Colgate - Compiègne (Oise) :  Les profits à ceux qui les produisent

Echo d'entreprise
22/04/2020

bâtiment de la direction du groupe américain à New york

La direction de Colgate dit "réfléchir" à verser aux salariés une prime exceptionnelle "Covid".

Elle voudrait faire oublier qu'elle n’a toujours pas fourni les masques nécessaires.

Cela fait des semaines que les salariés de l'usine de Compiègne ne voient rien venir.

Quand il s'agit de leurs profits, les patrons réfléchissent très rapidement.

Les profits que le groupe engrange grâce aux travail des ouvriers, employés et autres salariés doivent servir à augmenter les salaires, embaucher pour que chacun travaille moins, surtout dans cette période où le travail est encore plus fatigant, et investir dans la sécurité au travail.

Toyota- Onnaing (Nord) :  Préparation d’un redémarrage lent

Echo d'entreprise
21/04/2020

La direction de l’usine a beaucoup communiqué sur le « redémarrage de la production chez Toyota ». Mais en réalité, il n’y a pas de production qui puisse sortir des ateliers avant jeudi 23, et encore à minima.

Le mécontentement est massif contre une reprise complète de l’activité. Les chefs qui ont dû appeler tous les ouvriers un par un l’ont mesuré.

C’est sans doute cela qui explique que les mesures proposées par la direction aux syndicats le 20 avril sont moins défavorables que ce que la loi permet. Entre autres : les congés d’été sont maintenus ; la possibilité de s'accaparer 6 jours de congés par salarié est écartée ; les salaires et les primes des jours de chômage partiel pourraient être complétés à 100%, contre une seule journée de congé payé abandonnée. Malgré tout, cela représente bien peu en regard de ce que gagnent les actionnaires de ce groupe. Ils ont largement de quoi payer l’intégralité des salaires, et sans faire appel à l’aide de l’Etat !

Quant aux mesures présentées par la direction, elles ne pourront pas protéger véritablement les travailleurs de la contamination. 4 500 salariés regroupés dans une usine, c'est de fait un risque réel d'une explosion de l'épidémie dans la région. D’ailleurs, ce qui inquiète le plus les travailleurs, au-delà du risque d’être contaminé soi-même, c’est de propager la maladie vers des parents ou des grands-parents.

Pour protéger leur santé et celles de leurs proches, les travailleurs devront imposer leurs propres choix, collectivement.

Verallia – Cuffies (Aisne) :  Il faut plus de sécurité !

Echo d'entreprise
17/04/2020

L'entreprise située à côté de Soissons reste ouverte pendant le confinement.

La direction a refusé de mettre en chômage partiel les travailleurs comme le demandait la CGT en prétextant que les bouteilles en verre sont fabriquées pour l'alimentaire.

Ce faisant, comme le souligne le syndicat CGT du site, même si des précautions sont prises, la direction fait prendre des risques à ceux qui viennent travailler. Il y a des prises de températures à l'entrée de l'usine mais la direction a laissé passer des jours avant de fournir des masques dont l'efficacité n'est pas prouvée.

Certains travailleurs pour lesquels il y avait une suspicion d'avoir contracté le coronavirus ont dû partir en arrêt maladie et cela inquiète à juste titre ceux qui restent.

Les conditions de travail sont déjà dures en verrerie et il n'y a pas de raison de venir travailler avec l'inquiétude de tomber malade.

Si cette production est réellement indispensable, c'est de la responsabilité de la direction d'assurer toute la sécurité.

Associations d’aide à domicile (Denain) :  Pénurie, bêtise et mépris

Echo d'entreprise
16/04/2020

Dans le Denaisis, comme ailleurs, dans les associations d’aide à domicile, une partie des personnes qui travaillent chez les personnes âgées ou malades ne sont pas salariées de l’association, mais sont « mandataires » : c’est l’association qui fait leurs fiches de paie et qui organise leur remplacement si besoin. Mais elles sont payées directement par la personne âgée.

Déjà, pour les salariées de ces associations, dites « prestataires », il est compliqué d’avoir des masques en quantité suffisante : souvent seulement deux masques par jour fourni par l’association, qui doivent être complétés (parce qu’évidemment ce n’est pas assez vu le nombre de personnes chez qui les aides interviennent !) en allant quémander des masques dans les pharmacies… qui sont plus ou moins compréhensives.

Mais pour ces aides à domiciles « mandataires », les associations qui organisent leur travail ont estimé que ce sont leurs « employeurs » qui doivent leur fournir des masques… c’est-à-dire les personnes chez qui elles interviennent ! Comme si ces personnes âgées dépendantes ou ces malades pouvaient tranquillement sortir, et encore plus trouver des masques et des gants à acheter pour leur aide à domicile. On marche sur la tête !

Certes, la pénurie générale de masques n’est pas de la responsabilité de ces associations, mais leurs directions ne sont pas obligées d’en rajouter dans la bêtise et le mépris, au risque de mettre en danger la santé de ces travailleuses et celle des personnes âgées.

Chanel (Oise) :  Vive la solidarité… des travailleurs !

Echo d'entreprise
15/04/2020

Chanel se vante d’avoir produit des dizaines de milliers de masques.

Mais en fait, la seule contribution de l’entreprise a été de livrer de la matière première.

Ce sont des dizaines de travailleurs de Chanel qui se sont portés volontaires pour fabriquer bénévolement ces masques en utilisant leur machine à coudre personnelle.

Il y a ceux qui communiquent pour faire de la publicité et il y a ceux qui font le travail…

Même en temps de crise sanitaire, pour la solidarité, il ne faut compter que sur les travailleurs !

