "chacun a reçu son flacon de gel hydroalcoolique". Pour la direction, c'est suffisant, car "l'activité économique doit perdurer... nos produits concernent des marchés tels que les pièces de sécurité dans l'aéronautique ou le naval...". D'autant que ce serait, toujours pour la direction, l'opportunité de racheter des concurrents fragilisés !
Difficile de savoir si cette direction est plus cynique qu'irresponsable.

SNCF :  Un président qui ne manque pas d’air

Echo d'entreprise
31/03/2020

manifestation du 28 décembre contre la réforme des retraites

Le 27 mars, le président de la SNCF Farandou s’est adressé à tous les cheminots dans un communiqué. Comme il est de bon ton de le faire en ce moment, il a invoqué l’unité nationale et la continuité industrielle. Il n’a pas reculé devant les phrases ronflantes comme « nous sommes tous SNCF » ou « les cheminots font de grandes choses quand ils savent qu’ils servent l’intérêt général ».

C’est pourtant grâce à lui et à ses prédécesseurs que les cheminots travaillent sous divers statuts dans quatre sociétés anonymes distinctes, et que le recours à la sous-traitance ne cesse de croître.

Et pour ce qui est de l’intérêt général, celui de la population et des travailleurs, les cheminots l’ont défendu par deux mois de grève contre une réforme des retraites qui appauvrira  les familles populaires, et que soutenait  Farandou…

Continental (Sarreguemines) :  Ils auraient bien voulu continuer !

Echo d'entreprise
30/03/2020

Les principaux sous-traitants automobiles de la région ont finalement décidé de fermer leurs usines, plusieurs jours voire une semaine entière après le début du confinement. Chez Continental, il s’agissait de travailler à fond du 16 au 20 mars pour produire, cuire et stocker le plus possible de pneus, en prévision de la reprise. Depuis, la direction de l’usine a reconnu qu’il y aurait au moins 23 cas de Covid-19 suspectés et que tous ces ouvriers avaient travaillé au sein d’ateliers fréquentés par plus de 450 travailleurs, jusqu’à la fermeture. C’est le même constat chez les sous-traitants de Continental, comme Crealog, dont des ouvriers ont aussi été contaminés.

Dans un communiqué des constructeurs automobiles, les priorités de Continental sont d’ailleurs ouvertement affichées par ordre d’importance : « Continental et Bosch, ont annoncé mercredi qu’ils allaient interrompre totalement ou partiellement leur production en Europe, en réponse 1) à la baisse de la demande, 2) aux difficultés d’approvisionnement et 3) pour protéger leurs salariés face à l’épidémie de coronavirus ».

Voilà qui est clair : la santé des ouvriers passe en dernier pour Continental. Pour se protéger et protéger leurs familles, y compris contre les envies qui démangent ces patrons de faire reprendre le travail au plus tôt, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Hôpital Robert-Pax (Sarreguemines) :  Le prix des politiques contre la santé

Echo d'entreprise
30/03/2020

Au Pax, à Sarreguemines, l’épidémie de covid-19 jette une lumière crue sur les politiques menées depuis des années en termes de suppressions de lits et de services, d’économies sur le personnel et sur le matériel médical.

Par exemple, cela fait bien longtemps que le personnel des Urgences réclamait des travaux d’agrandissement et de rénovation des locaux, trop exigus et vétustes pour travailler et accueillir correctement les patients. En 2019, les travailleurs de l’hôpital ont fait grève à plusieurs reprises pour dénoncer cette situation, et aussi pour obtenir du matériel neuf en quantité suffisante et l’embauche de personnel supplémentaire. La réponse systématique était alors : « il n’y a pas d’argent ».

Avec l’épidémie en cours, il est devenu possible, et heureusement, de faire faire des travaux pour construire un bâtiment provisoire supplémentaire devant les Urgences, avec les équipements nécessaires, et ce en à peine 24h. La preuve que quand ils veulent, ils peuvent.

MTD (Sarreguemines-Sarrebruck) :  La course aux tondeuses, une activité « indispensable » ?

Echo d'entreprise
30/03/2020

En pleine crise, MDT, une entreprise dont les sites de logistique à Sarrebruck et Hornbach livrent des pièces de rechange pour outils de jardin, n’a pas perdu de temps pour envoyer des laissez-passer pour faire franchir la frontière aux ouvriers qui vivent à Sarreguemines, dès lundi 16 mars et la fermeture de la frontière entre la France et l’Allemagne. Ces laissez-passer ont le culot de préciser que le site est « indispensable afin de sécuriser les activités et le fonctionnement de l’entreprise ainsi que de respecter les délais de livraison ». Comme si la livraison de pièces de rechange pour tondeuses était une urgence prioritaire sur la santé des ouvriers et de leurs proches !

Depuis, le patron fait même venir de nouveaux intérimaires pour les former… de peur que certains ouvriers embauchés tombent malades alors que la saison des tondeuses à gazon approche ! Et c’est en outre sur ce même site de Sarrebruck que MTD prévoit de licencier 200 ouvriers dès octobre 2020, sous prétexte de baisse d’activité.

