Migrants - Porte de la Villette

Encore une fois chassés

Brève
05/02/2020

Une semaine après avoir démantelé le camp de migrants de la porte d'Aubervilliers, la police s'en est prise à celui, voisin, de la porte de la Villette. À nouveau - il y a déjà eu 60 camps détruits à Paris depuis 2015 - des centaines de migrants se voient refuser même le droit... de dormir dans la rue.

Le gouvernement prétend qu'ils seront ainsi « mis à l'abri », mais ce n'est que très provisoire : il voudrait surtout les voir disparaître de la capitale. S'il fait état d' « un accompagnement de ceux qui souhaitent entamer une procédure de demande d'asile », c'est hypocrite. Car, si ces réfugiés vivent dans des conditions si misérables, c'est qu'ils sont pourchassés de partout et ne peuvent pas obtenir de l'État des papiers, condition préalable, mais loin d'être suffisante, pour mener une vie normale.

« Bienveillance » proclamait un slogan macroniste : le sort de ces migrants relève plutôt de la « malveillance » programmée de ce gouvernement.

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