Journal de la Haute-Marne :  Lutte ouvrière bat la campagne

Article de presse
26/05/2017

Les candidats Anne Halin et Sylvain Demay étaient présents mercredi à Chaumont pour rappeler les grandes lignes de leur combat "contre la grande bourgeoisie" et annoncer leurs prochains rendez-vous.

Ils avaient annoncé leur candidature avant la présidentielle (Le Journal de la Haute-Marne du 6 mars). Ils sont venus ici faire campagne pour Nathalie Arthaud. Et sont revenus mercredi, à Chaumont, pour réaffirmer le sens de leur engagement pour cette nouvelle échéance : "Faire entendre le camp des travailleurs". Ce slogan figure sur les affiches de Sylvain Demay, candidat dans la première circonscription, et d'Anne Halin, dans la deuxième. Leur cible première : le nouveau gouvernement. "Les classes populaires peuvent s'attendre à voir pleuvoir les coups", estime Anne Halin. "Les choix qui ont été faits pour les postes-clés de l'économie montrent que le nouveau président mènera la politique qu'exigera de lui la bourgeoisie", ajoute l'enseignante rémoise, pour qui le programme de Lutte ouvrière répond au contraire aux préoccupations du monde du travail.

Se présentant comme les défenseurs de tous "ceux qui ne peuvent vivre que de leur propre travail, quel que soit leur contrat de travail, et qu'ils en aient ou pas", ces candidats veulent "interdire les licenciements et répartir le travail entre tous sans diminution de salaire", revendiquent un salaire ou une pension minimum de 1800€ par mois pour les actifs et les retraités, veulent "mettre en lumière les mauvais coups du patronat" en abolissant "le secret des affaires, le secret commercial et le secret bancaire".

"L'argent public aux services publics"

Le parti rappelle également son attachement à un service public de proximité. "Dans les hôpitaux comme à Chaumont, il faut embaucher là où c'est nécessaire", considère Sylvain Demay, professeur en lycée professionnel. "Cela demande de l'argent, mais moins que le CICE. A Lutte ouvrière, nous pensons que l'argent public doit aller aux services publics." Quant aux profits dégagés "par le grand patronat - 76 milliards d'euros, ils ne doivent pas servir à verser des dividendes mais à créer des emplois", complète Anne Halin.

Voilà, entre autres, le message que porteront les candidats et leurs suppléants, Justin Prum, lui aussi enseignant, et Maryvonne Guillouche, infirmière, tous Marnais - ils dépendent de la fédération de Reims -, lors de leur campagne haut-marnaise, que ce soit les marchés, devant les cafés ou à la sortie des usines, pour "continuer les discussions avec les nôtres", indique Sylvain Demay.

L. F.