Démasquée :  PSA avait bien des masques… et prépare activement la reprise

Echo d'entreprise
10/04/2020

« Malgré le Covid-19, PSA prépare la réouverture des sites de Metz et Trémery » titre le Républicain lorrain. Tous les jours la télé affiche « restez chez vous ! » ; le préfet de Moselle restreint les achats dans un rayon de 10 km ; parcs, jardins, berges, plan d’eau… sont interdits de 11h à 19h, et PSA veut faire fabriquer des boites de vitesse et des moteurs dans ses usines !

Et pour cela, la direction de PSA Metz a 10 000 masques en stock. Alors que les hôpitaux mosellans, les kinés, infirmières, personnel social en manquent, PSA en a stocké pour faire redémarrer les usines. La direction se défend dans la presse en prétendant que le groupe en a déjà distribué 600 000 « dont un nombre significatif en Moselle ». C’est la preuve qu’elle en avait des centaines et des centaines de milliers. Et c’est pour la pub car jusqu’à présent la direction était muette sur ses stocks de masques qui manquent aux soignants. 

Du côté de la Préfecture on insiste « Le Covid ne connait ni de week-end, ni de vacances ». Et la semaine il n’est pas là ? 

Pas question de travailler pendant le confinement si ce n'est pas socialement nécessaire !

Forges de Bologne (52) :  Patrons et pouvoirs publics : complices, menteurs et irresponsables

Echo d'entreprise
10/04/2020

Les Forges de Bologne, près de Chaumont, entament une reprise progressive de l’activité. Elles réouvrent, avec les conséquences sanitaires que cela peut avoir, au moment même où sont annoncés de nouveaux décès et où des préfectures décident dans tout le pays d’interdire de sortir pour faire du sport.

Pour rendre plus acceptable la réouverture progressive de cette usine, la direction indique que celle-ci se fera sur la base du volontariat. Mais qu’est-ce que le volontariat quand on sait que beaucoup de travailleurs sont en situation précaire, pour certains, sans aucune rémunération ?

Un autre argument avancé par la direction des forges pour relancer la production est que tout le matériel de protection est mis à disposition du personnel : des masques, des gants, des combinaisons jetables et du produit désinfectant : tout ce qui manque dans les hôpitaux !

Récapitulons : ils mentent quand ils parlent de volontariat, ils s’accaparent du matériel de protection et ils mettent en danger la vie de centaines de personnes. Des criminels encouragés par l’État.

PSA Les Ayvelles (Ardennes) :  En catimini, le groupe prépare son plan de déconfinement

Echo d'entreprise
09/04/2020

Le site PSA des Ayvelles fournit les culasses de moteur pour tout le groupe. Alors que l’épidémie continue de s’étendre et d’ajouter au nombre des victimes du coronavirus des centaines de morts chaque jour, le groupe PSA veut reprendre la production. Il procède sur le site des Ayvelles à « un test de vérification et de mise en place générale des mesures renforcées de sécurité pour les salariés, avant leur reprise d’activité ».

Comme sur le site de Valenciennes et de Douvrin, il s’agit pour le groupe de ne pas perdre de temps et de relancer au plus vite la production des voitures. Une production qui n’a rien de vital en cette période de crise sanitaire.

Derrière ses grandes déclarations, tardives, de participation à l’effort collectif dans la lutte contre l’épidémie en assemblant des pièces de respirateurs médicaux sur le site de Poissy, c’est bel et bien un vaste plan de déconfinement que PSA est en train d’opérer. Cette décision est irresponsable et criminelle car c’est prendre le risque d’augmenter le nombre de malades et de faire exploser les places en urgences. Face à la rapacité patronale, il est urgent de faire valoir collectivement notre droit à la vie et à la santé.

La Poste (Haute-Marne) :  Réouverture de la poste en Haute-Marne

Echo d'entreprise
08/04/2020

La Poste a fermé la semaine dernière et réouvre en ce début de semaine. L’argument est de permettre à tous ceux qui ont un compte à La Poste de pouvoir toucher leur salaire, leur allocation ou leur pension.

L’État, qui a contribué à réduire le nombre de bureaux ces dernières années, est bien obligé de reconnaître que La Poste assure un lien social.

La Poste (Haute-Marne) :  Distribution du courrier : pour quoi faire ?

Echo d'entreprise
08/04/2020

En Haute-Marne comme sur l’ensemble du territoire, les activités de distribution ont été maintenues coûte que coûte pendant deux semaines. La direction n’a pas hésité à faire appel à la police pour obliger certains postiers à retourner à leurs postes.

Dans ce cas, l’entreprise a évoqué le « lien social ». Quand il s’agit d’assurer à chacun d’avoir un minimum pour vivre, on comprend. Mais là, il s’agissait plutôt de favoriser l’activité économique quitte à renforcer le lien épidémique entre facteurs et usagers !

ArcelorMittal Florange :  Le virus du profit ferme la cokerie

Echo d'entreprise
07/04/2020

ArcelorMittal a annoncé lundi 6 avril la fermeture définitive de la cokerie de Serémange-Erzange en Lorraine. 173 emplois directs vont être supprimés, sans compter les intérimaires et les sous-traitants.

La cokerie alimentait en coke les hauts fourneaux de Dunkerque – après avoir fourni pendant des décennies ceux de Florange fermés depuis 2012.