Bref, le patron veut profiter de la période pour accumuler du stock et anticiper le redémarrage des commandes. Mais il accumule surtout de quoi faire monter la colère des ouvriers avec cette logique criminelle dont les gouvernements français et allemand sont doublement complices.

ArcelorMittal Florange :  Le profit au mépris des salariés

Echo d'entreprise
27/03/2020

Malgré l'opposition de la CGT, FO, l’UNSA et la CFDT à la levée du « danger grave et imminent » et malgré les réserves de l’inspection du travail, la direction a fait reprendre le travail mercredi soir à l’usine de Florange.

C’est une reprise partielle, mais alors qu’on nous serine qu’il faut être responsable, rester chez soi, la direction n’hésite pas à mobiliser plusieurs centaines de travailleurs… pour faire des tôles ! Ce seraient des masques ou du gel hydroalcoolique d’accord mais de la tôle, c’est un scandale.

La direction a fait pression sur des salariés, des CDD et des intérimaires pour qu’ils retournent au travail. Déjà qu’en temps ordinaire, le sous effectif est constant, une reprise en équipe réduite ne fera qu'aggraver les conditions de travail.

Alors, restons chez nous, protégeons nous et protégeons les autres ! Les capitalistes sont des irresponsables, ils en font une fois de plus la preuve.

ZF :  Aux patrons de payer !

Echo d'entreprise
25/03/2020

Sur 9000 travailleurs embauchés à Sarrebruck, on compte environ 1000 frontaliers, plus tous ceux qui travaillent dans la sous-traitance ou enchaînent les missions d’intérim pour ZF.

Le constructeur de boîtes de vitesse vient d’annoncer la fermeture de ses sites sarrois à partir du lundi 23 mars. Dans le même temps, la direction prétend se servir dans les congés et les compteurs d’heures des ouvriers pour couvrir cette fermeture, ainsi que du chômage partiel. Une mesure de réquisition d’une semaine sur les congés payés que le gouvernement de Macron veut aussi rendre possible en France sous prétexte d’un « effort raisonnable » des salariés.

Même quand des boîtes riches à milliards sont obligées de fermer en raison de la crise sanitaire, c’est encore aux travailleurs que politiciens et patrons présentent en cœur l’addition.

Agglomération mulhousienne  :  Les éboueurs face au virus

Echo d'entreprise
25/03/2020

Ramassage des déchets : travail très utile

A Mulhouse, et ailleurs, les éboueurs continuent à assurer le ramassage des déchets ménagers.

Comme d'autres travailleurs appelés à assurer des activités essentielles, ils ne le font pas sans crainte pour leur santé. Il y a la peur de se contaminer entre collègues ou au contact des bennes et de ramener le virus dans leur foyer. Beaucoup ont le sentiment d'être toujours de ceux qui ne comptent pas, des oubliés… alors que leur travail est indispensable. Des mesures ont été mises en place, mais elles apparaissent insuffisantes. Avec la pénurie générale de matériel de protection, les masques ont tardé à être fournis. Et la circulation intensive du coronavirus dans la région n'empêche pas une autre attitude maladive, celle de certains chefs qui continuent à mettre la pression.

Pour les travailleurs, ce n'est pas uniquement la résistance contre le virus qui doit s'organiser.

PSA :  Non à la baisse des salaires !

Echo d'entreprise
25/03/2020

Plein de fric

Le ministre de l’Économie a reçu le patron de PSA pour lui assurer qu’il ne perdrait pas d’argent dans cette crise.

C’est l’État qui va payer le chômage partiel. C’est tout bonnement insupportable que PSA pompe de l’argent public pour ça alors que le groupe a fait 3,6 milliards d’euros de bénéfices l’an dernier et aurait largement les moyens de payer lui-même.

En revanche, le fait que les travailleurs du groupe perdent 16% de leur salaire net avec les mesures de chômage partiel, ça n’est vraiment pas le problème de ce gouvernement au service des riches.

Macron prétend vouloir protéger tout le monde, mais il y en a qui sont plus protégés que d’autres.

Eurométropole de Strasbourg :  Ceux qui font et celui qui parle

Echo d'entreprise
24/03/2020

Eboueurs de l'Eurométropole (wikipedia)

À l'Eurométropole, nous sommes nombreux à encore travailler sans le matériel de protection nécessaire : ceux qui accueillent les enfants des soignants, ceux qui sont en contact avec le public, les balayeurs, les éboueurs. Il est indispensable que nous soyons protégés, et s’il y a un problème de matériel, l’organisation du travail doit s’adapter.

Car pour expliquer cette situation, le président de l’Eurométropole Robert Herrmann a dit que dans un contexte de pénurie de matériel de protection priorité devait être donnée aux personnels soignants. Opposer différentes catégories de travailleurs entre elles, c’est plus facile que de mettre les moyens matériels pour régler le problème pour tous.

Et c’est fort de café venant d’un homme qui fait partie de ce monde de politiciens bourgeois responsables des politiques locales et nationales de destruction de l’hôpital public et des services utiles à la population.