H&M - Le Bourget

Grève contre la fermeture

Brève
16/10/2021

Depuis le jeudi 5 octobre, la majorité des 153 salariés de H&M Logistic sont en grève et bloquent l’entrée de l’entrepôt, situé au Bourget, en Seine-Saint-Denis.

Ils s’opposent à la fermeture du site décidée en juin dernier, sans date annoncée pour l’instant, et au prétendu plan social, qui comprend des mesures d’accompagnement inadmissibles, à commencer par des offres de reclassement occasionnant une perte de salaire jusqu’à 400 euros.

Après des années passées à porter des cartons et à pousser des marchandises, beaucoup sont usées et ont contracté des maladies professionnelles handicapantes. Mais surtout, ce qui ne passe pas est le mépris que montre le groupe à leur égard. En même temps que H&M justifie la fermeture de l’entrepôt par des raisons financières, le groupe a fait plus de 200 millions d’euros de bénéfices depuis le début de l’année et vient d’annoncer fin septembre qu’il allait de nouveau pouvoir verser des dividendes à ses actionnaires !

Avec cette somme, il y aurait largement de quoi assurer un salaire à chacun des 153 employés, y compris jusqu’à l’âge de la retraite.

SNCF - Paris Nord

Contre les réorganisations

Brève
16/10/2021

La SNCF vient d’annoncer une nouvelle réorganisation dans les gares du nord de la région parisienne, au détriment des conditions de vie et de travail des cheminots.

La réorganisation va réduire la présence des agents en gare le soir, remplacés de plus en plus par des équipes mobiles allant de gare en gare. Certaines gares fermeront plus tôt. La direction rogne sur les horaires de nuit des agents, ce qui signifie des pertes de salaire. Les horaires de jour seraient supprimés, pour concentrer le travail sur les heures de pointe. La vie quotidienne des agents en serait bouleversée.

Au nord de la ligne B, mardi 5 octobre, 75 cheminots se sont retrouvés à côté de la gare d’Aulnay-sous-Bois en assemblée générale de grévistes et ont voté d’aller envahir les locaux de la direction. Et lundi 11 octobre, ce sont des agents de la ligne H qui se sont rassemblés à une quarantaine à Ermont, à l’appel des syndicats CGT, FO et SUD-Rail.

Les cheminots présents lors de ces deux actions savent bien que le bras de fer avec la direction ne fait que commencer, et sont décidés à poursuivre le mouvement en novembre. Puisque la direction compte appliquer sa réorganisation à toutes les lignes, il faudra réagir tous ensemble.

Transdev - Île-de-France

Toujours en grève !

Brève
16/10/2021

Les conducteurs de bus et contrôleurs de Transdev des dépôts de Vaux-le-Pénil, Vulaines, Saint-Gratien et d’autres, poursuivent la grève entamée pour certains le 2 septembre.

La direction multiplie les tentatives pour casser la mobilisation à coups de convocations disciplinaires avec menaces de licenciement et de poursuites en justice, tandis que la présidente de la région Île-de-France, Pécresse, demande de faire appliquer un service minimum et de dégager de force les dépôts en grève.

La direction tente chaque jour de créer la division entre les travailleurs en grève avec des négociations par dépôt.  Un médiateur, Jean-Paul Bailly, ancien directeur général de la RATP et de La Poste, a été sollicité par la Région. Cela montre l’embarras des autorités qui ont vu que la grève a gagné de dépôt en dépôt et qu’elle pourrait encore s’étendre à d’autres.

La détermination des grévistes gêne les calculs et les manœuvres de Transdev. Leur refus de se faire dépouiller peut se propager à d’autres et c’est bien ce qui inquiète le patronat et le gouvernement. Le bras de fer continue.

Transdev - Île-de-France

Toujours en grève

Brève
07/10/2021

Un nouveau rassemblement des grévistes de Transdev et d’autres secteurs du transport a eu lieu à midi le 5 octobre devant le siège du conseil régional d’Île-de-France.

C’est là qu’ont été décidés les appels d’offres qui dégradent aujourd’hui les conditions de travail des conducteurs de bus, ou qui les dégraderont demain chez Keolis ou à la RATP. Il y avait de l’ambiance parmi les centaines de participants, des grévistes des dépôts de Transdev en lutte depuis plus d’un mois, venus de Vulaines-sur-Seine, de Vaux-le-Pénil en Seine-et-Marne, et de Saint-Gratien dans le Val-d’Oise, ces derniers nombreux. Des délégations de la RATP et de la SNCF s’étaient jointes à eux.

Les milliards s’entassent dans les poches du patronat d’un côté. De l’autre, il y a cette régression subie par les conducteurs, et il n’y aura pas de limite à l’avidité du patronat. La seule réponse est donnée par la lutte que ces conducteurs de différents dépôts mènent. Leur force est la crainte inspirée au patronat que le mouvement fasse tache d’huile. La journée du 5 octobre donnait justement l’occasion de s’adresser aux autres travailleurs.

C’est ce qu’un certain nombre de grévistes ont fait en rejoignant la manifestation parisienne.

Disneyland - Paris

Horaires adaptés : esclavage déguisé

Brève
07/10/2021

Mardi 5 octobre, une soixantaine de militants de la CGT Disneyland Paris se sont rassemblés devant l’entrée du parc, pour dénoncer les salaires de misère et surtout les mal nommés « horaires adaptés ». Ces horaires sont entrés en vigueur depuis septembre 2020 et ont été imposés aux trois quarts des 15 000 salariés du parc depuis la deuxième réouverture, en juin dernier.

Pour économiser du personnel, Disney module les horaires de façon que les équipes du matin et du soir ne se chevauchent plus. Les conséquences sont catastrophiques pour la vie personnelle et la santé des travailleurs des attractions, de la restauration, des boutiques et des hôtels : plannings chamboulés, parfois en dernière minute, journées de travail de dix heures pouvant se terminer à 22 heures, demandes de congés refusées, suppression des deux jours de repos consécutifs.

« Horaires adaptés, esclavage déguisé ! », scandaient les militants de la CGT. Adaptés, ces horaires le sont à la soif de profit des actionnaires. La seule réponse que Disney mérite, c’est un coup de colère de tous.