SEPUR - Alfortville

Les nettoyeurs envoyés au front sans protection !

Brève
26/03/2020

Les salariés de la SEPUR, entreprise de propreté, à Alfortville, chargés du ramassage des déchets dans les rues de Paris, doivent travailler sans aucun équipement de protection contre le coronavirus.

Alors qu’ils ramassent les sacs souillés et remplis de mouchoirs usagés, il n’y a pas de masques ni de vêtements dédiés, aucune désinfection, pas de produit de nettoyage. Les patrons ne fournissent aucun matériel. D’ailleurs ils ne sont pas là. Tous les responsables sont en télétravail chez eux. Le gouvernement parle de primes, mais rien n'est prévu pour ceux de SEPUR. Et de toute façon, les primes ne protègent pas contre la maladie.

Quant au donneur d’ordre, la mairie de Paris, il se décharge sur les entreprises sous-traitantes. Les WC publics et les cafés étant fermés, les ouvriers, toute la journée dans les rues de Paris, n’ont rien pour faire leurs besoins. « On doit se cacher pour pisser contre les arbres » disent-ils. Dans l'atelier du 5eme, la ville a même refusé les toilettes à un salarié.

Plusieurs sont malades du covid-19. Un est chez lui avec 40°C, plusieurs autres l’ont côtoyé. Rien n’est fait pour les informer, vérifier s’ils sont infectés ou non, éviter qu’ils contaminent d’autres, des passants dans les rues de Paris ou leur famille.

Voilà un des aspects des conditions réelles de travail de ceux dont l’activité est nécessaire à la propreté et au maintien des conditions sanitaires pour la population.

Même chose pour la société URBASER de Vitry sur Seine qui intervient aussi sur Paris.

Une honte !

RATP

Une direction fidèle à elle-même

Brève
22/03/2020

La direction de la RATP avait prévu de maintenir 11 entretiens disciplinaires en vue de sanction la semaine du 23 mars. Parmi eux, des agents qui risquent le licenciement pour fait de grève lors du mouvement contre la réforme des retraites. La CGT a interpellé la direction de l'entreprise en lui faisant remarquer son irresponsabilité à convoquer les collègues pendant cette crise sanitaire alors que tous les messages officiels demandent de limiter les déplacements et annuler les réunions. Finalement les entretiens disciplinaires ont été remis à une date ultérieure… mais pas annulés !

Le virus ne supprime pas la volonté de la RATP de réprimer les salariés… il ne supprime pas non plus, pour les salariés, la nécessité de se défendre contre ces attaques.

Yvelines

Bulletins Lutte ouvrière

Renault (Flins)

Brève
17/03/2020

Lire ci-dessous les bulletins parus le 17 mars

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Yvelines

Réunion de la liste Lutte ouvrière d'Aubergenville

Brève
09/03/2020

à la Mutualité le 7 mars

Extraits de l'intervention de Philippe Gommard le 1er mars

"Les problèmes que nous rencontrons sur la ville ne sont pas très différents de ceux que connaissent les villes autour.

Que se soit la dégradation des services publics, les trains supprimés ou bondés alors qu’on nous promet monts et merveilles avec Eole… en 2024, peut-être ! Dans les hôpitaux comme celui de Meulan où  déjà des services ont disparu où  menacent de fermer, comme la diabétologie. Le personnel se mobilise et a fait plusieurs rassemblements dans hôpital,  pour dénoncés ces politiques d’économies. Les élus, parfois, se montrent avec leur écharpe à leurs côtés pour la photo, mais les voit-on organiser la riposte ?

Tout près de nous, à l’usine Renault flins, la direction du groupe Renault laisse entendre qu’elle pourrait fermer une usine, en annonçant 2 milliards d’économies. Pourquoi ? Parce que, selon leurs chiffres, il y aurait une perte de 141 millions pour l’année 2019, alors que plus de 300 millions vont être redistribués aux actionnaires, et que le groupe est assis sur 17 milliards accumulés pendant les cinq dernières années !

Pendant dix ans, les bénéfices sont cesser d’augmenter 5,1 milliards en 2017 3,3 milliards en 2018, aujourd’hui les soi-disant pertes ne vnt pas les empêchez de donner plus de 300 millions aux actionnaires !

