Gravotech – La Chapelle-Saint-Luc (Aube) :  Un premier recul patronal

Echo d'entreprise
14/06/2021

Fin mai et début juin, les travailleurs de l’entreprise Gravotech à La Chapelle-Saint-Luc, près de Troyes dans l’Aube, qui emploie 210 salariés, se sont mobilisés pour obtenir une augmentation de salaire.
Gravotech est une entreprise, ex-leader mondial, spécialisée dans la conception et la fabrication de machines de gravure et de découpe laser. C’est une activité suffisamment rentable pour que des banques s’y soient intéressées. Depuis 1996, les LBO (Leverage buy-out) se succèdent. Ces « achats à effet de levier » permettent d’acquérir une entreprise par le biais d’un montage financier constitué d’un investissement de l’ordre de 10 % et, à 90 %, d’un emprunt, chaque revente permettant aux acquéreurs de repartir avec des dizaines de millions d’euros.
Le remboursement des dettes s’est traduit par des réorganisations incessantes du travail visant à augmenter la production et développer la polyvalence, aboutissant même à des licenciements. Les CDI sont progressivement remplacés par des intérimaires. Même le responsable du personnel est en CDD de six mois. Alors quand, sous prétexte d’une baisse des ventes due au Covid, la direction a annoncé lors des négociations annuelles obligatoires qu’il y aurait cette année 0 % d’augmentation, c’était trop.
Deux heures de débrayage n’ayant amené aucune réaction de la direction, lundi 31 mai, à l’appel du syndicat CGT, une bonne cinquantaine de travailleurs se mettaient en grève pour réclamer une augmentation de 3,5 % sur les salaires. La mobilisation concernait les trois quarts des ouvriers en production. Les techniciens, pour la plupart en télétravail, n’avaient pas pu être sollicités. La direction du site de La Chapelle-Saint-Luc a bien essayé d’endormir les grévistes en évoquant une prime de productivité. En vain. Toujours sans réponse de la direction centrale, la grève s’est poursuivie les deux jours suivants, le mouvement s’organisant progressivement. Mercredi 2 juin, la direction décidait enfin de se déplacer depuis Lyon. Des banderoles apposées sur les palissades et un barbecue sous une tente témoignaient de la détermination des grévistes. Mais, le refus de toute augmentation demeurant, la pression est montée d’un cran avec l’irruption d’une trentaine de grévistes dans les locaux et une explication houleuse avec la direction. L’octroi d’une augmentation de 1,6 % à compter du 1er juillet et une prime gilets jaunes de 200 euros, pour les ouvriers et employés mais pas pour les techniciens, n’ont finalement été acceptés par la majorité des grévistes qu’après l’obtention de la rétroactivité au 1er janvier. Les grévistes estimaient en majorité que cela compensait la perte salariale pour les heures de grève.
En contraignant par la grève la direction à se déplacer et à revenir sur son refus de toute augmentation, les travailleurs de Gravotech ont montré leur force.

CHRU de Nancy :  La solidarité, ça existe !

Echo d'entreprise
03/06/2021

Le bâtiment de cardiologie Louis Mathieu à Brabois : les agents travaillent ensemble, ils ne trouvent pas qu'ils ne bénéficient pas tous des revalorisations salariales !

Dans le bâtiment de Cardiologie à l'hôpital Brabois, des agents ont pris l’initiative de faire signer une pétition contre le fait que les ASH sont exclues des augmentations salariales du Ségur de la Santé, accordées uniquement aux infirmières et aux aides-soignantes.

Médecins, cadres, infirmiers, aides-soignants, etc. sont nombreux à la signer.

Un bel élan de solidarité qui montre la voie à suivre !

 

PSA Trémery :  Benvenuto !

Echo d'entreprise
12/05/2021

Benvenuto !

Alla fabbrica sono arrivati dei compagni della Fiat.

Questo, è la prova che c'è una carenza di personale ed' è urgente assumere. Quindi, lavoratori di ogni paesi uniamoci, abbiamo gli stessi padroni di fronte a noi. Benvenuti ai nostri compagni italiani !

Bienvenue !

Plusieurs dizaines de camarades de Fiat sont arrivés dans l’usine. C’est bien la preuve qu’il manque du personnel et qu’il serait urgent d’embaucher.

Alors, travailleurs de tous les pays unissons nous, nous avons les mêmes patrons en face nous. Et bienvenue à nos camarades italiens !

 

Bricorama – agglomération de Troyes :  S’unir pour ne pas subir !

Echo d'entreprise
02/05/2021

Vendredi 30 avril, 25 salariés du magasin Bricorama de Saint-André-les-Vergers se sont mis en grève. Il ne restait quasiment plus que des CDD et des intérimaires dans le magasin.

