SIOM - Villejust

Les travailleurs ne se laissent pas faire

Brève
21/12/2018

Au SIOM (Syndicat intercommunal des ordures ménagères) de Villejust, dans l’Essonne, 85 tra­vail­leurs sont en butte aux méthodes de la Sepur. L’annualisation du temps de travail ferait perdre 200, voire 400 à 500 euros par mois. Le travail devrait s’effectuer à un chauffeur et un seul rippeur au lieu de deux. Ça signifie des risques d’accident accrus, de la pression pour gagner du temps en vidant les conteneurs à la main, une usure accélérée des travailleurs. Un retour en arrière inacceptable.

Mais ça ne suffit pas au patron de la Sepur : il cherche à se débarrasser des salariés les plus anciens, trop chers et pas assez flexibles à son goût. Après une journée de grève le 1er novembre, c’est le patron qui, depuis le 2 novembre, ne fournit ni travail ni camion aux salariés. À la fin du mois de novembre, il n’a rien payé, considérant les salariés comme grévistes. Il réclame même 25 euros pour la mutuelle !

Face à cela, les salariés du SIOM avec leur syndicat CGT ne restent pas sans rien faire. Réunions de soutien, interventions dans les conseils municipaux, démarches juridiques : voilà quelques-uns des moyens par lesquels ils se font entendre. En tous cas, parmi les travailleurs qui se relaient à l’entrée du site, le moral est bon. Le patron de la Sepur se croit peut-être tout permis, mais il est tombé sur un os.