Autolib - Paris

Bolloré gagne à tous les coups

Brève
18/06/2018

Le groupe Bolloré exige de la mairie de Paris et des communes avoisinantes la somme de 40 millions par an pour éponger le déficit d’Autolib, le service d’autopartage de voitures électriques dont il est l’exploitant.

En 2011, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë avait lancé en fanfare ce nouveau moyen de locomotion, présenté comme écologique et peu onéreux pour les municipalités. Une clause du contrat prévoyait que l’industriel ne prendrait en charge que 60 millions de perte ; au-delà, cela resterait à la charge des municipalités.

L’affaire se révélant un fiasco du point de vue financier, Bolloré réclame maintenant ce qu’il considère être son dû. La maire de Paris, Anne Hidalgo, essaie de son côté de revoir l’ardoise à la baisse. Elle envisagerait même de changer d’exploitant avant l’échéance du contrat, qui interviendra en 2023. PSA se serait mis sur les rangs.

Mais, en attendant qu’un concurrent lui souffle peut-être le marché, Bolloré entend bien continuer de se remplir les poches aux frais des contribuables franciliens.

Smovengo - Paris

Les grévistes licenciés

Brève
14/06/2018

Non contents d'avoir refusé toute concession sur les revendications des grévistes qui réclamaient le retour à leurs conditions salariales antérieures, la direction de Smovengo vient de franchir une nouvelle étape : tous les salariés encore grévistes (25) ont étés licenciés pour fait de grève.

Aux travailleurs en grève depuis le 17 Avril la direction a répondu par le mépris, les huissiers, les vigiles. Puis voyant que la grève tenait, au bout de 3 semaines elle a découvert qu'un préavis n'avait pas été déposé et a saisi le tribunal pour faire déclarer la grève illicite, invoquant le service public. Pour elle le droit de grève, les droits des travailleurs, ça n'existe pas. 

Depuis la reprise de la gestion des Vélibs de Paris par la société Smovengo, plus rien ne marche. Les stations de vélos ne fonctionnent pas, les vélos sont en panne. Et à cette faillite industrielle du nouveau Vélib' que vont avoir à payer les contribuables de Paris-Métropole vient s'en ajouter une sociale !

Atos - Bezons

Débrayage pour les salaires

Brève
06/06/2018

Mardi 5 juin, à Bezons, dans les locaux modernes du siège social, comme dans d’autres sites du pays, des dizaines de salariés se sont rassemblés et ont manifesté pour exiger des augmentations de salaires et un rattrapage de 1500 euros pour tous. 

Le groupe informatique Atos a publié des résultats en hausse de 11 % avec plus de 600 millions d’euros de bénéfices pour 2017. Et question augmentation de salaires son PDG, l’ancien ministre Thierry Breton, sait donner l’exemple. Comme tous les ans, son nom s’affiche aux sommets des palmarès des PDG les mieux payés, 2,8 millions en 2015, plus de 5 millions en 2016, plus de 10 millions en 2018 et comme tous les ans, la presse économique se gratte la tête pour savoir s’il est normal qu’un PDG gagne autant. 

Les travailleurs d’Atos connaissent la réponse depuis longtemps : c’est leur travail qui crée la richesse et les profits de la société.

Zebra application - Bezons

Non aux licenciements

Brève
05/06/2018

Dès la prise de service, un peu avant 7h, il y avait de l’ambiance devant l’entreprise Zebra qui fait des applications spécialisée dans le marquage routier, à Bezons. En effet, la moitié des ouvriers ont fait grève ce lundi 4 juin pour soutenir six de leur camarades sur les 27 ouvriers de l’entreprise, à qui la direction notifiait leur licenciement.

La direction invoque des difficultés économiques. Mais personne n’y croit. Au contraire tout indique que les licenciements visent des ouvriers connus pour leur opinion syndicale CGT et surtout leur choix de réclamer leur dû. En effet, l’entreprise faisait travailler les ouvriers 40 h par semaine mais ne leur en payait que 35. Les travailleurs réclament depuis des mois un rattrapage des sommes non versées, sans réponse du patron.

Lors de la visite de la conseillère départementale de la circonscription, le 95 est un client de Zebra, les ouvriers lui ont fait remarquer que leur patron flouait aussi la Sécu, l’État et sans doute les collectivités locales. Mais pour l’instant, seuls les ouvriers s’opposent à ses agissements peu scrupuleux.

Une action réussie et un encouragement pour la suite.

Velib - Smovengo

Les grévistes ne lâchent rien

Brève
05/06/2018

Plusieurs dizaines de travailleurs des Vélib’s de Paris continuent la grève entamée le 17 avril, pour s'opposer à la baisse de leurs rémunérations et à l'aggravation de leurs conditions de travail après la reprise le l'activité par la société Smovengo.

La direction ne répond aux grévistes que par l'intimidation, engageant des procédures de licenciement pour absence irrégulière. La mairie de Paris affiche son soutien à la direction Smovengo. La maire du 12eme arrondissement Mme Baratti-Elbaz (présidente du syndicat mixte Autolib-Vélib de Paris Métropole) a fait une déclaration accusant les grévistes de s'être mis en grève sans aucun dépôt de grève ou  de préavis, sans délégué du personnel et avec des caillassages de véhicules. Elle afirme qu'aucun intérimaire n'a été recruté pour remplacer les grévistes. L’ensemble est un tissu de mensonges provocants.

Face à une direction qui ne cache pas sa volonté de faire baisser la tête aux travailleurs, les grévistes résistent et continuent leur mouvement.