Dépôt de Bus - Nanterre

Une grève active

Brève
23/01/2020

Jeudi 16 janvier, les grévistes du dépôt de bus de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, étaient une bonne vingtaine à la manifestation parisienne. Le lendemain, la grève était reconduite jusqu’au 24 par l’assemblée générale de 60 grévistes. La grève donne l’occasion à des machinistes d’être actifs, tous les jours, que ce soit sur des piquets tôt le matin ou dans des actions de propagande vis-à-vis de la population.

L’accueil rencontré a regonflé les participants, qui ont recueilli des dons pour la caisse de grève ou des denrées alimentaires, remplissant un plein chariot devant un supermarché. Une tournée de plusieurs amphithéâtres à la faculté de Nanterre a été saluée par des applaudissements des étudiants. Un tract diffusé à la porte d’une école aux parents d’élèves a aussi été chaleureusement pris.

C’est ainsi que le mouvement continue, avec en ligne de mire la journée du 24 janvier.

RATP - ligne 8

La fierté ouvrière

Brève
23/01/2020

Pendant plusieurs semaines, les conducteurs de la ligne 8 du métro, massivement en grève (90 %), ont cherché à étendre le mouvement en s’adressant à d’autres secteurs. Ils se sont rendus dans des centres commerciaux à Créteil et Bonneuil, dans le Centre hospitalier intercommunal de Créteil ou à l’université Paris 3, ainsi que dans plusieurs assemblées générales organisées dans des lycées du Val-de-Marne.

Au lycée Jacques-Brel de Choisy-le-Roi, un conducteur a raconté comment le mouvement les avait transformés : « Grâce à la grève, on sait maintenant que ce qui est important, ce n’est pas un IPhone ou un écran plat, mais c’est la solidarité. Cette solidarité elle est en nous, c’est notre âme. » Il a ensuite ajouté : « Même si on ne gagne pas, on est fiers d’avoir relevé la tête. »

À l'université Paris 3, un autre conducteur a rappelé que, derrière cette réforme, c’est tout un projet de destruction sociale qui est à l’œuvre. C’est contre tout cela, et pour une société solidaire, qu’ils se battent. Et, même si la plupart d’entre eux ont repris le travail après plus de 40 jours de grève, ils ne comptent pas en rester là.

SNCF - Paris Nord

L'AG vote la poursuite de la grève

Brève
23/01/2020

Mardi 20 janvier, les cheminots de la SNCF de Paris Nord, réunis à une quarantaine en assemblée générale interservices, ont voté la reconduction de la grève. Tous ceux qui sont intervenus ont dit qu’ils étaient fiers de leur grève et d’avoir tenu face au gouvernement. Ils regrettaient bien sûr de ne pas avoir été rejoints par de gros bataillons du privé, mais tous étaient conscients que ce n’était qu’une étape dans la lutte.

En accueillant des militants d’Info.com CGT venus remettre un chèque de 100 000 euros aux grévistes de Paris-Nord, un gréviste a rappelé que les caisses de grève étaient une tradition du mouvement ouvrier. Ceux qui ont versé expriment ainsi leur solidarité avec les grévistes. D’ailleurs, Info.com faisait remarquer qu’il n’y avait jamais eu autant d’argent qui était rentré dans leur caisse de solidarité.

Tous étaient conscients que public, privé, intérimaires et chômeurs formaient un seul camp.

Opéra de Paris

Toujours en grève

Brève
23/01/2020

Les danseurs, musiciens ainsi que les travailleurs de l’ombre qui font fonctionner l’Opéra de Paris sur ses deux sites, Garnier et Bastille, sont en grève depuis le 5 décembre.

Tous les opéras et ballets, près de 70 représentations, ont été annulés depuis cette date. Mais, pour la quatrième fois, un spectacle a été joué gratuitement en plein air le 18 janvier, avec le concours de grévistes de la Comédie française, pour le plaisir des nombreux participants et sympathisants du mouvement contre la réforme des retraites.

La grève de l’Opéra de Paris révèle une véritable solidarité entre toutes les professions. Les techniciens et administratifs, qui forment la majorité des 1 880 salariés de l’Opéra de Paris, sans compter les travailleurs en CDD et les intermittents du spectacle, et qui travaillent en soirée et le week-end, ne veulent pas voir l’âge de leur départ à la retraite reculer.

Sur le devant de la scène, les danseurs, qui partent en retraite à 42 ans, ne sont pas les privilégiés. Les danseurs doivent enchaîner sur une deuxième carrière, leur pension se situant autour de l’équivalent du smic.

La détermination des grévistes a arraché au gouvernement une première inflexion fin décembre, le maintien des avantages acquis. Mais il veut toujours appliquer sa réforme à ceux qui seront embauchés à l’Opéra à partir de 2022. Les grévistes ont refusé cette clause du grand-père qui créerait une division entre les anciens et les nouveaux embauchés.

Lycée Hélène Boucher - Paris

Violences policières

Brève
23/01/2020

Vendredi 17 janvier au petit matin, la police est intervenue violemment au lycée Hélène-Boucher dans le 20e arrondissement de Paris.

Comme dans beaucoup d’établissements ce jour-là, dont le lycée Maurice-Ravel à quelques mètres de là, les lycéens organisaient un blocus à l’aide de poubelles disposées à l’entrée de l’établissement, dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites et le bac Blanquer. Appelée par la proviseure de l’établissement, la police est alors violemment intervenue, usant de gaz lacrymogènes, de coups de matraque et bousculant les lycéens.

Des jeunes sont de plus menacés par la direction de l’établissement de sanctions et d’exclusion pour avoir été présents lors de ce blocage.

Dès le midi, plusieurs dizaines d’enseignants du lycée et d’établissements voisins se sont retrouvés devant l’établissement avec des lycéens pour dénoncer les violences policières. La FCPE pour les parents d’élèves et de nombreux syndicats et associations se sont indignés. Lundi, une centaine de personnes, dont des grévistes du dépôt de bus Lagny situé à côté, se sont rassemblées pour exprimer leur solidarité.