Ecoles - Pantin

L'émotion et la colère sanctionnées

Brève
08/02/2020

Le 23 septembre dernier, Christine Renon, directrice de l’école Méhul de Pantin, se donnait la mort dans son établissement. Dans la lettre qu’elle laissait, elle mettait clairement en cause la politique de l’Éducation nationale : accumulation des réformes, surcharges de travail, manque de considération de la part de la hiérarchie...

Le 3 octobre, ses collègues avaient été très nombreux à cesser le travail pour lui rendre hommage. Les syndicats s’étaient adressés au ministère pour demander que cette journée d’hommage, de recueillement et de colère ne soit pas décomptée comme jour de grève. Or, elle l’a bel et bien été, apparaissant sur la paye de janvier comme journée de grève.

Ce coup de pied de l’âne ne peut que renforcer la colère des instituteurs. Elle s’était exprimée aux obsèques de Christine Renon, puis lors du mouvement contre la réforme des retraites. Elle est toujours là.

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