Forges de Bologne :  Des ménagements… pour le patron

Echo d'entreprise
14/11/2020

Les Forges de Bologne, sous-traitant aéronautique, doivent déménager d’une dizaine de kilomètres pour s’installer sur la nouvelle zone industrielle “Plein-Est” à Chaumont. Les collectivités locales subventionnent l’opération et ont créé à cet effet une société d’économie mixte pour aménager le nouveau site.

Le futur occupant des lieux ne s’est engagé qu’à les louer, il pourra réserver ses investissements à ce qu’il aurait de toute façon été obligé de faire : remplacer des machines vieillissantes par des outils de production plus modernes.

La situation de crise a conduit l’État à débloquer des sommes considérables pour le grand patronat en aides directes. Mais il y a d’autres dépenses, comme ce type d’aménagements qui sont souvent le résultat d’un chantage à l’emploi. Au passage, les investissements passés de la commune de Bologne, par exemple pour faire une route qui contourne l’usine, sont perdus. Et il y a fort à parier que ce sont encore les collectivités locales qui paieront la dépollution du site abandonné.

Aux Forges aujourd’hui, la situation est inquiétante pour les salariés. Les intérimaires ont été renvoyés. Les salariés en CDI sont incités à partir, de différentes manières. Le chômage partiel "tournant" a fait que tous les salariés ont eu des pertes de salaire. Le site, qui a compté jusqu’à 800 personnes tous statuts confondus, tourne aujourd’hui avec environ 500 personnes. Et ce n’est évidemment pas ce projet, qui comprend un parking de seulement 400 places, qui laisse entrevoir une possibilité de recrutement.

Dans ce secteur où les donneurs d’ordre (Airbus, Boeing, Dassault) font la pluie et le beau temps, rien ne peut sécuriser l’emploi, et toute subvention ne peut servir qu’à assurer des profits aux plus gros. Les engagements des patrons locaux, qui changent régulièrement, n’ont aucune valeur.

Ce déménagement ne créera aucun emploi. Il sera payée avec l’argent des contribuables pour le seul objectif que les patrons soient un peu plus assurés de faire du profit.

Collège Emilie-Carles (Ancerville) :  Les travailleurs de l'éducation se font entendre

Echo d'entreprise
13/11/2020

Le 5 novembre, des personnels du collège Emilie-Carles à Ancerville, à côté de Saint-Dizier, étaient en grève pour protester contre les insuffisances du protocole sanitaire, contre le manque de préparation, les ordres et contre-ordres à propos de l'hommage à Samuel Paty et contre le manque de communication entre la direction de l'établissement et les personnels, qu'ils soient enseignants, AESH personnel de cantine ou encore d'entretien.

Ils ont rappelé dans un communiqué envoyé à la presse que "si l'école "fonctionne malgré tout, c'est uniquement par le travail des personnels présents sur le terrain, au contact direct des élèves : les enseignants, les personnels de la vie scolaire, les AESH, les personnels d'entretien, de service et de restauration".

On ne saurait mieux dire.

CHRU de Nancy :  ‌Aucune anticipation

Echo d'entreprise
03/11/2020

L'hôpital de Brabois Adultes

La deuxième vague est bien là, mais pas les effectifs pour y faire face !

L’année 2020 avait débuté avec 180 postes en moins par rapport à 2019, suite aux restructurations. Aujourd’hui on en est pratiquement au même point.

Alors que la seconde vague était prévisible, gouvernement et direction n’ont pas été fichus de prendre la moindre mesure pour que nous puissions l’affronter.

 

Haute-Marne :  Situation des hôpitaux

Echo d'entreprise
01/11/2020

Un service de médecine de l’hôpital de Langres, en Haute-Marne, a été fermé la semaine dernière, car considéré comme un cluster. Voilà un exemple de la situation dans laquelle se trouvent les hôpitaux dans de nombreuses villes du pays. Il faut dire qu’après la première vague de mars, aucun moyen supplémentaire n’a été investi pour prévenir une remontée du nombre de contaminations, aucun personnel supplémentaire n’a été embauché et aucune anticipation n’a été entreprise quant aux mesures à prendre pour éviter une propagation rapide du virus.

Le gouvernement et les autorités locales se sont contentées de subventionner le patronat en espérant qu’il n’y ait pas de deuxième vague et en évitant soigneusement d’imposer aux entreprises quoi que ce soit de contraignant en matière sanitaire.

Le gouvernement a pratiqué dans le domaine de la santé ce qu’il fait depuis des années sur le plan économique, avec les mêmes conséquences catastrophiques.

