Renault Douai :  Les puces manquent, mais Renault gratte les salaires

Echo d'entreprise
10/04/2021

Le manque de puces électroniques, la Covid et la garde des enfants sont les raisons invoquées par Renault pour économiser sur les salaires en ayant recours au chômage partiel payé par l’État.

À Douai, sur près de 2 700 salariés, 200 sont laissés chez eux. Raison invoquée : ils sont « fragiles » et « il n’y a pas de travail pour eux ». Alors, ils sont au chômage partiel, payés par l’État et par un vol de leurs jours de congés, mais pas payés par Renault.

Pour ceux qui travaillent, journée raccourcie. Au Montage, on vient à 7 h et on part au bout de 5 heures. Le reste de la journée : chômage partiel… Chaque atelier de l’usine a son propre emploi du temps, alternant les jours travaillés et le chômage partiel.

Mais partout, la cadence est accélérée pour assurer la production en moins de temps. Pour l’ouvrier, travailler moins longtemps mais plus vite, c’est tout aussi crevant. Mais pour Renault, ça coûte moins cher !

Stellantis Hordain :  D’abord le travail… la santé, on verra ça après !

Echo d'entreprise
10/04/2021

Stellantis Hordain manque de personnel mais ne veut pas embaucher. Alors le groupe automobile a transformé des ouvriers de ses usines polonaises en itinérants. Ils sont 150 à travailler dans l’usine.

Pour Pâques, 87 d’entre eux ont été autorisés à rentrer dans leur famille, c’était bien la moindre des choses, puisqu’ils sont là depuis plus de 10 mois. 25 ne sont pas revenus. Certains étaient en fin de contrat, mais 8 sont soit atteints du covid, soit cas contacts.

Une grande partie des travailleurs a repris le travail le mardi 6 avril. Le lendemain, sans faire de distinction entre ceux qui auraient été cas contact ou non, la direction les a tous placés en « isolement ». Dans l’usine, des inquiétudes n’ont pas manqué quant aux risques de contamination.

Que ce soit envers les travailleurs polonais comme les travailleurs français, la direction a le même mépris. Une seule chose compte pour elle, le profit.

Toyota-Onnaing :  Ce n'est pas aux travailleurs de faire les frais de l'anarchie de l'économie capitaliste !

Echo d'entreprise
09/04/2021

La direction de Toyota a annoncé que la production de l’usine d’Onnaing sera annulée 2 jours la semaine prochaine.

Ce serait à cause du blocage du canal de Suez par un porte-conteneurs et les retards occasionnés, ainsi que la pénurie de composants électroniques faute d’investissements.

Pour augmenter toujours plus leurs profits, les capitalistes organisent la production en flux tendu, alors le moindre incident local a des conséquences mondiales... Et la course aux profits des uns nuit à la course aux profits des autres !

Mais au final, des grands groupes multimilliardaires, comme Toyota, veulent faire payer aux travailleurs l'anarchie de leur système.

À Toyota-Onnaing, la direction veut placer ces deux jours d’arrêt en compteur négatif, c’est-à-dire des heures que les ouvriers devront rattraper à un tarif très désavantageux, des samedis ou des dimanches de nuit.

Et pour les centaines d'intérimaires de l'usine, ce sera 2 jours sans salaire !

Institut coeur-poumon de Lille :  Ça va mal pour l’hôpital, pas pour le capital !

Echo d'entreprise
07/04/2021

Au CHU de Lille, les travaux de l’institut cœur-poumon sont officiellement terminés. Le chantier a finalement duré 7 ans. Si des rénovations étaient nécessaires, elles représentent surtout des contrats bien juteux pour des entreprises privées. C’est le groupe Vinci, qui a récupéré le contrat de rénovation avec son entreprise Sogea Caroni, soit une commande de 200 millions d’euros.