Le prétexte de cette fermeture est la crise sanitaire du coronavirus qui provoque une baisse de la demande d’acier. Du coup, la cokerie de Dunkerque suffirait à fournir les hauts fourneaux qui auraient un an de stock.

Par ailleurs, Arcelor, écologie oblige, explique qu’une cokerie rejette beaucoup de CO2 dans l’air. Alors la fermeture lui permet de réduire les émissions du groupe. Et il en profite pour fermer une installation source en plus de plusieurs pollutions dans la vallée de la Fensch par manque d’entretien et d’investissement.

Mais la vraie raison est financière. Le coke de Lorraine coûte plus cher à produire car il fallait apporter le charbon qui n’y est plus extrait et faire voyager le coke fabriqué jusqu’à Dunkerque.

ArcelorMittal fait payer par l’État le chômage partiel dans ses usines mises en partie à l’arrêt. Et en échange le gouvernement demande aux patrons de ne pas licencier. Mais ArcelorMittal n’en a cure et cela fait bien longtemps qu’il apporte la démonstration de qui sont les maîtres dans la société : Sarkozy promettait de s’opposer à la fermeture de l’aciérie de Gandrange ; Hollande aux hauts fourneaux de Florange. Les deux ont fermé.

Les présidents et les ministres parlent, les capitalistes décident en fonction de leurs seuls intérêts. C’est leur pouvoir de nuisance qu’il faut contester.

PSA Metz et Trémery :  PSA peut avoir des masques quand les soignants en manquent

Echo d'entreprise
06/04/2020

Dans l’optique de redémarrer les usines de Metz et de Trémery, la direction PSA affirme qu’elle a des masques pour permettre aux salariés de travailler pendant un mois.

C’est un aveu sachant qu’elle prévoit au moins 2 masques par jour et par salarié, cela veut dire qu’elle a un stock ou qu’elle peut fournir aux usines de Metz et Trémery 200 000 masques.

Alors que tous les hôpitaux de Moselle craquent, que la blanchisserie industrielle située à quelques centaines de mètres de l’usine de Metz-Borny n’ont pas de masques, PSA en a pour produire des moteurs et des boîtes de vitesse !

On marche sur la tête. Les masques doivent aller à ceux qui sauvent des vies, pas servir à produire des voitures pour sauver leurs profits des capitalistes.

Bronze Alloys (Marne) :  Une ambition de vautour

Echo d'entreprise
02/04/2020

La direction a choisi de continuer la production, alors qu'elle n'a rien d'essentiel dans la période, malgré les nombreux travailleurs dénonçant cette décision.
Aucune mesure sérieuse n'a été prise. Paroles de patron : "les ouvriers peuvent pousser le tourniquet avec leur coude au lieu de la main" ; "chacun a reçu son flacon de gel hydroalcoolique". Pour la direction, c'est suffisant, car "l'activité économique doit perdurer... nos produits concernent des marchés tels que les pièces de sécurité dans l'aéronautique ou le naval...". D'autant que ce serait, toujours pour la direction, l'opportunité de racheter des concurrents fragilisés !
Difficile de savoir si cette direction est plus cynique qu'irresponsable.

SNCF :  Un président qui ne manque pas d’air

Echo d'entreprise
31/03/2020

manifestation du 28 décembre contre la réforme des retraites

Le 27 mars, le président de la SNCF Farandou s’est adressé à tous les cheminots dans un communiqué. Comme il est de bon ton de le faire en ce moment, il a invoqué l’unité nationale et la continuité industrielle. Il n’a pas reculé devant les phrases ronflantes comme « nous sommes tous SNCF » ou « les cheminots font de grandes choses quand ils savent qu’ils servent l’intérêt général ».

C’est pourtant grâce à lui et à ses prédécesseurs que les cheminots travaillent sous divers statuts dans quatre sociétés anonymes distinctes, et que le recours à la sous-traitance ne cesse de croître.

Et pour ce qui est de l’intérêt général, celui de la population et des travailleurs, les cheminots l’ont défendu par deux mois de grève contre une réforme des retraites qui appauvrira  les familles populaires, et que soutenait  Farandou…

Continental (Sarreguemines) :  Ils auraient bien voulu continuer !

Echo d'entreprise
30/03/2020

Les principaux sous-traitants automobiles de la région ont finalement décidé de fermer leurs usines, plusieurs jours voire une semaine entière après le début du confinement. Chez Continental, il s’agissait de travailler à fond du 16 au 20 mars pour produire, cuire et stocker le plus possible de pneus, en prévision de la reprise. Depuis, la direction de l’usine a reconnu qu’il y aurait au moins 23 cas de Covid-19 suspectés et que tous ces ouvriers avaient travaillé au sein d’ateliers fréquentés par plus de 450 travailleurs, jusqu’à la fermeture. C’est le même constat chez les sous-traitants de Continental, comme Crealog, dont des ouvriers ont aussi été contaminés.

Dans un communiqué des constructeurs automobiles, les priorités de Continental sont d’ailleurs ouvertement affichées par ordre d’importance : « Continental et Bosch, ont annoncé mercredi qu’ils allaient interrompre totalement ou partiellement leur production en Europe, en réponse 1) à la baisse de la demande, 2) aux difficultés d’approvisionnement et 3) pour protéger leurs salariés face à l’épidémie de coronavirus ».

Voilà qui est clair : la santé des ouvriers passe en dernier pour Continental. Pour se protéger et protéger leurs familles, y compris contre les envies qui démangent ces patrons de faire reprendre le travail au plus tôt, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes.