Transports en commun - Île-de-France

Au patronat de payer !

Brève
05/07/2020

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, affirme qu’il y a 2,6 milliards de perte dans les transports en commun suite au coronavirus. Elle parle de quasi-faillite, menace de ne plus payer la RATP et la SNCF à partir du 8 juillet et demande au gouvernement de prendre en charge les pertes. Le manque à gagner provient, pour un milliard, des entreprises que le gouvernement a exonérées du versement transport à cause du chômage partiel.

Pécresse a aussi demandé à la RATP de faire des gains de productivité, refrain bien connu dans l’entreprise, qui se traduisent toujours par une dégradation des conditions de travail, des effectifs insuffisants à la conduite et des réductions de postes dans la maintenance ou les services administratifs. Le gouvernement et la région se préparent à faire payer les frais de cette crise aux usagers et aux travailleurs des transports d’Île-de-France.

C'est au patronat qui a besoin de transports pour amener les salariés sur le lieu de travail de payer !

Police - Seine-Saint-Denis

Super ripoux

Brève
05/07/2020

Une vidéo a révélé les agissements de flics ripoux en Seine-Saint-Denis lors d’une interpellation. Depuis, six policiers de cette brigade sont placés en garde à vue pour faux et usages de faux, extorsions de fonds, vols et détention de stupéfiants… Rien que ça !

On voudrait nous faire croire que ce sont là des agissements rarissimes de quelques policiers égarés, mais ces agissements dans la police ne sont pas si rares que ça. La brigade en question serait dissoute, mais les policiers concernés seulement mutés. Tu parles d’une sanction ! Et un avocat de leurs victimes souligne qu’ils sont couverts par les autorités judiciaires.

Faire de sales besognes, certains le font salement.

Hôpitaux - Île de France

À nouveau dans la rue

Brève
02/07/2020

Le 30 juin les travailleurs de la Santé sont redescendus dans la rue pour rappeler leurs revendications : 300 euros pour tous, l’embauche à la hauteur des besoins et l’arrêt des fermetures de lits.

Dans le cortège parisien ces revendications étaient reprises sous forme de slogans : « Véran si tu savais, ton protocole… ni négociable, ni amendable, ni discutable », « hôpital en colère, y’en a marre de la galère ». Sans oublier, « À l’hôpital, y’a trop de travail, à l’extérieur, y’a des chômeurs, embauchez ! ».

À l’hôpital Beaujon, dans les Hauts-de-Seine, c’est un cortège dynamique, encouragé par des klaxons de chauffeurs de bus et de particuliers, qui est parti rejoindre la manifestation parisienne. Pendant le trajet, dans le métro, le personnel a distribué des tracts et des discussions se sont engagées avec des voyageurs.

Le Ségur doit se clore en fin de semaine mais les problèmes de manque de personnel, de moyens et de lits restent entiers. Les six milliards promis par le gouvernement sont loin de faire le compte.

Covid - Ile de France

Aussi un drame financier

Brève
02/07/2020

Près de 5 % de la population n’est pas couverte par une complémentaire santé ou une mutuelle. Ce sont bien sûr les plus pauvres, des travailleurs précaires, des chômeurs ou des retraités, tous ceux pour les laissés-pour-compte de cette société. Certains ont été atteints par l'épidémie et ont dû être hospitalisés, parfois en service de réanimation. À la sortie de l’hôpital, ils ont reçu des factures astronomiques, car le coronavirus n’est pas pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale, 20 % de la facture restant à la charge du patient.

À une malade hospitalisée dans le Val-de-Marne, l’hôpital réclame 2 356 euros pour seize jours de prise en charge. Dans le Val-d’Oise, la famille d’un patient décédé du Covid-19 à l’hôpital Saint-Louis, où il avait été en réanimation une dizaine de jours, a reçu une facture de 7 036,80 euros. Ni la femme du malade décédé, qui n’a que 560 euros de retraite, ni son fils chauffeur de bus, ne peuvent payer cette somme énorme.

Une honte !

Logement - Paris

Les loyers flambent

Brève
02/07/2020

Selon une étude sur 5 500 annonces d’agences parisiennes, plus de la moitié ne respecteraient pas l’encadrement des loyers.

En vigueur à Paris depuis le 1er juillet 2019, ce dispositif prévoit un plafonnement des loyers, déterminé par les préfectures. Mais le législateur a aussi reconnu au propriétaire le droit d’appliquer un complément de loyer. Celui qui cherche un logement et qui se voit proposer un loyer dépassant le plafond légal a bien sûr la possibilité d’entamer une procédure longue et compliquée, mais autant dire que, dans la plupart des cas, le propriétaire n’a pas grand-chose à craindre.

Depuis plusieurs années, les gouvernements ont fait voter des lois qui n’ont pas du tout empêché la flambée des prix du logement. Cela a seulement donné lieu à des opérations de communication, et c’est tout ce qui compte pour ces politiciens qui excluent, quoi qu’il arrive, d’user de la moindre contrainte contre les spéculateurs immobiliers.