PSA Trémery :  Indexer le salaire sur le prix du sandwich !

Echo d'entreprise
26/10/2020

Sans crier gare, le prix du sandwich de base dans les distributeurs automatiques vient d’exploser : il est passé de 1,10 € à 1,85 €, quasiment 70% d’augmentation. Le café, lui, a pris 12,5%, en passant de 0,40 € à 0,45 €.

C’est décidé, c’est sur le prix du sandwich, et pas sur celui du café, qu’il faut caler l’augmentation des salaires !

Guichets SNCF :  Les cheminots s’adressent aux usagers

Echo d'entreprise
16/10/2020

La semaine dernière, les cheminots de Chalindrey ont animé un café rencontre avec les usagers pour dénoncer les conséquences de la suppression de postes à la SNCF. La direction veut en effet rendre les agents polyvalents pour mieux réduire les effectifs en gare comme dans les trains. C’est la même politique de réduction des coûts qui est à l’oeuvre dans les hôpitaux, les écoles et tous les services utiles à la population.

En attendant, l'initiative des cheminots de s’adresser aux usagers, qui sont aussi des travailleurs, est une bonne chose, parce que ce qui est vrai à la SNCF l’est aussi dans les autres secteurs où tout est organisé pour le profit de quelques-uns et non pas pour les services utiles à tous.

Contrecarrer cette politique de profit à tout prix ne pourra se faire que par des luttes d’ensemble qu’il est nécessaire de préparer dès maintenant.

PSA Trémery :  De l’argent pour les salaires, pas pour les actionnaires !

Echo d'entreprise
13/10/2020

PSA vient de racheter pour 163 millions d’euros une partie des actions de Dongfeng pour les détruire.

163 millions d’euros vont donc partir en fumée !

Le but de l’opération est de faire remonter la part de la famille Peugeot dans l’actionnariat du groupe PSA.

Mais c’est PSA qui finance ce gaspillage avec les bénéfices du travail de milliers de salariés. Et c’est la famille Peugeot qui en tire les bénéfices !

Saint-Gobain, Bayard-sur-Marne :  Débrayage contre les suppressions de postes prévues

Echo d'entreprise
11/10/2020

Saint Gobain compte plusieurs usines dans le Grand Est, dont une de 2 000 salariés à Pont-à-Mousson près de Nancy et une de 200 salariés à Bayard-sur-Marne, en Haute-Marne. L'entreprise a annoncé, il y a plusieurs semaines, vouloir se séparer de 60 % de son capital. Un fonds d'investissements américain et un groupe chinois seraient sur les rangs. Pour l'instant, les salariés ne disposent pas de plus d'informations mais ils ont déjà commencé à se mobiliser pour se défendre.

Se mobiliser à l’avance, sans attendre le résultat d’éventuels pourparlers est en effet la meilleure garantie pour les travailleurs face à la rapacité des patrons et autres financiers.

PSA Metz-Borny :  Quand les Peugeot spéculent…

Echo d'entreprise
06/10/2020

La FFP, société financière de la famille Peugeot, a encaissé 32 millions de bénéfices au premier semestre. Tout cela grâce à de juteuses opérations financières : revente de 1% des actions de SEB à un prix 5 fois supérieur au prix d’achat ; revente de la participation dans Roompot, opérateur de vacances néerlandais, en triplant la mise.

Toutes les richesses de la société vont dans la finance. Des richesses que nous avons créées et qu’ils gonflent en bloquant nos salaires, supprimant les emplois et augmentant la charge de travail.

On ne peut pas spéculer que ce système disparaisse tout seul. Il va falloir que les travailleurs s’en occupent.

OPA de Veolia sur Suez :  Débrayage à Saint-Dizier

Echo d'entreprise
03/10/2020

Les salariés de Suez ont manifesté le 22 septembre à Paris, devant le siège d’Engie, pour protester contre le projet d’achat de presque 30% d’Engie, dont Suez est une filiale par le groupe Veolia, qui pourrait entraîner entre 4000 et 4600 emplois. Les salariés de Suez Saint-Dizier ont aussi débrayé pour s’opposer à l’avance à toute attaque et se sont réunis devant l’hôtel de ville.

Dans ce contexte d’attaques spéculatives par des sociétés rapaces, la direction de Suez voit plutôt d’un bon oeil cette résistance des salariés à cette OPA hostile qu’elle refuse aussi, mais les travailleurs ont bien raison de ne compter que sur leur propre résistance collective qui est la seule garantie contre les appétits patronaux.