L’ICP est aussi un terrain de jeux pour les trusts pharmaceutiques, comme l’entreprise Medtronic, qui y vend 11 % du matériel et qui affiche 20 millions de bénéfices en 2020.
Un institut cœur-poumon représente sans doute une avancée mais, dans la société capitaliste, de tels progrès sanitaires ne sont au final que des prétextes pour détourner l’argent public vers les grands groupes capitalistes.

Hôpitaux :  "Y'a trop de travail à l'hôpital, y'a trop de chômeurs à l'extérieur"

Echo d'entreprise
06/04/2021

Face au manque de personnel des hôpitaux, le seul argument du gouvernement c’est : on ne peut pas former des agents en quelques semaines.
Ce ne sont pas seulement les soignants qui manquent mais des travailleurs de tous les secteurs : blanchisserie, transport des malades, secrétariat, nettoyage...
Gérer plus de 300 appels par jour toute seule comme dans un secrétariat au CHRU de Lille ; courir 20 kilomètres dans la journée pour brancarder des patients comme à l’hôpital d’Arras ; nettoyer en quelques minutes des chambres comme à Valenciennes… le problème est le même partout : le manque de personnel.
Dans la région, des millions de chômeurs désespèrent de ne pas trouver de travail. Depuis un an, ils auraient largement pu être formés à ces emplois. Mais l’argent public sert à gaver les grands patrons, pas à embaucher dans les hôpitaux.
De quoi donner la rage !

Transvilles - Valenciennes :  Une première mobilisation réussie

Echo d'entreprise
29/03/2021

Lundi 29 mars, près d'une centaine d'agents de Transvilles, la société de transport en commun du valenciennois, étaient en grève. Les Trams étaient à l'arrêt dans toute l'agglomération et le réseau de bus fortement perturbé malgré le dispositif mis en place par la direction. Les 1% d'augmentation annoncés par les dirigeants dans le cadre des NAO ont été perçus par beaucoup comme une injure après tous les efforts réalisés durant cette période de pandémie. Cela s'ajoute au mépris de la direction et au manque de moyens dénoncés depuis longtemps par les agents.

Cette mobilisation a fait tomber du lit la direction qui est venue tôt le matin, accompagnée d'huissiers, pour scruter le piquet de grève. Elle tente désormais de gagner du temps en proposant des réunions de discussion avec les syndicats tout en refusant de revenir sur les 1 %. Cette première journée de lutte réussie est le début d’un bras de fer et quelles que soient les modalités, Transvilles doit payer pour augmenter les salaires !

Française de Mécanique :  NON à la fermeture programmée de PSA Douvrin

Echo d'entreprise
04/03/2021

Jeudi 25 février, la direction de l’usine PSA a brutalement annoncé que la nouvelle version du moteur EP (hybride essence-électrique) n’allait pas être fabriqué à Douvrin mais dans une usine Opel en Hongrie. Tout le monde a compris que la direction condamne à mort de l’usine de Douvrin (ex-Française de Mécanique), car un autre moteur (diesel) doit être arrêté en 2022.

PSA annonce du jour au lendemain sa décision, et fait semblant d’avoir un plan pour nous rassurer, en nous disant qu’une nouvelle usine de batterie va bientôt ouvrir et qu’on aurait du boulot… quel culot ! Cette nouvelle usine, qui bénéficie de 800 millions de subventions publiques. D'après les promesses officielles, elle n’emploierait que 250 personnes en 2023, pour s'agrandir pendant 10 ans et  peut-être embaucher quelques centaines de travailleurs de plus.

PSA organise sa production en Europe, en essayant d’opposer les travailleurs les uns aux autres. Actuellement, 60 travailleurs d’Opel en Pologne travaillent dans l’usine, obligés de venir à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux. En Angleterre, la menace plane sur la fermeture de l’usine Vauxhall et, en Italie, le patron a déclaré que les salariés ne seraient pas assez rentables. Voilà comment PSA considère les travailleurs, comme des pions, quel que soit notre pays.

