Paris Normandie :  Le Havre : le combat de Lutte Ouvrière

Article de presse
20/04/2012

Les militants du parti de Nathalie Arthaud étaient hier devant l'Espace Coty avant une réunion publique.

Le soutien à la candidature de Nathalie Arthaud, devant le Printemps

Distribution de tracts, hier, devant le Printemps. Une dizaine de militants de Lutte Ouvrière interpellaient les passants sur le programme de leur candidate, Nathalie Arthaud. Ils profitaient de l'occasion pour rappeler qu'ils organisaient, le soir même, une réunion publique, à 18 heures, salle Cassin.

« Ce n'est pas un programme de gouvernement, expliquait l'un d'eux, Pascal Le Manach. Nous appelons à voter Arthaud pour que les travailleurs sachent que la seule solution, pour eux, est de se battre pour leurs propres revendications. »

Gare aux illusions !

On l'aura compris, s'il n'y a point de salut à droite, il n'y a pas beaucoup plus à attendre des grands partis de gauche. « Ce n'est pas un gouvernement de gauche qui changera la situation. Comme en 1981, ils nous font croire que la situation changera, mais elle n'évoluera pas. Ils s'aplatiront devant la grande finance, il n'y a pas d'illusions à se faire du côté de Hollande ni même de Mélenchon ! » poursuivait l'ouvrier de chez Renault Cléon. Il le répétera encore le soir même, salle Cassin, devant une trentaine de sympathisants : « Il faut que le rapport de forces change, qu'on impose nous-mêmes nos revendications ! »

Lutte Ouvrière prône l'interdiction des licenciements et l'embauche par l'Etat de travailleurs dans les services publics existants et dans ceux à créer dans des domaines vitaux. Par ailleurs, le parti met en avant une autre mesure concernant cette fois l'augmentation générale des salaires, des pensions de retraite et des allocations diverses « pour rattraper le pouvoir d'achat perdu au fil des ans ».

Enfin, il veut imposer le contrôle des travailleurs et de la population sur les entreprises : « Il faut que la population sache qu'il y a de l'argent, qu'elle ait un droit de regard sur la gestion des entreprises et des banques. »

Une phrase résumait l'esprit des militants : « Faire payer les responsables de la crise... »

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