Hôtel Park Hyatt - Paris

La lutte continue

Brève
21/10/2018

En grève depuis le 25 septembre, des salariés de la société de nettoyage sous-traitante de l’hôtel Park-Hyatt-Paris-Vendôme et des salariés de l’hôtel ont été violemment délogés, vendredi 12 octobre à 6 h 25, par des vigiles envoyés par la direction. Deux d’entre eux ont été blessés et hospitalisés, pour l’un avec une blessure sérieuse.

Depuis le début du mouvement, la direction de cet hôtel, dont la suite la plus chère est à 18 000 euros, s’assoit sur le droit et utilise illégalement des intérimaires pour casser la grève. Comme cela ne suffit pas, elle a recours maintenant à ses nervis contre les grévistes. Cerise sur le gâteau, ce même jour la préfecture a envoyé la police, non pas contre le directeur-voyou mais contre les grévistes eux-mêmes.

Dès le lendemain, un rassemblement de deux cents personnes dénonçait cette intervention au secours des patrons de l’hôtellerie. Loin de se laisser intimider, les 70 grévistes (60 sous-traitants et 10 salariés d’Hyatt) poursuivent leur lutte et exigent l’intégration des salariés du sous-traitant dans le personnel de l’hôtel.

SNCF - Paris Austerlitz

Contre la fermeture des guichets

Brève
21/10/2018

Le 11 octobre, les agents commerciaux de vente Grandes lignes de la gare de Paris Austerlitz se sont réunis à l’appel de la CGT et SUD à la suite de l’annonce de la suppression de 80 postes de vendeurs.

Pour atteindre ses objectifs de suppression d’emplois, la direction veut fermer les huit boutiques SNCF situées à l’extérieur des gares entre février et décembre 2019 et supprimer le guichet « accueil information » en gare. Tant pis pour les usagers, ils pourront se plaindre... par Internet.

Ces suppressions massives d’emploi dans les guichets touchent de nombreuses gares et la totalité des grandes gares parisiennes. Face à la pression individuelle que la direction veut faire peser sur chaque cheminot, le regroupement et l’action collective s’imposent.

La Poste - Paris La Chapelle

la réorganisation ne passe pas

Brève
21/10/2018

Profitant de la journée du mardi 9 octobre, le personnel du centre postal de La Chapelle à Paris s’est mis en grève jusqu’au lundi suivant.

Depuis le 17 septembre, les travailleurs de ce centre étaient soumis à une énième réorganisation particulièrement importante, avec des effectifs encore diminués et des tournées allongées pour les facteurs. 

Cette situation n’a rien d’exceptionnel ni de local. La Poste a programmé de longue date pour l’ensemble des centres parisiens les mêmes réductions de personnel, fermetures de locaux et de services, les mêmes diversifications et amplitudes aggravantes des horaires de travail, étalés du lundi matin au samedi soir. À tout cela s’ajoute la distribution des imprimés publicitaires effectuée jusqu’à présent par Mediapost, une filiale de La Poste, dont les salariés perdraient leur emploi. Tout cela est inadmissible.

Face à ce mouvement, la direction a quand même dû faire mine de céder un peu. Il y aura quatorze travailleurs en CDD en renfort jusqu’au 31 décembre. Le nombre de recommandés à présenter serait limité à quinze pour les îlots jusqu’au 31 décembre. La distribution des imprimés publicitaires prévue pour le 15 octobre sera effectuée en dehors des tournées régulières par du personnel temporaire jusqu’au 15 décembre. De même pour les paquets.

De l’avis général, cela ne règle rien, mais au moins les grévistes ont montré leur volonté de ne pas subir sans mot dire.

Université Paris 1

La grève fait reculer la direction

Brève
21/10/2018

Vendredi 12 octobre, les grévistes de l’université Paris 1 ont suspendu la grève après avoir obtenu l’engagement de la présidence de l’université de réintégrer leurs deux collègues le 1er janvier 2019.

Alors qu’ils étaient à l’université depuis trois et cinq ans, le non renouvellement de leur CDD avait amené tous leurs collègues du site de Tolbiac – PMF, une dizaine d’agents de logistique, à entrer en grève le 3 septembre.

Les grévistes ont repris le travail heureux d’avoir obtenu la réintégration de leurs deux collègues, et forts de la solidarité et de la cohésion entre eux nées dans ces semaines de grève. 

RATP - Paris

Attaques en vue contre les salariés

Brève
10/10/2018

Ayant décidé d'ouvrir à la concurrence les lignes de bus de la RATP (agglomération parisienne) à partir de 2024, le gouvernement se prépare à dégrader les conditions de travail. Sous prétexte d'uniformisation entre la RATP et les futurs opérateurs privés, il veut aligner tout le monde sur les pires conditions. Quant aux conducteurs des lignes concédées au privé, ils seraient transférés en même temps que la ligne, sans possibilité de refus.

Après les cheminots, le gouvernement déclare donc la guerre aux travailleurs de la RATP, comme les patrons la mènent à tous les travailleurs. Pour les faire reculer, un seul moyen : se battre tous ensemble, sans corporatisme et en y mettant toutes les forces.