Vesuvius - Feignies (Nord) :  La multinationale menace les emplois

Echo d'entreprise
20/05/2020

L'usine de produits réfractaires où travaillent plus de 200 personnes laisse planer la menace des fins de contrats pour certains intérimaires. L'année dernière déjà, c’était les employés du laboratoire de recherche dont les postes étaient menacés et mis en concurrence avec ceux du site belge de Ghlin.

L'usine de Feignies existe depuis plus d'un siècle et a vu se succéder à sa tête plusieurs générations de profiteurs : Dumont, CEC, Lafarge... Aujourd'hui, c'est la multinationale américaine Vesuvius qui s’enrichit de l'exploitation et pour imposer sa loi, elle entretient une menace permanente sur les emplois.

Il y a moins de 10 ans, à quelques kilomètres de là, c'était l'usine Sambre et Meuse, centenaire elle aussi, dont le patronat organisait la fermeture, dans une région déjà frappée par le chômage...

Quand un système condamne une part grandissante des travailleurs à l'insécurité quotidienne et au chantage à l'emploi, c'est qu'il est l'heure de s'organiser pour le renverser !

Hôpital de Clermont (Oise)  :  Retour à l’anormal

Echo d'entreprise
20/05/2020

Le retour à la normale devrait être signe de soulagement. Mais c’est exactement le contraire. À la Blanchisserie comme dans bien d’autres services, c'est de nouveau le travail en sous-effectif. Pendant le confinement, il y a eu des renforts mais c'est en permanence qu'il en faudrait... c'est à dire qu'il faudrait des embauches.

Dans des Ehpad, avec beaucoup de retard, les résidents et le personnel ont été systématiquement testés pour le virus. Même si ce n'est pas la solution miracle, cela permet de séparer ceux qui peuvent transmettre la maladie des autres.

Mais à Clermont, visiblement la direction préfère la politique de l’autruche.... à moins qu'il n'y ait toujours pas suffisamment de tests…

Quant à la prime, il a fallu des semaines pour qu’un simple décret accordant des primes aux hospitaliers, en rapport avec la pandémie, soit signé. Cela en dit long sur les priorités du gouvernement…

Tout ce qui peut nous être utile a eu du retard : les masques, le gel, les tests, la prime, etc.

La seule chose que l’État a fait d’urgence, c’est de donner des milliards par centaines pour permettre au grand patronat de passer la crise sans encombre.

Usine Arc, Pas-de-Calais :  Les actionnaires sous perfusion permanente d’argent public

Echo d'entreprise
18/05/2020

Les actionnaires du groupe Arc, forts de la certitude qu’ils ont que l’État est totalement à leur service, viennent d’annoncer dans la presse locale leur intention de continuer à vivre au dépend de la collectivité. Ils veulent en effet continuer à bénéficier du chômage partiel pendant un an. Ils souhaitent également renégocier les termes du prêt de plusieurs dizaines de millions d’euros qu’ils ont obtenu en 2019. Ils escomptent même demander un nouveau prêt après celui de 31 millions annoncé il y a deux semaines par Bruno Lemaire.

Pourtant, Arc « leader mondial des arts de la table » est lié par son actionnaire majoritaire Dick Cashin à l’une des plus grandes banques du monde : J.P. Morgan. Les actionnaires ont largement les capitaux qui leur permettraient de surmonter les pertes liées aux baisses des commandes.

Cela montre le niveau de pourrissement de ce système, qui réclame sans cesse de l’argent public pour, au final, que tout cet argent soit injecté toujours plus dans les banques et la finance.

Alors, s’il est utile de fabriquer des verres et de la vaisselle, il est inutile et même nuisible de continuer à gaver ces grands patrons d’argent public.

Alstom :  Les actionnaires à la manœuvre

Echo d'entreprise
13/05/2020

Le déconfinement à peine commencé, les patrons avancent leurs pions. Sous prétexte de manque à gagner à cause du confinement dû à l'épidémie, la direction du groupe Alstom annonçait la semaine dernière, une réduction importante des coûts. Elle entendait par là un arrêt des investissements et des recrutements et... un gel des salaires. Et ficelle un peu grosse, elle précisait dans la foulée que ce plan serait discuté « site par site ».

