PPG - Bezons

Une première victoire

Brève
18/12/2018

La plupart des ouvriers de production de l’usine PPG de Bezons se sont mis en grève. Ils en ont assez d’être menés en bateau par la direction. Depuis qu’une partie de l’usine, ex Joint français, a été rachetée par le groupe PPG, bien des travailleurs se demandent quel sera l’avenir de leur emplois. L’annonce du projet de vente de plusieurs fabrications par la direction a mis le feu aux poudre.

La grève a surpris la direction qui comptait sur sa communication pour amadouer tout le monde. Elle a fini par concéder au deuxième jour de grève, une prime de 200 euros, l’embauche de 10 intérimaires, un engagement à ne pas licencier… pendant un an et le paiement des jours de grèves. Les problèmes ne sont pas réglés, mais cette gréve est ressentie comme une victoire qui donne confiance dans la force des travailleurs mobilisés.

Poissy

Fareva -ex Rochas, une odeur d'exploitation

Brève
12/12/2018

Lundi 10 décembre, une trentaine de salariés de l’entreprise Fareva, ex-Rochas, où sont conditionnés les flacons de parfum, ont débrayé et se sont rassemblés à l’appel de la CGT.

Se faire voler neuf jours de congés, imposer des horaires de travail plus durs, devoir souvent, pour les intérimaires, rappeler le soir pour savoir si sa mission est prolongée le lendemain, nombreux sont ceux et celles qui, parmi les 115 travailleurs, ne le supportent plus.

Une réaction de colère, pas la première, mais sans aucun doute pas la dernière, tant la direction est accro à l’odeur du profit.

Park Hyatt - Paris

La grève tient bon

Brève
08/12/2018

En grève depuis le 25 septembre, les salariés du Park Hyatt Paris Vendôme ont voté majoritairement la poursuite du mouvement jusqu’au 21 décembre. Ce sont majoritairement des salariés de la société sous-traitante STN qui mènent la grève. Ils exigent leur intégration dans le personnel de l’hôtel et ont été rejoints par une dizaine de salariés de celui-ci, qui revendiquent une augmentation de salaires de 3 euros de l’heure.

Les salariés ont également demandé la garantie de garder des délégués de proximité. Ils ont ajouté la revendication du départ de la gouvernante générale. Outre son harcèlement permanent du personnel, elle était venue sur le piquet de grève pour donner à l’huissier les noms des grévistes présents. 

Une nouvelle intervention policière a eu lieu dans la semaine. Les policiers, qui voulaient s’emparer une nouvelle fois du matériel de sonorisation des grévistes, ont fait chou blanc. Les grévistes sont déterminés à maintenir la pression jusqu’aux fêtes de Noël.

Collège Sisley - L'ïle-Saint-Denis

L'éducation à coups de matraque

Brève
08/12/2018

Jeudi 15 novembre, une association nommée Raid aventure organisation est intervenue au sein du collège Sisley, à L’Île-Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Il s’agit de policiers, gendarmes et CRS qui prétendent « rapprocher les jeunes et la police ».

Cette association a équipé les élèves de casques, matraques et boucliers de CRS, et leur a expliqué comment « bien » donner des coups. Un autre atelier avait pour but d’apprendre à passer des menottes. De plus, un ring a été installé, les élèves se succédant pour des combats de 30 secondes, avec gants et protection au visage, mais sans échauffement ni consignes de retenir ses coups, devant des dizaines de collégiens qui hurlaient.

Ce violent apprentissage des valeurs de la république est à l’image de la politique du gouvernement, qui supprime des postes d’enseignants et parle de placer des policiers dans les établissements scolaires. Tout cela n’est pas du goût de nombreux enseignants, qui dénoncent fermement ces choix sécuritaires.

Hôpital de Beaumont

Non aux suppressions de service

Brève
06/12/2018

L’Agence Régionale de Santé d’Ile de France veut imposer à la direction de l’hôpital de Beaumont-sur-Oise la liquidation de plusieurs services de soin, dont en particulier le service de pédiatrie.

L’ARS parle de mutualisation et d’économies budgétaires. La réalité est toute autre pour les équipes soignantes du groupement hospitalier organisé autour de l’hôpital de Pontoise auquel appartient celui de Beaumont. C’est la réduction continue du nombre de lits, c’est pour les patients et leurs familles l’obligation de se déplacer toujours plus loin pour pouvoir se soigner, c’est une régression toujours plus importante de l’offre de soin dans un territoire délaissé.

Le premier rassemblement de protestation organisé hier mercredi à 14 heures 30 dans la cour de l’hôpital de Beaumont a connu un franc succès. Près de 500 personnes se sont rassemblées pour exiger l’abandon du projet de l’ARS, à l’appel des syndicats, CGT, UNSA et Sud de l’établissement hospitalier.

Bien évidemment, ce premier succès en appelle d’autres. Vite, l’ARS et la direction de l’hôpital doivent remiser définitivement leur projet dans leurs cartons.