Centre de tri, La Poste Charleville-Mézières :  Des cadeaux comme ça ... on peut s’en passer !

Echo d'entreprise
18/05/2020

La direction du centre de tri de Charleville a annoncé, magnanime, que le déconfinement se ferait en douceur, et plutôt que de repasser à six jours de travail, elle octroierait désormais aux postiers 3 samedis de repos sur 4.

Avoir quelques week-ends pour se reposer et profiter de sa famille, quoi de plus réjouissant ? Même s’il faut, un samedi sur quatre, à effectif réduit, découvrir un nouveau circuit pour distribuer la « presse urgente », perdre du temps et gagner en fatigue, tout en s’exposant au virus à chaque tournée.

Mais cette générosité cachait un loup : le volume horaire journalier s’est vu allongé. Il s’agirait maintenant de faire 35 heures sur 5 jours et demi, plutôt que 6 auparavant. Cela permettrait également à la direction, à terme, de se débarrasser des salariés en CDD ou intérimaires pour réaliser les tournées.

Si la direction voulait réellement faire un cadeau, elle embaucherait le nombre d’agents nécessaire pour que tous puissent bénéficier de deux jours de repos. Mais on ne peut jamais faire confiance à ces gestionnaires rapaces. Pour améliorer nos vies et nos conditions de travail, on ne peut vraiment compter que sur nous-mêmes.

Maximo (Brienne-le-Château) :  Maxi profits sur le dos des travailleurs

Echo d'entreprise
15/05/2020

Le confinement a fait exploser la livraison à domicile entre autres pour l’entreprise Maximo, spécialisée dans l’épicerie et le surgelé avec plus de 2000 salariés sur une cinquantaine de sites en France.
Dans celui de Brienne, le confinement a commencé par une rupture d'approvisionnement dont le patron s’est servi pour imposer trois jours chômés déduits des congés. Puis ça a été l’exact opposé avec des horaires et des cadences infernales pour répondre à la demande, le tout sans protection aucune pour les chauffeurs-livreurs pendant des semaines. Il a fallu des protestations, y compris de la part de clients, pour que l’entreprise fournisse masques et gel hydroalcoolique.
Une prime de 1000 euros a bien été promise mais les seules certitudes à ce jour sont que l’entreprise a doublé son chiffre d’affaire et que certains samedis et le lundi de Pentecôte seront travaillés.

Du côté des salariés, la colère monte !

Blanchisserie de l’Hôpital de Chaumont :  Un dévouement à moyens constants

Echo d'entreprise
11/05/2020

La blanchisserie de l’Hôpital de Chaumont fonctionne à plein régime depuis le début de la crise. Si des activités ont été arrêtées au profit de services spécialisés dans le Covid, la mise en place d’un traitement spécial du linge « covid » a augmenté la charge de travail.

Une charge de travail qui a été absorbée par le dévouement des personnels, et lui seul, dans la mesure où aucun renfort n’a été prévu. Même dans ces conditions, l’État n’a donc pas débloqué les moyens nécessaires pour le faire. « Ils ont tenu » a martelé Edouard Philippe, lors de sa présentation du déconfinement à l’Assemblée nationale, en parlant des soignants et des personnels des hôpitaux. C’est vrai, mais malgré le gouvernement.

Urgences de l’hôpital de Charleville-Mézières  :  « Quoi qu’il en coûte », mais à qui ?

Echo d'entreprise
11/05/2020

On se souvient du discours de Macron à la veille du confinement : « La santé n’a pas de prix...le gouvernement mobilisera tous les moyens pour [...] sauver des vies. Quoi qu’il en coûte ». Il avait omis de préciser à qui il en coûterait surtout.

Les services de soins déjà exsangues avant l’épidémie, peinent toujours à obtenir le matériel médical indispensable à la lutte contre le virus. Après des décennies de saignée de leurs effectifs, sans embauche à la hauteur des besoins, les hôpitaux ont dû faire appel à des élèves soignants, aux retraités pour prendre en charge les patients.

Aux urgences de l’hôpital Manchester, parmi les soignants sous-payés, on voit des stagiaires réquisitionnés travailler jusqu’à 60 heures par semaine pour toucher à peine le SMIC, que l’on sait insuffisant pour vivre. Voilà à qui l’État bourgeois présente la facture de ses belles déclarations.

Pas sûr que des applaudissements et la promesse d’une petite prime suffisent à faire oublier les centaines de milliards offerts aux capitalistes qui n’ont que faire de l’intérêt général et de la santé de la population.

Leclerc (Sedan) :  Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne

Echo d'entreprise
10/05/2020

À Sedan, plusieurs salariés du magasin Leclerc ont dû prendre des arrêts pour garde d’enfants puisque les crèches et les écoles ont fermé mi-mars. Le revenu devait être maintenu avec d’un côté, le versement par la Sécurité sociale des indemnités journalières et de l’autre, le complément de salaire versé par Leclerc.