Lundi 11 mai, le même groupe, qui possède un site à Petite-Forêt, a présenté ses résultats. Le chiffre d'affaires a atteint 8,2 milliards d'euros l'année dernière. Pour la direction du groupe, c'est « un bilan très solide ». Après une année 2018 plus que mirifique puisque les actionnaires avaient touché 1,2 milliards de dividendes. La crise sanitaire, encore une belle opportunité pour les riches de vouloir faire les poches des travailleurs… s’ils se laissent faire !

Le témoignage d'une AESH :  Un silence du ministre criant de mépris

Echo d'entreprise
08/05/2020

Je suis AESH dans le Pas-de-Calais à Arras depuis 2014, c’est-à-dire que j’accompagne la scolarité des élèves en situation de handicap.

Il y a maintenant plusieurs semaines, le gouvernement a annoncé la réouverture des écoles pour le 11 mai. Et alors que la date de réouverture officielle se rapproche à grands pas, nous n’avons aucune nouvelle des conditions de la reprise pour nous AESH.

C’est une marque de mépris supplémentaire contre celles qui sont déjà embauchées très majoritairement avec des contrats précaires, un temps partiel imposé et dont la rémunération ne dépasse pas les 750 euros par mois pour 24 heures de travail hebdomadaire. Notre travail est pourtant indispensable car il rend possible la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Comme notre rôle est d’accompagner au plus près les enfants tout au long de la journée, en leur tenant la main, en leur chuchotant les consignes, en les aidant à manger, en les rassurant, en les prenant dans nos bras, surtout en maternelle, nous nous demandons comment faire pour empêcher la propagation du virus et garantir notre sécurité sanitaire.

Le fait de ne pas avoir d’information sur nos conditions de reprise montre que contrairement à ce que dit le gouvernement, son problème n’est ni de rouvrir les écoles au bénéfice des élèves les plus fragiles, ni de garantir la sécurité de celles et ceux qui devront reprendre le travail. Son problème c’est de faire des écoles la garderie du Medef, au mépris de notre santé.

Une AESH en colère – 4 mai 2020

Centre hospitalier de Clermont (Oise) :  C'est le salaire qui prime !

Echo d'entreprise
06/05/2020

Un long courrier de la direction se termine par une interrogation sur le versement des primes.

Pourtant ce dont le personnel soignant est sûr c’est que le gouvernement reste sourd depuis un an à la mobilisation des hospitaliers pour une véritable hausse des salaires.

Les remerciements des dirigeants pour notre dévouement, cela va un moment, mais ce n’est pas avec cela que les factures vont être payées !

Quant aux masques, la direction a collé à la valse-hésitation du gouvernement et de l’Agence régionale de santé.

Pourtant dans les pavillons où peuvent se côtoyer 24 patients et les soignants, la distanciation est problématique depuis le début !

 

Verrerie Arc (Arques - 62) :  Sauver l’emploi ? Non, les profits des patrons.

Echo d'entreprise
01/05/2020

Face à la crise économique accélérée par l’épidémie, le ministre Bruno Lemaire a annoncé une aide directe de l’État, de 31 millions d’euros, au groupe Arc. Le ministre de l’économie se cache derrière les milliers d’emplois qui risqueraient de disparaître si cette aide directe n’était pas versée aux actionnaires de ce groupe mondial. Cette nouvelle aide de l’État ne devrait être qu’un début puisque l’agglomération de Saint-Omer (Capso) a annoncé dès le début de la crise qu’elle ferait elle aussi un geste, tout comme la région Hauts-de-France.

Mais pour les travailleurs, pas de quoi être rassurés par cette annonce. L’an dernier, lors du dernier « plan d’aide » de l’État de plusieurs dizaines de millions d’euros, les patrons d’Arc annonçaient en même temps un plan de suppression de 700 postes.

Cela fait des années que les patrons de ce groupe mondial serinent la même vieille rengaine de l’entreprise qui va mal. Mais depuis toutes ces années, l’entreprise est toujours « leader mondial des arts de la table ».

