Migrants - Porte de la Chapelle

Les damnés de la terre

Brève
15/11/2019

Mercredi 7 novembre, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé le démantèlement des camps de migrants de la porte de La Chapelle et de la porte d’Aubervilliers, dans le nord de Paris. Dès le lendemain, à 6 heures du matin, 600 policiers opéraient une véritable rafle sur le campement de porte de La Chapelle.

1 606 migrants ont dû monter dans des bus pour être conduits dans quinze gymnases de Paris ou de sa région, leurs tentes ou abris ont été systématiquement éventrés, détruits.

C’est la 59e opération de ce type, et les campements se sont toujours reformés, parce qu’aucune véritable solution n’a jamais été proposée aux migrants. Lorsque le gouvernement prétend qu’il s’agit d’une mise à l’abri, c’est de l’hypocrisie pure et simple. Depuis des années, les gouvernements successifs imposent aux migrants qui arrivent sur le territoire des conditions indignes.

En les faisant vivre comme des damnés, le gouvernement montre comment il considère les déshérités, et quel sort il peut réserver aux plus pauvres.

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