CAPSO - 62 :  Crise du Corona : les éboueurs ne gagneront que ce qu’ils imposeront eux-mêmes

Echo d'entreprise
15/04/2020

Le 18 avril 2018… avant la distanciation sociale !

Depuis le début de la crise du corona-virus, les agents de la CAPSO continuent de collecter les déchets. Et si lundi soir, le président Macron a remercié les éboueurs, ces derniers n’oublient pas que, dans l’Audomarois comme dans bien d’autres endroits, ils ont subi ces dernières années des attaques contre leurs conditions de travail.

Avec le retour des beaux jours et l’augmentation des déchets verts alors que les déchetteries sont fermées. Les poubelles sont plus lourdes et cela fait des tournées à rallonge. Certains jours, il faut décharger quatre fois le camion lors d’une seule tournée.

La médecine du travail a limité, à juste titre, le nombre de salariés qui se changent et se lavent en même temps dans les vestiaires. Mais cela a comme conséquence un rallongement supplémentaire de la journée. Et pour l’instant, la direction refuse de payer ce temps supplémentaire.

Si les agents ont des masques et du gel hydroalcoolique, ils sont toujours à trois par cabine dans les camions et ne peuvent donc pas respecter les distances de sécurité !

Les responsables politiques qui les applaudissent aujourd’hui sont les mêmes qui leur suppriment les tickets-restaurant depuis la crise sanitaire. Et si une prime a été annoncée, les travailleurs de la Capso n’en connaissent toujours pas le montant. Et ce, alors qu’un mois déjà s’est passé depuis le début du confinement.

Mais les travailleurs du ramassage des déchets de la CAPSO n’ont pas oublié qu’il n’y a pas si longtemps ils avaient su, par leurs grèves, tenir tête et se faire respecter face aux attaques contre leurs conditions de travail menées par des politiciens locaux et nationaux. Ils sauront, si besoin, réappliquer cette leçon.

Colgate - Compiègne (Oise) :  Les gestes barrière… de classe

Echo d'entreprise
14/04/2020

bâtiment de la direction du groupe américain à New york

À Compiègne, l’usine de Colgate qui produit du savon, mais aussi de la lessive ou de l'adoucissant, tourne à fond. Mais il n’y a toujours pas de masque.

Il y a au moins un cas avéré d’ouvrier contaminé. Mais en fait beaucoup de travailleurs ont eu des symptômes et ont très probablement été contaminés.

L’argument pour produire coûte que coûte, c’est la nécessité de produire du savon.

L'usine est d’utilité publique selon la déclaration préfectorale. Mais protéger ceux qui produisent, ce ne serait-il pas d’utilité publique ?

Allard – Compiègne (Oise) :  Débrayages dans les cartonneries du groupe

Echo d'entreprise
14/04/2020

grévistes de l'usine de la Sarthe

Les 9 et 14 avril, les salariés de la cartonnerie située à Compiègne ont débrayé, comme dans les autres usines, en particulier à Aubigné-Racan dans la Sarthe, après le refus de la direction du groupe d’accorder la prime « Covid » de 1000 euros.

Le patron a fait travailler y compris en heures supplémentaires, profitant des commandes qui affluent. Et beaucoup d’argent est rentré dans son coffre-fort. Mais quand il s’agit d’en sortir, il se montre "dur de la feuille". Les deux débrayages ont apparemment soigné ses problèmes d'audition.

Le 14 avril, la direction a accepté de revoir sa décision. Les travailleurs ont bien l’intention de continuer à crier plus fort pour avoir gain de cause.

GMF Arras (Pas-de-Calais) :  Les salariés des assurances face au Covid-19... et à leurs patrons

Echo d'entreprise
13/04/2020

À Arras, à la plateforme téléphonique de l’assureur GMF, lors de la première semaine du confinement, il a fallu attendre plusieurs jours et la suspicion de deux cas de contamination au Covid-19 parmi les 80 salariés du site, pour que les patrons finissent par généraliser le télé-travail.

Les travailleurs de ce site ont dénoncé dans la presse le risque que les patrons leur ont fait prendre en continuant à les faire venir travailler sur le site.

Et alors que le gouvernement et les médias tournaient en boucle sur le refrain « les Français sont irresponsables, ils ne respectent pas le confinement », les salariés de GMF Arras s’inquiétaient pour leur santé, mais aussi pour celle des autres. Car si la plateforme téléphonique devenait un nouveau foyer du virus les salariés risquaient de le diffuser.

Un exemple de plus de patrons qui assurent leurs profits avant la santé de leurs salariés.

Marcq-en-Baroeul (Nord) :  Carambar, les affaires continuent pour les patrons

Echo d'entreprise
12/04/2020

A Marcq-en-Baroeul, l’usine de Carambar continue de tourner avec 50% des salariés. Certains sont en arrêt pour s’occuper de leur famille, une grande partie du personnel des bureaux est en télétravail, et d’autres sont malades. Comme une grande partie des chefs n’est plus là, l’ambiance est quand même meilleure et ne plus les avoir constamment sur le dos rend le travail moins pesant.

Une partie des salariés préfèrent continuer à travailler malgré le virus pour avoir une paye complète, plutôt que de voir leur salaire diminué de plusieurs centaines d’euro avec le chômage partiel.

Les patrons sont prêts à faire prendre des risques aux salariés pour leurs profits. Parce que ce qui sort de cette usine, ce sont peut-être des friandises mais c’est surtout de l’argent pour les actionnaires.