Les propriétaires du groupe Arc continuent de s’enrichir sur l’exploitation des travailleurs qui ne cesse de s’aggraver et grâce à l’argent public qui leur est versé depuis des années. Difficile d’en faire le total, mais en quelques années, c’est plusieurs centaines de millions d’euros que le groupe a perçu grâce aux aides publiques.

Si, aujourd’hui, les hôpitaux manquent cruellement de moyens pour pour faire face efficacement à l’épidémie de covid-19, c’est parce que les grandes entreprises capitalistes, comme Arc, vivent sous perfusion massive d’argent public depuis des dizaines années.

P&O Ferries – Calais :  Le virus ne connaît par les frontières, les attaques des capitalistes non plus

Echo d'entreprise
30/04/2020

Lors de son intervention, au début de la "crise" du coronavirus, Macron a indiqué que les frontières de l'Espace Schengen étaient fermées. Pourtant celles avec le Royaume-Uni, qui n'a jamais fait partie de cet Espace, sont restées et restent ouvertes. Dans un premier temps, le trafic de marchandises et de voyageurs a continué, comme si de rien n'était.
Mais, la situation sanitaire se dégradant, les limites du nombre de passagers à bord des car ferries ont été abaissées à 150 (pour une capacité maximale habituelle de quelques 2 000). Puis, le trafic des voyageurs, sauf exceptions très limitées, a été totalement stoppé.
C'est alors que la direction de P&O Ferries a poussé des cris d'orfraie, retirant de service la moitié de sa flotte entre Calais et Douvres, au motif qu'il ne serait pas rentable de ne transporter que du fret. Elle exige quelques 250 millions de £, dont 150 millions de £ du contribuable britannique, rien de moins. Faute de quoi, elle menace de ne plus assurer le trafic entre l’Angleterre et le continent, ce qui fait peser le risque d’une pénurie de produits vitaux.
Mais elle ne s'arrête pas en si bon chemin et annonce une véritable attaque en règle contre ses salariés anglais sous prétexte de la crise sanitaire : suppression des congés payés en période de forte activité, planification imposée en période basse, remise en cause des salaires, des roulements de travail, engagement à renoncer au droit de grève, suppression de toutes les dispositions relatives à l'ancienneté, en particulier en cas de licenciement, alignement des conditions de travail sur ce qu'il se fait de moins bien au nom de la concurrence et, pour couronner le tout, baisse de 20 % des coûts, au rang desquels elle range, bien évidemment, les salaires et le nombre de salariés.

Centre hospitalier de Clermont (Oise) :  Cela ne fera pas taire la colère

Echo d'entreprise
22/04/2020

Avec une prime pour les hospitaliers, le gouvernement cherche à éteindre la colère.

Mais ce n'est pas d'une prime dont il y a besoin ! Ce qui est nécessaire c'est une augmentation générale des salaires, une augmentation des effectifs et la réouvertures des lits fermés.

Cette prime n'éteindra pas la colère d'autant que tous les jours il y a des motifs supplémentaires de mécontentement.

Par exemple, à la Blanchisserie, la réception du linge de patients dont certains sont contaminés présente un risque certain.

Et bien, il aura fallu mettre les pieds dans le plat pour que nos réclamations aboutissent enfin à une visite du comité d'hygiène et de sécurité ! Et d'un seul coup, il y a eu alors des équipements réglementaires et des masques.

Par ailleurs, il a fallu un mois pour que ceux qui livrent à l'hôpital aient des masques qui les protègent eux-mêmes et les soignants qui réceptionnent.

Alors il faudra autre chose qu'une aumône pour éteindre la colère.

Cartonnerie Allard - Compiègne (Oise) :  Contre le virus du profit

Echo d'entreprise
22/04/2020

 Suite à deux débrayages la direction de la cartonnerie Allard de Compiègne a lâché une prime de 600 euros.

Mais aussitôt après, elle a annoncé des heures supplémentaires et la reprise de la production de cartons de déménagement.

Le virus du profit est dangereux pour la santé des travailleurs.

C’est vrai tout le temps dans cette société capitaliste, mais plus encore dans cette période d’épidémie.