Boiron - Pantin

Non aux suppressions d'emplois et aux fermetures de site

Brève
26/09/2020

Après l’annonce de 646 suppressions d’emplois sur 2 312 par les dirigeants des laboratoires Boiron, une journée de grève et de mobilisation a eu lieu mercredi 16 septembre.

À Pantin, en Seine-Saint-Denis, où le site de distribution compte une cinquantaine de travailleurs, la mobilisation a été réussie.

La direction de Boiron prend pour prétexte le déremboursement par la Sécurité sociale des produits homéopathiques pour procéder à des licenciements et des fermetures de sites. Mais a famille Boiron a accumulé une belle fortune – elle est parmi les 500 plus riches de France – et elle distribue des dividendes à ses actionnaires, 17 millions cette année.

Ces licenciements et ces fermetures de site n’ont aucune justification. Quant aux salaires, les travailleurs en grève en soulignaient la maigreur.

 

Hôpital Pitié-Salpétrière - Paris

En attendant la deuxième vague

Brève
26/09/2020

Après un été aussi éprouvant qu’à l’habitude et des vacances qui ont tout juste permis de récupérer de la tension et de l’épuisement de la première vague, la galère due au manque de personnel continue. L’hôpital n’a pas embauché de personnel supplémentaire ni même d’intérimaires. Si aujourd’hui obtenir un masque n’est plus un problème, les stocks d’autres matériels n’ont pas été reconstitués.

Chacun craint donc cette deuxième vague et s’attend à ce que la pillule soit encore bien plus amère. Chacun craint aussi qu’il faille de nouveau reporter opérations et traitements pour récupérer les lits et le personnel à affecter au Covid.

Cette situation est stressante et révoltante. Les revendications d’ouverture de lits, d’effectifs et de matériel supplémentaires sont plus qu’urgentes. Il manque toujours les vraies augmentations de salaire dont ont besoin les hospitaliers, comme tous les travailleurs.

Total - Grandpuits

Plan de licenciements vert

Brève
26/09/2020

Total a annoncé la fermeture de la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne.

A la place, devrait s’installer un ensemble « zéro pétrole », une unité de fabrication de biocarburant et une usine de bioplastiques. On imagine que le qualificatif « vert » de ces unités justifiera tous les financements publics.

Mais en attendant, le groupe Total, riche à milliards, s’apprête à mettre à la porte au moins 150 travailleurs, si ce ne sont pas les 400 qui travaillent actuellement sur le site.

Alors « zéro pétrole » ou pas, pour les travailleurs, ce doit être « zéro licenciement ».

Agglomération de Melun

Une bombe à retardement

Brève
21/09/2020

Selon la presse, les silos situés en bord de Seine à Vaux-le-Pénil, près de Melun en Seine-et-Marne, contiendraient plusieurs centaines de tonnes de nitrate d'ammonium (3 300 tonnes d'engrais solide, selon le Parisien).

C'est ce composé chimique, qui sert à la fabrication d'engrais azoté utilisé dans l'agriculture, qui a explosé à l'usine AZF de Toulouse en 2001 (31 morts, 20 000 blessés) et récemment à Beyrouth.

Le site de Toulouse en stockait 300 tonnes, le port de Beyrouth, 2 700 tonnes. 

Selon les responsables du site et les autorités, tout est prévu, et le risque est minime, d'ailleurs une visite de contrôle a eu lieu en 2019 ! C'est ce que Total disait déjà à AZF !

Mais quand le profit passe en priorité, comment faire confiance ?

Dans une société organisée dans l'intérêt de la population, ces silos seraient sous le contrôle de ceux qui y travaillent et de la population. Et le stockage se ferait loin d'agglomération de plus de 100 000 habitants comme ici.

Rentrée scolaire - Île-de-France

Chaos complet faute de moyens

Brève
17/09/2020

La remontée de l'épidémie désorganise des établissements déjà en pénurie de personnel. Des élèves ont été dépistés positifs sans que leurs camarades soient mis en quatorzaine. Les familles, comme tous les salariés qui font tourner les établissements scolaires, doivent donc se débrouiller seuls face à des décisions contradictoires variant d’un endroit à un autre. Le protocole sanitaire posant problème, le gouvernement l’a tout simplement allégé.

Non seulement il n’a débloqué aucun moyen, tel que l’embauche d’enseignants, de personnel de nettoyage, de surveillants, d’infirmières scolaires, mais il en a même supprimé. Ainsi, des classes ont été fermées, non pas à cause du coronavirus, mais par économie, les enfants étant de ce fait amenés à s’entasser dans les structures restantes. C’est ce que dénoncent les associations de parents d’élèves de l’école maternelle Élisa-Lesourd de Fontenay-sous-Bois. C’est la même colère qui est exprimée par des enseignants et des parents de Montreuil.

Vingt et une classes ont été fermées par les autorités académiques du département de Seine-Saint-Denis, dont un quart dans la seule ville de Montreuil. Partout parents, associations de parents d’élèves et enseignants continuent à dénoncer les classes surchargées.

Epidémie ou pas, les autorités organisent la misère scolaire.