Roubaix :  Françoise Delbarre conduira la liste Lutte ouvrière à Roubaix

Article de presse
03/03/2020

Une partie des candidats de la liste Lutte ouvrière entoure Françoise Delbarre (en rouge, au centre).

Pour faire « entendre le camp des travailleurs », Lutte ouvrière présentera une liste lors des prochaines élections municipales à Roubaix. Elle sera menée par Françoise Delbarre, retraitée conseillère en formation continue.

Sabrina Khelil | 23/02/2020

Ils/elles sont intérimaires, enseignants, ouvriers du bâtiment ou en recherche d’emploi et ont pour ambition de « redonner le moral au monde du travail ». À Roubaix, comme dans plus de 200 villes en France, le parti Lutte ouvrière (LO), fondé en 1939, sera lui aussi dans les starting-blocks pour la course aux municipales. La liste paritaire de 53 candidats ( voir ci-après) sera portée par Françoise Delbarre, 64 ans, retraitée conseillère en formation continue. La moyenne d’âge n’a pas été communiquée mais il devrait y avoir « des jeunes et des moins jeunes ».

« Pas de jets privés, mais une belle vie pour tous »

Autant aller droit au but : des projets concrets pour la ville de Roubaix, vous n’en trouverez pas dans le programme LO. Les membres de cette union communiste trotskiste admettent eux-mêmes dans leurs tracts « ne pas être en situation de conquérir une municipalité ». Pour autant, gagner des élus permettrait d’être « les yeux et les oreilles des travailleurs pour dénoncer les injustices dont les classes populaires sont victimes ».

Françoise Delbarre et ses camarades, qui n’ont de cesse de citer l’exemple de Bernard Arnault (natif de Roubaix, ndlr) pour illustrer les disparités de richesse et dénoncer le « modèle capitaliste », se mobilisent contre le chômage de masse, la détérioration de la qualité de vie des travailleurs, des services publics. « On nous parle constamment d’insécurité. Mais l’insécurité n’est pas dehors ! L’insécurité c’est le chômage, c’est les gens qui crèvent de faim , c’est les jeunes qui cumulent les contrats d’intérim sans jamais être embauchés, déplore Françoise Delbarre. Nous, on ne veut pas de jets privés, on veut une belle vie pour tous. »

Lutte ouvrière ne souhaite pas s’aventurer dans « les promesses de campagnes sans lendemain », préférant valoriser la concertation avec l’ensemble des citoyens. « On n’ira pas dire aux gens Votez pour nous, on va régler vos problèmes . On veut que les gens deviennent actifs et non passifs », développe Jean-Louis Curnelle, second de liste, retraité du bâtiment. Un projet collectif donc, avec pour ambition de « régler les problèmes de l’organisation sociale ».

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