N’ayant ni tradition de lutte ni contact avec un syndicat, mais encouragés par la récente grève dans le Brico Dépôt voisin du groupe Kingfisher, sur les mêmes revendications, les salariés de Bricorama avaient prévenu la direction par courrier. Ils feraient grève le vendredi, veille du premier mai, pour obtenir le rétablissement des primes d’intéressement et de participation, le versement d’une prime Macron et l’augmentation des salaires.

Tout cela dans un contexte où les conditions de travail ont été aggravées sous prétexte du Covid : magasin maintenu ouvert de 12 h à 14 h sans aucune embauche, charge de travail plus lourde avec la montée en flèche des ventes de matériel de bricolage… Les énormes bénéfices engrangés depuis une année justifiaient le slogan « ITM se gave, les salariés en bavent ». En effet, le groupe des Mousquetaires se porte très bien. Alors, la suppression de primes tandis que les salaires sont au plus bas, (1 200 euros net au bout de 10, 15 ou 20 ans d’ancienneté), bloqués toujours au même poste, tout cela ne pouvait pas passer sans réaction.

Ainsi, vendredi 30 avril, la clientèle de Bricorama, attirée par la promotion d’un bon d’achat de 15 € tous les 100 € d’achats était accueillie par un piquet dynamique, banderole et panneaux : « En grève – Non à la suppression de la participation – Non à la baisse de notre pouvoir d’achat ». Ce piquet à l’entrée du parking le matin puis sur la bretelle d’accès a provoqué de gros embouteillages et le manque de personnel, notamment aux caisses, de longues files d’attente à l’intérieur du magasin.

Chacun des grévistes était conforté d’avoir su résister aux pressions de la direction qui avait convoqué dans la semaine tous les signataires, d’avoir obtenu l’aide de la CGT, créé des liens avec des militants locaux, tous convaincus par le mot d’ordre : « Tous touchés – Tous concernés – Tous mobilisés – Ça ne fait que commencer… »

Assa Abloy - Sainte-Savine (Aube) :  Une grève massive

Echo d'entreprise
30/04/2021

Les travailleurs d’Assa Abloy France (1000 salariés, dont 400 à Sainte-Savine dans l'Aube) ont fait reculer la direction de cette multinationale qui, en voulant ramener la prime de participation au minimum légal, a commis la provocation de trop. Lors d’un débrayage jeudi 22 avril, l’intersyndicale faisait voter le principe de la grève coordonnée entre les différents sites. Mardi 27 avril, premier jour de grève, il y avait 85 % de grévistes. Le soir même, la direction faisait machine arrière en annonçant sa volonté de reprendre les discussions sur la base d’une prime de participation au moins équivalente à un salaire.

Laisser passer cette attaque aurait fait perdre une somme importante aux travailleurs par rapport aux années antérieures, de l’ordre du millier d’euros. Or, si le chiffre d’affaires déclaré a un peu baissé en 2020 du fait de l’arrêt lors du premier confinement, le dernier trimestre a été en forte hausse, car les cadenas, serrures et autres fermetures de porte se vendent bien. La direction, pour rattraper la production, multipliait le recours aux heures supplémentaires et samedis travaillés, parfois même annoncés au dernier moment.

Pendant deux jours, à l’usine de Sainte-Savine, les grévistes ont massivement bloqué l’entrée principale formant un piquet dynamique, soutenu par les militants locaux et par les klaxons des automobilistes. Même le soleil était de la partie.

Mercredi 28 avril, à Sainte-Savine comme sur les autres sites, les grévistes votaient très majoritairement la fin du mouvement, estimant que le recul rapide de la direction était une victoire, tout en se réservant la possibilité de remettre ça à la moindre entourloupe. Les travailleurs d’Assa Abloy ont montré leur force collective et c’est un encouragement pour les luttes à venir.

Trëma, Reims :  Les grévistes toujours aussi déterminés

Echo d'entreprise
29/04/2021

Depuis mardi 27 avril les travailleurs de Trëma sont en grève. L’entreprise Trëma dépend de Lucky Star, une société qui s'est vu confier par le Grand Reims le transport des personnes handicapées.

Les grévistes dénoncent d'une part, la dégradation des conditions de service aux usagers et de travail, d'autre part, ils réclament des augmentations de salaire. Ils demandent en particulier une prime « Covid » de 1 000 euros et une augmentation de salaire de 100 euros mensuelle pour tous.

Ce premier mouvement depuis que l'entreprise existe est particulièrement bien suivi avec 80 % des chauffeurs en grève. En face, la direction de Lucky Star joue le pourrissement.

