Hôpital Belair de Charleville :  Des moyens pour les hôpitaux, pas pour les profits

Echo d'entreprise
21/04/2020

Les coupes budgétaires successives qui dégradent les conditions de travail des personnels de santé de l’hôpital public n’ont pas épargné le centre Belair de Charleville. Comme partout, les mouvements de grève et revendications portées depuis des années par ces personnels sont restés lettre morte. La situation s’est encore aggravée avec la crise du Covid-19.

Les personnels soignants ont aujourd’hui à faire face à une énorme surcharge de travail car ils doivent, entre autre, accompagner chaque patient dans le moindre de ses déplacements. Les personnels administratifs et sociaux ne sont pas mieux lotis : pas de masques ni de gants pour ceux qui sont en contact avec les patients, pas de recours possible au télétravail par manque des outils disponibles. Enfin, les travailleurs sont contraints de prendre sur leur temps de congés ou leurs RTT pour compenser le manque de personnel.

Alors que les milliards qui devraient servir à embaucher et fournir le matériel nécessaire continuent à renflouer les caisses du patronat, les travailleurs des services publics paient de leur santé pour faire face à l’urgence. Voilà où mènent des politiques menées au seul profit de la bourgeoisie.

Eurométropole de Strasbourg :  La direction cherche à masquer… son irresponsabilité

Echo d'entreprise
15/04/2020

(source : wikimedia)

La semaine dernière, la direction de l’Eurométropole de Strasbourg a enfin décidé d’équiper en masques les agents qui travaillent à la collecte des déchets. Il lui aura fallu près de trois semaines. Et il lui aura aussi fallu revenir sur ce qu’elle disait : en effet, quelques jours avant cette décision elle argumentait encore sur le fait que des masques n’étaient pas nécessaires, en s’appuyant sur l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique. La ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, s’était appuyée sur le même avis pour déclarer qu’« il n’y a pas besoin d’avoir des équipements de protection particuliers ».

Preuve qu’elle n’assume pas vraiment sa politique, quand le journal les Dernières Nouvelles d’Alsace a demandé à pouvoir suivre des agents de la collecte, la direction a donné son feu vert… à condition que cela se déroule après la fourniture des masques !

Schaeffler – Haguenau :  Les patrons organisent le déconfinement avant l’heure

Echo d'entreprise
14/04/2020

Depuis une semaine, l’usine Schaeffler d’Haguenau, qui compte en temps normal près de 2000 salariés et fournit roulements et pièces pour l’industrie automobile, reprend sa production. L’effectif sur le site atteint au moins les 400 personnes.

Un syndiqué CGT de l’usine, cité par les DNA de ce jour, raconte : « d’un côté on me dit de rester confiné à la maison, je fais mes courses au drive pour ne croiser personne, et de l’autre je côtoie des centaines de collègues… pour faire de la ferraille ! Ce n’est pas tout à fait logique ! »

Schaeffler, c’est un trust qui compte de près de 80 000 salariés, qui a fait plus de 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, et qui permet à la famille Schaeffler, principal actionnaire, d’être une des premières fortunes d’Allemagne. Dans le cadre de la société capitaliste, cette puissance économique donne à un groupe comme Schaeffler le droit d’imposer sa logique, celle du profit, qui n’est effectivement pas celle de la santé des travailleurs.

 

Mannesmann Précision Tubes (Vitry-le-François) :  La production tant que…

Echo d'entreprise
13/04/2020

En sous-activité depuis des mois, l’usine Mannesmann Précision Tubes à Vitry-le-François vivait jusqu’à la crise du covid-19 au rythme de suppression d’équipes de nuit et de journées de récupération imposées. Quand il a été question de confinement, beaucoup, même chez les hiérarchies, pensaient logiquement qu’on allait vers un arrêt total momentané de la production.

Et puis non : la maison mère aurait donné l’injonction de produire en urgence des commandes devenues indispensables ! Mais sans aucun aménagement des horaires ni de l’organisation de la production. Juste une bouteille de désinfectant par personne, mais croisement dans les vestiaires et réfectoires obligatoires !

Le comble, c’est que ce maintien d’activité a été annoncé aux délégués en même temps que l’annonce d’une nouvelle réduction importante de la production dans un futur proche, rendant les inquiétudes sur l’avenir de l’entreprise encore plus grandes !

Produire plus vite en prenant des risques avec la crainte pour son emploi ! « Pour le moment on a les hommes, l’énergie et la matière, alors on produit » se sont entendu dire des travailleurs qui cherchaient des explications auprès d’un responsable… La nouvelle version de « marche ou crève » !

Hôpital de Chaumont :  La débrouille contre l'irresponsabilité

Echo d'entreprise
12/04/2020

À l'hôpital de Chaumont comme partout, les moyens de protection manquent. Dans les services de psychiatrie par exemple, un masque doit être gardé huit heures.

Alors les moyens se développent pour se débrouiller : une initiative a été lancée pour transformer des draps en sur-blouses. L’idée est venue des soignants, qui ont transmis un patron pour la couture, la préfecture a relayé l’appel, les particuliers ont donné des draps et une entreprise associative d’insertion confectionne les sur-blouses à partir des draps collectés.

L’inventivité des principaux concernés est à souligner, mais en arriver à ce niveau de bricolage montre d’abord l'impréparation du système de santé.