Mais pour certains travailleurs, toucher leur dû, c’est un véritable parcours du combattant.

Déjà en temps normal, compte tenu du manque de personnel, il faut attendre 28 jours pour qu’un dossier d’indemnité soit traité. Avec l’augmentation du nombre de demandes, on imagine bien ce que ça va être, d’autant qu’il faut récupérer l’attestation d’indemnité de la Sécu et la transmettre à l’employeur pour pouvoir toucher le complément de paie.

Quand on se souvient que les grandes entreprises ont juste à envoyer un mail pour voir reporter leurs « charges » sociales : on a de quoi voir rouge !

PSA Trémery :  La santé, ça n'a pas de prix

Echo d'entreprise
05/05/2020

La direction vient d'annoncer le redémarrage de l'usine pour lundi prochain, le 11 mai, au volontariat et sur une équipe. Mais avec la volonté de revenir au plus vite au fonctionnement habituel.

Dès la première semaine, il y aura près de 800 présents au même moment, et les chiffres de production prévus sont proches de ceux d'une équipe habituellement.

Du coup, les mesures de protection contre le virus risquent de ne pas tenir longtemps. Le nettoyage des postes de travail et le lavage des mains toutes les heures viennent déjà de disparaître des nouvelles mesures sanitaires.

PSA pense avant tout à sa production et ses profits. Pour la préservation de leur santé, les travailleurs ne doivent compter que sur eux-mêmes.

Nexans, Donchery (Ardennes) :  Selon que vous serez exploité ou exploiteur

Echo d'entreprise
04/05/2020

À Nexans, où l’on fabrique des câbles, comme dans d’autres entreprises, c’est à coup de menaces et de chantage que les travailleurs ont dû risquer leur santé pour maintenir coûte que coûte la production.

Au plus fort de la crise sanitaire, ils ont été obligés de répondre présents alors que les mesures de protection n’étaient pas respectées ; les masques ne sont disponibles que depuis deux semaines. Mais quand les matières premières viennent à manquer, ils sont obligés de répondre absents, puisqu'ils sont mis au chômage partiel une semaine sur deux. Les ouvriers perdent du revenu mais pas les patrons, qui seront indemnisés par l’État.

Ce n’est pas aux travailleurs de faire les frais d’un système aussi aberrant.

Continental (Sarreguemines) :  La guerre qu'ils se préparent à mener

Echo d'entreprise
04/05/2020

Continental AG a récemment annoncé en interne : « Pendant une crise, l’argent est roi, c’est pourquoi nos principales priorités incluent la sécurisation de nos résultats. […] Nous avons besoin de beaucoup plus d’efforts, encore plus cette fois ».

En clair, la direction voudrait préparer les salariés à travailler comme des forçats pour garantir les profits des actionnaires.

C'est une déclaration de guerre qui s’adresse à l’ensemble des 244 000 salariés du groupe. Mais sans les travailleurs, pas de production, et pas de bénéfices. C'est nous les travailleurs qui sommes à la base de tout dans la société. Il va falloir le rappeler aux capitalistes.

CHU Nancy :  Le discours et la réalité

Echo d'entreprise
04/05/2020

Selon l’Est Républicain, le DG a dit lors de sa conférence de presse du 21 avril : « Le confinement ne doit pas empêcher le maintien des soins ».

Mais la réalité n’a pas du tout été à la hauteur de ces belles paroles. Car bien souvent les rendez-vous des patients étaient annulés ou il n’était pas possible d’en prendre un. Pendant la vague Covid, le temps a été comme suspendu pour les autres patients. Le CHRU n’était plus en état de fonctionner normalement et en même temps de faire face à l’épidémie.

C’est une condamnation sans appel de toutes les restructurations qui ont été imposées.

La Poste, Centre de tri de Charleville-Mézières :  Sous-traiter pour ne pas embaucher

Echo d'entreprise
03/05/2020

À la Poste, le retard de distribution des colis s’est encore accentué durant la période de confinement. Pour rappel, il y a deux ans, plus de la moitié des agents avaient fait grève pour réclamer des embauches car le courrier et les colis jonchaient le sol durant plusieurs semaines, faute d’effectif suffisant. La direction avait alors procédé à l’embauche d’une dizaine d’employés en CDD pour calmer la colère des grévistes.

Cette mesure ne réglait en rien ce problème devenu permanent. Aujourd’hui, la direction décide de poursuivre son plan réduction des coûts liés aux salaires et à l’entretien des véhicules en choisissant de sous-traiter la distribution des colis. On peut craindre que cette recherche du moindre coût ne soit répercutée sur les salariés de l’entreprise sous-traitante. Quel que soit l’employeur, les travailleurs n’ont de toute façon pas à subir cette politique d’austérité.

Au lieu d’engraisser davantage les actionnaires, les milliards promis par l’État aux grandes entreprises devraient servir à embaucher massivement à la Poste comme dans tous les secteurs du service public.

Pour nous c’est vital : à nous de l’imposer.