PSA Borny  :  Travailleurs de tous les pays unissons-nous !

Echo d'entreprise
08/07/2020

La direction a fait venir 50 travailleurs d’une usine Opel en Pologne et une quinzaine de Hongrie. Ces camarades ne sont pas payés au tarif PSA mais à celui – moins favorable - de la convention collective.

Les patrons veulent nous transformer en nomades de l’industrie. Aujourd’hui ce sont nos frères polonais ou hongrois que la direction envoie à des centaines de km de chez eux. Demain c’est nous qui serons envoyés là où le patron le jugera plus rentable.

Français, Polonais, Hongrois… CDI ou précaires, nous avons tous les mêmes intérêts et le même ennemi.

Même exploiteur, mêmes intérêts !

PSA exploite des travailleurs intérimaires qu’il prend et jette suivant ses intérêts.

Maintenant, PSA veut faire tourner les salariés de toutes ses usines pour augmenter les profits des actionnaires.

PSA cherche à mettre en concurrence tous les travailleurs de tous les pays.

Mais quelle que soit notre nationalité ou notre couleur de peau, nous sommes tous des travailleurs et nous avons les mêmes intérêts.

Nous avons le même patron, unissons-nous pour nous défendre contre lui !

Ten sam wyzyskiwacz, te same zainteresowania!

PSA wykorzystuje pracowników agencji, które bierze i odrzuca zgodnie ze swoimi interesami.

Teraz PSA chce rotować pracowników wszystkich

swoich fabryk, aby zwiększyć zyski akcjonariuszy.

PSA dąży do postawienia wszystkich pracowników ze wszystkich krajów w konkurencji.

Ale bez względu na naszą narodowość lub kolor skóry wszyscy jesteśmy pracownikami i mamy te same interesy.

Mamy tego samego szefa, zjednoczmy się, aby się przed nim bronić!

PSA Borny et Trémery :  CDI, CDD, Intérims… travailler tous !

Echo d'entreprise
08/07/2020

90 intérimaires seulement ont été repris sur le Pôle PSA Metz-Trémery, 65 à Trémery et seulement 25 à Borny sur les 400 qu’il y avait.

Des centaines d'intérimaires se retrouvent soit à Pôle emploi, soit au chômage partiel avec des payes qui ne permettent pas de vivre pendant qu’on courre comme des fous. Sur le groupe, PSA s'est débarassé en douce de 8 000 intérimaires ! 

Nous avons tous besoin d’un travail et surtout d’un salaire correct ! Et ce n’est pas le boulot qui manque ! D'autant que des samedis obligatoires et le 14 juillet sont travaillés dans les ateliers ! Bosser comme des malades pendant que nos collègues intérimaires chôment, pas d’accord !

Cora Les Ayvelles, Charleville :  Petite prime sur fond de grands profits

Echo d'entreprise
29/06/2020

Les salariés de Cora ont enfin perçu la prime promise par leur direction. Mais elle a finalement été versée sous forme de prime forfaitaire en fonction du temps de présence : 125 euros par semaine travaillée, s’il n’y a eu aucune absence pour garde d’enfant ou maladie.

Comme si le risque pouvait se calculer au prorata du temps de travail ! Une heure suffit pour être contaminé... Les salariés contraints de rester chez eux pour garde d’enfant ou pour maladie n’ont pas choisi de moins travailler !

Avec le chômage partiel imposé, beaucoup ont vu leurs revenus drastiquement diminuer. Ce prorata est bien mesquin quand on connaît les chiffres d’affaires records réalisés par la grande distribution.

Cette prime, tout le monde devrait la toucher, intégralement et sans condition ! Ce sont d’abord des augmentations de salaire qu’il faut, pas seulement une prime ponctuelle et donnée au compte goutte. Aux travailleurs d’imposer cela collectivement.

Forges de Bologne :  Plan de licenciement déguisé

Echo d'entreprise
28/06/2020

Les organisations syndicales des Forges de Bologne ont informé la presse locale que suite au Comité social et économique (CSE) du 16 juin, la direction avait ouvert la possibilité aux salariés d’une rupture conventionnelle au minimum légal. Il s’agit, ni plus, ni moins d’un plan de licenciement déguisé qui permet à l’entreprise d’alléger l’effectif en évitant les frais d’un plan de licenciements, plus couteux. Une pratique qui a d’ailleurs aussi été mise en œuvre à Bar-sur-Aube.

