Arras :  LO veut faire de la mairie « le QG de la révolution »

Article de presse
09/03/2020

Propos recueillis par Hubert Féret (Vdn) et Nicolas Buignet (Pfm)

Abmajid Belhadj et Marie Berthoud ont répondu aux questions des journalistes de « La Voix du Nord » et de Radio PFM.

Une liste LO à Arras, une première.

« Oui. Nous sommes allés à la sortie des usines et dans les quartiers, discuter avec les travailleurs et nous avons trouvé quarante-trois personnes qui, comme nous, refusent de se taire face à la situation. Quarante-trois personnes révoltées contre une société dans laquelle le gouvernement et les patrons utilisent toutes les occasions pour nous attaquer. »

Les municipales, le bon échelon pour porter des revendications (inter)nationales ?

« Les capitalistes sont au pouvoir à l’échelle de la planète. Et donc aussi à Arras, où des entreprises pressent les travailleurs comme des citrons et licencient. Et de ça, il n’y a que nous qui en parlons. Les autres font des promesses sans jamais dire comment ils vont les financer. Des promesses loin des vrais problèmes des travailleurs. Dont nous voulons être la voix au niveau local. »

Demain aux affaires.

« D’abord, il faut bien comprendre qu’on ne vit pas dans une démocratie mais dans une dictature, celle des patrons. On aura beau voter ce qu’on veut, ce sont toujours eux qui gagneront si on ne change pas les règles du jeu. Si on l’emportait, on utiliserait justement cette tribune locale pour organiser la résistance. La révolution ne se fera pas dans le cadre de la légalité bourgeoise et notre rôle serait d’accompagner les travailleurs à mener le combat. La mairie ouvrière, avec à sa tête des communistes révolutionnaires, serait le QG pour organiser les bagarres. »

Écologie.

« On est forcément très inquiets face à la catastrophe écologique. Mais le problème n’est pas que local. La pollution est liée à l’organisation capitaliste de la société. Les autres listes font de beaux discours mais c’est de la poudre aux yeux. On ne les entend pas sur le fait que, dans les pays pauvres, on inonde les populations de pesticides, qui font des milliers de morts et de malades pour le seul profit des trusts. »

Alliances impossibles ?

« S’il y avait eu cinq listes défendant le camp des travailleurs, on aurait été contents. Là, il n’y en a qu’une seule, la nôtre. Les autres se présentent en masquant leur étiquette. Nous, notre liste est volontairement politique, pour faire entendre le camp des travailleurs qui, que ce soit à droite comme à gauche, ne croient plus aux balivernes. On est donc les seuls à vouloir bouleverser le système. »

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