Leclerc (Sedan) :  Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne

Echo d'entreprise
10/05/2020

À Sedan, plusieurs salariés du magasin Leclerc ont dû prendre des arrêts pour garde d’enfants puisque les crèches et les écoles ont fermé mi-mars. Le revenu devait être maintenu avec d’un côté, le versement par la Sécurité sociale des indemnités journalières et de l’autre, le complément de salaire versé par Leclerc.

Mais pour certains travailleurs, toucher leur dû, c’est un véritable parcours du combattant.

Déjà en temps normal, compte tenu du manque de personnel, il faut attendre 28 jours pour qu’un dossier d’indemnité soit traité. Avec l’augmentation du nombre de demandes, on imagine bien ce que ça va être, d’autant qu’il faut récupérer l’attestation d’indemnité de la Sécu et la transmettre à l’employeur pour pouvoir toucher le complément de paie.

Quand on se souvient que les grandes entreprises ont juste à envoyer un mail pour voir reporter leurs « charges » sociales : on a de quoi voir rouge !

PSA Trémery :  La santé, ça n'a pas de prix

Echo d'entreprise
05/05/2020

La direction vient d'annoncer le redémarrage de l'usine pour lundi prochain, le 11 mai, au volontariat et sur une équipe. Mais avec la volonté de revenir au plus vite au fonctionnement habituel.

Dès la première semaine, il y aura près de 800 présents au même moment, et les chiffres de production prévus sont proches de ceux d'une équipe habituellement.

Du coup, les mesures de protection contre le virus risquent de ne pas tenir longtemps. Le nettoyage des postes de travail et le lavage des mains toutes les heures viennent déjà de disparaître des nouvelles mesures sanitaires.

PSA pense avant tout à sa production et ses profits. Pour la préservation de leur santé, les travailleurs ne doivent compter que sur eux-mêmes.

Nexans, Donchery (Ardennes) :  Selon que vous serez exploité ou exploiteur

Echo d'entreprise
04/05/2020

À Nexans, où l’on fabrique des câbles, comme dans d’autres entreprises, c’est à coup de menaces et de chantage que les travailleurs ont dû risquer leur santé pour maintenir coûte que coûte la production.

Au plus fort de la crise sanitaire, ils ont été obligés de répondre présents alors que les mesures de protection n’étaient pas respectées ; les masques ne sont disponibles que depuis deux semaines. Mais quand les matières premières viennent à manquer, ils sont obligés de répondre absents, puisqu'ils sont mis au chômage partiel une semaine sur deux. Les ouvriers perdent du revenu mais pas les patrons, qui seront indemnisés par l’État.

Ce n’est pas aux travailleurs de faire les frais d’un système aussi aberrant.

Continental (Sarreguemines) :  La guerre qu'ils se préparent à mener

Echo d'entreprise
04/05/2020

Continental AG a récemment annoncé en interne : « Pendant une crise, l’argent est roi, c’est pourquoi nos principales priorités incluent la sécurisation de nos résultats. […] Nous avons besoin de beaucoup plus d’efforts, encore plus cette fois ».

En clair, la direction voudrait préparer les salariés à travailler comme des forçats pour garantir les profits des actionnaires.

C'est une déclaration de guerre qui s’adresse à l’ensemble des 244 000 salariés du groupe. Mais sans les travailleurs, pas de production, et pas de bénéfices. C'est nous les travailleurs qui sommes à la base de tout dans la société. Il va falloir le rappeler aux capitalistes.

CHU Nancy :  Le discours et la réalité

Echo d'entreprise
04/05/2020

Selon l’Est Républicain, le DG a dit lors de sa conférence de presse du 21 avril : « Le confinement ne doit pas empêcher le maintien des soins ».

Mais la réalité n’a pas du tout été à la hauteur de ces belles paroles. Car bien souvent les rendez-vous des patients étaient annulés ou il n’était pas possible d’en prendre un. Pendant la vague Covid, le temps a été comme suspendu pour les autres patients. Le CHRU n’était plus en état de fonctionner normalement et en même temps de faire face à l’épidémie.