PSA fait beaucoup d'argent sur notre dos, épidémie de COVID ou non, le groupe est riche, avec 18 milliards de réserve en cash. Rien que cette année, les actionnaires vont se partager un magot de 2,5 milliards d'euros.

Aujourd’hui, nous sommes 400 000 travailleurs dans le même groupe, et ça peut être notre force pour prendre sur les profits et défendre les emplois et les salaires, pour tous !

 

Usine d’Arc – Arques (62) :  Visite de la ministre : subventions publiques, profits privés et suppressions d’emplois

Echo d'entreprise
05/02/2021

Mardi 2 février, la ministre du travail Élisabeth Borne était en visite à l’usine d’Arc (5 000 salariés). Cette visite arrive après deux importants chèques d’argent public donnés aux patrons du groupe en 2020 : le premier de 35 millions d’euros en mai et le deuxième de 108 millions d’euros en août. À ces sommes, il faut ajouter le plan de chômage partiel longue durée qui permet aux patrons d’Arc d’économiser au moins un jour de salaire par salarié et par semaine, payé par l’État.

La visite de la ministre vise à faire croire qu’Arc embaucherait 225 personnes. La réalité est que les patrons ne remplacent qu’un départ à la retraite sur trois. 700 départs sont prévus dans les 3 prochaines années, ce qui fait officiellement 475 emplois supprimés.

Dans le même temps, les patrons d’Arc ont annoncé un bénéfice avant impôt de 25 millions d’euros pour 2020.

Comme à Bridgestone, où la ministre s’était rendue avant d’aller à Arc et comme dans bien des grosses entreprises du pays, l’État gave d’argent public les patrons qui accumulent des profits et qui licencient.

Renault MCA - Maubeuge :  Le débrayage a payé !

Echo d'entreprise
01/02/2021

Le 27 janvier, à MCA, filiale du groupe Renault située près de Maubeuge produisant la kangoo, une centaine de travailleurs du montage et de peinture ont débrayé pour demander une augmentation de la prime d’intéressement.

En effet, depuis des mois, la charge de travail augmente. « Renault ne cesse de demander des efforts, à son tour d’en faire ! » Tel était le sentiment de beaucoup qui ne voulaient pas se contenter des 364 euros annoncés par la direction. A la suite d’une prise de parole organisée dans la matinée par un syndicat au Montage, un cortège d’une bonne centaine de grévistes, rejoint par une partie de l’équipe de Peinture, a circulé le long des lignes.

La direction, qui ne s’attendait pas à une telle réaction, a rapidement promis un versement supplémentaire dont le montant de 150 euros minimum a été officiellement annoncé le lendemain.

Ceux qui ont participé à ce débrayage étaient fiers de cette petite victoire, d’autant que pour certains, récemment embauchés, c’était leur première action collective. Le résultat a montré que pour contraindre la direction à mettre la main à la poche, la méthode était la bonne !

Toyota (Onnaing) :  Rassemblement contre les menaces de licenciements de deux militants ouvriers

Echo d'entreprise
31/10/2020

Jeudi 29 octobre, des militants, des salariés de Toyota et des élus se sont rassemblés devant l’usine. Deux délégués CGT sont convoqués pour entretien préalable à une sanction ou licenciement.

Quels que soient leurs calculs face à la crise économique, et malgré leurs discours rassurants, comme tous les actionnaires, ceux de Toyota ne veulent pas perdre un centime et cherchent donc comment faire payer cette crise aux travailleurs. Visiblement, ils ont peur de tomber sur un os : que les ouvriers ne se laissent pas faire. Alors, la direction tente de museler par avance les militants sincères et dévoués.

Face à la crise qui s’aggrave, la seule chose que les patrons craignent : que les travailleurs n’acceptent plus, qu’ils défendent leurs intérêts vitaux, et fassent payer la crise aux responsables, les capitalistes.