Usine d’incinération – Eurométropole de Strasbourg :  Comment Séché fait du profit avec des ordures

Echo d'entreprise
19/10/2021

À l’usine d’incinération Sénerval de l’Eurométropole de Strasbourg, il y a trop de déchets pour le nombre de fours en fonctionnement, du coup les déchets s’accumulent et débordent sur le quai de déchargement.

Celui-ci devient sale et glissant, et la semaine dernière deux camions ont connu des incidents car ils ont dérapé. Aussi bien pour les chauffeurs de l’Eurométropole que pour les salariés de l’usine c’est dangereux. La situation est connue pour être problématique depuis longtemps, les incidents techniques sont réguliers.

Cette usine fonctionne dans le cadre d'une délégation de service public. Depuis des années les élus locaux confient l’incinération des déchets de l’agglomération à cette filiale du groupe Séché Environnement, un des leaders du traitement des déchets en France. Depuis des années ni les élus locaux ni les dirigeants de Sénerval ne sont très regardants en ce qui concerne les conditions de travail dans cette usine.

Pas étonnant qu'avec de telles pratiques, la famille Séché, principal actionnaire du groupe, soit parmi les plus riches de France avec selon le magasine Challenges une fortune estimée à 265 millions d'euros en 2021, en hausse de 110 millions par rapport à 2020.

Gare de Strasbourg :  La coupe est pleine

Echo d'entreprise
12/10/2021

quai 1 de la gare de Strasbourg

Mercredi 6 octobre, toute la journée, l’accès au quai 1 de la gare de Strasbourg a été condamné pour permettre l’arrivée d’un train spécial et la présence d’officiels en gare. Pendant que petits et grands chefs dégustaient champagne et petits fours, pour les usagers qui devaient prendre leur correspondance via ce quai, et qui n’avaient pas été prévenus,  mieux valait savoir courir.

Farandou, patron de la SNCF, et star des plateaux télévision, a fait une courte apparition en gare à l’occasion de cette journée. En passant tranquillement devant la cantine, il s’est fait interpeller par un groupe de cheminots syndiqués venus lui demander des comptes sur les 3000 suppressions de postes annoncés sur BFM et les 3200 euros de salaires que chaque cheminot toucherait selon lui en moyenne par mois.

Une rencontre à laquelle il a vite coupé court, énervé. Ce qu’elles sont susceptibles ces stars…

PSA Trémery :  Bagnoles ou maisons de retraites... PSA-Stellantis enrichit ses actionnaires

Echo d'entreprise
08/10/2021

Le groupe Orpea, dont Peugeot est actionnaire, annonce pour le premier semestre de cette année un résultat net en hausse de 40%.

Il manque du personnel dans les maisons de retraite et les actionnaires privés se remplissent les poches en sous payant le personnel.

Toute la société fonctionne comme une machine à faire des profits pour quelques actionnaires... il faut la changer !

PSA Metz-Borny :  Moins de voitures, plus de profits...

Echo d'entreprise
08/10/2021

La presse annonce que la production mondiale de voitures a baissé de 14,5 millions en 2020.

Cela n’a pas empêché le groupe Stellantis, entre autres, de faire trois fois plus de bénéfices au premier semestre 2021 que dans toute l’année 2020 avec des effectifs en baisse continue.

A croire que dans le groupe ce n’est pas des voitures qu’on produit, mais des lingots d’or !

Kéolis Chaumont :  Une grève pour les salaires et les conditions de travail

Echo d'entreprise
06/10/2021

Des salariés de la société Kéolis Cmonbus Chaumont se sont mis en grève lundi 4 et mardi 5 octobre, ils protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail et pour l'augmentation des salaires et dénoncent la politique d'économies de la direction de Kéolis. Or la société Kéolis assure le transport public, dans le cadre d'une Délégation de service public, pour l'agglomération de Chaumont avec un objectif affiché de rentabilité. Et cette dernière se garde bien de donner son avis, arguant du fait que c'est une affaire de gestion de la société Kéolis.

Les travailleurs ont bien raison de ne rien attendre de l'agglomération et de se battre pour leurs propres intérêts.

Chaumont : employés municipaux :  En grève dès la rentrée

Echo d'entreprise
24/09/2021

Les agents municipaux de Chaumont sont tous rattachés à la communauté d'agglomération. Depuis un an, les conditions de travail empirent : de nouvelles tâches apparaissent sans plus d'agents. Les contrats précaires sont toujours aussi nombreux et les salaires stagnent. Autre attaque : l'application de la loi Dussopt, qui prévoit d'obliger les fonctionnaires territoriaux à travailler plus pour le même salaire.

Une première journée de grève a eu lieu jeudi 2 septembre. 200 agents se sont rassemblés devant le siège de la Communauté d’agglomération puis sont allés devant la mairie.

Le président de l’Agglomération comme la maire de Chaumont ont botté en touche.

Pour se faire entendre et défendre leurs conditions de vie et de travail, les agents ne pourront compter que sur leur mobilisation.

Forges de Bologne :  une semaine de grève

Echo d'entreprise
30/07/2021

Aux forges de Bologne, en Haute-Marne, les salariés forgerons du département Moteur se sont mis en grève du 12 au 19 juillet. C’est le premier secteur qui doit déménager de Bologne à Chaumont, le reste de l’usine suivra au fil des mois.