Plate-forme Noz (Chaumont) :  Le patron oblige les salariés à lui faire crédit

Echo d'entreprise
12/04/2020

La direction de la plate-forme Noz s'est permis d'invoquer les difficultés actuelles pour ne pas payer en entier les salaires de fin mars, pas même les 70% du brut (84% du net) qu'elle doit payer en cas de chômage partiel.

Elle a prétendu ne pas avoir reçu les aides de l’État. Des salariés ont prévenu la presse, et devant le scandale annoncé, une régularisation a eu lieu jeudi 9 avril... mais seulement pour ceux qui ne se sont pas mis en droit de retrait avant le déclenchement du chômage partiel. Ceux qui ont fait valoir leur droit de retrait ont vu leurs salaires amputés de plusieurs jours indiqués "en absence autorisée mais non rémunérée".

L’État a annoncé des aides au patronat, et indiqué reporter les impôts et cotisations sociales. Mais cela n'a même pas amené ce patron à se dire qu'il pouvait avancer l'argent à ses salariés. Pourtant, même confinés, les salariés doivent bien payer leur loyer et leurs factures en entier !

 

Démasquée :  PSA avait bien des masques… et prépare activement la reprise

Echo d'entreprise
10/04/2020

« Malgré le Covid-19, PSA prépare la réouverture des sites de Metz et Trémery » titre le Républicain lorrain. Tous les jours la télé affiche « restez chez vous ! » ; le préfet de Moselle restreint les achats dans un rayon de 10 km ; parcs, jardins, berges, plan d’eau… sont interdits de 11h à 19h, et PSA veut faire fabriquer des boites de vitesse et des moteurs dans ses usines !

Et pour cela, la direction de PSA Metz a 10 000 masques en stock. Alors que les hôpitaux mosellans, les kinés, infirmières, personnel social en manquent, PSA en a stocké pour faire redémarrer les usines. La direction se défend dans la presse en prétendant que le groupe en a déjà distribué 600 000 « dont un nombre significatif en Moselle ». C’est la preuve qu’elle en avait des centaines et des centaines de milliers. Et c’est pour la pub car jusqu’à présent la direction était muette sur ses stocks de masques qui manquent aux soignants. 

Du côté de la Préfecture on insiste « Le Covid ne connait ni de week-end, ni de vacances ». Et la semaine il n’est pas là ? 

Pas question de travailler pendant le confinement si ce n'est pas socialement nécessaire !

Forges de Bologne (52) :  Patrons et pouvoirs publics : complices, menteurs et irresponsables

Echo d'entreprise
10/04/2020

Les Forges de Bologne, près de Chaumont, entament une reprise progressive de l’activité. Elles réouvrent, avec les conséquences sanitaires que cela peut avoir, au moment même où sont annoncés de nouveaux décès et où des préfectures décident dans tout le pays d’interdire de sortir pour faire du sport.

Pour rendre plus acceptable la réouverture progressive de cette usine, la direction indique que celle-ci se fera sur la base du volontariat. Mais qu’est-ce que le volontariat quand on sait que beaucoup de travailleurs sont en situation précaire, pour certains, sans aucune rémunération ?

Un autre argument avancé par la direction des forges pour relancer la production est que tout le matériel de protection est mis à disposition du personnel : des masques, des gants, des combinaisons jetables et du produit désinfectant : tout ce qui manque dans les hôpitaux !

Récapitulons : ils mentent quand ils parlent de volontariat, ils s’accaparent du matériel de protection et ils mettent en danger la vie de centaines de personnes. Des criminels encouragés par l’État.

PSA Les Ayvelles (Ardennes) :  En catimini, le groupe prépare son plan de déconfinement

Echo d'entreprise
09/04/2020

Le site PSA des Ayvelles fournit les culasses de moteur pour tout le groupe. Alors que l’épidémie continue de s’étendre et d’ajouter au nombre des victimes du coronavirus des centaines de morts chaque jour, le groupe PSA veut reprendre la production. Il procède sur le site des Ayvelles à « un test de vérification et de mise en place générale des mesures renforcées de sécurité pour les salariés, avant leur reprise d’activité ».

Comme sur le site de Valenciennes et de Douvrin, il s’agit pour le groupe de ne pas perdre de temps et de relancer au plus vite la production des voitures. Une production qui n’a rien de vital en cette période de crise sanitaire.

Derrière ses grandes déclarations, tardives, de participation à l’effort collectif dans la lutte contre l’épidémie en assemblant des pièces de respirateurs médicaux sur le site de Poissy, c’est bel et bien un vaste plan de déconfinement que PSA est en train d’opérer. Cette décision est irresponsable et criminelle car c’est prendre le risque d’augmenter le nombre de malades et de faire exploser les places en urgences. Face à la rapacité patronale, il est urgent de faire valoir collectivement notre droit à la vie et à la santé.

La Poste (Haute-Marne) :  Réouverture de la poste en Haute-Marne

Echo d'entreprise
08/04/2020

La Poste a fermé la semaine dernière et réouvre en ce début de semaine. L’argument est de permettre à tous ceux qui ont un compte à La Poste de pouvoir toucher leur salaire, leur allocation ou leur pension.

L’État, qui a contribué à réduire le nombre de bureaux ces dernières années, est bien obligé de reconnaître que La Poste assure un lien social.