Calais :  Françoise Millot, candidate Lutte ouvrière à Calais : « Je servirai d’appui aux luttes »

Article de presse
09/03/2020

Jean-Philippe Delattre | 09/03/2020

« Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs », liste conduite par Françoise Millot, se veut « représentative d’une classe sociale ».

« Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs », liste conduite par Françoise Millot, se veut « représentative d’une classe sociale ». Contrairement à ses concurrentes, son programme n’est pas constitué de promesses électorales mais se veut le fer de lance d’un « combat ».

Droite dans ses bottes, la tête de liste Lutte ouvrière, Françoise Millot, reste fidèle aux convictions qu’elle affichait déjà il y a six ans. « Renforcer le camp des travailleurs. C’est nécessaire dans les luttes à venir, que ce soit des luttes sociales ou des luttes politiques. Notre liste ne croit pas aux promesses électorales mais pense qu’il faut exprimer la colère du monde du travail contre les responsables des ravages de la société actuelle. » Françoise Millot n’affiche donc aucune autre promesse que le combat. Contre « les grands industriels, les banques, les actionnaires, les grands groupes de distribution » notamment, mais aussi pour « dénoncer, par notre vote, que derrière les politiciens, il y a les vrais maîtres de la société » (comprendre : les acteurs économiques précités).

En première intention, Françoise Millot semble viser humblement un siège au conseil municipal, avant le fauteuil de maire. « Si j’étais élue au conseil municipal, je servirais d’appui aux luttes des travailleurs, aux revendications des habitants », explique-t-elle. Interrogée sur ses priorités en tant que première édile, elle sourit : « Si la municipalité était Lutte ouvrière, ce serait une municipalité de combat. L’argent serait là où il est nécessaire pour les classes populaires. » Sur la question de l’emploi, elle s’oppose « à ceux qui proposent le tourisme comme solution pour attirer les investisseurs. En quoi les milliers de travailleurs (dans les hôpitaux, où il manque du personnel, par exemple) vont-ils avoir davantage d’embauches avec le tourisme ? »

Une liste renouvelée

Françoise Millot compte dans sa liste une vingtaine d’ » anciens candidats ». La « doyenne » des colistières a 86 ans. « Combative et battante », d’après Françoise Millot, « elle porte fièrement l’appellation de « communiste de sa rue » ». La liste compte par ailleurs « plus d’une dizaine de jeunes de moins de 30 ans, dont la benjamine a 20 ans ».

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