Montreuil

Mort d'un ouvrier

Brève
08/05/2021

« Sa mort n’a pas fait la une de BFM ou Cnews. Aucun ministre n’ira voir sa famille. Et pour cause, Bary Keita était un ouvrier. Il avait 28 ans. Il était malien. Il vivait et travaillait en France depuis huit ans. Il était sans papiers. » C’est ainsi que commençait l’hommage de ses camarades à Bary, décédé le 28 avril d’une chute de cinq mètres de l’échafaudage sur lequel il travaillait à Pantin.

Il vivait dans un hangar depuis l’expulsion du foyer des Baras à Montreuil. Ces travailleurs sont exposés à des patrons esclavagistes et aux autorités qui n’ont d’autre politique que la répression… contre eux ! Les autorités savent qu’en démantelant les foyers elles détruisent les formes d’organisation et de solidarité que se sont données les sans-papiers, et qui leur permettent de se défendre.

Après l’hommage à Bary, les présents ont rejoint le cortège du 1er mai à Paris : une manière d’affirmer que leur lutte est celle de tous les travailleurs, avec ou sans papiers.

Résidence Allende - Saint-Denis

Premiers reculs de LogiRep

Brève
08/05/2021

La mobilisation engagée par le collectif Allende dans la résidence du même nom à Saint-Denis s’enracine. Les factures d’eau insensées, montant jusqu’à 6 000 euros, envoyées par le bailleur privé LogiRep aux trois quarts des locataires, ont déclenché la colère. Les résidents se sont donc organisés en collectif, ont déployé des banderoles dans la résidence et alerté la presse.

Fin avril, LogiRep a invité 43 locataires ayant les plus grosses factures (entre 1 000 euros et 6 700 euros) à des rendez-vous individuels. Ils sont sortis avec une baisse très importante du montant de leur facture. Cela a été ressenti comme une première victoire pour le collectif qui demande l’annulation de toutes ces factures non justifiées.

Une manifestation est prévue samedi 8 mai avec les collectifs de la cité voisine des Francs-Moisins, qui connaissent les mêmes problèmes et se sentent encouragés par la mobilisation d’Allende.

RATP

Halte au licenciement !

Brève
08/05/2021

Après l’entretien préalable du 8 avril, Ahmed Berrahal élu CGT à la RATP Bus, au dépôt de Flandres à Pantin, est envoyé devant le conseil de discipline le 10 mai avec une demande de révocation.

Après qu’il eut dénoncé une agression sexuelle contre une machiniste de la part d’un chef, c’est lui que la direction a accusé de harcèlement... contre l’encadrement.

Avec cette manipulation, la direction voudrait se débarrasser d’un militant qui ne courbe pas l’échine et montre le chemin de la lutte. Et, avec sa politique répressive, elle espère s’ouvrir un boulevard pour faire passer ses attaques.

Mais Ahmed n’est pas isolé, comme le montrent les nombreux témoignages de solidarité qu’il a reçus. Lundi 10 mai, un rassemblement est prévu à 12 h 30 place Lachambaudie, à Paris 12e, pour accompagner ce camarade au conseil de discipline et pour s’opposer à cette nouvelle tentative de licenciement.

PPG - Bezons

Contre les licenciements, la grève !

Brève
08/05/2021

Depuis jeudi 29 avril, la majorité des salariés de PPG Bezons est en grève illimitée pour s’opposer à sa fermeture. Les grévistes refusent d’être licenciés par une multinationale riche à milliards, qui aurait largement de quoi maintenir les emplois.

La direction de PPG prévoit de transférer les production de Bezons sur deux sites en Angleterre et en Espagne. Là-bas, la direction pense pouvoir imposer une charge de travail bien plus grande aux travailleurs et ainsi gagner davantage, alors qu’elle condamne au chômage 208 personnes à Bezons.

Répartir le travail entre tous avec le maintien des salaires serait le minimum pour éviter le chômage car tout le monde a besoin d’un salaire et tout le monde doit pouvoir avoir un emploi.

La grève s’est installée, la mobilisation est 24 heures sur 24, week-end compris. L’occupation donne lieu à de nombreuses discussions, avec le plaisir de pouvoir ainsi redécouvrir ses collègues de travail.

Ce qui arrive aujourd’hui aux travailleurs de PPG arrive à bien d'autres et l’État ne fait rien pour eux. L’idée de faire partager au plus grand nombre l’envie de résister à la logique aveugle du profit grandit parmi les grévistes.

SSIAD de Melun

Pour une hausse de salaire de 183 euros !

Brève
25/04/2021

Les aides-soignantes des Services de soins infirmiers à domicile ont été exclus des mesures d’augmentation de salaire du Ségur de la santé.

C’est ce que dénoncent à juste titre les personnels du SSIAD de Melun, qui réclament 183 euros d’augmentation, comme tous les soignants.

En effet, leur direction ne s’est pas gênée pour les envoyer au contact de personnes souffrantes, sans équipement de protection suffisant au début de la pandémie.

Les travailleurs mobilisés ont dit ce qu’ils en pensaient à leur direction mais également au député de Melun.

Face à la colère, la direction a dû reconnaître qu’ils partageaient le même sort que les personnels hospitaliers, promettant une hausse au premier juin, mesure repoussée en octobre, puis … en janvier 2022.

Il y a encore loin des paroles aux actes. Les augmentations de salaires, c’est pour tout de suite.