TOYOTA (Onnaing) :  Des parasites multimilliardaires

Echo d'entreprise
26/09/2020

A l’usine Toyota d’Onnaing, où est produite la Yaris 4, la direction a fait une nouvelle demande d’activité partielle à l’État, pour 4 500 salariés. Elle est coutumière du fait et touche ainsi de l’argent public pour des temps de formation sur le temps de travail, formations le plus souvent bidon. Elle peut ainsi se faire payer jusqu’à 100 heures à 8 euros de l'heure par salarié et par an.

En 10 ans, Toyota a réalisé plus de 150 milliards de bénéfices net. Autant dire qu'il n'a pas besoin de ces nouveaux millions d’argent public qui ne serviront qu'à grossir un peu plus la fortune des actionnaires du groupe !

D'un côté l’État, que ce soit avec le CICE ou l’actuel plan dit « de relance », verse à fonds perdus des dizaines de milliards d’aides aux plus grands groupes, y compris à ceux, comme Renault, Auchan ou Bridgestone, qui licencient.

Et de l'autre, le gouvernement actuel contribue à la suite de ses prédécesseurs à la dégradation de la situation dans les hôpitaux, les écoles, les Ehpad et laisse tomber en ce moment des milliers de petits commerçants, cafetiers ou restaurateurs en grande difficulté.

L’État n’aide que les riches.

 

PSA Hordain :  Pour encaisser les cadeaux du gouvernement, toujours prêt !

Echo d'entreprise
10/09/2020

A PSA Hordain, il y a en ce moment près de 200 intérimaires. Même s’ils sont taillables et corvéables à merci, PSA considère qu’ils sont trop chers. Alors, il leur propose de changer de statut et de devenir « contrats pro » (contrats de professionnalisation).

On leur explique que « ça ne change rien, c’est même mieux ». Mais ce n’est pas vrai pour les intérimaires qui perdront la prime de fin de mission. En échange, ils recevront au bout de 2 ans un papier qui attestera qu’ils ont travaillé dans l’automobile, mais ce n’est pas ça qui leur donnera une embauche…

Par contre, pour PSA, c’est mieux : le groupe touchera des subventions de l’État – avec nos impôts – pour chacun des contrats pro. Elles viennent d’être revalorisées. Suivant les cas, elles peuvent varier de 2 000 € à 8 000 € par contrat. Et plus à venir l’année prochaine.

Les actionnaires de PSA vont pouvoir s’enrichir un peu plus sur le dos des intérimaires et de tous les travailleurs qui payent des impôts !

ArcelorMittal-Dunkerque :  Débrayages contre la diminution des salaires

Echo d'entreprise
10/09/2020

La direction d’ArcelorMittal cherche à modifier à la baisse la convention collective qui s’applique aux travailleurs des usines du groupe. La direction vise notamment à réduire, ou supprimer, les primes touchées par les travailleurs (primes d’ancienneté, d’éloignement, de vacances, etc.), dans l’unique but d’augmenter les profits patronaux. Ces primes représentent une part importante de la rémunération, entre 6 000 et 10 000 euros par an.

Cette attaque contre les salaires a mis en colère de nombreux travailleurs. Lundi 7 septembre, plusieurs débrayages ont eu lieu à l’initiative de la CGT dans les usines de Dunkerque et Mardyck.

Suite à ces débrayages, le mardi 8 septembre, la direction a affirmé qu’elle renonçait à la modification de la convention collective. La direction craint donc la mobilisation des travailleurs, et c’est la seule façon qu’elle tienne ses engagements. Et puis tout n’est pas réglé : il y a les lignes de bus que la direction veut diminuer, voire supprimer à partir du mois d’octobre ; il y a le manque de personnel qui pèse de plus en plus dans les ateliers ; il y a les salaires qui sont insuffisants.

Le groupe ArcelorMittal, comme tous les autres capitalistes, profite de la situation pour sortir les sales coups qu’il avait dans ses cartons depuis longtemps. Comme partout, face aux capitalistes, il faut que les travailleurs se défendent.

ONET (Centre Hospitalier de Valenciennes) :  ONET mal'ONET

Echo d'entreprise
29/06/2020

(photo CGT)

Depuis samedi 27 juin, près de 90 salariés d'ONET Service sur la centaine que compte l'hôpital de Valenciennes sont en grève.

Essentiellement composées de femmes, les équipes d'ONET effectuent les tâches de désinfection et de nettoyage des locaux et d'une partie du matériel.

Durant l'épidémie de COVID 19, elles ont été en première ligne et ont accumulé les heures de travail.

Et voilà que la direction d'ONET annonce une prime... de 150 euros brut seulement !