C’est une condamnation sans appel de toutes les restructurations qui ont été imposées.

La Poste, Centre de tri de Charleville-Mézières :  Sous-traiter pour ne pas embaucher

Echo d'entreprise
03/05/2020

À la Poste, le retard de distribution des colis s’est encore accentué durant la période de confinement. Pour rappel, il y a deux ans, plus de la moitié des agents avaient fait grève pour réclamer des embauches car le courrier et les colis jonchaient le sol durant plusieurs semaines, faute d’effectif suffisant. La direction avait alors procédé à l’embauche d’une dizaine d’employés en CDD pour calmer la colère des grévistes.

Cette mesure ne réglait en rien ce problème devenu permanent. Aujourd’hui, la direction décide de poursuivre son plan réduction des coûts liés aux salaires et à l’entretien des véhicules en choisissant de sous-traiter la distribution des colis. On peut craindre que cette recherche du moindre coût ne soit répercutée sur les salariés de l’entreprise sous-traitante. Quel que soit l’employeur, les travailleurs n’ont de toute façon pas à subir cette politique d’austérité.

Au lieu d’engraisser davantage les actionnaires, les milliards promis par l’État aux grandes entreprises devraient servir à embaucher massivement à la Poste comme dans tous les secteurs du service public.

Pour nous c’est vital : à nous de l’imposer.

Cora, Les Ayvelles (Ardennes) :  Prime de risque covid-19, la nouvelle Arlésienne

Echo d'entreprise
03/05/2020

Peu de temps après l’annonce d’une prime de 1 000 € pour risques encourus, la direction s’est empressée de poser des conditions restrictives. Pour pouvoir la toucher, les salariés doivent avoir travaillé pendant toute la période de confinement. Ceux qui ont dû prendre un arrêt pour garde d’enfant ou pour maladie n’en bénéficieraient plus. Les équipes de nuit pourraient en être également privées, sous prétexte qu’ils ne croisent pas les clients. Comme si le virus entrait en sommeil à vingt heures tapantes…

Tout sera bon pour verser la prime a minima et cela sèmera aussi la division dans le rang des travailleurs, entre les rares qui toucheront la prime et ceux qui ne la toucheront pas. Malgré les profits passés et présents, ce grand groupe n’est pas à une mesquinerie près.

Alors que les salaires sont insuffisants, les grandes enseignes, elles, ont préservé leurs marges, en témoigne la hausse des prix. Les salaires de base doivent être largement revalorisés et augmentés dans la même proportion que les prix !

Centre hospitalier de Saint-Dizier :  Aveu du manque de moyens

Echo d'entreprise
30/04/2020

Le Centre hospitalier de Saint-Dizier se réorganise pour accueillir de nouveaux les patients non-Covid, le pic de la pandémie étant considéré comme dépassé sur le territoire. Cela signifie réaffecter aux autres affections les lits utilisés pour les patients Covid. Le manque de lits « de précaution » impose donc des réorganisations successives dans un sens puis dans l’autre.

Alors que le président de la région Grand-Est, Jean Rottner, affirme dans la presse nationale qu’une seconde vague est à craindre, le manque de moyens est tel qu’il est nécessaire périodiquement de déshabiller Pierre pour rhabiller Paul.

Michelin (Troyes) :  Pressiontariat

Echo d'entreprise
28/04/2020

La reprise est censée se faire pour l’heure au volontariat. Sauf que lorsque le salarié contacté par son chef direct refuse, il a droit à une relance par le chef au-dessus.

Vu tous les risques de santé, les pneus pourraient attendre… mais pas les profits de Michelin !

 

Michelin (Troyes) :  Gonflé !

Echo d'entreprise
28/04/2020

Aussitôt les usines fermées, Michelin a programmé le vol de 10 jours de congés. Des congés forcés suivis de jours de chômage partiel intégralement indemnisés par l’Etat aux patrons mais avec perte de salaire.

Les travailleurs ont donc été floués de vacances, d’impôts et de salaire, alors que Michelin a fermé sans que cela ne lui coûte un sou.

On comprend que les actionnaires aient prévu d’empocher 360 millions d’euros !