Hôpital La Pitié-Salpétrière

L'incurie de la direction

Brève
06/08/2018

Que l’on travaille dans un bâtiment du 17e ou construit au 20e siècle, il n’y a que des ventilateurs pour améliorer le sort du personnel et des malades. Les stores sont inefficaces pour se protéger de la chaleur et la climatisation est absente. Quant au minimum qui consisterait à mettre à disposition des bouteilles d’eau et des fontaines en quantité suffisante dans tous les services et accessibles à tous, cela ne vient même pas à l’idée de la direction.

Il reste le système D : bloquer les portes pour faire des courants d’air dans les chambres ou se tremper les pieds dans une bassine d’eau froide.

La canicule a beau tenir la une des journaux télévisés, les conditions des travailleurs ne font ni chaud ni froid à la direction de l’hôpital.

Loyers - Paris

ça flambe

Brève
24/07/2018

À Paris, le prix des loyers s'est envolé de 17 % en moyenne, suite à une décision de justice, fin 2017, qui a supprimé l'encadrement des loyers à Lille et Paris.

Ce jugement tombant bien pour les propriétaires, on nous avait alors raconté que ceux-ci sauraient modérer les loyers libérés. C'était un gros mensonge.

Les propriétaires n'ont pas tardé à faire flamber les prix : 900 euros pour 15 ou 20 m² à Paris. C'est ce que les propriétaires appellent « fluidifier le marché », et c'est ce qui rend la location inaccessible aux plus modestes.

ACTEMIEM (VINCI) et SIEMENS - ROISSY

Victoire des grévistes

Brève
24/07/2018

Après 6 jours de grève, les techniciens de maintenance du système de tri des bagages ont fait plier leur patron respectif ! Ces travailleurs entretiennent et réparent les tapis roulants qui trient les bagages pour Air France. Leur salaire stagnaient et leurs conditions de travail déjà difficiles se dégradent en raison du manque de vraies embauches.

Ils ont obligé les deux directions à harmoniser les majorations de nuit et du dimanche par le haut, à leur payer les jours de grève et à verser un vrai 13e mois et une prime mensuelle de 120 euros brut.

Ils ne sont pas laissés diviser et la lutte a payé !

 

Beaumont-sur-Oise

Justice pour Adama

Brève
23/07/2018

Le 19 juillet 2016 un jeune homme de 24 ans, Adama Traoré, était coursé par les gendarmes dans les rues de Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d'Oise, pour un simple « contrôle d'identité ». Une fois rattrapé, des gendarmes l'ont étouffé sous leur poids. Deux heures plus tard il était mort.

Les gendarmes impliqués ont d'abord menti en prétendant qu'ils avaient mis Adama en position latérale de sécurité après s'être rendu compte de son malaise : faux ! Les pompiers l'ont trouvé sur le ventre, menotté.

Puis le procureur de Pontoise a essayé de faire passer la victime pour coupable en déclenchant une enquête contre lui, 24 heures après son décès !

Depuis deux ans la famille proteste et veut connaître la vérité. Elle a déjà obtenu le transfert du dossier à un juge d'instruction parisien. Le 21 juillet, une manifestation a dénoncé les lenteurs de la justice, qui jusqu'à présent a plus agi pour protéger les gendarmes que pour établir la vérité sur cette bavure mortelle.

Dispensaire des Quatre-Routes - La Courneuve

Non à la fermeture

Brève
23/07/2018

Par une simple affichette apposée au début des vacances, les habitants des Quatre-Routes ont appris la fermeture de leur dispensaire. 3 000 patients y étaient soignés et 450 enfants y bénéficiaient de la PMI.

La ville, qui compte 42 000 habitants, dispose en moyenne de deux fois moins de médecins que la région. "La reprise du site est impossible face aux investissements nécessaires", dit le maire. Bien sûr que le dispensaire aurait besoin de modernisation et, pour les communes populaires, le coût en est élevé. Le maire a beau argumenter qu'il y aura une campagne pour la réimplantation de médecins et d'infirmiers, ce n'est pas convaincant. 

Les patients de ce quartier pauvre devront parcourir trois kilomètres pour se rendre dans le centre médical du centre-ville. Les anciens et tous ceux qui n'ont pas de voiture seront pénalisés.

Au 21° siècle dans un pays riche, chacun devrait avoir droit à une médecine de qualité près de chez soi.