L’ambiance était tendue, d’autant que ce déménagement s’accompagne de louanges de tout le petit monde des serviteurs du patronat, notamment des élus locaux. Entendre dire autant de bien de son patron et constater que pour la deuxième année de suite il n’y aura pas d’augmentation de salaire, c’était trop. Le secteur entier s’est mis en grève et a tenu une semaine.

Les travailleurs y ont gagné de pouvoir rétablir la vérité. En effet la situation n’est satisfaisante que pour la direction. Les salariés voient que la modernisation de l’organisation permise par le nouveau site est prévue pour accroître la charge de travail et supprimer des postes. Ils ont pu rappeler que la centaine d’embauches prévues et tant louées par le quotidien local permettent tout juste de revenir à l’effectif d’avant-­Covid, et n’empêche pas que la direction prévoie, au terme du déménagement, de réduire encore l’effectif.

Les politiciens locaux prétendent que payer avec l’argent public un nouveau site au groupe LISI, propriétaire des Forges, sauvegarde l’emploi. La réalité est exactement l’inverse. La grève des forgerons a permis de le rappeler.

PSA Metz-Borny :  Leur seul carburant ? Le pognon !

Echo d'entreprise
13/07/2021

Les représentants de la filière des moteurs thermiques demandent un soutien de l’État de 17,5 milliards d'euros pour pouvoir réussir la transition des moteurs thermiques vers les moteurs électriques.

Électrique, essence ou diesel… les patrons de l’automobile carburent avant tout au pognon.

Centre de tri Maubert-Fontaine :  Les postiers font reculer la direction

Echo d'entreprise
11/07/2021

Les agents du centre de tri de Maubert-Fontaine, dans les Ardennes, se sont opposés à la énième réorganisation que voulait leur imposer la direction : un allongement de leurs tournées, des colis et des plis supplémentaires alors que le personnel est déjà insuffisant depuis plusieurs années.

Harassés et las du mépris permanent de la direction, ils ont profité d’un appel national pour partir en grève mardi 22 juin, et ont décidé de la prolonger pour revendiquer l’arrêt immédiat de la réorganisation, l’embauche des CDD et des intérimaires ainsi qu’une prime.

Pour certains, c’était la première grève depuis 30 ans. Durant huit jours, ils se sont organisés dans les assemblées générales quotidiennes, pour tenir le piquet de grève, désigner des détachements de grévistes pour aller s’adresser aux agents des autres centres de tri, tirer par leurs propres moyens des tracts à destination de leurs collègues et des usagers.

Conscients de la politique générale de La Poste pour supprimer des postes, alourdir la charge de travail, ils savaient que le rapport de force devait se construire au-delà de leur site. Ils ont été rapidement rejoints par d’autres grévistes de Revin et de Givet.

Ils se sont également adressés aux usagers qui ont pu apporter leur soutien moral et financier à leur mobilisation. En revendiquant des embauches, les postiers défendent non seulement leurs conditions de travail mais aussi la création d’emplois dans des villes fortement touchées par le chômage.

La direction, quant à elle, espérait éteindre l’incendie en proposant rapidement une prime de 250 euros, proposition rejetée unanimement. Elle a alors déplacé les colis et le courrier sur un autre centre. Cela n’a pas démoralisé les travailleurs, qui ont continué à inviter les agents des autres sites à rejoindre le mouvement et ont mis en place une caisse de grève.

Au bout d’une semaine, la direction a finalement dû recevoir une délégation pour négocier, n’acceptant au départ que les représentants syndicaux. L’assemblée des grévistes a réussi à imposer trois de ses représentants, syndiqués ou non.

La direction a dû reculer provisoirement sur son projet de réorganisation, repoussé à octobre. Elle a promis d’associer les agents à cette nouvelle réorganisation. Elle a dû concéder le paiement d’une journée de grève, ainsi qu’une prime de 500 euros versée en septembre mais à condition d’avoir écoulé le trafic durant l’été.

Si les postiers ne sont pas parvenus à imposer leurs revendications, notamment l’embauche de leurs collègues précaires, cette victoire est surtout morale. Ils ont prouvé qu’ils étaient capables de résister, de s’organiser et de décider collectivement leurs revendications et leurs actions. Cette grève pose le premier jalon pour imposer les embauches indispensables.

PSA Trémery (Moselle) :  Mettons un tigre dans notre moteur !

Echo d'entreprise
05/07/2021

La filière de production des moteurs emploie en France 57 000 salariés. Avec la fin programmée des moteurs thermiques, les patrons prévoient qu’il ne restera plus que 44 000 travailleurs en 2030.

Bref, ils programment 13 000 licenciements. C’est leur plan. Le nôtre, c’est de maintenir tous les emplois, en diminuant les charges de travail, en ramenant les pauses à ce qu’elles étaient avant et en arrêtant d’imposer des heures supplémentaires obligatoires. Au final, il faut se répartir le travail entre tous sans baisser les salaires pour qu’aucun d’entre nous ne soit au chômage.

Les patrons le peuvent, ils ont des montagnes de cash en caisse. Ils ne le veulent surtout pas. Il faudra les y contraindre. Mais thermique ou électrique, c’est nous les travailleurs qui faisons tourner les ateliers.

Sans nous pas de moteurs… et pas de profits !