Pour Peugeot à  Poissy -qui n’est si loin- la situation n’est pas différente, l’équipe de nuit a été arrêtée, la direction essaie de pousser dehors des centaines de travailleurs  en passant à une seule équipe et en promettant un véhicule à monter plus tard,  sûrement pour reprendre du monde mais … encore plus précaire et moins payé !

En tout cas, là encore, pour la famille Peugeot et les actionnaires tout va bien !

Un autre des problèmes qui touchent toutes les familles ouvrières, c’est le logement. Il est bien souvent difficile d’avoir un appartement correct et bien souvent il faut se battre pour que l’entretien soit fait par le bailleur.  Ici a Aubergenville  il y a un gros bailleur le groupe qui s’appelle 1001 Vie qui est un regroupement de bailleurs privé et l’actionnaire principal se sont les assurances Axa, qui elles, à n’en pas douter, ne sont intéressées que par les dividendes qui leur sont reversés.

Nous pourrions parler encore de beaucoup de  choses sur la ville comme les transports en commun qui sont insuffisants !

Ces quelques exemples qui nous concernent tous, ne sont pourtant pas de ce qui se décide au conseil municipal. Car le vrai pouvoir n’est pas au conseil municipal, qui fait avec les subventions octroyées, en baisse. On a assez entendu les maires des petites communes le dénoncer. Mais encore une fois, l’argent de l’Etat, celui de nos impôts, ne doit pas nous revenir, il faut, d’après ceux qui nous gouvernent, qu’il alimente les multiples cadeaux aux capitalistes, en CICE (80 millirads en 2020 !!), déductions de cotisations sociales et autres exonérations. Alors plus loin : le pouvoir – réel – n’est même pas vraiment au niveau du gouvernement  qui succède à un précédent et sera suivi d’un autre. Ces gouvernements sont là pour mener la même politique pour les mêmes intérêts, ceux des grands patrons et  des riches".

Fontenay-sous-Bois

Anne Saintier, laborantine

Brève
09/03/2020

Je suis Anne Saintier et je conduis la liste Lutte Ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs dans la commune de Fontenay-sous-Bois. J’habite depuis plus de 10 ans dans cette ville populaire de la banlieue parisienne. J’ai 51 ans. J'ai commencé à travailler en 1991 dans le secteur privé, avec différents contrats dans des laboratoires d'analyses médicales, l'industrie agroalimentaire et cosmétique. Embauchée à l'AP-HP à l'hôpital Armand Trousseau en 2000 en Pharmacie, je travaille actuellement en Laboratoire de biochimie, où nous assurons les analyses urgentes 24h/24 et en secteur spécialisé.

 

Je vis la dégradation des conditions de travail et le manque d’effectifs dans les hôpitaux. L’État veut que les hôpitaux fonctionnent comme n'importe quelle entreprise privée, selon la loi du profit. C’est parce qu’il a fait le choix de donner des dizaines de milliards d’argent public aux très grosses entreprises richissimes. Depuis le 14 février, les collègues du service de Réanimation pédiatrique de mon hôpital sont en grève. Ils demandent du personnel supplémentaire, aides-soignants et infirmiers, de jour comme de nuit et la revalorisation des salaires. Dans ce service, il a manqué jusqu’à 9 infirmiers de nuit. Depuis des mois, les collègues accumulent les heures supplémentaires pour pallier le manque d’effectif, mais plusieurs lits ont dû être fermés certains jours. En Île-de France, avec le manque de lit de réanimation, il a fallu transférer des enfants, parfois à plus de 50km. Mon secteur, les laboratoires est en cours de restructuration, la direction veut supprimer une centaine de postes sur trois hôpitaux.

Il faudrait que dans les services publics comme dans les entreprises, les travailleurs fassent l'inventaire des postes disponibles, là où on fait le travail de deux ou trois. Ce recensement pourrait être fait au plus près des services, des bureaux, des ateliers et permettrait de répartir le travail entre ceux qui ont un travail qui les tue à petit feu et ceux qui sont au chômage. Bien sûr cela relève aussi d'une lutte et des élus ouvriers dans une municipalité pourraient combattre pour ces objectifs, les populariser dans les quartiers et sur les lieux de travail et encourager tous les combats pour que chacun ait un travail.

Dans ces élections municipales, il est nécessaire de faire entendre le camp des travailleurs.