Une chose est certaine : le groupe pensait que les travailleurs ne feraient pas plus d’une journée et encore … les grévistes lui ont montré toute leur détermination en votant à l’unanimité la poursuite de la grève.

CHRU de Nancy :  Une catastrophe sanitaire

Echo d'entreprise
20/04/2021

L'hôpital d'enfants lui-même doit faire de la place pour les malades Covid

Face à la vague épidémique, c’est le sauve-qui-peut au CHRU. Les étudiants, les retraités sont appelés au secours. Il a été fait appel à des médecins anesthésistes (5) des cliniques privées. Le groupe Elsan a mis à disposition 6 infirmiers. Le Groupement hospitalier de territoire prête 41 agents. Le 12 avril la réserve sanitaire a envoyé 6 soignants, infirmiers et aides-soignants, venus d'autres régions.

Des patients sont envoyés en Alsace.

Des salles d'opération sont fermées pour faire place à des réanimations improvisées, de nombreuses interventions sont reportées.

Et, maintenant, même les enfants hospitalisés sont touchés par la grave pénurie de moyens. L'hôpital d'enfants a dû déprogrammer 25 % des opérations qualifiées de « non urgentes » pour… accueillir à leur place des patients adultes Covid.

Voilà le désastre auquel on est confronté, parce que tous les gouvernements ont fait la sourde oreille quand les hospitaliers revendiquaient haut et fort des effectifs et des lits.

 

Walor, Bogny-sur-Meuse ( Ardennes) :  Soutien aux grévistes assignés en justice

Echo d'entreprise
07/04/2021

Walor, leader européen de fabrication de pièces usinées pour l’automobile, est de nouveau en butte à la colère des travailleurs, cette fois sur son site de Bogny-sur-Meuse. Les salaires y sont insuffisants,  les pressions patronales s’exercent à tous les niveaux. Et ce sont les femmes qui ont donné l’impulsion au mouvement : leur salaire, à poste équivalent, est de 200 euros inférieur à celui des hommes.  

95% des travailleurs du site de Bogny-sur-Meuse sont  en grève depuis mercredi 31 mars. Ils se battent pour une augmentation du taux horaire et l’égalité salariale. Face à ce mouvement, la direction a sorti la grosse artillerie : constat d’huissier et comparution devant la justice de quatre grévistes, qui doivent répondre du chef d’accusation  d'« entrave à la liberté de travailler ». Ils sont menacés de licenciement.  A croire que ces quatre là ont bloqué à eux seuls un site comptant 184 salariés, dont la quasi totalité est en grève depuis une semaine. Face à ce mouvement qui rappelle la grève victorieuse des travailleurs du site Walor de Vouziers en février dernier, la direction est vite passée à l’offensive et a opté pour des manœuvres d’intimidation. 

Une quarantaine de personnes s’est retrouvée devant le tribunal de Charleville-Mézières mardi 6 avril pour soutenir les travailleurs menacés. Les grévistes sont bien déterminés à se défendre et à poursuivre leur mouvement, soutenus par leurs collègues grévistes qui, eux, sont restés sur le piquet devant l’usine.

PSA Trémery :  Semi-conducteurs, maxi-profits !

Echo d'entreprise
29/03/2021

Pas mal d’usines sont à l’arrêt et à PSA Trémery des ateliers sont arrêtés à cause du manque de semi-conducteurs, qu’on trouve dans les puces électroniques. Pourquoi ?

Comme pour les vaccins, les médicaments… les capitalistes n’ont pas investi pour satisfaire la demande croissante. Ce qui les intéresse c’est de faire du profit, pas de satisfaire les besoins. Et la pénurie fait monter les prix… c’est tout bénéf pour eux !

Pour les semi-conducteurs, ce sont des usines à l’arrêt. Pour les vaccins, ce sont des morts supplémentaires et le risque de l’apparition de nouveaux variants. Mais le profit capitaliste passe avant tout.

CHRU de Nancy :  Une salle d’opération ouverte sur deux…

Echo d'entreprise
23/03/2021

La fermeture d'une salle d'opération sur deux entraine le report d'interventions et la perte de chances pour les malades

A Brabois une salle d’opération sur deux par spécialité chirurgicale est fermée, car des médecins anesthésistes et des infirmiers ainsi que des respirateurs ont été affectés aux réas proches de la saturation en raison du Covid.

Comme il y a toujours des patients à opérer impérativement et des interventions reportées qui ne peuvent attendre indéfiniment, les journées de travail s’allongent. Les programmes opératoires se terminent bien après 20 heures et, ensuite, il faut enchaîner sur les urgences ! Résultat : les nuits d’astreinte sont souvent des nuits blanches.

C’est ce qui s’appelle être exploité !