Paris Normandie :  Un cinquième prétendant à Dieppe

Article de presse
06/03/2014

Municipales. Il y aura bien une cinquième liste pour les municipales dieppoises ! Lutte ouvrière est dans les starting-blocks.

Éric Moisan lors d'une grève au lycée où il enseigne à Yvetot (photo d'archives)

C'est la surprise de cette dernière ligne droite, en ce qui concerne les prochaines élections municipales des 23 et 30 mars. Une cinquième liste a été déposée à la sous-préfecture tout récemment !

Le maire-candidat Sébastien Jumel (PCF) en aurait fait part lors de sa réunion dans le quartier Saint-Pierre, lundi soir. De plus, certains colistiers de Bernard Brébion, tête d'une liste rassemblant socialistes et sensibilités plus centristes voire de droite, ont remarqué que les agents municipaux avaient sorti assez de panneaux pour disposer les affiches de plus de quatre listes...

Renseignement pris auprès de la sous-préfecture, qui oriente vers un bureau spécialisé de la préfecture, il y aura bien cinq listes en lice à Dieppe pour le scrutin à venir : celle du maire sortant Sébastien Jumel, celle du maire délégué de Neuville Bernard Brébion, celle de l'opposant UMP André Gautier, celle du jeune frontiste Stéphane Mauger... et celle du militant de Lutte ouvrière Éric Moisan.

Éric Moisan, prof d'Histoire-Géographie au lycée Queneau d'Yvetot, est syndiqué Snes-FSU. Le quadragénaire neuvillais s'est illustré, professionnellement et syndicalement, lors de la grève organisée au lycée où il enseigne, en février 2011.

Politiquement, il a été candidat aux dernières élections législatives sur la dixième circonscription, face à Alfred Trassy-Paillogues et Dominique Chauvel (vainqueure de l'élection), entre autres... Il avait alors pour suppléante Maryvonne Doublet. Il avait engrangé 0,83 % des votes sur ce scrutin.

« Issus des classes populaires »

Cette fois, il entend à nouveau « faire entendre la voix des travailleurs. On a déposé notre liste jeudi dernier ; notre but est de se présenter dans autant de villes que possible, soit environ deux cents dans toute la France ». Éric Moisan admet qu'il n'a pas été évident de rassembler trente-neuf personnes : « Tous ne sont pas cartés, ce sont des sympathisants. Ils ont de 20 à plus de 60 ans et sont issus des classes populaires. »

Il y a six ans, c'est aussi une liste d'extrême-gauche qui avait été déposée en dernier, un peu moins in extremis cependant, avant que la préfecture ne close les inscriptions : il s'agissait de celle de Bruno Ricque, militant à l'époque au Parti des travailleurs, devenu depuis le Parti ouvrier indépendant. Cette fois, Éric Moisan a fait le nécessaire quelques jours à peine avant l'échéance, à savoir demain jeudi...

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