Au moment même où les pouvoirs publics investissent à sa place, la direction des forges de Bologne fait ainsi la démonstration de ses priorités.

Technipal (Eclaron) :  Fermeture annoncée

Echo d'entreprise
27/06/2020

Mauvaise nouvelle pour la fabrique de palettes d’Eclaron, en Haute-Marne : le déconfinement a été l’occasion d’annoncer la fermeture de l’entreprise. Douze salariés se retrouvent sur le carreau.

C’est le type même de la petite unité fortement dépendante de l’activité de groupes plus gros. Le fonctionnement du capitalisme en crise, pour tous les salariés, c’est une épée de Damoclès au-dessus de la tête en permanence.

Organiser la production et répartir le travail entre tous, et entre toutes les usines existantes sans perte de salaire, est la seule solution pour sauver la peau des travailleurs, de tous les travailleurs, chômeurs, précaires, intérimaires comme CDI.

La Halle (Langres) :  Fierté et solidarité

Echo d'entreprise
27/06/2020

Samedi 20 juin, les quatre salariées de l’enseigne « La Halle », à Langres, se sont affichées « en grève ». L’enseigne est en effet sortie du confinement avec l’annonce de la fermeture de magasins (289 sur 830). Si les salariées de Langres ne sont pas directement visées, elles se sentent concernées, et elles ont raison.

Cette réaction de solidarité de quelques salariées d’un petit magasin a été remarquée et appréciée par de nombreux passants.

Il y a de quoi être fières !

PSA Metz-Borny :  Le dialogue social, c’est ferme ta gueule

Echo d'entreprise
15/06/2020

A PSA, la direction a demandé l’avis au Comité social et économique sur la venue des travailleurs polonais… une semaine après leur arrivée à l’usine ! La Cgt a refusé à juste titre de prendre part à un vote qui est une mascarade tandis que les autres syndicats votaient pour.

La seule chose sur laquelle nous votons pour, c’est la répartition du travail entre tous sans baisse des salaires, l’embauche de tous les intérimaires qui, actuellement, pour ceux encore en contrat à Metz sont payés… par l’Etat au chômage partiel ! C’est à dire une paye proche du Smic tandis que les ouvriers polonais à Metz ne sont même pas payés selon les conditions de PSA mais selon la convention collective, bien moins favorable.

Travailleurs de tous les pays unissons nous ! Les patrons nous y poussent.

 

PSA Trémery :  Répartition du travail entre tous

Echo d'entreprise
12/06/2020

A part quelques-uns au moteur électrique, PSA n'a repris aucun des 400 intérimaires qui travaillaient dans l’usine.

Du coup, pour faire tourner les Montages, c'est la grande valse des postes de travail, des ateliers et des horaires. Les intérimaires se retrouvent à Pôle Emploi, et pour les autres, des mutations brutales, avec parfois plusieurs postes à tenir. Et en plus des samedis obligatoires !

Travailler moins pour travailler tous, sans perte de salaire, il nous faut imposer cette nécessité vitale.

Ferry-Capitain :  Débrayage pour les conditions sanitaires

Echo d'entreprise
10/06/2020

Jeudi 28 mai, des travailleurs de Ferry-Capitain, à Joinville, ont débrayé pour protester contre la pénurie de masques, l’absence de visières transparentes, les douches inaccessibles car vétustes, l’inexistence de plan de circulation dans les ateliers et lieux clos.

La direction, qui aime parler de la cafetière et du four à micro-ondes dans les réunions consacrées à la sécurité, laisse les salariés trop proches les uns des autres sur les postes de travail et dans les vestiaires.

En clair, les patrons sont d’accord pour discuter de tout ce qui ne leur coûte rien. Les travailleurs ont bien raison de ne pas se laisser faire.

Hôpital de Joinville (52) :  Les soignants ne font pas l’aumône

Echo d'entreprise
09/06/2020

Lundi 25 mai, à l’occasion de l’ouverture des négociations dites du « Ségur de la santé », des travailleurs de l’hôpital de Joinville, soutenus par le syndicat Force ouvrière, ont exprimé leur colère. Ils ne croient pas aux belles promesses « faites par le gouvernement » qui laissent penser « que des changements vont s'opérer tant pour le système hospitalier que pour le personnel hospitalier ainsi que pour les patients et résidents. »

Tout ça, c’est du bla-bla et les hospitaliers ne sont pas dupes : ils l’ont affirmé clairement : « des revalorisations de salaires et non des médailles ou des primes! » On ne saurait mieux dire.