Renault - Flins

Coup de colère aux Presses

Brève
17/10/2019

Une dizaine de jours après un débrayage de caristes, lundi matin 14 octobre, plusieurs dizaines de travailleurs du secteur de l’Emboutissage, ne supportant plus les salaires bloqués et la surcharge de travail, se sont mobilisés. Leurs camarades de l’équipe d’après-midi se sont eux aussi rassemblés pour exprimer leur mécontentement.

Au-delà du blocage des salaires, c'est la dégradation des conditions de travail liée aux plans de compétitivité de Renault fait grimper la fatigue, mais aussi la colère. Les postes sont surchargés d’opérations, ou les travailleurs surchargés de postes à tenir. Pour tous, c’est Koh Lanta au quotidien. 

Les travailleurs des Presses en débrayage se sont rendus dans d’autres secteurs de l’usine, rejoints par d’autres collègues, notamment par la quasi-­totalité des caristes du Ferrage qui avaient arrêté le travail le 3 octobre. La sympathie des travailleurs intérimaires était tangible. Cette fois encore, ceux qui ont débrayé ont rappelé, collectivement et publiquement, qu’ils n’acceptent pas de subir.

Lycée Paul Robert - Les Lilas

Mobilisation après la mort d'un élève

Brève
17/10/2019

Vendredi 4 octobre, un lycéen scolarisé à Aubervilliers et habitant Le Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis, est mort, poignardé dans une bagarre entre jeunes. C’est le troisième jeune qui meurt en un an dans des circonstances similaires. Depuis quelques années, des affrontements entre jeunes, lycéens voire collégiens, opposent les bandes des Lilas à celles du Pré-Saint-Gervais. 

Dans ce contexte, lundi 7 octobre, les enseignants du lycée ont refusé de céder à l’insistante demande de l’administration et de l’inspection de reprendre les cours. Ils se sont déclarés en droit de retrait et n’ont pas repris le travail depuis. Le mardi, enseignants et parents se sont invités sans rendez-vous au rectorat, qui s’est senti obligé de recevoir une délégation. Le lendemain, une réunion à la mairie a confirmé le soutien des parents mobilisés.

Sans surprise, les audiences au rectorat, de même que la réunion sur le thème de la sécurité à la communauté de communes, n’ont abouti à rien de concret, mais ont fait sentir à tous que les autorités craignent la mobilisation.

Après le week-end, les enseignants se sont à nouveau réunis et ont décidé d’appeler à une manifestation aux Lilas pour le mercredi suivant, en passant dans les quartiers populaires. Ils continuent d’exiger des moyens humains à la hauteur des besoins, pour assurer la scolarité, la santé et la sécurité des jeunes et ne pas laisser se reproduire une autre tragédie.

Logements - Île-de-France

Insalubrité record

Brève
14/10/2019

D'après le rapport de la Fondation Abbé-Pierre sur le logement insalubre en région Île-de-France, près de 1,2 million de personnes sont mal logées, soit 10 % environ de la population de cette région. 586 000 personnes s’entassent dans des appartements trop petits et de 462 000 doivent se contenter d’appartements sans confort. Pire encore, l’Île-de-France regroupe un tiers des bidonvilles du pays et près d’un quart des décisions d’expulsion locative y sont prises.

Le rapport de la Fondation Abbé-Pierre chiffre à environ 78 000 le nombre de logements qu’il faudrait construire d’ici 2030 en Île-de-France pour répondre aux besoins élémentaires de la population. Un chiffre presque identique – 70 000 – est donné dans la loi du Grand Paris. Mais il y a un monde des chiffres officiels aux réalités concrètes.

Dans cette société, l’État est au service des plus riches et la vie quotidienne des plus pauvres n’y pèse pas lourd.

Suicide d'une directrice d'école - Pantin

L'Education nationale en accusation

Brève
04/10/2019

Début septembre, Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, avait claironné une « rentrée réussie ». Mais elle ne l’a pas été pour la directrice d’une école maternelle de Pantin, en Île-de-France, qui a choisi de se suicider dans son école, peu de temps après la rentrée. Pour expliquer son geste, elle a envoyé des courriers à ses collègues dénonçant la responsabilité de l’Éducation nationale.

Dévouée et appréciée, elle s’est dite épuisée par le travail que rajoute sans arrêt l’administration aux équipes enseignantes, sans leur donner les moyens matériels et humains pour en venir à bout. Enseignants, parents et habitants se sont retrouvés pour exprimer leur tristesse mais aussi leur colère. 

Travailleurs sans-papiers

Vive la lutte !

Brève
04/10/2019

Hommes et femmes de ménage, employés dans la restauration, intérimaires dans le bâtiment, plongeurs ou cuisiniers dans des restaurants : en région parisienne, une centaine de travailleurs sans papiers est en grève pour obtenir leur régularisation.

La menace d’être arrêtés et expulsés pèse en permanence sur eux, exerçant un véritable chantage permettant à leurs patrons de leur imposer des salaires au rabais et des conditions de travail très dures.

Aggraver l’exploitation d’une partie de la classe ouvrière permet aux patrons de faire pression sur tous les travailleurs, avec ou sans papiers, tirant salaires et conditions de travail en arrière.

Le combat des travailleurs sans papiers est donc aussi celui de l’ensemble des travailleurs : tous ont intérêt à leur victoire.