Voilà qui ne passe pas et cela s'ajoute à la colère contre les 7 jours de carence en cas de maladie, les contrats à temps partiel imposés, le faible remboursement des frais kilométriques et le statut de prestataire plus précaire que celui des embauchés de l'hôpital.

La direction d'ONET tente de faire venir du personnel d'autres sites pour casser la grève. Elle les fait entrer en catimini dans l'hôpital et les fait se changer dans le sous-sol. De vraies méthodes de gangster qui ne découragent pas les grévistes qui restent soudées et motivées !

Saint-Amand-les-Eaux (Nord) :  Grève à GSK contre le vol des primes

Echo d'entreprise
26/06/2020

Mercredi 24 juin, une grève très majoritaire, à l’appel du syndicat FO, a mis à l’arrêt l’usine GSK de Saint-Amand, contre une baisse très importante des primes.

Cette usine, où travaillent environ 900 personnes, a tourné pendant tout le confinement. On y produit des vaccins. L’usine a commencé à produire en particulier des adjuvants pour être prêt à produire en masse, dès qu’il sera au point, le futur vaccin contre la Covid 19.

Ce groupe mondial de la pharmacie, ultra bénéficiaire, n’a pourtant pas hésité à annoncer que la prime d’intéressement serait diminuée… et la prime de participation égale à zéro, comme si cette usine ne faisait pas de bénéfices ! Cela faisait perdre plusieurs milliers d’euros par an par salarié.

La grève a été massive, toutes les lignes de production étaient à l’arrêt. Et les grévistes ont tenu un piquet devant l’usine toute la journée.

Le soir, la direction annonçait un recul : en relevant l’intéressement, en additionnant une prime « gilet jaune » de 400 € pendant 3 ans, et 3% d’augmentation de salaire par an pendant 5 ans.

Les travailleurs sont fiers d’avoir fait reculer la direction en se mobilisant massivement.

À GSK comme ailleurs, il faut se préparer à de nouvelles attaques : les capitalistes feront tout pour que ce soient les travailleurs qui paient les pots cassés de leur crise.

C’est une journée réussie qui en appelle d’autres.

Toyota (Onnaing, Nord) :  Les milliards de bénéfices doivent servir à embaucher et à augmenter les salaires !

Echo d'entreprise
26/06/2020

La direction de l’usine Toyota à Onnaing a annoncé que cette année encore la prime de participation serait nulle au prétexte que… l’usine ne ferait pas de bénéfices !

Ben voyons ! Les 4 500 travailleurs de l’usine produisent une Yaris toutes les 57 secondes mais cela ne rapporterait pas d’argent à Toyota ?

Si l’on en croit les chiffres officiels de la direction, cette usine aurait même cumulé 1 milliard d’euros de déficit depuis 20 ans ! On comprend mal pourquoi la direction ne serait pas limogée depuis longtemps pour une telle incompétence !

C’est bien sûr un artifice comptable qui permet à Toyota de mettre artificiellement les comptes de l’usine d’Onnaing dans le rouge, en vendant à Toyota Europe les Yaris en dessous du prix de revient.

La réalité, c’est que le groupe Toyota a enregistré cette année un bénéfice de 21 milliards d’euros ; 150 milliards cumulés depuis 10 ans : largement de quoi embaucher pour alléger la charge de travail de tous et augmenter massivement les salaires !

PSA Hordain :  Travailleurs polonais, espagnols, allemands, français... défendons ensemble nos intérêts communs

Echo d'entreprise
14/06/2020

Après avoir annoncé la venue à PSA Hordain d’ouvriers de l’usine Opel de Pologne, alors que des centaines d’intérimaires ne sont pas repris, la direction de PSA a semblé reculer à la demande du gouvernement, puis décidé de n’en faire venir qu’une partie…

La direction de PSA avait déjà imposé le transfert d’ouvriers entre ses différentes usines en France… au « volontariat » dit-elle ! Comme pour les ouvriers de Giliwice en Pologne, on sait que ce « volontariat » est bien souvent le résultat du chantage à l’emploi. En plus, les ouvriers venant de Pologne toucheraient un salaire inférieur à celui des ouvriers de PSA France…

La direction de PSA compte retirer un bénéfice de ces transferts pour augmenter encore la richesse des actionnaires.

En plus, avec l’organisation d’une concurrence exacerbée entre travailleurs de statuts différents CDI-CDD-Intérim et entre travailleurs de nationalités différentes, elle compte affaiblir la résistance des travailleurs.

C’est pour cela que les travailleurs doivent s’unir malgré les différences de statuts, de langues, de nationalités, pour s’engager à faire reculer les patrons.

Sinon la logique du capitalisme, c’est de pousser les travailleurs vers la misère, de revenir 100 ou 150 ans en arrière !

