Aéroports de Paris - Orly-Roissy

Le mouvement continue !

Brève
08/07/2021

Les 1er, 2 et 3 juillet des centaines de travailleurs d’ADP se sont rassemblés à Roissy et à Orly, en grève contre les baisses de rémunération. Les grévistes refusent le plan de la direction d’ADP, qui cherche à modifier individuellement les contrats de travail pour diminuer les rémunérations. Elle a envoyé à chaque salarié d’ADP un avenant, ce dernier dispose alors d’un mois pour le contester. Mais le faire signifie risquer le licenciement.

Tout le monde est à l’unisson pour affirmer que les propositions de la direction sont injustifiables. La grande majorité des travailleurs d’ADP ne croient plus aux prétextes de la direction, basés sur la baisse du trafic aérien. Ils savent que le groupe a de l’argent. Beaucoup voient que ce qui a lieu, c’est une attaque de fond pour accroître les profits des actionnaires. Une nouvelle journée de grève et de manifestation est prévue le 9 juillet, et nombreux sont ceux qui veulent y être.

 

Grands Hôtels - Paris

Palaces pour les uns, licenciements pour les autres

Brève
08/07/2021

Vendredi 2 juillet, les salariés de l’hôtel de luxe Le collectionneur, l’ancien Hilton Arc de Triomphe, dans le très riche 8e arrondissement, se sont rassemblés devant le palace pour s’opposer à un plan de 96 licenciements sur 230 salariés. Alors que leur patron a touché des millions d’euros au titre de la pandémie et réalisé des travaux luxueux, il prétexte les difficultés économiques pour licencier 40 % de l’effectif.

De nombreux salariés d’autres grands hôtels parisiens, venus à ce rassemblement, ont dénoncé cette pratique générale du patronat du secteur. Ainsi, l’Intercontinental veut licencier 80 salariés sur 500, le Hyatt Étoile 191 sur 490, le Méridien Étoile Porte Maillot 245 sur 460, et la liste n’est pas exhaustive. Le groupe Accor, qui a recruté Sarkozy dans son conseil d’administration, a annoncé vouloir licencier en 2021 10 % de l’effectif de sa filiale hôtelière en Europe, dont 767 personnes en France.

Une représentante des grévistes de l’Ibis Batignolles a pris la parole : les femmes de chambre ont réussi par leur longue grève à arracher des augmentations de salaires de 250 à 500 euros par mois et une amélioration des conditions de travail.

C’est bien la preuve que la seule voie est la lutte collective.

Ecole des Poissonniers - Paris

Non aux suppressions de postes d'animateurs

Brève
08/07/2021

À quelques jours des vacances scolaires, les travailleurs de l’école des Poissonniers, dans le 18e arrondissement de Paris, ont appris la suppression de quatre postes d’animateurs pour la rentrée prochaine. À cette nouvelle, une majorité d’entre eux ont décidé de se mettre en grève pour dénoncer la mise à l’écart de collègues qui travaillent avec eux depuis plusieurs années pour certains.

Mardi 6 juillet, enseignants, animateurs, ATSEM, agents d’entretien, parents et enfants se sont retrouvés devant l’école pour aller ensemble à la Direction des affaires scolaires de la ville de Paris.

Le directeur a finalement laissé entendre que des postes pourraient être envisagés… à condition que cela « reste le plus confidentiel possible ». À demi-mot, il a démontré que seule la mobilisation payait.

Lycéens sans papier - Créteil

Menacés d'expulsion

Brève
08/07/2021

Vendredi 2 juillet, environ 150 personnes, lycéens et enseignants de trois lycées du Val-de-Marne, aidées par le Réseau Éducation sans Frontières (RESF), se sont rassemblées devant la préfecture pour exiger qu’elle renonce aux menaces d’expulsion concernant trois élèves. Il n’est pas question que ces trois jeunes soient expulsés ou condamnés à une vie de clandestins, les empêchant de continuer leurs études ou d’obtenir un contrat de travail.

Il est maintenant quasi impossible d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Les jeunes deviennent ainsi expulsables sans même avoir eu la possibilité de déposer une demande.

Malgré les vacances qui commencent, tous les présents se sont quittés sur la ferme intention de ne pas lâcher et de revenir à la rentrée si la situation n’a pas évolué.

Bibliothécaires - Plaine Commune

En colère !

Brève
04/07/2021

Mercredi 23 juin, les bibliothécaires de Plaine Commune, établissement public qui regroupe neuf villes, dont Saint-Denis, étaient en grève. Ils s’opposent au travail du dimanche que son président, Hanotin, également maire de Saint-Denis, veut leur imposer dès la rentrée de septembre.

Le maire socialiste présente l’ouverture des médiathèques de centre-ville le dimanche comme une grande avancée sociale et culturelle, mais elle se fait sans embauche et dégrade les conditions de travail des bibliothécaires avec plus de mobilité, à qui on a déjà supprimé des jours de congés et allongé le temps de travail.

Ouvrir des bibliothèques le dimanche serait bien sûr un progrès, à condition que les salariés soient suffisamment nombreux et puissent organiser eux-mêmes la répartition du temps de travail et des congés, et le faire au volontariat. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et les bibliothécaires n’ont pas dit leur dernier mot.