Il faudra se défendre ensemble pour imposer qu’il n’y ait pas de discrimination salariale, avec le salaire le plus élevé. Il faudra imposer le partage du travail et la réduction des cadences pour empêcher l’explosion du chômage.

Et finalement quand les travailleurs redeviendront forts ensemble, il faudra se débarrasser du capitalisme car au-delà du chômage et de la misère, le capitalisme nous conduit à la guerre.

Non au nationalisme, oui à l’internationalisme !

DAMART :  195 licenciements de trop !

Echo d'entreprise
10/06/2020

L’enseigne roubaisienne, Damartex, et connue par ses magasins Damart, Afibel, Maison du jersey…, vient d’annoncer la suppression de 195 emplois. La direction déclare que la crise sanitaire aurait mis « un coup d’arrêt au redressement du groupe ». Elle fait du chantage auprès de l’État pour récupérer un prêt garanti de 80 millions d’euros, en déclarant : s’il n’est pas accordé : « on est mort ».

Damart serait sur les genoux, parce que pendant 2 mois leurs magasins sont restés fermés ? C’est un mensonge. Cette entreprise appartient à la richissime famille Despature, originaire de Roubaix et... 7ème fortune française en Suisse. Ses entreprises ont leur siège social au Luxembourg. Pendant des années, les travailleurs du groupe Damartex ont enrichi cette famille. Et ce serait l’État et donc nos impôts qui viendraient en aide à ces milliardaires ? Déjà, c’est l’État qui a payé les salaires de la crise sanitaire, en finançant le chômage partiel.

Comme Renault et bien d’autres, la famille Despature veut récupérer de l’argent des impôts et avoir quand même la liberté de licencier comme ils veulent ! Ces capitalistes emmènent le monde à la catastrophe.

Comme ils déclarent la guerre au monde du travail, il va falloir répondre à la hauteur de leur attaque : le seul bien des travailleurs, c’est un emploi et un salaire qui permettent de vivre ! S’il y a moins de travail, il faut le partager entre tous, sans baisse de salaires. S’ils disent comme les Despature, « on est dans le mur », aux travailleurs d’exiger de voir tous leurs comptes.

Bombardier (Crespin) :  Nos congés c’est les nôtres, pas les leurs !

Echo d'entreprise
10/06/2020

Depuis le jeudi 4 juin, débrayages et grèves se succèdent sur le site de l’usine Bombardier de Crespin. Plus de 300 travailleurs des différentes équipes (celles postées et de journée) y participent et occupent le boulevard qui dessert l’usine.
La direction utilise le prétexte du retard de production pris à cause de l’épidémie de Covid 19 pour justifier une série d’attaques. Elle prévoit notamment d’imposer une semaine de travail supplémentaire à la place de la première semaine de congés prévus cet été. Et tant pis pour ceux qui ont déjà organisé leurs vacances après avoir été enfermés pendant 3 mois !
À cela s’ajoute les annonces de samedi travaillés, la prévision d’une montée en cadence à 60h/semaine et le refus de compléter le chômage partiel versé par l’État durant la fermeture du site.
Pour les patrons, le monde d’après, c’est augmenter l’exploitation. En se battant pour imposer le rapport de force, les travailleurs de Bombardier y répondent de la meilleure manière !

MCA – Maubeuge :  La mobilisation contre les attaques de Renault est à l’ordre du jour !

Echo d'entreprise
29/05/2020

Renault a annoncé officiellement vendredi 29 mai son plan d’économie de 2 milliards d’euros. Il s’agit bien d’une attaque de grande ampleur, prévoyant la suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France. Il y a le projet de fermer 4 usines en France : Choisy le roi, Dieppe, Fonderies de Bretagne et plus tard, Renault Flins.

Il est aussi prévu le transfert des activités d’assemblage de MCA à Douai, avec forcément d’importantes suppressions d’emplois à l’usine de Maubeuge où il ne resterait plus que 300 salariés environ.

Après avoir imposé aux travailleurs des augmentations de cadences, des heures sups, des samedis travaillés, les dirigeants de Renault se préparent à condamner une partie d’entre eux au chômage et à plonger des régions entières dans le marasme pour sauver les profits des actionnaires. C’est inacceptable !

Aucun emploi ne doit être supprimé, ni sur le site de Maubeuge, ni dans l’ensemble du groupe ! S’il y a moins de travail, il faut le répartir entre tous, avec maintien du salaire. Entre les 5 milliards versés par l’État et les 24 milliards de bénéfices réalisés ces dix dernières années, Renault a les moyens de financer le maintien de tous les emplois et des salaires !

Dès vendredi, les travailleurs de MCA ont fait grève et la production était à l’arrêt. Une manifestation est organisée samedi 30 mai et partira à 9h45 du parking de MCA. La lutte ne fait que commencer.